Politique

Gilbert Annette finance-t-il illégalement la construction d’une mosquée ?

Le bâtiment a finalement poussé comme un champignon au coeur du quartier du Bas-de-la-Rivière. Son dôme brillant et son immense porte de style oriental sont clairement identifiables parmi les immeubles de la rue de La République. "C’est une mosquée", nous confient des riverains, ce qui en soi ne pose aucun problème. Sauf qu’il s’agit là officiellement du futur "Centre Comorien de Culture et de Connaissance de La Réunion" (4CR), financé à hauteur de 650.000 euros par la ville de Saint-Denis. L'affaire fait l'objet d'un recours devant la cour administrative d'appel de Bordeaux.

Mercredi 24 Juillet 2019 - 11:53

Certains signes ne trompent pas, surtout lorsqu’ils font plusieurs mètres de haut. Il ne manque qu’un minaret au futur Centre comorien de culture et de connaissance pour que le bâtiment réunisse toutes les caractéristiques architecturales extérieures d’une mosquée.
 
D’ailleurs, les riverains interrogés sur place n’en pensent pas moins : "C’est une mosquée", ou encore "c’est là que les musulmans viennent prier", nous confient des riverains. Mais la conversation tourne court. Deux hommes interviennent pour rectifier le tir, après nous avoir vu poser des questions au voisinage : "C’est un centre culturel ça, madame. Ce n’est pas une mosquée !", m’assure l’un d’eux, pendant que l’autre s’adresse aux riverains interrogés plus tôt : "Il ne faut pas dire que c’est une mosquée, c’est un centre culturel ! ".
 
Qui sont ces deux hommes ? Ils refuseront de nous répondre, mais le sentiment d’être surveillé devient vite pesant.

 

Une mosquée pour séduire l’électorat Comoro-Mahorais ?
 
Le coût du Centre Comorien de Culture et de Connaissance est estimé à 1.200.000 euros. Au total, la commune de Saint-Denis finance sa construction à hauteur de 650.000 euros, à travers 3 subventions accordées en 2014, 2016, et 2019 à l’association ACECR (Association culturelle et éducative Comorienne de La Réunion).
 
Et c’est là que le bât blesse, car la loi de séparation des cultes et de l’Etat du 9 décembre 1905 empêche une commune d’accorder des subventions pour la construction d’un lieu de culte. Mais de son côté, la ville de Saint-Denis assure contribuer "exclusivement au développement de l’espace à vocation culturelle " , comme cela est précisé sur les délibérations attribuant les subventions.
 
"Ce centre sera d’abord un espace à vocation civique et culturelle où seront développées des actions touchant à la formation individuelle, à l’éducation et à la citoyenneté, nourries des valeurs et des principes culturels qui structurent la personnalité des nouvelles et futures générations des Como-Mahorais de La Réunion", écrit la commune.

Elle développe les actions qui seront entreprises dans ce futur centre : "l'apprentissage des valeurs de tolérance de notre culture, l'apprentissage du français et du créole, l'apprentissage des valeurs de la République, aide et soutien scolaires recherche et conférences, des débats d’idées sur les cultures de l’Océan Indien et apport des cultures dans le patrimoine et l’histoire de La Réunion. Ce sera aussi un lieu où, en collaboration avec les institutions, seront conçues et élaborées, en direction des Comoro-Mahorais et des autres composantes de la société les plus vulnérables socialement, des approches spécifiques d’insertion sociale et de responsabilisation pour faire face aux grands défis de la société dans laquelle nous évoluons", précise la délibération de la mairie.

Selon nos informations, le projet de financement de l'immeuble se répartissait alors de la manière suivante : 

Subventions publiques : 
  • Commune de Saint-Denis : 400.000 euros (finalement 650.000 euros)
  • Union des Comores : 100.000 euros
Capitaux propres :
  • L'association ACECR (disparue depuis 2003, voir plus loin) : 350.000 euros
  • AICMBR (Association Islam Chaffeite de la Mosquée du Bas de la Rivière) : 150.000 euros.

La demande de l'association d'une subvention de 200.000 euros auprès Conseil départemental avait été refusé à l'époque par sa présidente Nassimah Dindar.

 

Les médersas deviennent des "salles de réunion sans spectacles
 
Mais de sérieux doutes planent sur cette partie "culturelle", notamment si l’on se fie aux plans de construction : selon nos informations, le premier permis de construire délivré à l’ACECR en 2013 fait état d’un bâtiment de 4 niveaux, dont 3 étages, au sein desquels devaient être construits deux médersas (lieux d’enseignement du Coran), au 1er et au 2ème étage, ainsi qu’une salle de prières au 3ème, sous la coupole.
 
