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Société

Frédéric Miranville: "Notre belle université a besoin de tourner définitivement le dos à ces postures politiques"


Quatre ans après son accession à la présidence de l’Université de La Réunion, Frédéric Miranville se porte de nouveau candidat à l’élection générale de 2020. Le président-candidat expose ses ambitions pour l’université de ces quatre prochaines années. Face à la liste concurrente, le tandem qu’il forme depuis 2016 avec Gilles Lajoie met en avant son expérience pour continuer à manoeuvrer l'établissement dans les conditions sanitaires inédites de cette année 2020 ainsi que pour continuer les chantiers ouverts durant les quatre premières années de leur gouvernance. La "politique de la chaise vide" organisée par ses concurrents et leur "opposition stérile" le confortent dans son leitmotiv qu'il n'y "pas de temps à perdre". A la veille de deux journées de vote sur les différents sites U, Frédéric Miranville du collectif "Cap 2024" répond à nos questions.

Par Ludovic Grondin - Publié le Mercredi 23 Septembre 2020 à 19:00 | Lu 3230 fois

"Nos efforts ont permis une augmentation significative des moyens accordés à l’établissement avec une dotation budgétaire de l’État qui passe de 91,5 millions d'euros en 2016 à 104 M€ en 2020"
"Nos efforts ont permis une augmentation significative des moyens accordés à l’établissement avec une dotation budgétaire de l’État qui passe de 91,5 millions d'euros en 2016 à 104 M€ en 2020"
Était-il évident pour vous de vous représenter à l’élection générale de 2020 ?
 
Oui, c’est en toute logique que Gilles Lajoie et moi-même, nous avons souhaité nous mettre à nouveau au service de l’établissement. Cette continuité dans l’action, engagée dans un contexte de gouvernance partagée qui a fait ses preuves, est aujourd’hui essentielle !

Notre candidature, entourée d’une équipe à la fois confortée et renouvelée, est d’ailleurs portée par toutes celles et ceux qui, au sein de la communauté universitaire, refusent de voir l’établissement plonger dans les errements d’un pilotage qui diviserait nos forces au lieu de les additionner.

A l’heure où notre université doit négocier un nouveau contrat d’établissement avec le ministère, nous nous présentons à ce renouvellement avec des atouts majeurs : une réelle maîtrise des dossiers, une solide expérience du dialogue au national et un bilan positif.
 
Quelles sont, dans les grandes lignes, les projets que vous portez pour l’Université des quatre prochaines années ?
 
Le collectif CAP 2024 porte un projet qui nous permettra d’amplifier les dynamiques amorcées sur cette première mandature, tant au niveau des moyens de l’établissement que sur le volet de la formation, de la recherche et du rayonnement international.
 
Ainsi, sur le plan du pilotage de l’établissement et des moyens, nous souhaitons consolider une gouvernance partagée, représentative et paritaire où l’exercice du mandat d’élu est facilité ; pérenniser un modèle consensuel d’allocation des moyens, sur la base d’indicateurs partagés et objectifs ; gérer les ressources humaines de façon optimisée et maîtrisée en anticipant les besoins d’évolution en ressources et en compétences via la démarche GPEEC ; sécuriser les moyens de l’établissement, que ce soit au niveau de la masse salariale, du fonctionnement et des investissements au travers des négociations avec le MESRI et augmenter les ressources propres par une politique volontariste en matière de formation professionnelle, de formation à distance et de valorisation du patrimoine.

Sur le plan de la formation et de la réussite de nos étudiants, nous voulons allouer de nouveaux moyens fléchés pour la formation et l’aide à la réussite en première année ; augmenter le nombre d’emplois par une politique de recrutement à la hauteur de la croissance de nos effectifs étudiants ; accroître la professionnalisation de nos formations en valorisant l’approche par compétences pour améliorer l’insertion professionnelle ; renforcer les moyens humains et budgétaires de nos services et de nos composantes pour déployer plus largement le numérique dans toutes nos formations ; promouvoir de nouveaux partenariats institutionnels avec l’ensemble de la sphère socio-économique.
 
