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Filière canne : Réunion avortée, les industriels s'expliquent

Mardi 6 Juin 2017 - 17:03

La réunion prévue aujourd'hui entre industriels et planteurs n'a pas eu lieu. Tereos était en effet absent de la table des négociations. Une décision qui a une fois de plus suscité la colère des planteurs. Dans un communiqué, les industriels justifient leur absence par les "violences et dégradations" menées par les syndicats des Jeunes Agriculteurs et de la FDSEA. 

Ils expliquent : "Les industriels sont contraints de prendre acte qu’ils sont dans l’impossibilité de participer à la réunion de ce jour prévue à la DAAF. Ils regrettent que les conditions de sécurité minimum ne soient pas réunies pour leur permettre de progresser dans la discussion avec les planteurs."

Les industriels "déplorent les nouveaux débordements de ce jour et particulièrement les pressions intolérables exercées par les syndicats minoritaires (ainsi que l’entrave à la libre circulation des biens et des personnes) et regrettent que la réunion communément prévue ce jour ne puisse, vu le contexte, se tenir". Tereos se dit toutefois "prêt à travailler à la reconstruction d’un dialogue serein avec les syndicats qui font preuve de responsabilité."

Ce mardi, des planteurs se sont rendus sur le site d'Ercane à Sainte-Clotilde et ont forcé le portail. "Les JA et la FDSEA ont ainsi, une fois encore, mis un coup d’arrêt aux négociations, faisant tout pour que les conditions ne soient pas réunies en faveur d’un dialogue serein et constructif", déplore le Syndicat du sucre.

Et d'ajouter : "Frédéric Vienne, président de la FDSEA, a d’ailleurs reconnu publiquement ce jour qu’il souhaitait faire pression sur la négociation", contrairement à l’engagement qu’il a pris par la signature de la charte de bonne conduite et de respect mutuel il y a moins d’un mois.

"Une attitude irresponsable qui prend en otage ceux qui veulent travailler à construire l’avenir de la filière"

Les industriels "condamnent fermement cette attitude irresponsable qui prend en otage ceux qui veulent travailler à construire l’avenir de la filière canne-sucre. Ils pointent du doigt le comportement de la FDSEA et des JA, syndicats minoritaires, qui compromettent la tenue d’un dialogue serein et constructif, allant jusqu’à se déresponsabiliser en indiquant avoir perdu le contrôle de leurs troupes."

Le syndicat du sucre liste également les débordements rencontrés ces derniers jours : "blocage et intrusion sur les sites de Tereos Océan Indien, à plusieurs reprises, saccage du champ d’eRcane et destruction de variétés expérimentales, intrusions et menaces physiques et verbales sur les lieux de négociation" ou encore la destruction la semaine dernière de deux sondes.

"Intox et désinformation"

Les industriels dénoncent par ailleurs les messages véhiculés par les syndicats minoritaires "visant à faire croire qu’il s’agit, à chaque fois de "la réunion de la dernière chance." Ces syndicats planteurs sont parfaitement au courant du calendrier et des thèmes de travail qui ont été approuvés en comité paritaire et savent qu’il y a encore plusieurs réunions pour progresser." 

Par ailleurs, les industriels déplorent les contrevérités qui continuent à être véhiculées, et parfois reprises à propos du prix de la tonne de canne. Pourtant M. Frédéric Vienne a reconnu lui-même, dans la presse écrite du 31 mai, que "la tonne de canne a augmenté de 28% entre 2005 et 2016".

Et de rappeler : "La tonne de canne rapporte au planteur en moyenne environ 80,3 €. Le prix de référence de 39,09 € qui n’est qu’un des éléments payés par les industriels représente au final moins de la moitié du prix total."
Zinfos974
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1.Posté par Lo kaf le 06/06/2017 17:23 (depuis mobile)

autant de sindicat et au final quand un partit gagne les dessous de table et les autres regarde quel commerage et surtout les usiniers sont des profiteurs qui abuse de leurs statue comme les colons Lol marmaille nou le et seras tjrs exploiter .