Ce permis de construire sera par la suite modifié en 2015 pour transformer les médersas en "salles de réunions sans spectacles", pour lesquelles il n’est pas prévu d’ameublement spécifique : "les réunions se déroulant dans l’observance des us et coutumes de la communauté comorienne".
 
Sans bureaux, tables, ou chaises, difficile d’imaginer comment les 436 personnes que ces salles peuvent accueillir, pourraient prendre des cours de français ou de créole, bénéficier de soutien scolaire, ou encore assister à des conférences comme cela est pourtant décrit dans le rapport du conseil municipal du 13 décembre 2014. À noter que la pratique du rite religieux de la communauté comorienne se pratique au sol, et ne nécessite donc pas d’ameublement…

Les premières reproductions virtuelles du bâtiment font également état d’une grande inscription en calligraphie arabe sur la façade, issue du verset 113 de la sourate 20 : "Dis plutôt Seigneur ! Augmente ma science". Cet extrait du Coran, grand de plusieurs mètres, tend là aussi vers des fonctions plus cultuelles que culturelles.

 

L’ACECR, une association qui n’existe plus depuis 2003
 
L’Association Culturelle et éducative Comorienne de La Réunion, bénéficiaire des versements des fonds communaux pour la construction du bâtiment, n’existe plus juridiquement depuis septembre 2003. C’est lors d’une assemblée générale qu’elle est remplacée par l’AICE OI (Association Islamique Culturelle et éducative de l’Océan Indien) comme cela est indiqué dans le journal officiel. Qui a donc réellement bénéficié des fonds de la mairie de Saint-Denis ?
 
D’autant que l’association n’a pas seulement changé de nom, l’objet de celle-ci, soit l’activité pour laquelle l’association a été constituée, a également été modifié :
 
  • ACECR : intégration des enfants comoriens à la culture et à l’éducation de la société réunionnaise ; échanges culturels et éducatifs ; apprentissage des langues régionales ; solidarité entre les deux communautés.
  • AICEOI (nouvel objet) : intégration ; apprentissage des langues régionales ; solidarité intercommunautaire ; promotion de la culture islamique.
L'association AICMBR, qui finance également ce projet à hauteur de 150.000 euros comme indiqué plus tôt, a elle pour objet de "maintenir entre les coreligionnaires de La Réunion et d'ailleurs des liens cultuels et culturels afin d'acquérir des lieux pour l'exercice de leur culte".

Un précédent à Saint-Louis
 
La Cour administrative d'appel de Bordeaux se penche actuellement sur cette affaire suite à une plainte. Et ce tribunal pourrait bien trancher en défaveur de la commune du chef-lieu, comme ce fut le cas en 1992 pour la mairie de Saint-Louis.
 
À l’époque, la commune avait accordé une subvention à une association qui favorisait le culte hindouiste. Et même si celle-ci exerçait aussi d’autres activités sociales et culturelles, le Conseil d’Etat avait finalement sanctionné l’octroi de cette subvention, indiquant qu’elle pouvait permettre à l’association de dégager des ressources pour ses activités cultuelles.
 
Si l’on se fie à cette jurisprudence, même si le Centre comorien de culture et de connaissances s’avère finalement contenir une partie culturelle, en plus de la partie religieuse, la subvention resterait prohibée.
Charlotte Molina
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81.Posté par L'homme qui tombe sur la pic le 05/09/2019 11:28


Visite de chantier de la Grande Mosquée de Saint Denis
Jeudi 5 Septembre 2019 - 09:35

Visite de chantier de la Grande Mosquée de Saint Denis

Ce lundi 2 septembre, Le Président de Région Didier ROBERT a effectué une visite de chantier de la Grande Mosquée de Saint Denis avec Iqbal INGAR, Président de la Grande Mosquée de Saint-Denis.

L’identité réunionnaise et le vivre-ensemble local font la fierté des Réunionnais. Ils se traduisent notamment à travers notre patrimoine culturel, et le bâti historique qui sont de réels attraits touristiques pour les visiteurs de l’île ainsi que pour les réunionnais avides de découvertes culturelles.

Pour préserver ce patrimoine, la Région accompagne la réhabilitation des lieux de cultes qui valorise le patrimoine touristique comme La Grande Mosquée de Saint Denis qui sera prochainement livrée courant fin 2019.



