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Gilets Jaunes

Gilets jaunes: Le MEDEF demande un fond exceptionnel d’indemnisation des pertes d’exploitation


Le MEDEF Réunion, par la voix de son président Didier Fauchard, a adressé hier un courrier à Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, pour lui demander la mise en place d'un fond exceptionnel d'indemnisation des pertes d'exploitation des entreprises réunionnaises, à la suite de la période de blocage de 15 jours qu'a déjà connue l'économie de notre île.
Ci-dessous le courrier :

Par . - Publié le Lundi 3 Décembre 2018 à 00:07 | Lu 1882 fois

Gilets jaunes: Le MEDEF demande un fond exceptionnel d’indemnisation des pertes d’exploitation
Monsieur le Ministre,

Nous avons traversé, depuis le 17 novembre, 14 jours de blocage complet de notre île, suite au mouvement des Gilets Jaunes. Le port, l’aéroport, le dépôt unique de carburant ainsi que les principaux axes routiers ont été totalement paralysés.

Outre ces blocages rendant toute circulation des personnes très difficile et quasi-impossible celle des marchandises, ce mouvement a par ailleurs généré de nombreuses actions de violence, de vandalisme, d’intimidation, de menaces qui se sont notamment traduites par la fermeture de nos entreprises, sous peine de mettre en danger nos salariés.

Alors que les mois de novembre et de décembre sont traditionnellement les plus gros mois pour un grand nombre de secteurs d’activités, ce mouvement a impacté très sévèrement, et parfois irrémédiablement, nos entreprises.

Certains secteurs, dont le tourisme, censé être le vecteur économique majeur du développement de l’emploi et de la valeur ajoutée pour notre territoire, est sinistré, alors que nous sommes en haute saison. Les annulations tombent en cascade, et la sécurité, outre le vivre-ensemble et les paysages à couper le souffle, qui représentait l’un de nos principaux atouts, n’est plus assurée. L’image de notre île est gravement affectée, et nous craignons des conséquences, si ce n’est irrémédiables, du moins avec effet sur un terme assez long, sur nos activités touristiques.

L’ensemble du commerce, qui représente près d’un tiers de l’emploi et de la valeur ajoutée, est frappé de plein fouet par ces 2 semaines d’inactivité, au cœur de la période de vente la plus importante.

Les industriels, les agriculteurs, le BTP sont également très impactés par ces mouvements, entre l’impossibilité de circuler des salariés, les pénuries de matières premières, et les denrées périssables qui n’ont pu être écoulées.

Les entreprises de service subissent un grand nombre de report ou d’annulation de leurs prestations, et envisagent d’ores et déjà de devoir se redimensionner face à la perte dramatique de chiffre d’affaire, actuelle et à venir.

Ce ne sont que quelques exemples, mais c’est bien l’intégralité des secteurs économiques qui a été touchée par cette obstruction brutale et longue de la libre circulation des personnes et des biens.

Un premier sondage auprès de nos membres, après ces 14 jours de blocage et d’événements violents, nous permet d’estimer à plus de 300 millions les pertes d’exploitation liées à ces émeutes et mouvements populaires.

Nous avons pu échanger avec Madame la Ministre des Outre-mer et Monsieur le Préfet afin que les outils existant du dans le droit commun, activés en temps de crise, puissent être opérationnels très rapidement. Ainsi le recours à l’activité partielle et la demande de moratoires sur les charges fiscales et sociales de novembre et décembre, grâce aux services de l’État et à la Caisse Générale de Sécurité Sociale, fonctionnent d’ores et déjà.

Cependant, nous attirons votre attention sur le fait que cette crise, que nous venons de traverser est sans précédent, unique par son intensité, sa violence, et ses conséquences économiques. Aussi nous demandons à ce que soit mise en place une solution exceptionnelle d’accompagnement des entreprises, qui soit à la mesure du cataclysme économique de que nous traversons.
Nous demandons par conséquent :

        -  Un fond exceptionnel, financé et piloté par l’État, qui permette une indemnisation de l’ensemble des entreprises de notre île, qu’elles soient couvertes ou non par des garanties pertes d’exploitation. En effet cette situation, inédite et juridiquement non prévue par les différents codes, impose qu’un nouvel outil soit élaboré et rapidement opérationnel, à l’image du fond qui peut être débloqué en cas de catastrophes naturelles.

