Société

"Finir la NRL, c’est l’entreprise qui décide comment, quand et à quel coût?"

La conseillère régionale Karine Nabénésa s'exprime sur le chantier de la Nouvelle Route du Littoral au travers d'une tribune que nous publions ci-dessous

Dimanche 29 Septembre 2019 - 15:10

"Finir la NRL, c’est l’entreprise qui décide comment, quand et à quel coût?"
Difficile de savoir où en est le chantier de la Nouvelle Route du Littoral, quel sera l’avenir du projet et surtout son coût, déjà largement dépassé.

Un média a révélé ce matin (NDLR : il s'agit d'Imaz Press mais l'article a été retiré peu après avoir été mis en ligne) la volonté du groupement en charge de la réalisation des travaux d’arrêter le chantier à plus ou moins brève échéance et ce, en raison d’un manque de matériaux.

Curieusement, l’élu régional délégué à la NRL, invité sur une chaîne de radio ce midi a déclaré ne pas être au courant de cette volonté.

Comment expliquer que le maître d’ouvrage à savoir la Région Réunion, ne soit pas au courant de la volonté du groupement attributaire du marché public de stopper les travaux?

Dominique Fournel a par ailleurs indiqué qu’il manquait environ deux millions de tonnes de roches massives pour finir le chantier. Nous l’avons toujours dénoncé. Pourquoi avoir voulu ouvrir une carrière exploitée par la filiale du groupement de 14 millions de tonnes de roches massives à Bois Blanc?

Tout en affirmant que l’approvisionnement du chantier n’est pas l’affaire de la Région mais de l’entreprise, Monsieur Fournel a indiqué qu’une étude était en cours afin de faire un état des lieux de la ressource en roches disponibles. Pourquoi, puisque ce n’est pas l’affaire du maître d’ouvrage?

La situation d’aujourd’hui interpelle. Qui décide sur ce chantier? La Région, maitre d’ouvrage qui ne doit pas s’occuper des matériaux mais qui le fait à la place du groupement? Ou le groupement d’entreprises, qui est censé assurer l’approvisionnement en matériaux mais qui faute de galets menace d’arrêter le chantier?

Comment en est-on arrivé à une situation aussi scandaleuse que grotesque sur un projet de cette envergure? Quel mépris de la part de nos dirigeants de se permettre autant d’amateurisme dans la mise en œuvre de leurs responsabilités.

Chacun se renvoie la balle pendant que les Réunionnais n’ont pas de route mais continuent à voir leur argent se perdre à fond perdu.

L’enjeu politique pour la Région serait de voir ce chantier se finir au plus vite. Mais il est sûrement confronté aux enjeux économiques du groupement qui sans nul doute, préfèrerait avoir à s’approvisionner au sein de ses propres filiales.

Pire, chacun y voit son petit intérêt (politique ou financier) et nullement l’intérêt des Réunionnais.

Que la Région assume vraiment son rôle de maître d’ouvrage et exige du groupement la tenue de ses engagements pris lors de la passation de marché. Garantir le business économique des multinationales n’est pas la priorité des Réunionnais.
Zinfos 974
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1.Posté par A mon avis le 29/09/2019 15:44

En titre :
"La conseillère régionale Karine Nabénésa s'exprime sur le chantier de la Nouvelle Route du Littoral."

Et c'est signé : "Zinfos 974"

Qui s'exprime en fin de compte ?

2.Posté par JORI le 29/09/2019 16:50 (depuis mobile)

1. Ama. Comme il n'y a que le titre entre guillemets, je pense que c'est un article de Zinfo voulant faire croire à autre chose !!.

3.Posté par Le destructeur déchu le 29/09/2019 16:56 (depuis mobile)

C est simple fifille marionnette, c est ton mentor ex sup du préfet qui est à l origine de ce fiasco en manipulant les pseudos protection environnement anti carrière. Il y a un Robert qui construit et l autre qui détruit. Les électeurs retiendront !

4.Posté par Pamphlétaire le 29/09/2019 18:12

La NRL"tout en l'air" comme prévu et voté au début du projet et à l'origine où c’était presque clair, net et précis et ce qui avait permis à DD de s'installer dans son siège de la région, n'est-ce-pas?

