Courrier des lecteurs

Et si on parlait chômage, et de son partenaire l'UNEDIC ?

Mercredi 17 Janvier 2018 - 10:45

Nous y sommes syndicat et patronat ont engagé les futurs négociations sur la réforme de l’assurance chômage depuis le 11/01/2018.

A rappeler que comme la taxe d’habitation  nous sommes dans une promesse  de campagne de notre président de la république. Devons-nous lui faire confiance ? Les objectifs fixés : ouvrir les droits aux indépendants, aux démissionnaires « nous en avons parlé dernièrement l’affaire n’est pas dans le sac » et sur l’une des plus grandes injustices la précarité…

Ce qu’il nous faut retenir et surtout souhaiter de bons accords a l’UNEDIC qui aurait fait bénéficier à plus de 3 ,6 millions de nos concitoyens des avantages sur l’exercice 2016.

Mais quelles en sont les conditions pour en bénéficier ? 

Il faut savoir que l’assurance chômage vous permet de prétendre à l(ARE). Vous avez perdu votre emploi d’une façon non volontaire, à la suite d’un licenciement, à la fin d’un  CDD, d’une mission d’intérim, ou d’une rupture conventionnelle. Vous pourrez en bénéficier sous certaines conditions :

-Avoir cumulé au moins 88 jours ou 610 heures travailles dans les 28 derniers mois, pour les + de 53 ans  ce sera 36 mois.

-Ne pas bénéficier de la retraite ou retraite anticipée.

-Etre physiquement apte à travailler et surtout habiter en France.

Parlons de vos indemnisations ?

Une allocation minimum de 28,86 € brut par jour, un net serait plus judicieux pour ces hommes et femmes se retrouvant à la rue ? Pour la petite histoire ils osent avec une pointe d’humour nous annoncer plus votre salaire sera faible plus vous serez indemnisé !  Continuons notre démonstration vous avez 1100€ vous aurez 79% de votre salaire avec 3000€cela se traduira par 64%, mais il faut savoir malgré tout que dans la justice sociale certains de nos indemnisés peuvent et touchent plus 6291,90€ net. Une aide que nous devons accepter et comprendre si vous trouvez un autre poste moins payé que le précédent vous pourrez  cumuler votre indemnisation chômage avec votre salaire il est évident que celui-ci ne devra être supérieur au salaire initial. L’UNEDIC annonce fièrement que 1,7 millions des allocataires pourraient être impactés.

Parlons de la durée ?

Deux cas bien précis tu as moins de 55 ans 24 mois, plus de 55 ans 36 mois .Il y a automatiquement un délai de 7 jours avant de percevoir des indemnités et n’oublions pas de le mentionner le délai ne sera jamais supérieur 75 jours. Ce qui pourrait peut-être nous rassurer  les demandeurs n’utiliseraient que 68% de leurs allocations.

Peut-on perdre  son allocation (ARE) ?

Sur ces conditions il sera relativement difficile d’accepter et de comprendre, le monde du travail reste loin des réalités.  14% des inscrits actifs furent radiés de la liste de pôle emploi .Une question qu’appelle ton un emploi estimé raisonnable ? À mon sens les critères sont plus qu’aléatoire ? Et bien pour nous montrer qui décide vous risquez 30 000€ d’amende pour fausse déclaration et une radiation de plus d’un an. Et oui il est plus facile de condamner le monde du travail que le monde de la finance. Une position de bon sens en cas de création d’entreprise l’on peut toucher 45% des allocations qui restaient à venir.

Je ne vous parlerez pas  de ceux qui n’ont pas le droit à l’assurance chômage, bien que l’égalité nous l’imposerez ? Alors imposons cette forme d’égalité, mais je crains que dans un pouvoir ultra libéral nos idées ne serons jamais prisent en considération nous ne pesons pas assez sur la balance économique …
Marc Marie Citoyen dans la ville
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1.Posté par chikun le 17/01/2018 13:17