        -  Un appui de l’État pour nous aider à reconstruire l’image, la notoriété et l’attractivité de notre île. Nos entreprises, qui sont pourtant les principales sources de création d’emplois et de valeurs sur ces dix dernières années, risquent de ne pas se relever de cette crise, et pour certaines de disparaitre, entrainant un risque de regain de chômage massif, dans un contexte déjà complexe. Espérant pouvoir compter sur votre intervention pour la mise en place d’un dispositif exceptionnel permettant de sauver nos entreprises, Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Didier FAUCHARD, président du MEDEF Réunion




1.Posté par Zourit le 03/12/2018 00:22

Arreter de demander des fonds......

Qui va rembourser ces fonds ....

Toujours les memes ..... taxe , impots , tva , octroi mer, gasoil ..... bref stop arret crier pour rien....

2.Posté par Clovis le 03/12/2018 00:40 (depuis mobile)

Les charognards bientôt clochards !!? bien fait

3.Posté par MARTIN LANE le 03/12/2018 01:06

S'il y avait 300 millions d'euros qui circulaient en 2 mois à l' île de la Réunion, il n'y aurait plus de chômeurs et pas de R.S.A.
Stop au chantage : si vous ne passez pas cette " crise " de 14 jours, c'est que vous n'avez pas la trésorerie.
Qu 'on fait les grandes enseignes : distribuer leurs produits gratis ? Les hôteliers ont-ils offert des nuitées gratuites?
Quelle construction ne peut souffrir d'un délai de livraison? ( à part la N.R.L.? )
On n'est pas des jambons, on sait à qui profiteront encore et toujours les " fonds exceptionnels" et les moratoires de dettes fiscales , pas au plombiers ou l'épicier du coin!!

4.Posté par le kiré totocheur de la pointe du diable, lé + cathodix que catholix? le 03/12/2018 02:36

Mettez vos bénéfices sur la table et après on discutera si vraiment vous avez perdu de l'argent. Pour les petites boites, oui à une indemnisation, pour les grosses, c'est perte et profit car vous profitez déjà beaucoup.

5.Posté par la roue le 03/12/2018 01:17

Titurilisation de tout les employés communaux arrêtés de faire pression sur nous

6.Posté par Tijean le 03/12/2018 06:23 (depuis mobile)

Oublie pas envoyer la facture aux gilets jaunes

7.Posté par La vérité vraie... le 03/12/2018 09:21 (depuis mobile)

Allez piocher dans le CICE et les milliards que vous avez reçu contre la promesse du million d'emplois jamais venu...par contre les TPE/PME demandaient des comptes a la CPME, groupe de pression (lobbies) auprès de l'Etat et de l'Union europeenne...

8.Posté par La vérité vraie... le 03/12/2018 12:02

Le MEDEF prend les Français pour des demeurés ! Bien content que le gilets jaunes récupèrent en les bloquant ce que eux ont spoliés aux millions de salariés français ! GOOOOUUUUUTTTTTTTTTTTTTTTTTT !

9.Posté par roro 61 le 03/12/2018 16:15

Le patron du Medef Pierre Gattaz est le nouveau propriétaire du château de Sannes, dans le Lubéron, qui comprend une trentaine d'hectares de vignes. Le Canard Enchaîné évoque la somme d'environ 11 millions d'euros.









Plusieurs puissants patrons français ont pris position dans l'univers du vin depuis des années (Martin Bouygues, Bernard Arnault, François Pinault...), c'est désormais au tour du patron des patrons, Pierre Gattaz, d'acquérir son château viticole.

D'après le Canard Enchaîné, l'industriel de 57 ans, originaire de Boulogne-Billancourt, vient de s'offrir le château de Sannes, situé dans le sud du Lubéron, dans le département du Vaucluse.

Contacté par La RVF, le dirigeant du Medef ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet pour le moment.

Pour infos , 25 % de la richesse en France appartient à 1 % de la population ( les plus riches ) et le comble c'est ces gens là qui demandent de l'aide .












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