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Gérald Maillot à Jean-Paul Virapoullé: "remettons nous au travail pour mette La Réunion en l'air!"

Allant dans le même sens que les services de contrôle de la légalité de la Préfecture, la Tribunal administratif vient à deux reprises statuer positivement sur la légalité du marché de tri optimisé des déchets du Sydne. De fait, le Président Gérald Maillot ne manque pas de souligner son incompréhension face aux attaques de son homologue de la Cirest. Soucieux de rétablir certaines contre vérités, il joue cependant l'apaisement et invite JPV à "travailler sereinement, et avec efficacité, pour l’aboutissement de notre projet multifilières, (…) comme nous l'avons fait pour la French Tech !"

Lundi 19 Février 2018

Gérarld Maillot et Jan-Paul Virapoullé, côte à côte lors de l'inauguration du NxSE 2017 au Créolia
Gérarld Maillot et Jan-Paul Virapoullé, côte à côte lors de l'inauguration du NxSE 2017 au Créolia
Monsieur le Président, comment expliquez-vous que ce marché ait suscité autant de polémique médiatique ?

- J’avoue ne pas avoir bien compris. Nous avons toujours été transparents et respecté le rôle des élus au sein du Sydne
Je rappelle qu'en février 2017, une note d’information faisant un point d’étape de l’étude multifilières menée par le Sydne a été présentée lors du comité syndical.

Puis, le 26 avril 2017, la délibération des élus du SYDNE a approuvé le scénario de procéder par marché de prestation de service pour le tri optimisé des déchets.

Je précise que Jean-Paul Virapoullé s'est abstenu sur le mode de passation de ce marché.
De fait, je ne m’explique pas certaines revendications que j’ai pu lire dans la presse.

Jean-Paul a lui-même dit qu’il avait plus de 500 appels d’offre à son actif, ce qui suppose la maîtrise du sujet et des procédures.


Monsieur Virapoullé évoque encore le non respect de la procédure des marchés publics, que lui répondez-vous ?

- Je réponds que lorsqu'on se dit élu local et impliqué depuis plus de 50 ans et fin connaisseur des marchés publics, on se doit de savoir que le Code des Marchés Publics autorise la procédure de marché négocié, ce qui constituait le cas de figure de notre marché.

En outre, lors des négociations, que vous pouvez imaginer intenses et décisives, Jean-Paul, a été invité à chaque comité. Il a choisi de ne jamais s’y présenter.

A ce moment là, je vous garantis que j’aurais aimé l’avoir à mes côtés, lui et son expérience d’élu, son expertise des commissions d’appel d’offres et ses talents de négociateur !

Pour finir, il a bien siégé à la Commission d’Appel d’Offres qui a attribué le marché à la majorité et où tous les débats et échanges ont eu lieu.
Il a donc eu accès à toutes les informations.

Il est même reparti du Sydne avec un document confidentiel sous le bras !

J'avoue ne pas comprendre sa posture. Alors que le contrôle de la légalité de la Préfecture nous a a donné son feu vert sur ce marché, que le Tribunal Administratif s’est exprimé à deux reprises en notre faveur, il continue à nous attaquer.


Qu'en est il de cette étude EGIS qui aurait coûté 1 million d’euros ?

- EGIS assiste effectivement le SYDNE depuis 2016 sur le projet de traitement multifilières des déchets ménagers dans toute sa globalité et pour une durée de 7 ans.

C’est un marché d’étude décomposé en plusieurs tranches conditionnelles, qui ne seront donc pas toutes déclenchées.
Le montant global de ce marché est d’1 million d’€, mais à ce jour, il nous a coûté pas plus que 180 000 €.
On est très loin du 1 million évoqué.
Le montant global de cette étude dépendra des commandes réellement activées par le SYDNE, selon les solutions développées par la suite.  
 
"Arrêtons de gaspiller du temps, de l’énergie et de l’argent dans des procédures judiciaires longues et coûteuses"...


Pour répondre clairement à toutes les interrogations, ce marché est donc en conformité avec le Code des marchés publics ?

- Tout à fait. Le juge qui rend sa décision au nom du peuple français vient d'ailleurs de confirmer la légalité de ce marché public la semaine dernière, allant dans le même sens que les services de contrôle de la légalité de la Préfecture.

En effet, un unique opérateur étant à ce jour en capacité technique et réglementaire de répondre à notre besoin, cela justifie le recours à un marché négocié sans mise en concurrence.

Au risque de me répéter, le Tribunal Administratif s’est exprimé à deux reprises entre notre faveur sur cette question.  
Je me dois de dire à Jean-Paul Virapoullé : arrêtons en là et remettons nous ensemble au travail pour mette La Réunion en l'air!
Comme nous l'avons fait à l'époque de la création du  Sydne ou dans le soutien politique affiché ensemble par la Cinor et La Cirest pour faire de La Réunion un territoire French Tech, avec une visibilité internationale.


Au final, quels sont les aboutissements de ce marché négocié ?

- Ce marché vise à traiter une quantité théorique de 2 100 000 tonnes de déchets ménagers sur 15 ans pour un montant estimé à 242 millions d’€.

Mais ce montant n’est pas figé puisqu’il dépend de la quantité de déchets réellement traitée.
Si nous faisons tous l’effort de réduire nos déchets, le prix de ce marché sera ramené à la baisse.

Aujourd’hui, le coût du tout enfouissement est déjà de 14 millions d’€ par an.
Or, ce mode de traitement ne répond plus à la réglementation environnementale actuelle ; et de plus plus il sera plus coûteux dans le futur pour la collectivité du fait  de l’augmentation des taxes environnementales de l’Etat (TGAP) visant à dissuader ce mode de traitement.
On a fait les calculs : si on ne faut rien, cela nous coûterait 300 millions d'€ sur 15 ans.

"Continuons à travailler sereinement,  et avec efficacité, pour l’aboutissement de notre projet multifilières, (…) comme nous l'avons fait pour la French Tech !"


Le Président du Cirest soutient que les ménages vont payer plus d’impôts sur les déchets (TEOM). Est-ce vrai ?

- Tout d’abord, il ne faut pas oublier que le montant de la TEOM ne dépend pas uniquement des dépenses liées au traitement des déchets, qui est de la responsabilité du Sydne, mais aussi et surtout des dépenses liées à la collecte des déchets ménagers qui relève cette fois ci de la gestion de la Cinor et de la Cirest.  

Croyez-vous vraiment que je n’ai pas tenu compte de cette donnée ?
Le mot d’ordre lors des négociations était la maîtrise des coûts avec la volonté de ne pas augmenter d’éviter les taxes pour le contribuable.
Les coûts obtenus au final après négociations restent soutenables et maîtrisés.
Cet équilibre financier est garanti par la recherche continuelle et la mise en œuvre de pistes d’économie et de recette par l’équipe du Sydne.


Le mot de la fin ?

- Arrêtons de perdre du temps et de l’argent dans les tribunaux et avançons. 

Il ne nous reste plus que deux ans - avant l'échéance 2020- pour construire durablement l’avenir du traitement des déchets à La Réunion.

Nous n'avons plus une minute à perdre. C'est par nos actions et les petits gestes de tous les jours de chacun d'entre nous que nous allons, à notre niveau, contribuer à sauver la planète ! J’en ai fait une priorité   !



 

Le Président de la Cinor et celui de la Cirest ont uni leurs forces pour faire de La Réunion un territoire French Tech
Le Président de la Cinor et celui de la Cirest ont uni leurs forces pour faire de La Réunion un territoire French Tech



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