Fini le pôle emploi, comme La caf, l'urssaf, les congés payés, etc. Ce sont les patrons qui sont obligés de faire le travail des fonctionnaires de ces organismes publics. La DSN est obligatoire depuis le 1er Janvier 2018 et met en oeuvre une déclaration en ligne de tous les salaires , absences, arrêts de travail etc de tous les membres d'une entreprise . Big brother va s'occuper des délégués syndicaux et autres malades chroniques des entreprises , publiques ou privées. Pour l'instant les syndicats font le dos rond . Ils en ont tellement profité depuis 1968 . Comment des salariés peuvent-ils réclamer plus de droits et de paye qu'un chef d'entreprise ? C'est le mystère de la France dégénérée de 2018 ? Voila pourquoi tous les emplois sont partis en Chine Corée, Japon ....
Hein?! Hein !?

2.Posté par margouillat974 le 17/01/2018 15:49

@ 1 Parce que tes Nike sont fabriquées par des esclaves sous-payés qui travaillent 15 h par jour qui mangent et dorment dans l'atelier : ça c'est pour les ouvriers " ordinaires". Pour les prisonniers de cette jolie démocratie, c'est travail obligatoire, coups et enfermement jusqu'à la fin de la vie. En ce qui concerne les normes sanitaires, qualités et et sécurité des ouvriers comme des consommateurs : c'est la roulette russe !! Mais avec leurs main-d'oeuvre "bon marché" , leurs matières premières polluées, ils ont réussi à envahir le marché occidental avec leur camelote ( tout le monde achète parce que c'est pas cher, et souvent, parce que c'est " éphémère!) .
Et ne t'inquiète pas, ils arrivent en Europe, tu auras tout loisir d'admirer leur " savoir-faire"!
Tu rêves encore d'être chinois, coréen, thaïlandais? Le plein emploi, c'est beau!
Va plutôt regarder comment est dépenser l'argent que tu donnes aux impôts

3.Posté par Moi président le 17/01/2018 17:54

L'avenir des travailleurs, c'est d'être à la fois salariés et patrons. Mais dans de nombreux cas, il faudra trouver des moyens de financement extérieur.
Pas obligé d'émettre des actions cotées en bourse et donc livrées aux appétits spéculateurs des autres travailleurs, il y a des moyens plus sobres et sûrs que ça.
Le "big bizness", on le laissera aux multinationales, et on reprendra ce qu'elles abandonneront sur le chemin et qui sera encore viable.

Dans tous les cas, il ne suffira pas d'ouvrir une boîte et de se dire "ça va tomber tout seul". Il va falloir songer à exporter, en misant sur la qualité et l'originalité plutôt que sur le rapport de prix.

Il faudra aussi avoir le courage de se lancer à l'assaut des autres pays de l'UE (du Portugal aux Pays baltes, en passant par l'Irlande). De cette façon on diminuera le chômage en France, donc le poids fiscal sur les ménages et les entreprises, et globalement on finira par tous y trouver notre compte.

Il faudra aussi réfréner nos envies de consommer, préférer acheter local, national, communautaire, laisser les camelotes pourrir dans les entrepôts des importateurs, afin qu'ils se décident à importer de la qualité, plus chère, face à laquelle nos propres produits combattront de façon plus équitable. Prendre en compte le facteur environnemental des produits proposés.

Bref, tout un programme, un défi à relever, mais il est noble. Les jeunes d'aujourd'hui sont formés dans cet esprit-là, et ce ne sont pas eux qu'on entend pleurnicher régulièrement. Ca tombe bien, car l'avenir du pays et de l'Union, c'est eux.
Tout le reste n'est que blabla stérile et ça n'est pas nouveau si on se réfère aux résultats des élections ces 10-15 dernières années.

