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Courrier des lecteurs

Fausse "égalité réelle" ou politique du précipice


Le président de la République a attendu les quinze derniers mois de son mandat pour consacrer un secrétariat d'Etat à l'un des défis politiques les plus emblématiques et difficiles à relever, celui de l'égalité réelle.

- Publié le Mardi 1 Mars 2016 à 09:20 | Lu 496 fois

Fausse "égalité réelle" ou politique du précipice

Cette décision et la désignation à ce poste d'une ultra-marine, "Marianne noire" symbole de la diversité, auraient du sonner comme une réponse à la déshérence de nombre de nos concitoyens. Elle aurait pu apparaître comme une espérance pour tous ceux qui vivent dans les "marges" de la société française : les ghettos de nos banlieues, nos campagnes en voie de désertification ou encore nos territoires lointains d'outre-mer. Au contraire, la création ce nouveau portefeuille a été moquée et noyée dans la manipulation grossière du dernier remaniement ministériel du quinquennat Hollande.

Ericka Bareigts en est complice. Députée godillot durant quatre ans, elle a nourri le discrédit définitif d'une action gouvernementale à la fois immorale et inefficace. Immorale parce qu'elle est fondée sur la trahison de l'électorat de gauche. Inefficace parce que ces résultats sont désastreux, notamment sur les questions essentielles pour les Français de l'emploi et de la sécurité.

L'outre-mer est une des principales victimes de cette politique de l'artifice et du pétard mouillé, dans la forme comme sur le fond. Dans la forme, l'aspiration légitime des ultra-marins a d'avantage d'égalité est désormais marquée du sceau des petites combinaisons politiciennes. C'est presque normal puisque la politique économique et sociale de la France est dictée par Bruxelles. Il ne reste donc à nos édiles que la gestion des carrières et la jouissance des signes extérieurs du pouvoir.

Sur le fond, la quête de l'égalité réelle est en train de perdre toute référence. A force d'élargissement de l'Union européenne vers l'Est et d'ultra-liberalisme, le temps est au "détricotage" de la préférence communautaire et du modèle social français. Les conséquences de ces reculs seront plus durement ressenties en outre-mer. Ainsi, avec la fin des quotas sucriers attendue dès 2017, les revenus des agriculteurs réunionnais, déjà inférieurs au SMIC en moyenne, vont chuter de près d'un tiers. De même, la réforme du code du travail, telle que proposée, ne peut qu'amplifier dans nos territoires la précarisation de l'emploi, déjà favorisée par un chômage de masse.

Aussi, quel sens "réel" peut on donner à l'"égalité" prônée par le gouvernement socialiste, sinon celui du nivellement par le bas ? Dans son secrétariat d'Etat, Ericka Bareigts a-t-elle une autre fonction que celle de représenter, auprès des plus pauvres, un syndic de faillite qui après avoir ruiné le pays entend désormais saper ses valeurs de solidarité ? Participe-t-elle à cette entreprise de destruction de la France par ignorance, par conviction ou par intérêt ? Quelle que soit la raison de cet engagement suicidaire, comment ne pas être triste qu'il soit porté par une élue des Réunionnais ?

Hugues MAILLOT
Secrétaire départemental de Debout La France
Délégué national à la continuité territoriale de l'outre-mer





1.Posté par Marcel le 01/03/2016 12:02

Ah ah ! Il n'y a rien de plus réel une courbe du chômage qui ne s'inverse pas.

2.Posté par République le 01/03/2016 14:37

Les remaniements d'un gouvernement sous la Ve République sont des opérations classiques pour coller à l'opinion d'une période, pour relancer l'action. Le pouvoir use, quel que soit le pouvoir, et les circonstances !
Si la nomination d'Erika Bareigts a été moquée, il faut y voir un comportement classique de l'opposition ; mais c'est autre chose pour ceux qui remplissent leur opposition de rancœur personnelle, d'autant plus marquée quand ils viennent directement ou indirectement de milieux proches de ce pouvoir. On cherche toujours à punir plus profondément ses anciens amis.
Et le tout, au lieu de développer des propositions argumentées, et ne pas se contenter de dire : il suffit de... Sur bien des sujets (le monde agricole, et autres), il n'y a pas de solutions simples, capables de renverser rapidement des situations. Il y a à négocier, à proposer, à rectifier, à évaluer, à défendre les processus d'application, etc. À bien saisir les réalités du terrain pour mieux avancer sur du solide ! Une Marine Le Pen commence à comprendre à propos de la sortie de l'euro qu'elle préconisait hautement jusqu'à ces derniers temps.
Quant à la place de la Réunion dans la France, elle a toujours été difficile dans l'Histoire, depuis le début du peuplement de l'île ; et outre la question de zone géographique d'influence, la part des régions de l'outremer dans ces gouvernements n'obéit pas pleinement à une question de rapport de forces politiques... peut-être à une propension à vouloir calmer un ceux qui ont l'habitude à faire beaucoup de bruit. La aussi, le jeu est loin de l'efficacité !

3.Posté par KLD le 01/03/2016 18:17

on dit "l'habitude à faire " ou "l'habitude de faire " ? je sais , on s'en fout , mais ça me rappelle des intervenants ............ sur le fond , j'ai aimé la première phrase du "debout la France " local. Après , ça dérape..................... comme d'hab . NRL.

4.Posté par Question bête le 01/03/2016 18:33 (depuis mobile)

Commençons par egaliser les salaires ? Qu en pense Hugues, le dga du département?

5.Posté par @Questionbête le 01/03/2016 19:06

Renseignez vous Question bête... Vous verrez à quel point votre question est... bête ;-)

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