Et pendant ce temps d'attennnnnnnte long, très long, ce sont les citoyens qui pâtissent moralement et financièrement de ces déboires devenus une mésentente entre le maître d'ouvrage et le maître d’œuvre...

Une idée : à chaque pile ne pourrait-on pas fixer une éolienne pour avoir de l’électricité à prix réduit et écologique? Je pense qu'on aurait de l’électricité avant d'emprunter cette NRL. Etant donné que les travailleurs sont sur place, ils pourraient vaquer à ces installations d"éoliennes car ils font quoi exactement en ce moment? Avant que les piles se désintègrent...

5.Posté par Santa le 29/09/2019 18:54 (depuis mobile)

Un peu mal placé pour parler ma jolie, vue que se sont les Réunionnés même qui ne ve

6.Posté par dimitry le 29/09/2019 19:33

houa les amateurs commencer des travaux sans etre sur d avoir les matériaux signé son altesse bon a rien mauvais en tout didi premier du nom et le dernier j espère

7.Posté par GIRONDIN le 29/09/2019 19:47

...... Comment en est-on arrivé à une situation aussi scandaleuse que grotesque sur un projet de cette envergure?.......

Perso aucune surprise, c'est comme tout le reste..... 🤔


Vivement 2025 pour une hypothétique fin de chantier sans roche.

8.Posté par GIRONDIN le 29/09/2019 19:51


9.Posté par Veridik le 29/09/2019 21:25 (depuis mobile)

@4
A la Reunion on a tout ce quil faut pour être autonome sur l'énergie ... sauf la volonté politique

10.Posté par JORI le 30/09/2019 00:31 (depuis mobile)

À quoi bon finir cette NRL avec de tels avertissements faits par le GIEC ?. Vite ressortons les charrettes à bœufs.

11.Posté par Pamphlétaire le 30/09/2019 01:07

Encore 15 mois d'attente pour une prochaine réponse, solution illogique?

A compter du 1er juillet 2019, une procédure d'instruction d'une durée prévisionnelle de 15 mois, avec saisine de l'autorité environnementale (conseil général de l’environnement et du développement durable) puis consultation du public est nécessaire pour trouver des magouilles ad hoc à la poursuite des travaux de la digue même si cette option est considérée comme de la merde pour bon nombre de citoyens et la majorité de citoyens de France et de Navarre.

Après tout, merde ! Voilà, avec ce grand mot on se console de toutes les misères humaines; aussi je me plais à le répéter : merde, merde !
Flaubert (Gustave) 1821-1880, Correspondance, 97, 15 juin 1845.

http://www.reunion.gouv.fr/IMG/pdf/2019-07-01_cp_deal_cdnps.pdf

http://www.reunion.gouv.fr/nouvelle-route-du-littoral-la-cdnps-lance-la-a5416.html

12.Posté par rue la source le 30/09/2019 06:02

MME C EST A CAUSE des gens comme vous et votre MENTOR supérieur au préfet
non solvable et ose donner des leçons aux autres
que se chantier traîne

au lieu de rester cloîtrer dans votre trou analyser un peu les autres régions comment il travaillent
pour leur développement
ici il y a que de la rengaine politique et surtout des personne manipuler par d autres qui se met
toujours devant pour donner des leçons

QUELQUE SOIT L ENDROIT OU LE LIEU ET LES ROCHES ARRIVERONT CETTE ROUTE
TROUVERA SA FIN
SES RETARD C EST AUSSI VOTRE ARROGANCE D ÊTRES MANIPULER ET VOUS FAIRE MANIPULER

13.Posté par Gros serveau petit bras le 30/09/2019 06:32


Pour quelles raisons ? Il se trouve que le terrain sur lequel est située la carrière de Bois -Blanc appartient à la SCPR, société de concassage, filiale du groupe Colas. Et celle chargée de la digue est aussi une filiale de cette même grande firme française du BTP ; il s’agit de la GTOI, une des plus grosses entreprises de l’île. Les opposants au projet de nouvelle route accusent la GTOI de vouloir que «le marché juteux des galets reste dans le groupe». Les associations de riverains évoquent «des combines». Le Parquet national financier (PNF) a d’ailleurs ouvert une enquête préliminaire pour des faits supposés de corruption, favoritisme et trafic d’influence dans l’attribution du marché. Le domicile de Didier Robert a lui été perquisitionné en 2015. Celui de son épouse l’année suivante.