4.Posté par margouillat974 le 17/01/2018 21:44

Rêve debout : que peut faire le boulanger du coin contre une grande enseigne de supermarché qui vend sa baguette à 0.65 euro?
Que peut faire le plombier du coin , auto-entrepreneur, contre une société internationale de service à la personne?
Que vont faire les professionnels qui dépendent de confréries, quand un chinois vendra ses services par l'intermédiaire d'une plateforme de service à 20 euros?
Demain, tous patron : non, seulement taxables et corvéables pour ne pas mourir de faim.
Vous avez peut-être les moyens de subvenir aux besoins de vos vieux parents et d'aider vos enfants à " démarrer dans la vie", mais dîtes-vous que vous êtes un privilégié.
Avant de penser à exporter, au marché international, il faut d'abord un soutien : les parents n'ont plus d"épargne, les banques ne prêtent plus , occupées qu'elles sont à racheter et revendre les mêmes actions et bons du trésor pour que le cours ne s'effondre pas brutalement.
Les multinationales ne laisseront RIEN : même en cas de scop, elles préfèrent détruire les machines, plutôt que de les revendre à la concurrence ou de les laisser aux repreneurs.
Réveillez-vous, le monde, il est pas gentil, comme disait notre précédent président !

5.Posté par Moi président le 18/01/2018 02:24

@5 Ce bon vieux Margouillat

Le boulanger est artisan : il a le pouvoir de création, il a le pouvoir de décision. Les grandes surfaces ne décident rien, ne créent rien, elles ne servent que d'intermédiaires entre l'industriel et le consommateur. C'est un avantage stratégique pour l'artisan.
D'autre part, il n'y a pas de grande surface partout, il faut compter le coût du déplacement (justifié uniquement si les courses sont conséquentes) ainsi que le temps (qui vaut plus que l'argent), le risque (d'accident), l'usure du véhicule. Quand des gens veulent du pain frais, ils préfèrent encore aller chez l'artisan.
L'essentiel du coût du pain produit par l'artisan provient des salaires. Chez l'industriel, c'est dans les machines. Et il est connu que les machines sont plus productives que l'homme, d'où la différence de prix à la fin.
Mais les grandes surfaces créent beaucoup d'emplois d'un seul coup, sur une surface réduite (mise en commun de locaux, de parkings), et avec des risques d'exploitation limités.
Du reste, elles abritent souvent des artisans, dans leurs locaux.

Les étrangers ne nous envahiront pas avec les services de proximité, car justement c'est de la proximité. Ca inclut des frais pour les étrangers : logement, déplacement, restauration. Tout ceci en Euro, et pas dans leur monnaie nationale. Tous ces frais viennent contrebalancer le fait qu'ils ont besoin de moins d'Euros que nous pour vivre décemment.
S'ils sont patrons, c'est comme ça qu'ils réfléchissent.
S'ils sont salariés, à part dans le secteur du transport routier, ils devront être payés au même niveau que les salariés français, ce qui réduit encore plus leurs chances d'être envoyés en mission par leurs patrons. Je vous l'expliquais récemment encore dans notre dernière discussion.
N'oublions pas aussi le SAV, qui réduit encore plus la viabilité d'un projet de service de proximité par un étranger.

Pour ce qui est des services qui ne nécessitent pas de proximité physique, là il est vrai que les pays à faible devise ont un avantage sur nous : un besoin de bénéfice moindre, ce qui joue sur les prix. Avantage encore plus considérable s'il y a des salaires en jeu.
Dans ce cas, à part la qualité et l'originalité (dépôt de brevet), il n'y a guère d'autre solution que d'aller exploiter dans les pays d'UE orientale, où les coûts du travail et de la vie sont moins élevés qu'en France. Mais il y a des Français pour ce genre de choses, les globe-trotters de nature, ceux qui aiment découvrir d'autres horizons.

Nos vieux ont eu la chance de connaître le plein emploi, ils ne sont pas les plus à plaindre. Ils ont vécu dans la meilleure époque possible depuis la dernière guerre mondiale.
Les jeunes doivent patienter encore, pour remplacer les nombreux vieux qui partiront à la retraite dans les années 20. En attendant, l'Etat se démène pour les former, inciter par des mesures fiscales les entreprises à les embaucher. Or les entreprises ont besoin d'employés au professionnalisme développé, ce qui n'est pas forcément le cas de tous les jeunes qui se présentent sur le marché du travail.
Face à ça, la droite demande le développement de l'apprentissage, comme en Allemagne, et ils ont certainement raison, ça améliorera les choses sans les résoudre complètement non plus.