Visite de chantier de la Grande Mosquée de Saint Denis

80.Posté par Monsieur GEORGES le 31/07/2019 21:19

Annette refuse l'accès au dossier à M. GEORGES. Que cache-t-il?

79.Posté par Monsieur GEORGES le 31/07/2019 15:03

POST 78

Tout cela est bien fumeux.
L'ACERC a été déclarée en préfecture le 14 décembre 2000 et l'avis est paru au JO le 27 janvier 2001 sous le n° 3229
L'ACERC est devenue AICEOI et déclarée le 30 juillet 2003 , l'avis est du 6 septembre 2003 ,n° 3516 -l'avis dit bien nouveau titre et nouvel objet

Les 2 sont à la même adresse 1 bis ruelle Guichard à St Denis

78.Posté par polo974 le 31/07/2019 11:59

77.Posté par Monsieur GEORGES le 30/07/2019 10:36
"""
POST 76 de POLO 974
LE SIREN remonte à 2003 AVANT les modifications survenues en 2012 et 2014 ...
"""

le siren remonte à fin 2003, alors que l'ACECR a changé de nom courant 2003, c'est ça que je pointe depuis le début... je ne trouve pas de modif ultérieures dans le jo (ou bien, la préfecture s'est assise dessus).


http://www.journal-officiel.gouv.fr/association/index.php

"""
No d'annonce : 3516
Paru le : 06/09/2003

Association : ASSOCIATION ISLAMIQUE CULTURELLE ET EDUCATIVE DE L'OCEAN INDIEN (AICEOI).
No de parution : 20030036
Département (Région) :

Lieu parution : Déclaration à la préfecture de la Réunion.
Type d'annonce : ASSOCIATION/MODIFICATION


Déclaration à la préfecture de la Réunion. Ancien titre : ASSOCIATION CULTURELLE ET EDUCATIVE COMORIENNE DE LA REUNION (ACECR). Nouveau titre : ASSOCIATION ISLAMIQUE CULTURELLE ET EDUCATIVE DE L’OCEAN INDIEN (AICEOI). Nouvel objet : intégration ; apprentissage des langues régionales ; solidarité intercommunautaire ; promotion de la culture islamique. Siège social : 1 bis, ruelle Guichard, 97400 Saint-Denis. Date de la déclaration : 30 juillet 2003.
"""

et depuis, plus rien... à croire que c'est une autre

77.Posté par Monsieur GEORGES le 30/07/2019 10:36

POST 76 de POLO 974
LE SIREN remonte à 2003 AVANT les modifications survenues en 2012 et 2014
Oui il y a de l'embrouille mais vous pouvez demander à la mairie de vous autoriser à consulter le dossier (vous ne serez pas le bienvenu) et de vous expliquer comment la subvention a pu être versée à l'ACERC et combien cette association a contribué de sa poche à financer ce bâtiment surmonté d'un demi croissant de lune dominant son immense dôme
Bon courage

76.Posté par polo974 le 30/07/2019 08:47

Pour toucher des subventions, une assoc doit obligatoirement avoir un siren. Le siren en question date de fin 2003, soit après le changement profond de statut (nom et objet).

quelque part, ça dénote une volonté de d'embrouiller son monde...

(ou bien, l'insee est complètement à la ramasse et ne tient pas ses fichiers à jour, enfin, de toute façon, accepter une demande de siren d'une assoc qui n'existait plus...)



sinon, je n'ai pas trouvé la nouvelle assoc dans le Répertoire National des Associations...
quelqu'un a une piste ? ? ? ( https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/repertoire-national-des-associations/ )

75.Posté par Monsieur GEORGES le 29/07/2019 21:21

Post 74
Mi comprend pas

74.Posté par polo974 le 29/07/2019 18:08

Donc, il y a arnaque de la part de ceux qui ont gardé le siren, car sans ce dernier, sauf erreur, il est impossible de toucher des subventions.

Le truc étrange: (coté insee)
Etat : Actif depuis le 18/12/2003

Donc à priori, cet ovni est apparu à l'insee après la modification du titre et de l'objet de l'assoc...

? ? ?

