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Economie

Etes-vous inquiet de la crise financière ?


Par Karine Maillot - Publié le Mardi 7 Octobre 2008 à 19:05 | Lu 12892 fois

Etes-vous inquiet de la crise financière ?
La crise financière ébranle l’économie sur le plan mondial.
Cette situation inquiétante a débuté suite à la crise des « subprimes » qui s'est déclenchée au deuxième semestre 2006 avec le krach des prêts immobiliers (hypothécaires) à risques aux Etats-Unis. Les emprunteurs, souvent de conditions modestes, se sont retrouvés dans l’incapacité de rembourser. Jean-François Mozer disait dans un récent reportage qu’il fallait laisser les chefs des grands états réguler la crise, car nous avons suffisamment de grains à moudre ici. Mais les épargnants, et on peut les comprendre, s’inquiètent pour leurs dépôts. Et vous, êtes–vous inquiet d’une éventuelle faillite du système libéral?




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181.Posté par Logique le 06/03/2009 17:42

Je ne suis d'accord avec Cambronne que sur un point:
Si le régulateur est stupide, la régulation est stupide.

Certains affirme que la régulation est TOUJOURS stupide, alors que j'ai la faiblesse de croire qu'elle ne l'est pas par nature. Vouloir tout réguler est idiot, vouloir limiter les dérives ne l'est pas.
Entre le bolchevisme et l'ultra-libéralisme, il y a un sacré espace...

Qu'est-ce qu'un bon régulateur?
- C'est quelqu'un qui comprend ce qu'il fait et pourquoi il le fait
- C'est quelqu'un qui a en ligne de mire l'intérêt commun (en tant que somme de tous les intérêts particuliers) et pas certains intérêts particuliers qui lui sont plus particulièrement profitables
- etc.

Tirer sur la régulation économique par principe, c'est un peu prétendre que la loi qui interdit le vol ou le meurtre est inutile, le "marché" se régulant tout seul: Les victimes tueront les voleurs et les assassins et, en fin de compte, tout ira bien

Nier l'utilité de toute régulation c'est affirmer que le code de la route est inutile:
Laissons les petits cons rouler à 130 km/h devant les écoles,certes ils écraseront certes quelques gamins, mais ils finiront par se planter tout seuls contre un arbre, non?

"La main invisible du marché" est le truc magique qui fait que tout se régule toujours "au mieux"
Mais au mieux pour qui?
Au prix de quelles convulsions?
Et qui y perd sa culotte à chaque fois?
Qui doit renflouer les banques stupidement cupides?

Trop régulées les banques? C'est pour ça qu'elles ont fait d'investissements profitables à court terme et pourris à long terme?
C'est le régulateur qui demandait ça?

L'idéologie pousse à penser au delà de la logique la plus élémentaire, parfois...

180.Posté par cambronne le 20/01/2009 16:04

Ce n'est pas pour me vanter je n'avais pourtant pas de boule de cristal , mais tout de même, après les attaques des bolcheviks et la débandade de notre gouvernement beaucoup de sang neuf semble avoir irrigué le débat d'idées autour de cette mystification de crise depuis ma première ouverture sur la crise dans les colonnes de Z'infos 974...

Ce qui passait pour un point de vue totalement iconoclaste au début de la crise,
de dire et d'affirmer que
"Ce n'est pas une crise du marché, mais une crise de l'interventionnisme excessif des états sur les marchés",
commencerait donc à trouver un certain écho, au sein de ce que j'appellerai
"la gauche traditionaliste moderne", celle qui admettrait enfin que la supériorité de l'économie de marché sur l'économie administrée pour produire des richesses, et qui ne se différencie des libéraux que sur l'importance des mécanismes redistributifs à mettre en place.
J'ai eu l'occasion d'évoquer ici même dans des répliques l'émergence d'une gauche qui ose se prétendre libérale, entre les Valls en passant par les Delanoë. Quand bien même on puisse trouver à redire à certaines de leurs positions, ces personnes offriraient ils au débat politique français des perspectives nouvelles?
C'est en découvrant les inepties gauchistes du Monde de mercredi dernier pour revenir sur Cinq propositions de Sarkozy anti libéral pour renforcer concrètement la nouvelle régulation mondiale des acteurs financiers et encadrer leurs activités. Pendant quelques semaines, les courbes de l'économie se sont creusées sous le souffle de l'Histoire. Faut il croire que les frrançais ont eu peur de revenir un siècle en arrière, un siècle de haine et de guerres. Peur, de suvivre d'un soulagement provisoire : ce ne sera qu'une récession. Mais bon Dieu quel gâchis ! Car il faut vivre dans un univers bien éthéré pour ne voir dans ce qui s'est passé que la simple revanche de l'Etat sur les marchés, de la régulation sur la dérégulation, de l'Europe sur les Etats-Unis. .