Sur le plan de la recherche et du rayonnement à l’international, nous travaillerons à accroître d’au moins 20% les moyens récurrents des unités de recherche dès 2021 ; concrétiser deux grands projets issus du Livre Bleu des Outre-mer : une plateforme de recherche « One Health et changement globaux » et une Maison des Sciences de l’Homme de l’Océan Indien (MSH-OI) ; déployer le Plug in labs Recherche de l’Université de La Réunion pour accroître le rayonnement de la recherche et faciliter les évaluations à venir ; adopter le label d’excellence HRS4R (« Human Resources : excellence in research award ») pour accéder aux nouveaux programmes européens 2021-2027 et développer des nouvelles normes du Protocole de Nagoya au niveau de l’établissement et consolider et pérenniser les moyens humains des Unités de Recherche et des UMR.
 
L’Université a décroché des financements, des labels et plus globalement une reconnaissance nationale et internationale* durant votre mandature. De quelle(s) promesse(s) tenue(s) ou programme(s) mené(s) à terme êtes-vous le plus fier ?
 
L’une de nos plus grandes fiertés, c’est la réussite de nos étudiants. Notre action a effectivement permis d’augmenter les taux de réussite en première année avec 24 % en 2016-2017 et 37 % en 2019-2020, soit plus de 12 points d’augmentation sur le mandat.
 
Nos efforts ont également permis une augmentation significative des moyens accordés à l’établissement avec une dotation budgétaire de l’État qui passe de 91,5 millions d'euros en 2016 à 104 M€ en 2020, soit 12,5 M€ d’augmentation sur le mandat.
 
Sur le plan de la recherche et du rayonnement de l’établissement, nous avons pu renforcer les moyens consacrés à la recherche et à sa valorisation : + 1,5 M€ sur la mandature. Notre politique de promotion de la marque « Université de La Réunion » à l’international nous permet aujourd’hui d’avoir 210 accords internationaux actifs et 1,1 M€ obtenu pour financer la mobilité des étudiants et des personnels au titre du programme ERASMUS 2020. Nous avons été parmi les 25 premiers établissements à être labellisés « Bienvenue en France ».
 
Admettez-vous un (ou des) point(s) qui ne vous ont pas satisfait durant ces quatre dernières années ?
 
Oui, nous regrettons l’attitude stérile de l’opposition !

Nous avons fait preuve d’ouverture dès le début de mandat en leur proposant de nous rejoindre pour garantir l’intérêt supérieur de l’établissement et rassembler toutes les bonnes volontés au service de notre université. Nous leur avons proposé une responsabilité dans notre équipe, en occupant la première vice-présidence, celle des moyens et des affaires générales. Ils ont refusé et ont préféré prendre en otage des dossiers stratégiques de l’établissement comme le budget ou encore les campagnes emploi en faisant systématiquement du vote contre ou en pratiquant la politique de la chaise vide pour ne pas qu’il y ait de quorum ; ce qui n’est pas à la hauteur du débat des universitaires.

Quel bilan tirez-vous de la « gouvernance partagée » instaurée par votre équipe en 2016 ?
 
Un bilan positif où avec Gilles, nous avons réussi, bien plus rapidement qu’escompté, à trouver notre équilibre, l’un au niveau du Conseil académique et l’autre au niveau du Conseil d’administration. C’est donc un modèle innovant qui a permis d’associer à la même gouvernance de multiples sensibilités, qui rassemble au-delà des clivages et qui fédère les énergies constructives autour de l’intérêt général.
 
Présentez-nous les forces de votre équipe Cap 2024. Comment s’est porté votre choix, entre souhait de renouvellement et confiance accordée aux sortants ?
 
Soutenu et animé par l’ensemble de l’équipe présidentielle sortante, le collectif CAP 2024 présente aujourd’hui pour les élections des conseils centraux une équipe représentative de l’ensemble des corps de métiers de la communauté universitaire. Nos listes sont ainsi plurielles et associent des enseignants, des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des directeurs de composantes, de laboratoires et d’UMR, des professeurs des universités praticiens hospitaliers, des personnels de bibliothèque, des personnels administratifs et techniques, qu’ils soient contractuels ou titulaires. Ce sont des femmes et des hommes dévoués au service public d’enseignement supérieur et de recherche, prêts à travailler dans l’intelligence collective.
 