«Rien à cacher»
Le PNF s’interroge notamment sur le fait que la région a été mise en garde par un cabinet juridique sur des «risques de dysfonctionnement» dans le choix des attributaires. De son côté, le conseil régional a reconnu que «l’un des opérateurs a multiplié les manœuvres visant à influencer les décisions de la collectivité». Depuis, Didier Robert affirme n’avoir «rien à cacher» et garder «toute confiance dans ses collaborateurs». L’enquête pénale se poursuit tandis que la justice administrative doit rendre prochainement un avis, sur le fond, qui pourrait permettre l’ouverture de la carrière de Bois-Blanc. Mais «le temps que la carrière soit opérationnelle, on devra licencier», confie-t-on au groupement d’entreprises.

D’ores et déjà, les routiers font les frais de ces retards. «On est passé de 300 à 60 camions sur le chantier, se désole Marie-Claude Esther, présidente du syndicat de transporteurs Unostra. Des collègues ont investi 200 000 euros dans des véhicules dernier cri pour rien.» Et l’horizon ne semble pas se dégager : Stéphanie Gigan, la porte-parole du Collectif contre la digue, qui rassemble l’ensemble des associations opposées au projet, promet «d’attaquer tout ce qu’on peut attaquer». Cette responsable juridique d’un groupe médical se fait fort de retarder le chantier, et demande le lancement d’une expertise pour déterminer si la digue est vraiment une meilleure solution que le tout-viaduc. Didier Robert ne veut pas en entendre parler et envisagerait même d’ouvrir la nouvelle route sur une partie déjà achevée du viaduc, quitte à ce que les automobilistes poursuivent leur chemin sur la route actuelle. Un appel d’offres rectificatif a été lancé à cet effet, afin de livrer «un barreau de raccordement pour une mise en service partielle de la nouvelle route du littoral». Soit un nouveau surcoût de plusieurs dizaines de millions.

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En attendant, les 66 000 conducteurs qui roulent chaque jour sur la corniche sont bloqués des heures dans les bouchons, quand les pluies menacent de faire écrouler la falaise et que les deux voies côté montagne sont fermées. Ou lorsque la houle de l’océan est trop forte et que les vagues s’écrasent sur le bitume, cette fois côté mer. Alors que la saison cyclonique approche, le risque est réel de voir une partie de la montagne s’écrouler avant la fin du chantier… prévue initialement en 2020 mais renvoyée à 2022, voire 2025.

14.Posté par spartacus974 le 30/09/2019 08:08

séance d'hypnose caliente de Karine Nabénessa.....Moi,j'avoue tout ce qu'elle veut avec ce regard :la mort du petit Grégory,le réchauffement climatique,les incendies en Amazonie.....
Plus sérieusement,de très bonnes questions sur un projet qui tourne à la farce à plusieurs milliards.Didier Robert va devenir le pharaon qui n'a pas réussi à terminer ses travaux avant la fin de son mandat.Si tel est le cas,difficile d'imaginer qu'il se représente .Le fiasco de la NRL sonne le clip de fin d'une carrière politique marqué par des échecs à la pelle.La NRL est le mausolée de la carrière politique de notre bon Didier.

15.Posté par j chavria le 30/09/2019 08:48 (depuis mobile)

Cette route est a l image de celui ou ceux qui l.ont voulu: megalo, chere, une folie des grandeurs ! La Reunion a la chance d appartenir a la France et l Europe qui lui autorisent tous ses caprices !!!!

16.Posté par JORI le 30/09/2019 09:20 (depuis mobile)

12. Rue la source. Puisque vous attribuez les responsabilités, qui est à l''origine de ce projet et qui n''y a pas prévu la matière première ?. Est-ce notre supérieur à tout le monde et sa clique ou super cumulard didix robertix ?.

17.Posté par Robert le 30/09/2019 11:08 (depuis mobile)

Il faut faire le raccordement de l’ancienne route littoral av la NRL s’il ny a pas d’autre solution au lieu perdre du temps et de l’argent a n’en plus finir ....