On aurait pu croire que la crise actuelle allait les forcer à se faire tous petits et recentrer la gauche sur les "valeurs" paléo-marxistes de certains scribouillards gauchistes ou du porte parole officiel d'Hugo Chavez en France. A mon agréable surprise, il semble qu'il n'en soit pas ainsi.

Suffit de continuer sur le même sujet le même jour dans les Echos, sous la plume de Jacques Delpla, il est rappelé que, selon Dominique Strauss Kahn,

La crise actuelle est une énorme faillite des régulateurs bancaires, selon DSK. "l'effondrement financier actuel n'est pas né là où on l'attendait, dans les secteurs non régulés de la finance. Mais au sein des banques, le secteur le plus régulé de l'économie."

Si le directeur du FMI le dit...cela doit être vrai ... mais il y a mieux encore dans le genre.

Ce n'est pas la fin du capitalisme, ce n'est pas la remise en cause de l'économie de marché. Ce n'est même pas seulement une crise de la dérégulation. Elle n'est née ni des hedge funds (fonds spéculatifs), ni des paradis fiscaux, mais aux Etats-Unis et sur un segment de marché assez régulé, les crédits hypothécaires. Elle a, dans l'histoire des crises financières, la caractéristique unique de venir de ce que les banques ont trop prêté... aux pauvres. Le dérèglement ne vient pas seulement de la dérégulation, mais aussi d'une mauvaise régulation, doublée d'une passivité des autorités face aux contournements de la loi.

Mauvaise régulation que celle qui forçait les banques américaines à prêter aux communautés les plus défavorisées, et qui leur permettait ensuite de socialiser ce risque auprès d'agences privées sous-capitalisées - donc très rentables aux heures fastes - et bénéficiant de la garantie de l'Etat. Pile l'actionnaire gagne, face l'Etat perd. Mauvaise dérégulation que celle qui permettait de replacer ces prêts auprès de la clientèle dans des produits endettés et assurés par des assureurs sans capital.

Certes, les gracques omettent "prudemment" de préciser que les "agences privées sous capitalisées bénéficiant de la garantie de l'état" dont ils parlent, à savoir Fannie Mae et Freddie Mac, bénéficiaient non seulement d'une garantie, mais aussi de subventions importantes par voie fiscale, qu'elles étaient dispensées de la même rigueur que les établissement vraiment privés dans la transparence de leurs comptes, et qu'elles se sont livrées à une surenchère de lobbying politique pour conserver leurs avantages dans les années 2003-2007, alors que leur direction, ouvertement soutenue par le parti démocrate, était engluée dans des scandales comptables portant sur des milliards de dollars. En contrepartie, elles étaient soumises à des objectifs politiques très stricts en terme de rachat de prêts à des familles à faibles revenus.

C'est beau comme un texte de Pascal Salin, lequel écrivait dès le 1er octobre dans "les Echos":

La cause essentielle de cette crise provient en effet de l'extraordinaire variabilité de la politique monétaire américaine au cours des années récentes. Or celle-ci est bien évidemment décidée par des autorités publiques et non déterminée par le marché. C'est ainsi que la Fed est passée d'un taux d'intérêt de 6,5 % en 2000 à un taux de 1 % en 2003. Il y eut ensuite une lente remontée à partir de 2004 jusqu'à atteindre 4,5 % en 2006. Pendant toute la période de bas taux d'intérêt et de crédit facile, le monde a été submergé de liquidités.

Vous l'avez compris: il se dégage un consensus entre libéraux et "gauche intelligente" -- c'est à dire celle qui sait qu'elle devra prendre des décisions basées sur la réalité des faits si elle se retrouve au pouvoir...--- sur les causes de la crise.

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