Océan Indien

Festival International Kreol: Les gramounes font décoller le bal Rann Zarico

Samedi 26 Novembre 2016 - 07:39

2000 personnes se sont rendues  au Rann Zarico cette années.
2000 personnes se sont rendues au Rann Zarico cette années.
Il n’y a pas d’âge pour s’amuser. Le Rann Zarico en est la preuve. Après près de 10 jours de festivités, le 11e Festival International Kreol touche bientôt à sa fin. Mais avant le point d’orgue de ce soir, avec le Gran Konser, place au traditionnel bal Rann Zarico à Port-Louis, hier.

Quelque 2000 personnes ont apprécié cette fête d’antan dans un ancien hangar, sur le parking IBL Caudan, avec paillettes, strass, lumières, musique et une bonne ambiance. Pour la plupart, des gramounes à ne pas sous-estimer. Si la piste était d’abord peuplée d’une majorité de femmes, les hommes se sont vite prêté au jeu. "C’est notre deuxième Rann Zarico et on adore ça, affirment Marie-Pierre, 65 ans, José, également 65 ans et Louise, 70 ans. Danser c’est notre passion !" Pour Louise, "c’est aussi un moment à passer en famille où on peut partager avec les jeunes".
 

Le Rann Zarico, un patrimoine historique toujours apprécié.
Le Rann Zarico, un patrimoine historique toujours apprécié.
C’est tout le but de l’événement, selon l’organisateur, Nicolas Martin ; que le bal soit "une réunion de plusieurs générations et que notre patrimoine ne soit pas oublié".

À l’époque, le Rann Zarico consistait à inviter du monde chez soi ou dans un lieu public autour d’un grand gâteau. Celui qui trouvait une graine de haricot dans sa part devait organiser le prochain bal. Comme pour notre Epiphanie, une reine et un roi sont désignés mais ce ne sont évidemment plus à eux d’organiser le prochain événement.

 

Xavier-Luc Duval, ministre du Tourisme, veut faire du Festival International Kreol, un événement touristique.
Xavier-Luc Duval, ministre du Tourisme, veut faire du Festival International Kreol, un événement touristique.
Le ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, a aussi participé à la soirée et au découpage du  fameux gâteau. "On célébrait la culture française, anglaise et indienne mais jamais créole, explique-t-il, et c’est pour cela qu’on a décidé de le faire, il y a 11 ans. Le but est de partager cette culture avec l’étranger et d’enlever ce stigma de la langue créole, la langue de l’esclavage. C’est une langue de choix, pas ne langue que l'on utilise parce qu’on ne sait parler ni Anglais, ni Français". Il ajoute : "Le touriste cherche le dépaysement et l’authenticité ; on veut faire de ce festival un événement touristique".
 


Différents groupes ont fait vibrer la foule au long de la soirée.
Différents groupes ont fait vibrer la foule au long de la soirée.

Les familles ont ramené leurs boissons et leur cass-croute.
Les familles ont ramené leurs boissons et leur cass-croute.
Soe Hitchon - soe.hitchon@zinfos974.com
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1.Posté par Grangaga le 26/11/2016 13:47

"Le touriste cherche le dépaysement et l’authenticité ;
Méditt' a li .................l'IRT...........

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