18.Posté par JORI le 30/09/2019 11:16

13.Posté par Gros serveau petit bras le 30/09/2019 06:32
" Alors que la saison cyclonique approche, le risque est réel de voir une partie de la montagne s’écrouler avant la fin du chantier… ", et pourquoi y aurait il plus de risques que ces dernières années??. Même la NRL ne sera pas sûre dans un siècle ou deux!!. Voire même avant.

19.Posté par eric le 30/09/2019 11:17

Un SCCCAAAANDALEUUUU ! comme aurait pu dire George Marchais (je sais la référence est un peu vieille mais ce personnage politique aurait a na pas douter dénoncer cette magouille politique et économique)

Peuple de la Réunion rebelles toi ! c'est avec notre pognon que tous ces gros magouilleurs prospèrent et se fichent de nous !

le zourite n'a pas été vendu... c'est la solution pour finir rapidement cette route en tout viaduc, avec certes un surcout mais ce surcout existe dors et déjà...

Enfin j'espère vraiment que toute la lumière sera faite sur cette affaire et que chaque citoyens / électeurs que nous sommes prendra ses responsabilités...

20.Posté par robert le 30/09/2019 11:27 (depuis mobile)

Il y a des personnes qui veulent se faire remarquer plus que d’autre

21.Posté par A mon avis le 30/09/2019 11:32

A lire dans "Libération"
https://www.liberation.fr/france/2019/09/29/a-la-reunion-la-nouvelle-route-du-littoral-a-le-bec-dans-l-eau_1754356
«On ne peut plus rien faire d’autre ! s’inquiète Karine Nabénesa, conseillère régionale d’opposition. Didier Robert a placé l’ensemble des Réunionnais dans une situation irresponsable.» Et l’élue d’accuser le président du conseil régional d’avoir «menti» aux Réunionnais : «Il voulait remplacer coûte que coûte le tram-train. Alors, pour ces raisons politiciennes, il a lancé le marché de la route, tout en sachant qu’on manquait de galets.» L’intéressé rétorque qu’à l’époque, la question ne se posait pas. «Aucun pingouin ne parlait des carrières», lance Didier Robert, agacé par les conclusions du tribunal administratif, pour qui «le maître d’ouvrage et l’autorité préfectorale ont négligé de lancer en temps utile les procédures». La justice a également estimé que ce «projet se caractérisait par l’absence d’une réelle réflexion sur les moyens d’approvisionnement».

Didier Robert répond qu’il a choisi la solution digue-viaduc - et non pas le tout viaduc - pour réaliser une économie de 140 à 200 millions… mais aussi pour donner satisfaction aux camionneurs qui avaient manifesté sous le slogan «Didier, sauve a nou, donn travail». La digue leur donnait ainsi l’assurance de transporter davantage de roches. Peine perdue, faute de nouvelles carrières, le chantier a vite patiné.



22.Posté par eric le 30/09/2019 16:22

Et oui ce n'est pas parce que tu gagnes entre 10 000 et 20 000 € par mois que tu serais compétent ? il parait même que pour finir tes fins de mois difficiles tu toucherais des pots de vin... ??? c'est dingue non ?

23.Posté par Arsene le 30/09/2019 18:40


24.Posté par Taloche le 01/10/2019 11:57 (depuis mobile)

A post 3.Le destructeur déchu. En raisonnant ainsi, vous donnez beaucoup d''importance à ce Monsieur. Sl vraiment il serait l''auteur de ces embrouilles on peut croire qu''il est un ''superieur''

25.Posté par Projet fisselé le 02/10/2019 03:59

@Éric plus de retour en arrière possible, quand bien même la Zourite serait encore disponible, toute la fabrication a été démolie comme prévu au marché. Il faudrait reconstruire toutes les usines au Port pour fabriquer piles et voussoirs.

26.Posté par eric le 02/10/2019 09:56

25) bien dommage c'est vrai... mais après tout reconstruire ces usines serait peut être mieux que d'attendre des années une situation de blocage/magouillage/politico/économico/ubuesque... ou alors repartons sur l solution des pierres malgaches...

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