73.Posté par Monsieur GEORGES le 29/07/2019 15:01

post 72
L'ACERC a modifié ses statuts en 2012 en changeant son nom et son objet social. Elle est devenue AICE OI Ces modifications ont été publiées au JO (voir post 71) Ce qui donne une existence juridique à une association ce sont ses statuts une fois qu'ils ont été déposés en Préfecture et qu'un avis est publié ai JO. Idem pour les modifications. A ne pas confondre avec le n° SIREN qui est l'enregistrement administratif de toutes les entreprises existantes y compris les associations si elles ont des activités commerciales.
Dans ce dossier, l'ACERC a disparu en 2014 à la suite de l'adoption de nouveaux statuts au profit de l'ACEOI, produits par la commune au tribunal mais il semblerait qu'ils n'ont pas été déposés en préfecture ni publiés au JO. Vous remarquerez que le "I" de AICE a disparu dans ces modifications de 2014 afin de masquer la vocation réelle de l'ACERC devenue AICE OI puis ACE OI et valoir aux dirigeants un contrôle de la Chambre Régionale des Comptes et poursuivis et condamnés à rembourser sur l'inculpation de comptables de fait .
Voilà ce que le Maire et son conseil font de l'usage de nos impôts locaux y compris de l'octroi de mer que tout le monde paie.
Pourquoi l'ACERC a-t-elle gardé un n° SIREN sous son nom originel et pourquoi n'a-elle pas signalé ses changements statutaires à l''INSEE sans que le maire s'en inquiète en continuant à subventionner l'ACER ? Mystère
Chacun peut imiter M. GEORGES et demander au maire des explications. 650000 € c'est une très grosse somme

72.Posté par polo974 le 29/07/2019 09:10

reprenant mon post précédent donnant un lien vers l'insee qui ne fonctionne qu'à moitié (bravo l'insee), il faut demander le siren 478001670.
je redonne le lien de base:
https://avis-situation-sirene.insee.fr/jsp/avis-formulaire.jsp
et le siren: 478001670

ASSOCIATION CULTURELLE ET EDUCATIVE DES COMORIENS DE LA REUNION
Etat : Actif depuis le 18/12/2003

toujours existante ...

donc ? ? ?

71.Posté par Monsieur GEORGES le 27/07/2019 09:24

Post 62
Une approche strictement juridique de cette affaire. M. ANNETTE avait fait une promesse électorale à la veille des élections municipales qui l'ont reconduit actuellement à la mairie. Les médias en avaient parlé. La commune finance cette construction. En a -t-elle le droit? M. ANNETTE n'ignorait pas que c'est interdit par la loi du 9/12/1905 sur la laïcité. Il a donc tout fait pour la contourner, il est un habitué puisque pour les 45 CDI annulés c'est ce qu'il a proclamé, ayant une conception particulière de la politique.Le contrôle de légalité n'a pas réagi.
La question juridique qui se pose est de juger s'il s'agit ou non d'un édifice cultuel. Le juge apprécie les faits et applique ensuite la loi. Il juge concrètement les faits. Les plans du permis, la note de présentation de l'architecte, les photos, les déclarations des voisins sont probants. C'est un bâtiment qui a l'aspect d'un édifice religieux, qui est dupe? L'architecte qui a déposé le permis en octobre 2012 a précisé dans sa note de présentation que les éléments architecturaux qu'il a retenus sont le dôme imposant, la double peau en bois, la porte monumentale en style oriental, plus la calligraphie qui figure sur le plan de façade, ils sont caractéristiques de la vocation de cet immeuble de 4 étages dont deux sont à usage de medersa et un autre à usage de prière sous le vaste dôme, d'après cette note. Un permis rectificatif de septembre 2015 délivré par le maire a changé la vocation des salles devenues littéralement "des salles de réunions sans spectacle ni meubles", l'aspect extérieur du bâtiment restant le même et la redistribution des étages étant sans changement. M. GEORGES a fait un recours contre l'attribution en 2016 de la première tranche de 200000 € accordée par la commune à l'ACERC et l'affaire va être tranchée en appel à Bordeaux. Il s'est appuyé sur trois arguments dont celui de l'ACERC qui est devenue AICEOI qui a changé d'objet (n° d'annonce au JO du 6/09/2003) et cette nouvelle dénomination et ce nouvel objet à connotation religieuse gêne la municipalité.Concrètement il s'agit d'un bâtiment d'aspect religieux et la loi du 9 décembre 1905 interdit le financement de tout bâtiment non laïc construit après cette date.M. GEORGES a cité l'arrêt du Conseil d'Etat n° 94455 du 9 octobre 1992 (Commune de St Louis c ASSOCIATION tamoule) toujours d'actualité qui interdit toute aide à la construction d'un ouvrage même à vocation mixte (cultuelle et culturelle) Cinq arrêts du 19 novembre 2011 n° 308817 et suivants font des exceptions très encadrées et de faible portée, lorsque le projet répond à un intérêt public correspondant au développement du tourisme, à la protection de l'hygiène et à la salubrité publique. Rien de semblable dans la construction financée presque à 100% par le maire qui tient ses engagements électoralistes en présentant la note à tous les contribuables de la commune (650000 € au total avec 2 tranches supplémentaires en 2018 et 2019 pour mieux dissimuler l'ampleur de sa générosité; au vu d'une demande sous forme d'une simple lettre de l'ACERC déposée hors délai et forme réglementaires, longtemps après toutes les autres associations et qui n'a plus cette dénomination).
Cette affaire peut elle avoir des suites judiciaires? Pourquoi pas. Des indices permettent de le penser. Il y a dans ce dossier que tout le monde peut légalement consulter à la mairie (M. GEORGES vous y invite) des indices graves et concordants mais les services seront réticents à en donner l'accès. Tout d'abord il semble que le faux et l'usage de faux de l'article 441-1 du code pénal puisse donner lieu à une enquête judiciaire, du fait du maquillage d'une délibération envoyée à la Préfecture qui a supprimé le terme cultuel qui figurait dans celle qui a été votée en 2016, de même que le permis rectificatif qui a pour objet d'altérer la vérité de manière à obtenir un financement prohibé, ce qui constitue à son tour un délit de détournement de fonds publics au sens de l'article 432-15 du code pénal.

