Justice

Fossoyeur égorgé: Les dalons d'Hubert Leste jugés coupables pour non dénonciation de crime

Mardi 12 Décembre 2017 - 19:55

Vous-vous souvenez peut-être de l’affaire du f ossoyeur Patrick Dijoux retrouvé enterré chez son dalon à Saint-André en décembre 2014. Pour rappel, le 21 décembre, un coup de fil de la belle-mère du coupable, Hubert Leste, avait alerté la police sur un homicide qui se serait produit lors d’une soirée chez lui deux jours auparavant. En effet, en inspectant les lieux, les forces de l’ordre avaient aperçu un pied dépassant d’une monticule d’herbes dans la cours d’Hubert Leste.
 
Deux jours auparavant, une dispute entre les deux hommes avait éclaté lors d’une soirée bien arrosée. Après l’avoir frappé par derrière à deux reprises sur la tête avec une barre de fer, Hubert Leste - alors que la victime était par terre déjà grièvement blessée rampant au sol - l’avait égorgée. Jugé aux Assises en mars dernier, il avait écopé de 20 ans de réclusion criminelle.
 
Il ne s’agissait donc pas de son procès ce mardi. Devant le tribunal correctionnel se tenaient trois prévenus, présents au moment des faits, mais qui n’ont pourtant alerté aucun pompier ni aucune force de l’ordre. Isabelle F., 25 ans au moment des faits, voyant que la victime avait reçu deux coups à la tête, avait jugé qu’il était plus prudent de partir. Son conjoint, Romain D., 19 ans, est ensuite arrivé sur les lieux. Ayant laissé une clé USB sur place, le couple retourne sur les lieux et constatent les dégâts : Patrick Dijoux, égorgé, dans une marre de sang. Le troisième prévenu, Jordan C., 19 ans, arrive plus tard et se retrouve témoin de la même scène.
 
Les prévenus étaient donc devant le tribunal pour non dénonciation de crime, la qualification de non assistance à personne en danger ayant été abandonnée ; la victime étant décédée au moment des faits. C’est ce que souligne d’ailleurs Me Julien Barraco, avocat de Romain D. : "Lorsqu’ils ont vu la scène, c’était trop tard, il n’y avait plus rien à faire", explique-t-il avant de demander la relaxe pour son client, caractérisant les prévenus de "victimes", au vu de "l’image traumatisante qui restera gravée".
 
Si le procureur n’a pas été sensible à cet argument, il a néanmoins retenu l’élément de peur "de la famille Leste" et le fait que les parents du jeune Jordan C. lui avaient interdit d’informer les forces de l’ordre, qui "n’excusent en rien mais explique". Il a donc requis 2 à 3 mois de prison avec sursis pour les trois prévenus.
 
Ils ont finalement été condamnés à deux mois avec sursis.
 
"Un parcours judiciaire éprouvant pour les proches de la victime", selon les avocats des parties civiles, qui rappellent les jugements aux Assises, au tribunal pour enfant puis en correctionnel. Une histoire qui a pris fin ce mardi.
Soe Hitchon - soe.hitchon@zinfos974.com
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1.Posté par A moi le 13/12/2017 03:41

En somme des lâches...

2.Posté par cmoin le 13/12/2017 09:59

C'est tout?

3.Posté par paulux le 13/12/2017 14:13

Pas cher payé. Tu brule un stop c'est plus cher...je prends note ça peut toujours servir

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