En quoi l’expérience que vous avez acquise vous semble la plus profitable à la bonne gouvernance de l’Université à l’approche d’échéances importantes comme la négociation du plan quinquennal, celle de la Nouvelle offre de formation ou tout simplement des mesures engagées en cette période sanitaire inédite ?
 
Notre université n’a plus de temps à perdre. Les enjeux à court terme sont d’importance capitale pour l’avenir de l’établissement, et vous parlez à juste titre de la négociation du plan quinquennal comme de la NOF. Faire le choix de CAP 2024, c’est aussi donner à l’université toutes ses chances de rester crédible et efficace dans les discussions à venir au niveau national comme sur le territoire. Notre équipe a déjà démontré sa capacité à défendre nos dossiers auprès du ministère et à obtenir des moyens considérables. Face à la crise sanitaire, nous avons fait preuve de réactivité et d’adaptabilité. Nous sommes prêts à conforter les bases que nous avons posées sur notre premier mandat et à aller plus loin sur la trajectoire d’excellence d’une université que nous voulons épanouissante pour tous.
 
Votre concurrente et son équipe vous critiquent sur la concentration des décisions et promettent, à l’inverse, un principe de fonctionnement prônant la « transparence » ou encore de « déléguer » en s’inscrivant dans un principe de « subsidiarité ». Êtes-vous d’accord avec la lecture qu’en fait Mme Grondin Perez sur votre « bilan social catastrophique » ?
 
Nos opposants nous ont habitué à une désinformation systématique et à une vision toujours négative des actions de notre gouvernance, niant toute réussite dans les champs de la formation, de la recherche, des relations internationales, ou du numérique.

Mais osons le dire : ce qui est catastrophique, c’est d’avoir voulu affaiblir l’établissement à chaque conseil d’administration en faisant de l’obstruction systématique, en poussant des collègues à la démission, en tentant à chaque fois de créer une crise quelles qu’en soient les conséquences pour nos étudiants et nos collègues. Ces comportements sont irresponsables et heureusement, la majorité n’a pas été dupe et c’est en gardant le cap que nous avons su, mon équipe et moi-même, traverser l’ensemble des difficultés fabriquées.
 
Un « secteur des finances structuré et fiable », une « organisation dispersée ne s'appuyant pas sur des outils partagés » ou encore une « fragilité de la démocratie interne » sont autant de remarques faites par le Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur. Comment avez-vous tenté d’améliorer les points faibles relevés dans le rapport du Haut conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur ?
 
L’analyse de la HCERES porte pour l’essentiel sur une période antérieure à notre prise de responsabilité et marquée par un immobilisme qui a duré des années : pas de réorganisation, pas de partenariat avec les collectivités, pas d’opposition au sein du conseil d’administration entre 2012 et 2016,…

Notre équipe a engagé des réformes structurelles qui « payent » depuis peu, c’est-à-dire après le passage des experts en 2018. Aujourd’hui, les grands chantiers comme la réorganisation sont derrière nous et les partenariats sont là, avec la Région, le Département, l’intercommunalité… Alors que l’UR était devenue « une université A La Réunion », notre engagement nous a permis d’en faire pleinement « l’université DE La Réunion »
 
La liste concurrente a commencé à se constituer déjà à votre mi-mandat et vous avez dû composer avec des démissions de membres du conseil d’administration en cours de mandature. Considérez-vous qu’il s’agit-là, déjà, d’une sorte de désaveu avant l’élection ?
 
Non, je considère qu’il s’agit surtout de stratégies politiques qui servent des intérêts particuliers et des ambitions personnelles plutôt qu’un véritable projet d’établissement au service de l’intérêt général. Notre belle université a besoin de tourner définitivement le dos à ces postures pour capitaliser sur toutes ses potentialités de formation,  de recherche et de rayonnement international. Dans le contexte que nous traversons, cette responsabilité nous oblige.