70.Posté par Monsieur GEORGES le 26/07/2019 21:58

Chère Lila, c'est M.GEORGES qui a encore agi.

69.Posté par polo974 le 26/07/2019 15:41

https://avis-situation-sirene.insee.fr/IdentificationEtabToEntr.action?form.siren=478001670

https://www.societe.com/societe/association-culturelle-et-educative-des-comoriens-de-la-reunion-478001670.html

Ah bon, elle est fermée ? ? ?

68.Posté par Marc le 25/07/2019 19:20

72. Sincèrement, je suis prêt à parier que cette convention a bien été signée. C'est quand même une démarche assez légère et qui permet de s'éviter bien des emmerdes après.

67.Posté par Marc le 25/07/2019 18:32

71. Il y a effectivement un activisme des milieux musulmans sur le sujet. De là à faire le lien avec l'islamisme, ça n'engage que vous. De plus, ça ne change rien à mon propos: contrairement à ce qui a été dit un peu vite par d'autres commentateurs, le Conseil d'Etat considère qu'une telle opération peut être légale sous conditions. Et ce pour les musulmans, les taoïstes, les protestants et les catholiques.

66.Posté par Morderire le 25/07/2019 17:49

Post 68 MARC: Enfin un avis concret et documenté: Cela nous change du bruit de courant d'air que l'on entend entre les oreilles de la plupart des intervenants sur ce site! Une question demeure: si cette convention n'a pas été signée (ce qui est plus que probable), comment se fait-il que le permis de construire (s'il y en a un) ait été accordé, puisque la légalité des sources de financement doit être vérifiée par la DEAL en ce qui concerne les édifices érigés par une association religieuse, à moins que la vocation première du bâtiment n'ait été modifiée une fois le PC obtenu, ce qui est pratique courante, auquel cas la responsabilité du maître d'oeuvre est engagée. Ce qui amène une deuxième question: qui est l'architecte de cette horreur prétentieuse à la gloire d'une religion pour le moins envahissante?

65.Posté par A mon avis le 25/07/2019 17:09

@ 68.Posté par Marc : ce ne sont pas les idées qui manquent aux religieux pour trouver des moyens de contourner la loi de 1905 !

Mais actuellement, c'est la religion musulmane qui est le plus active, car derrière le paravent de la religion se cache l'islamisme politique, avec notamment (surtout en Métropole) les Frères musulmans qui sont souvent à la manœuvre en arrière plan. Comme par exemple "l'affaire" du burkini à la piscine de Grenoble orchestrée par une certaine Taous Hamouti cheffe de file de l'association "Alliance citoyenne" !

64.Posté par Grangaga le 25/07/2019 15:29

Dirr' ke zot' la pa vouli, in Muzé de Sivilizacyion………
La po " dé-sivilizé ", y touvv' l'ar'zan.....
Aprè y apèl' sa ....." vivv' ansanm' "........