2.Posté par lectrice avisée le 06/06/2017 17:51

" Par ailleurs, les industriels déplorent les contrevérités qui continuent à être véhiculées, et parfois reprises à propos du prix de la tonne de canne. Pourtant M. Frédéric Vienne a reconnu lui-même, dans la presse écrite du 31 mai, que "la tonne de canne a augmenté de 28% entre 2005 et 2016".

C'est vrai que nos médias locaux qui emploient beaucoup de "pseudos-journalistes" incapables d'investiguer avec objectivité et ne sachant pas quoi raconter, aiment faire la UNE en interwievant en direct des délégués syndicaux qui aiment se la jouer dur !!!

3.Posté par GIRONDIN le 06/06/2017 18:14

que les patrons planteurs changent d'activités!

4.Posté par La vérité vraie... le 06/06/2017 18:37

C'était prévisible et ils bloquent tout le monde !

5.Posté par TICOQ le 06/06/2017 19:02

Les syndicats, comme d'habitude, mettent le feu et veulent se faire passer pour les pompiers ! Messieurs de la direction TEREOS, ne lachez rien !

6.Posté par Marx le 06/06/2017 19:14

Pendant ce temps, les agriculteurs bio continuent de devoir payer eux-même plus de 500 euros de certification par an juste pour prouver qu'eux n'empoisonnent personne en travaillant...
Tuer la canne et libéré le foncier agricole, il y a de bien meilleurs productions exports pour un teritoire Francais et europeen...

7.Posté par dudulle974 le 06/06/2017 19:38

Qui dit vrai entre certains agriculteurs qui soutiennent que la tonne de canne est payé 39 euros la tonne depuis plus de 20 ans et les industriels qui répondent que la tonne rapporte en moyenne 80 euros aux agriculteurs.Quand je vois tous ces tracteurs neufs bloquer les axes routiers,jai du mal à croire à l'asphyxie financière des agriculteurs...J'attends que les journalistes qui fassent leur boulot en démontrant qui ment sur les chiffres.Il est étonnant que certains s'accrochent à la canne qui nous renvoie aux heures les plus sombres de la Réunion à travers l'esclavage et l'engagisme .La Réunion manque de foncier et de terres cultivables pour assurer son indépendance alimentaire .La canne ne survit que par les subventions et empeche notre ile de se développer.

8.Posté par Ma sonnerie le 06/06/2017 20:56

que les agriculteurs décident d'une année blanche...quite à ne pas obtenir ce qui est demande, alors qu'on ne livre pas l'usinier en 2017.. on verra alors si Tereos décide de quitter la Réunion, et qui prendra sa place...pourquoi pas une structure publique / privée, avec tous les planteurs, l'Etat et le Département..

et une convention de gestion et d'assistance technique pour Tereos..qui ne sera plus propriétaire et faiseur de pluie (bien trop rarement) et de beau temps..

Osons !

9.Posté par loyada le 06/06/2017 20:58

Île de La Réunion : la canne à sucre, un business juteux financé par l’argent public

10.Posté par Ma sonnerie le 06/06/2017 21:00

Frédéric Vienne est capable de parler et défendre ses propos.

Pourquoi les grandes lumières de Tereos, amateurs en gestion de restaurant, se permettent ils d"énoncer ce que tel ou untel a dit ?

Comment le SGAR peut il accepter à ce point de se faire marcher dessus par des betteraviers ??

Comment la Réunion et les Réunionnais, fiers de leur histoire agricole, en sont venus à ce point à quémander ce qui est le fruit de leur terre et de leur sueur ??

Comment les agriculteurs sont à ce point mal conseillés et éclairés ??

Comment les syndicalistes de Tereos n'arrivent ils pas à communiquer auprès de leurs homologues syndicalistes agriculteurs ?

Comment un droit d'alerte n'a t il pas été mis en place au sein de Tereos Réunion par le secrétaire du comité d'entreprise, suite à la promesse des 38 millions ??

Pourtant, il y a bien quelques "experts" locaux prêts à les aider...suffit de demander..