Le collectif Cap 2024
Le collectif Cap 2024
* Programmes d'investissement d'avenir (P.I.A), programmes européens, le prix « Passion Enseignement et Pédagogie dans le Supérieur » (P.E.P.S) ou le label « Bienvenue en France »




1.Posté par Mister UR le 23/09/2020 19:46

Les 3 éléments qui m'invitent à faire campagne contre M. Miranville et les membres de sa liste :
- la liste conduite par M. Miranville ne remplit pas les conditions requises et a fait l'objet de plusieurs observations (5)
- l'exemplarité, condition première pour occuper le poste de président de l'UR
- nous n'avons pas les mêmes valeurs, la même définition et conception de la démocratie, le rôle de l'UR au service de la Réunion

L'Université c'est la Lumiere pour les réunionnais.

2.Posté par Mee Too le 23/09/2020 20:51

Cher M. le Pré-si-ident,
Vous avez raison, il faut arrêter !
Et ça commence par vous-mêmes.
Arrêtez vos postures politiciennes pour promouvoir uniquement vos petits caporaux !
Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles !
Arrêtez tout court et retournez dans votre labo.
Vous avez fait assez de dégâts !
Vos caprices de moquette - blanche évidemment - votre tyrannie, vos conquêtes, vos rancœurs, bref, votre série B, y en a marre !
Allez ! Bon vent !
Karine fait une émission qui devrait vous plaire : il est question de lettres, de pré, de si et de dent (de vache à lait).
A bon entendeur,
Salut !

3.Posté par ROBOCOP le 23/09/2020 22:19

mr MIRANVILLE dites leur on ne change pas une équipe qui gagne, les chiens aboient la caravane passe et si zot lé pas content , ben pousse zot caze plus loin !!!! foute à zot un bonne raclèe le 24 et le 25 !!!donne à zot po courri

4.Posté par Pascal le 23/09/2020 22:47

L'opposition ... laquelle ?

Les membres du CA ne sont pas des enfants :
- Pascale Guiraud, Doyen de l'UFR Santé a démissionné
- J-Raymond Mondon, ancien président du CESER a démissionne
- Alain Bastide, professeur colistier de G.Lajoie a démissionné

... Comme à son habitude F. Miranville méprise ses collègues et/ou opposants

MAIS couvre ses amis
- l'UNEF très subventionné
- des collègues comme Lamrani, très absent, occupé à être traducteur en angleterre

5.Posté par Ti kreol né den lo koloni renyonez le 24/09/2020 01:05

« Notre belle université » ahah. Pour info, le niveau des universités françaises est d’une faiblesse hallucinante. Et l’université de la Reunion est la dernière des universités française. Et le mec parle d’une belle université. Si même le président de cette université catastrophique est fier de la nullité de l’enseignement dispensé. C’est qu’il n’y a pas de problème. 😂. Et dire que toutes ces universités catastrophiques sont financés avec nos impôts 😂

6.Posté par vizirette le 24/09/2020 09:11

Entendre ou lire Frédéric Miranville dire ou écrire qu’il ne faut pas faire de politique c’est un peu comme si on entendait M’Bappé dire qu'il ne faut pas jouer au foot ! Lui Monsieur Miranville ne fait que ça, de la politique. Du matin, où il enfile ses chaussettes au soir ou il les retire, il ne pense qu’à ça, c’est son obsession. La politique c’est son travail en semaine et ce sont ses loisirs du week-end. C’est aussi toute son ambition, toutes ses projections futures de carrière hors de l’Université. Alors évidemment quand il demande de ne pas en faire aux braves gens qui travaillent d’arrache-pied pour faire tourner la boutique au quotidien, on peut se demander si ce n’est pas pour les maintenir dans un état d’ignorance propice à ses projets personnels. Pourquoi de s’applique-t-il pas à lui-même ce qu’il réclame des autres. C’est vrai pour la politique mais tout autant pour la bienveillance, la transparence, le refus des passes droits, l’impartialité …. une fois encore l'hôpital se moque de la charité

7.Posté par philmarlowj le 24/09/2020 10:16

Pour vous faire une idée du bonhomme , lisez l’article de M. Dupuy.
Zéro pointé .
A l’image de cette Université, une des plus mauvaises de France.
Honteux.

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