63.Posté par JORI le 25/07/2019 13:08 (depuis mobile)

61. Justicier 2. Si je vous comprends bien la prochaine fois c'est RN ou LFI ??.

62.Posté par Marc le 25/07/2019 12:46

44. En réalité, ce n'est pas si simple. Autant sur des édifices purement religieux, la loi est claire avec quelques nuances (par exemple, il est possible de financer des travaux dans des édifices religieux si ceux-ci représentent un "intérêt local particulier". L'exemple-type c'est l'accessibilité handicapé d'une église touristique.) . Là où le bât blesse c'est pour les projets avec une composante religieuse et une culturelle, comme c'est le cas ici. Sur ces sujets là on rentre dans une zone grise du droit, bien moins claire. La jurisprudence administrative considère qu'un tel subventionnement est possible, y compris sur des projets immobiliers, sous la réserve qu'une convention soit signée entre la personne publique et l'association bénéficiaire pour "isoler" comptablement cette subvention et s'assurer qu'elle ne couvre que la partie non cultuelle du projet. Voir par exemple ce que rapporte ce rapport du Sénat de 2015: https://www.senat.fr/rap/r14-345/r14-3459.html

Il suffirait de regarder si cette convention a été signée. Si c'est le cas, la mairie est dans la légalité. Reste à savoir si elle a été respectée mais dans ce cas là la faute serait intégralement sur l'association.

61.Posté par Justicier 2 le 25/07/2019 11:04 (depuis mobile)

Il faut que les électeurs comprennent que l alternance est nécessaire pour la démocratie. Annette a fait son temps avec une mauvaise gestion pointée du doigt par la CRC passible à des poursuites judiciaires.

60.Posté par alcide le 25/07/2019 11:01

14.Posté par ticréole le 24/07/2019 13:40

Excellente idée...MDR !

59.Posté par alcide le 25/07/2019 11:00

Bien joué Anette avec l'argent du contribuable, tu seras réélu maire de Sin dini. En attendant le communautarisme est légion sur cette île, et tu en tires largement parti, la preuve !

58.Posté par Guy Marcoz le 25/07/2019 10:57

Depuis près de 15 ans, l'Association Nautilus qui à ce jour n'a perçu aucune subvention,... milite avec le soutien d'un certain nombre d'élus et d'associations, entre autres, celle des professeurs d'Histoire et géographie de La Réunion, pour que soit créé chez nous ainsi que nos cousins mauriciens ont su si bien le faire chez eux, un Musée Maritime.

Au-delà de notre propre histoire très riche, cet espace muséal retracerait celle commune à toutes les îles et pays ayant contribué à développer et protéger notre territoire jusqu'à ce jour.

L' attractivité incontestable d'un tel lieu patrimonial, ouvert à tous publics surtout notre jeunesse, n'est plus à démontrer.

Plus de 350 ans après l'arrivée de la première colonies de peuplement dans l'île, le temps n'est-il pas venu pour que nos élus à la tête de l'exécutif, que l'on sait soucieux du bon usage de l'argent public, daignent enfin combler ce vide béant en permettant à l'ensemble des Réunionnais de se réapproprier leur mémoire océane ?

57.Posté par Tite créole le 25/07/2019 09:58 (depuis mobile)

Cela n’a rien avoir avec du racisme, ni d’un problème de patrimoine et non plus du bon vivre ensemble. Il y a des lois et de règles établies, on doit les appliquer et les respecter. Ses élus et même le président, doivent respecter les règles.

56.Posté par ZembroKaf le 25/07/2019 09:20

Quelque part que "l'argent public" soit utiliser dans ces constructions ou réhabilitations de ces lieux "culturels...culltes" (églises, temples synagogues...) où on voit que cet argent sert à quelque chose...de "réel"...que les financements de fêtes de manifestations "culturo-religieuse" !!!
Bon je suppose que la communauté comorienne/mahoraise paie AUSSI des "impôts" !!!

55.Posté par JORI le 25/07/2019 09:12 (depuis mobile)

52. Papus. Il me semble que c'est juste un besoin d'appliquer la loi tout simplement.

54.Posté par Clientèlisme scandaleux ! le 25/07/2019 09:04 (depuis mobile)

C''est avec une mosquée déguisée encentre culturel que les comoriens vont s''intégrer à la France ?
Quelle blague, ils veulent s''importer ici où l''herbe est plus verte, pas question de s''intégrer pour ces gens là.
Vivre ensemble non, entre eux oui...