11.Posté par Thierry le 06/06/2017 21:36

Le pot de fer, de sa mauvaise réputation, voudra toujours démontrer qu'il est la victime. C'est le pot de fer. Il doit se faire mou.

Il y a les pro crise qui montreront les tracteurs et ceux qui cachent les grosses berlines des industriels, leurs cocktails, tis fours, bureaux climatisés, etc.

Au pot de terre, il sera toujours anormal qu'il ose taper du poing sur la table. Il doit toujours se soumettre et quémander ... des subventions pour vivre. Et les subventions ne sortent pas de la poche des industriels. Mais ces mêmes industriels perçoivent des subventions "spécial industriel".

12.Posté par margouillat974 le 06/06/2017 21:49

Ca fait quand même des années que les planteurs de canne rouspètent : mais peu de diversification de la production, peu de rendement selon eux. Je ne comprends pas cet entêtement à produire quelque chose qui ne rapporte pas assez. Peut-être que les terres qu'ils cultivent sont trop "fatiguées" pour produire autre chose? Peut-être que les cultures vivrières emploient trop de maind'oeuvre qu'ils ne peuvent pas assumer? Peut-être est-ce l'habitude, ou le seul savoir-faire qu'ils connaissent? Je ne sais pas, mais il serait bon que les réunionnais sachent ce qu'il se passe réellement. L'île ne peut être bloquée à chaque discussion entre Théréos et les planteurs, même si nous pensons que chacun doit faire valoir ses droits.Que vaut la canne à l'export? Quel bénéfice en tire la réunion? Peut-être que si les subventions pour la canne diminuaient et que les subventions pour les cultures vivrières augmentaient l'île de la réunion arriverait à un équilibre entre auto-suffisance alimentaire et emploi? Mais sûrement je rêve!!

13.Posté par Quand on ne sait pas de quoi on parle le 06/06/2017 21:56

Il faut rétablir une vérité, ce ne sont pas "les industriels" mais bel et bien la multinationale TEREOS seule et unique industrie sucrière de l'île, bien qu'elle soit éparpiller en de multiple tentacules histoire de bien faire passer la pilule, que dis-je ?... le suppositoire à tout le monde.
Certes nos "amis" "monoculteurs" (oui la canne c'est de la monoculture ... pas de l'agri lol) ...passons, ne sont pas trop à plaindre de part leurs positions, mais il y en a d'autres moins "riches", dans le besoin, qui se font bouffer, étriper, posséder, déposséder ... et j'en passe.

Si TEREOS décide demain de fermer boutique car non rentable, quelqu'un d'autre prendra la place et ce sera PIRE ou MIEUX selon nos choix.

N'oublions pas que la majeure partie du sucre made in Reunion est "bouffé" non par nous les "locaux" mais part discrètement ailleurs afin de produire les meilleurs sucres, car oui nous avons de la belle canne, mais qui ne sert pas !

Et dernière chose, ce sont les planteurs qui assurent l'emploi des salariés et des dividendes de TEREOS 974, pas l'inverse.

14.Posté par GIRONDIN le 06/06/2017 22:40

Lu sur zinfo l'année dernière, on comprend mieux pourquoi cela bloque!!!


""""La convention canne 2015-2021 (enfin) signée en présence du Premier Ministre
Le 11/06/2015 | Lu 3251

Le Comité Paritaire de la Canne à Sucre (CPCS) a signé ce soir la convention canne 2015-2021 en présence du Premier ministre Manuel Valls, en visite sur l'île, à la préfecture de La Réunion.

Après plus de 100 heures de négociation, les deux parties, Tereos présidé par Florent Thibault et la CGPER représentée par Jean-Yves Minatchy, ont fini par trouver un accord. Le prix global de la prime bagasse est ainsi fixé à 14,50€ la tonne (soit 12,30€ pour les planteurs) au lieu de 9€.

