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Face à leur directeur, personnel et étudiants de l'ESA prennent le pouvoir

Lundi 16 Septembre 2013 - 14:05

Face à leur directeur, personnel et étudiants de l'ESA prennent le pouvoir
Etrange manège que celui d'un directeur d'école contraint de faire les 100 pas à l'extérieur de son établissement. La rentrée de l'Ecole supérieure d'art de la Réunion, située au Port, est complètement paralysée par la grève des étudiants et personnels enseignant, administratif et technique.

Derrière les grilles du portail, un cordon de manifestants filtre les entrées au compte-gouttes. Ce qui offre un spectacle étonnant d'un directeur privé de bureau.

La coupe est pleine pour le personnel. "Nous avons, à l'issue de chaque conseil d'administration, cru M. Kocek sur les engagements qui venaient d'être signés", affirment les syndicalistes de la FSU. Devant les promesses non tenues, selon Patrice Dijoux, représentant du SDUCLIAS-FSU, cette grève devenait inévitable.

Face à leur directeur, personnel et étudiants de l'ESA prennent le pouvoir
Ses collègues parlent de "dévalorisation des compétences vis-à-vis du personnel" qui a pourtant fait ses preuves depuis plus d'une décennie. Dernier exemple en date : l'éjection du coordonnateur pédagogique. "M. Adriano Micconi a été mis à pied pour 10 jours. Alors qu'il devait reprendre ces jours-ci, il est aujourd'hui arrêté pour dépression", signale Cédric Mong-Hy, enseignant à l'ESAR. "Au début, on était patient, on attendait qu'il prenne ses marques", raconte-t-il, sauf que cette patience, deux ans après l'arrivée du nouveau directeur, est largement entamée. "Aujourd'hui, le dialogue est complètement rompu", selon ses termes.

Le principal concerné minimise l'impact de cette grève. "Je tiens à le dire : il n'y a qu'une minorité d'étudiants et de personnels enseignant et administratif en grève", fait-il savoir. Thomas Kocek livre enfin sa version des faits sur l'éviction du coordonnateur pédagogique, apprécié des étudiants et jamais mis en doute par ses collègues.

"Il n'a pas été mis à pied. Il a fait l'objet d'une suspension conservatoire", explique-t-il. Selon le directeur, il attend de l'enseignant visé pour fausse déclaration en 2010, "la présentation en bonne et due forme de son diplôme". Un pré-requis indispensable pour que l'ESAR puisse prétendre à l'agrément de son Master par l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AÉRES). Une évaluation dont le processus commencera en février 2014.


ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par noe le 16/09/2013 14:45

Les jeunes ne veulent plus apprendre en allant en classe depuis que Hollande leur donne 486 € de primes à ne rien faire de leurs 10 doigts ...Ils trouvent tous les prétextes pour se la couler douce même en faisant grève !

2.Posté par MC le 16/09/2013 15:49

Ce monsieur décidément bien malhonnête fait croire que l'ESA n'a pas l'agrément de l'AERES ,ce qui est complètement faux!!et que ce serait le diplôme de M. Micconi qui l'empêcherait de l'avoir! c'est le renouvellement de cet agrément qui risque de poser problème vu sa propre incompétence!Il sent venir le boulet de canon et détourne l'attention sur cet enseignant qui d'ailleurs enseignait aux Beaux-Arts de Marseille auparavant.

3.Posté par JANUS le 16/09/2013 16:41

Drôle de démarche de ce directeur ... et aussi une grande méconnaissance du Droit du travail ...

Son responsable pédagogique a bien été suspendu de ses fonctions ... et cela s'appelle bien "une mise à pied" dans le droit du travail ...
On distingue la "mise à pied" simple qui est une sanction ... et la mise à pied à titre conservatoire qui consiste à éloigner l'enseignant de son lieu de travail en attendant une décision de la direction ...

Si on demande à cet enseignant de justifier d'un diplôme, quel est l'intérêt de le mettre à pied ... Il peut très bien rester sur son lieu de travail en attendant de recevoir une copie de son diplôme de l'académie de Venise ...

Cette mise à pied n'avait aucune raison d'être sinon de vouloir se débarrasser de cet enseignant ...

Pourquoi Monsieur KOCEK ne dit-il pas qu'il a demandé plusieurs fois à cet enseignant de démissionner ???
Pourquoi Monsieur KOCEL n'explique-t-il pas pourquoi il a demandé à un enseignant de venir dans le bureau d'un psychiatre, dans une clinique privée, pour une réunion de travail qui s'est révélée être un vrai guet-apens ???
Pourquoi Monsieur KOCEK n'explique-t-il pas pourquoi il a laissé ce psychiatre interroger cet enseignant sur son diplôme ???
Pourquoi Monsieur KOCEK, directeur de l'ESA, ne fait pas ses entretiens professionnels dans son bureau, dans les locaux de l'ESA ???
Pourquoi Monsieur KOCEK n'a-t-il pas demandé à cet enseignant une copie de son diplôme en lui faisant un simple mail ???
Pourquoi Monsieur KOCEK s'est-il dépêché, cinq minutes après cet entretien dans une clinique privée, chez un huissier pour faire remettre un courrier à cet enseignant ???
Pourquoi Monsieur KOCEK, lors de cet entretien dans une clinique privée a-t-il menacé de licencier cet enseignant s'il n'acceptait pas de démissionner immédiatement ???

Beaucoup de questions auxquelles Monsieur KOCEK devrait répondre publiquement s'il veut être considéré comme un directeur qui assume pleinement ses décisions ... sans avoir à se cacher derrière un psychiatre ...

4.Posté par bernard le 16/09/2013 20:45

Parce que M.Miconni est quelqu'un qui se permet d'user de sa position pour coucher avec des étudiantes dont le niveau est proche du néant pour leur donner leur diplôme.

5.Posté par Caton2 le 16/09/2013 22:46

Qu'il est difficile de se battre contre des pratiques de république bananière où les soutiens politiques comptent plus que les diplômes ou les compétences professionnelles! Je ne connais pas ce directeur, mais j'imagine l'ampleur de sa tâche! Virez le, celui qui le remplacera sera confronté aux mêmes problèmes. La compétence auto-proclamée c'était bon à l'époque où Monsieur Séraphine était le directeur de l'ESA. C'est fini désormais...

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