53.Posté par bouboul974 le 25/07/2019 08:50

Pierrot encore sur le dos de Annette!!!! faut dire que les élections sont importantes sur St Denis et personne de gabarit en face de Annette alors Pierrot donne un coup de main à Morel et Cie

52.Posté par Papus le 24/07/2019 22:45 (depuis mobile)

Arrêtez cette hypocrisie, combien de communes de france et de Navarre financent ce genre de centre? beaucoup à mon avis, parce que ce projet est porté par nos frères des comores cela pose problème, c'est du racisme pur et simple,

51.Posté par pokoué bataille le 24/07/2019 22:41

Bien dit post 8 : where is the problem ?
@ 9 : là ou demand trop à zinfos, ki sa va paye à li après ?
@ Jean post 10, ce n'est pas seulement à ces deux personnages qu' il faut viser ...et pas seulement à la Réunion...
@ 14, Isabelle, le but de cet article est de descendre Annette. point barre.
@ 18 Il y en a qui sont des rigolos, et d'autres qui restent des blablateurs...
@ 42 Olivier : kossa les comoriens la fé à ou ?
@ 44 di à mwin rekin : en diré il fé mal out keur qu'un moune y défend les plus INDIGENTS...

50.Posté par dpdioppapa974@gmail.com le 24/07/2019 22:40 (depuis mobile)

Cette subvention comme celle accordée à l''eglise de la délivrance 4 fois plus élevée a été votée à l''unanimité par le conseil municipal, idem pour la mosquée du centre ville, dont les sont en partie financés par la region. L''islam fait partie de n

49.Posté par unnatifdubasdelaRivière le 24/07/2019 22:39

Qu'ont ils fait de ce bas de la Rivière c est du tout et n'importe quoi, maintenant ce sont des immeubles sans âme pour un quartier qui avait une âme où tout le monde se connaissait. Les expropriations sont arrivées pilotées dans un premier temps par la droite puis par TAMAYA et consorts et enfin l'actuel ANNETTE socialiste devant l'éternel ( allah ou Yhawé d'ailleurs) : messieurs les élus vous avez détruit ce quartier de Saint Denis où nombres de maisons individuelles existaient certes des lots d'insalubrité étaient existants mais des familles normales pas des nantis ( de toutes confessions......) y vivaient à proximité du centre ville de Saint Denis dans ce quartier. Maintenant vous avez ramené à cet endroit toute une faune hétéroclite et même une stèle est érigée pour un président du collectivité territoriale extérieure à la Réunion ( je ne cite pas le nom car on me traiterait de raciste) mais cette stèle ne reflète pas l histoire de cette endroit de Saint Denis : vous êtes messieurs et mesdames les élus de véritables danger pour notre société réunionnaise, honte à vous.................
Si la cour d'appel Administrative de Bordeaux décide que la Mairie de Saint Denis n'avait pas le droit de financer ce lieu de culte, ce bâtiment restera et les sous publics grillés ne reviendront plus. Donc la justice administrative sous bien des aspects ne sert qu'à dire à l'élu qu'il s est trompé mais jamais l'élu n'est vraiment sanctionné : n 'y a t il pas des choses à revoir ................dans notre système.

48.Posté par Papus le 24/07/2019 22:32 (depuis mobile)

Arrêtez cette hypocrisie, combien de communes çcommunes de france et de Navarre financent ce genre de centre? beaucoup à mon avis, parce que ce projet est porté par nos frères des comores cela pose problème, c''est du racisme pur et simple,

47.Posté par Padkwa le 24/07/2019 22:18 (depuis mobile)

Dans la même suite, combien la mairie de SaintDenis paye pour les fêtes de Guandi?

46.Posté par Flamboyant le 24/07/2019 21:43 (depuis mobile)

Et alors Quoi qu''il en soit on s''en fout du journalisme nul et ridicule ya mieux que sa une mosquée n''est pas une nouveauté à la réunion ? Sa fait partie du patrimoine culturel de la Réunion bonne image du vivre ensemble et puis sa fait quoi wafwaf

45.Posté par Lisa M le 24/07/2019 21:24

franchement, je vois pas la priorité de financer pareille connerie alors qu'on manque de logements et que certaines infrastructures sont laissées a l'abandon… Honte a ceux qui ont élu pareil maire !

44.Posté par rekin le 24/07/2019 21:00

Annette finance tout ce qui touche aux Malgaches Mahorais Comorien Caf , la très grande partie de son électorat qui lui permet de remporter les élections à chaque fois vu qu'ils sont majoritaires à Saint Denis

43.Posté par DIDIER NAZE le 24/07/2019 20:55

Gilbert...Annette...bien sur....tu joue de nouveau avec le feu...depuis quelque temps....déjà. ...il faut croire ce qu' il s est passé il y a quelques années ....t a pas servi de leçons. ...c est dommage. ...

42.Posté par Olivier le 24/07/2019 20:53

Anette a peur de se retrouver au chômage, il drague les comoriens. Il ferait mieux d'aller faire maire aux comores, c'est plus logique, bon vent !