L'Etat a souhaité "répondre à votre demande sur la revalorisation de la "prime bagasse" que vous avez évoqué comme un point essentiel, a commenté Manuel Valls. Les modalités actuelles du calcul du prix de rachat de l'électricité produite à partir de la bagasse auraient entraîné la poursuite dans les années à venir de la baisse qui vous pénalise déjà. Il était donc nécessaire d'en garantir la stabilité car c'est un élément de stabilité des revenus des planteurs et aussi parce que cette production d'énergie renouvelable s'inscrit pleinement dans les objectifs de la transition énergétique."

38 millions d'euros à l'aide nationale annuelle

Autre effort du gouvernement: Le complément de 38 millions d'euros à l'aide nationale annuelle qui sera porté à la connaissance de Bruxelles dans le courant du second semestre 2015. "La perspective de la fin des quotas sucriers en 2017 est une préoccupation légitime, a ajouté le Premier Ministre. Le gouvernement a bien pris en compte les enjeux de cette échéance en termes de risque de pertes de débouchés et de baisse de prix".

Une signature sous tension

Cet accord survient au lendemain de quelques échanges houleux, notamment à cause de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants) qui désapprouvait les termes de la convention. Le syndicat minoritaire souhaite en effet une augmentation sèche du prix à la tonne. Ce soir encore, la tension était palpable devant la Préfecture, où des membres de la FDSEA sont venus exprimer leur grogne.

Soulagement  en revanche du côté de la CGPER. Le président du syndicat Jean-Yves Minatchy, également co-président du Comité Paritaire de la Canne à Sucre (CPCS) estime avoir "été entendu": "Nous avions soumis huit propositions et ces huit propositions ont été retenues."""""

Le 11/06/2015

15.Posté par runny le 07/06/2017 08:48

Comme indiqué dans l'un des post il ne faut pas parler des Industriels mais bien de L'Industriel. Il n'y en a qu'un TEREOS. Il n'est pas uniquement actif dans les usines sucrières locales mais aussi en aval dans les sociétés de conditionnement ainsi que les sociétés de ventes qui existaient à l'époque de Quartier Français à Nantes. Ils seraient même présents en Afrique car Quartier Français avait acheté une usine en Afrique.
Tout cela rapporte beaucoup d'argent . Les comptes doivent bien être déposés non ?

16.Posté par runny le 07/06/2017 08:49

J'ai oublié les prix en métropole ont augmenté !!!! pas baissé

17.Posté par Consommatrice curieuse le 07/06/2017 09:41

Comment expliquer que ces planteurs de canne, culture de l'heureux temps des Colonies,.. pour certains, qui se disent respectueux de leur environnement mais sont les premiers pollueurs de l'île, du sol avec leur engrais et de l'air avec leur bagasse combinée au charbon,...

Qui se disent exploités par Téréos et qui déclarent mourirent de faim depuis des décennies, roulent pour les 9/10ème d'entre eux dans des supers tracteurs dernier cri et des gros 4/4 hyper pollueurs,...

Pendant que les éleveurs des hauts et les maraichers "bio" arrivent péniblement à joindre les 2 bouts alors que La Réunion importe ce qu'elle consomme ???

18.Posté par pittbull974 le 07/06/2017 11:39

L'excès de consommation de sucre rend aveugle. Il est temps de cultiver la canne blanche.

19.Posté par Stef le 07/06/2017 14:05 (depuis mobile)

Soutenons les producteurs de nourriture (fruits et légumes) qui ont moins de subventions et travail tout les jours au champ au lieu de soutenir une culture qui sera jamais rentable. Il passe moins de temps au champs et vivent mieux que les maraîcher

20.Posté par faut maintenir la canne le 07/06/2017 14:11

La canne a de l'avenir et les médailles d'Isautier à un concours témoignent de cette réalité. Les planteurs ne doivent pas lâcher le morceau parce que nous ne sommes plus une colonie et que les droits doivent être préservés. Il faut exporter les produits sucriers: 80% du rhum est consommé ici alors que notre rhum est connu pour être bon ailleurs! Qui cela arrange-t-il que nous ne voyions pas plus loin que le bout de notre nez? Continuez votre combat, les planteurs!

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