Education

FSU : une rentrée dans l'inquiétude

Mercredi 1 Septembre 2010 - 17:49

La rentrée placée sous le signe de la réforme inquiète les enseignants. Suppression de postes, choix budgétaires et non pédagogiques...Les problèmes déjà existants ne sont pas résolus mais voilà que de nouvelles difficultés se profilent à l'horizon. Pour la fédération syndicale unitaire, l'inquiétude est bien présente.


La Fédération syndicale unitaire (FSU) a fait sa rentrée aujourd'hui. Cette nouvelle année ne laisse rien présager de bon pour l'enseignement à La Réunion. Les réformes et les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement risquent de porter atteinte à la qualité de l'enseignement. "D'une manière générale, on fait des choix, non plus en fonction des besoins mais en fonction des budgets". Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale adjointe de la FSU (Fédération Syndicale Unitaire) reste très critique après la venue du ministre Luc Chatel. "Il a voulu être rassurant, mais cette rentrée, c'est la chronique d'une catastrophe annoncée !".

Un livret personnel de compétences (LPC) aux contours flous

Le LPC est imposé cette année. Il vise à évaluer les élèves d'après un socle qui comprend sept piliers. A terme, il devrait remplacer le Brevet des collèges. Pourtant, pour les enseignants, les modalités de ce LPC sont encore trop floues. C'est le chef d'établissement qui doit valider les compétences: les évaluations risquent donc d'être arbitraires et on s'éloignerait du niveau national du brevet des collèges.

De l'histoire de l'art au collège: "oui, mais il faut des moyens supplémentaires"

Pour Michel Zerwetz, secrétaire académique du SNES (personnels enseignants des lycées et collèges), la généralisation de l'heure d'Histoire de l'Art au collège est une bonne initiative. Sauf que"cette discipline supplémentaire ne génère aucun moyen supplémentaire (ni matériel, ni en personnel). Ce sont les profs de Lettres, d'Arts plastiques, ou d'Histoire-Géographie qui doivent les prendre en charge".

Un affaiblissement des filières technologiques

"L'esprit qui prévaut actuellement tend vers l'économie de moyens et de professeurs", souligne Evelyne Derriennic, secrétaire académique du SNUP. Selon elle, le gouvernement voudrait supprimer la voie technologique (les séries STI, STT, ou encore STG) car trop coûteuse. "Mais ils font ça à petit feu en supprimant la part des matières techniques dans le tronc commun". Au lieu de se tourner vers les séries technologiques, les élèves iront donc, soit en Bac Pro, soit en CAP, soit en filière générale.

Le Bac Pro en trois ans: une aberration

Cette année est celle de l'implantation définitive du Bac professionnel en trois ans au lieu de quatre. Une réforme qui va logiquement entraîner une suppression de postes. " Le problème est que  nos enseignants se retrouvent avec une augmentation massive d'heures supplémentaires imposées", explique Evelyne Derriennic, secrétaire académique du SNUP. Par ailleurs, avec la mise en place des CCF (Contrôles en cours de formation), ce qui correspond à du contrôle continu, les professeurs passent leur temps à évaluer. Ces mêmes CCF annoncent la fin du caractère national du diplôme. " Maintenant, on a des diplômes "maison", dont le niveau est apprécié uniquement par les enseignants", continue Evelyne Derriennic. Un autre problème de ce bac en trois ans: il est difficile de trouver une place en stage pour tous les élèves.

La rentrée du FSU se fait donc sous le signe de l'inquiétude, mais aussi de la revendication. Le syndicat a donc décidé de lancer un mouvement de grève le 6 septembre prochain, en plus de celui du 7 septembre, à Saint-Denis et Saint-Pierre à partir de 9h30.
Zaïa Ayama
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1.Posté par Ou est mon Prozac ? le 01/09/2010 18:49

Mon dieu La tête de dépresso ! La rentrée les inquiète ? ils auraient du prendre un peu de vacances !

2.Posté par noe974 le 02/09/2010 06:35

Trop de changements d'un coup et cela inquiète les professionnels de l'Education . C'est légitime mais dans un Monde qui bouge et qui a besoin de rénovations ne doit-on pas boulverser les vieilles pratiques pour faire mieux ?
Le Monde de l'Education (= le Mammouth) aime rester sur ses acquis et ne veut pas trop changer ses habitudes .
Dès qu'on propose quelque chose , on s'inquiète mais sans proposer pour un mieux-vivre à l'école .
L'école de grand-mère est finie et certains croient encore au Père Noël !!!

3.Posté par va s'y noe974 le 02/09/2010 11:08

changer parce qu'il faut changer voilà une excellente idée noe974. C'est vrai il sont vraiment chiant sces profs à râler conte la suppression de pans entiers de programmes d'histoire, d'économie, par l'instauration du tronc commun au lycée qui ne laisse plus de place au choix de l'enseignement, des coupes massives de ceux qui encadrent les enafants. C'est vrai ta raison néo974 laissons le ministre donner du temps de cerveau disponible à nos enfants pour regarder la ferme célébrités. vive l'école de TF1 et merci noe974.

4.Posté par profkréol le 02/09/2010 12:13

Le SNES et la FSU sont responsables de la "déportation" cette année de plusieurs lauréats de la Réunion en métropole pour leur stage de fonctionnaire stagiaire. Devant les médias ils critiquent le gouvernement et Luc Châtel. En commissions ils approuvent les réformes et ils sont plus élitistes que la droite.
Allez, Basta la FSU, l'avenir ce n'est pas vous.... Continuez à chercher le sable sous les pavés.

5.Posté par le congo chez tintin le 02/09/2010 13:48

Le SNES et la FSU sont responsables de la "déportation

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même avec les guillemets, c'est plus qu'abuser !

Surenchère verbale, sempiternel discours de victimisation...on a bien affaire à un coco pei prof adepte de la discrimination (positive...attention !!! )

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