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Fabrication de masques : associations et personnes intéressées, faites-vous connaître !

Lundi 11 Mai 2020

Le maire de Saint-Paul, Joseph Sinimalé, souhaite organiser la filière de fabrication de masques en tissu sur son territoire. Objectif : produire en masse pour répondre à la demande.
 
9h ce mardi matin, les machines à coudre, les fers à repasser… tournent à plein régime dans ce local de Saint-Gilles-les-Hauts. Deux salles de l’ancienne école du quartier, mises à disposition de l’association Ti tang récup’ par la ville sont aujourd’hui transformées en une petite usine de manufacture de 22 salariés et 6 encadrants.
 
Avec la crise du Covid-19 et le besoin urgent de masques de protection, l’association présidée par Jean-Pierre Utzéri a dû réorienter sa production. La fabrication de «cabas péi » à l’aide du textile recyclé a été abandonnée au profit de masques confectionnés aux normes AFNOR.
 
Aux commandes de cette unité de production, Sylvie Bruno, responsable de la filière recyclage textile à Ti tang récup’. « Entre ici à Saint-Gilles-les Hauts et notre atelier de Saint-André nous fabriquons 2 500 masques par jour selon des normes sanitaires strictes », explique-t-elle. Des masques exclusivement réservées à des sociétés ou à des collectivités.


À l’image de Ti tang récup’ qui recevait ce mardi matin la visite du maire de Saint-Paul, bon nombre d’associations saint-pauloises, mais aussi de simples citoyens se sont lancées dans la fabrication de masques. Bien souvent, de manière inorganisée et sans doute parfois sans un respect des règles sanitaires imposées. D’ou l’appel du maire de Saint-Paul à l’ensemble des structures pour une véritable organisation de la filière.

« Nous allons mettre des locaux à disposition mais aussi les équipements. C’est une nouvelle filière créatrice d’emplois. L’État est prêt à nous accompagner », souligne le maire de Saint-Paul. L’objectif affiché par Joseph Sinimalé : lancer sur le territoire de Saint-Paul une production en masse de masques tout en respectant les règles sanitaires aussi bien pour les intervenants que pour les produits. « Je suis certain qu’on peut y arriver avec toutes les initiatives. Ces masques seront destinés de la population », insiste le maire.
 
Un peu plus loin, dans les locaux de l’ancienne usine de Savanna, Emmanuelle Nativel a tronqué ses talents de « prototypeur » avec la réalisation de masques en tissu. La « patronne » de l’atelier Andarun, qui avait largement anticipé ce besoin de protection individuelle a dû elle aussi accroître son équipe de production. Grâce à ses différents partenaires, dont la ville de Saint-Paul, l’État ou encore le Département, son équipe initiale de 10 personnes a été multipliée par trois. « Nous avons une production de 2 000 masques par jour qui sont destinés à des entreprises privées mais surtout aux professionnels de santé », explique Emmanuelle Nativel.


En attendant de pouvoir regrouper les structures, la ville a lancé un recensement des ateliers de fabrication nés d’initiatives individuelles s’appuyant sur un savoir-faire. Elle invite par ailleurs les associations et personnes intéressées à se faire connaître à cette adresse suivante : secretariat.maire@mairie-saintpaul.fr.

 



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