41.Posté par Morderire le 24/07/2019 20:47

Moi j'attends l'analyse de Marc l'ancien bidasse qui sait tout!

40.Posté par BABAR RUN © le 24/07/2019 20:06

ce mec me fait gerber.....mais si c'est vrai......la communauté Comoro-Mahoraise vient de perdre mon estime....

39.Posté par Michel le 24/07/2019 19:42

Réponse au post 8 de Christian : assez de démagogie et de désinformation ! Vous n'êtes pas sans savoir ce que dit la loi française :

"Les édifices religieux (cathédrales, églises, chapelles, temples, synagogues, évêchés…) construits avant 1905 sont la propriété de la commune qui doit veiller à leur entretien et leurs réparations."

Les édifices cultuels construits après cette année n'entrant pas dans cette catégorie doivent donc être uniquement financés par leurs promoteurs (églises, associations cultuelles).

L'AICEOI doit donc rembourser les 650 000 euros qui lui ont été abusivement alloués par la mairie de Saint Denis et les 200 000 euros qui lui ont été abusivement alloués par le Conseil départemental.

La France n'est pas une "république islamique", mais une république laïque. La religion est une affaire privée et non publique, qu'on se le dise !

38.Posté par Lepoe le 24/07/2019 19:35

Pourquoi en Bas-de-la-Rivière, pas un autre endroit???

37.Posté par parlamer le 24/07/2019 19:35

Salem Ben Ammar :

UN JOUR VIENT OÙ LES URNES ÉLECTORALES SERONT LES URNES DES CENDRES DE LA FRANCE

Le vrai péril pour la France est quand les musulmans seront 10 millions à voter.
Quand ils seront 10 millions à voter ce qui ne saurait tarder quand on sait qu’un jeune sur 5 au moins est de parents nord-africains, les urnes de la démocratie pourraient se transformer en urnes de ses cendres. Une conquête tranquille de pouvoir sans heurts ni effusion de sang

Salem Ben Ammar

En naturalisant les musulmans à tour de bras, la France n’a peut-être pas imaginé le scénario qu’un jour ils seront des électeurs et des éligibles et qu’ils pourraient ainsi l’achever.

Un musulman est, par définition, un soldat au service de la cause de sa religion; il n’a que faire de l’intérêt général d’un pays censé être de surcroît un dar al harb, une ère à conquérir, qui naïvement lui offre lui-même les armes de ses lois trop généreuses pour faire triompher la cause de l’islam.

Salem Ben Ammar

36.Posté par almuba le 24/07/2019 19:27

Tout est réuni pour virer ce maire aux prochaines municipales.
Un réveil salutaire des abstentionnistes est vital pour ce faire.
Ne laissons pas la parole uniquement à ceux que le maire caresse dans le sens du poil et qui, eux, vont voter.

35.Posté par klod le 24/07/2019 19:05

les "municipales 2020 " approchent ....................... mister dupuye dit pierrot, sponsorisé par "ses potes d'un certain bord politique" se la donnent à fond .................... on ne pourra lui reprocher de défendre " ses idées" .............. atchoum , à vos souhaits, quand vous éternuez . .

34.Posté par GIRONDIN le 24/07/2019 18:44

Le 8 mai 2018 sur le site région Réunion

...... La Commission Permanente du Conseil Régional s’est réunie ce vendredi 4 mai 2018, sous la présidence du Président de Région, Didier Robert, à l’Hôtel de Région.

ASSOCIATION ISLAM SOUNATE DJAMATE DE LA GRANDE MOSQUÉE DE SAINT-DENIS - SOUTIEN AU PATRIMOINE CULTUREL ET TOURISTIQUE

Dans la perspective de préservation du patrimoine culturel de l’île qui contribue fortement au développement touristique de l’île, la commission permanente a accordé une subvention de 250 000,00 € en faveur de l’association Islam Sounate Djamate de la Grande Mosquée de Saint- Denis pour le désamiantage des façades de la Grande Mosquée..... Région Réunion


Ça compte ou pas ?

33.Posté par GIRONDIN le 24/07/2019 18:39

11.Posté par ZembroKaf
Lol
DupuyX pour son ex actionnaire Morel ou actuel avocat Morel ou pour didiX?

32.Posté par fredo le 24/07/2019 18:34

Dans les années _à et çà TAK a construit plein de salles polyvalentes dans les quartiers , sur lesquelles ont été posées des croix quelques années après pour devenir des églises et chapelles.
Virapoullé a rénové un temple hindou de Bois Rouge avec de l'argent public.
Il est temps que cela cesse !

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