Les multinationales seraient bêtes de ne pas vendre leurs machines à des salariés qui rachètent une entreprise du groupe abandonnée par manque de rentabilité. En effet, dans ce cas précis il n'y a pas concurrence, et en plus les multinationales gagnent un client, à qui elles vendent des matières premières. A moins qu'elles aient aussi dans leur stratégie le projet de stopper la production ou revente de ces matières premières. Mais même dans ce cas-là ça ne justifierait pas de détruire les machines plutôt que les revendre. Ca serait de la méchanceté gratuite et flagrante, avec les conséquences que ça pourrait avoir.

6.Posté par margouillat974 le 18/01/2018 12:42

Moi,président,

: Le prix de la matière première n'est pas le même selon que l'on achète 1 ou 100 : on est d'accord au moins la-dessus, je pense. La grande enseigne peut acheter la farine par contenair entier, avant même que le blé ne soit planté, c'est elle qui fixe le prix. Le boulanger du coin n'achètera pas un contenair et sera obligé de passer par une centrale d'achat qui elle fixera le prix d'achat au revendeur et le prix de vente au boulanger du coin : tout cela par l'intermédiaire des traders qui augmentent les tarifs en fonction de l'offre et de la demande, par de simples clics de souris.
( Je signale que pour les denrées alimentaire de base, ce circuit à fait augmenter les prix sur l'année 2017 de 8% .)
L' école n'a pas vocation de former des employés " prêt-à- l'emploi", mais des citoyens éclairés: les entreprises doivent former leurs employés.. L'état se démène depuis 40 ans à inciter les entreprises à embaucher, avec le succès qu'on connait. Le pire, c'est que les entreprises ont fait entrer dans leur condition d'embauche la formation: c'est donc le contribuable qui paye pour être embauché on marche sur la tête!
Les vieux qui doivent partir à la retraite attendront encore longtemps ; avec l'allongement du temps de travail et les pensions minables qui leurs sont servies, en Grèce, comme en Allemagne, les retraités et aussi en France , occupent les mini-jobs dévolus aux étudiants.
Les étudiants pour survivre, n'ont plus qu'à contracter des prêts qu'ils rembourseront ( ou pas) dès le début de leur vie professionnelle.
En attendant, les vieux à la retraite, ceux qui ont bénéficié du plein-emploi, se retrouvent avec des pensions rabotées : C.S.G., taxe d'habitation ( promesse non tenues, et de toute façons remplacée par un nouvel impôt) et les autres taxes sur l'eau, l'électricité, les assurances.
Les nouvelles mesures prisent par l'Europe, concernant les " faillites" favorisent les délocalisations. Les entreprises qui délocalisent l'emploi le décident pour de plus gros bénéfices, pas à cause de pertes d'exploitation : quel intérêt selon vous auraient-elles à laisser une entreprise viable qui serait un concurrent? C'est pourquoi dans la plupart des cas, elles rechignent à revendre leurs machines ( c'est très clair, lorsque les employés veulent constituer une scop ) et que dans certains cas, les machines sont détruites. Il ne s'agit pas de bénéfice, mais de plus gros profits à réaliser ailleurs.
Les taxis étaient un service de proximité ; regardez ce que c'est devenu et dites vous bien qu'avec un plate-forme, tous les services de proximité seront traités de la même manière : huissiers,avocats, notaires et même médecine générale, puisque l'Europe pensent sérieusement à faire rembourser les télé-consultations par la Sécu! Là où l'on devait payer la charge, faire des études, il ne sera plus nécessaire que d'avoir des "exécutants" sans formations ,ni études particulières. La plateforme pouvant être localisée n'importe où dans le monde. ( c'est déjà le cas pour les banques et les assurances)
Bienvenu dans le monde de la globalisation et du profit à toujours les mêmes ( tant que ça dure!)

7.Posté par Moi président le 19/01/2018 00:18

Margouillat,

Voici un lien où on trouve la répartition des coûts dans la fabrication d'une baguette :
http://www.boulangerie.net/forums/bnweb/prixbaguette.php
Chez l'artisan, la part des matières premières est plus petite, les salaires occupant une plus grande place. Chez l'industriel, cette part est de l'ordre de 25%, les coûts relatifs aux salaires étant moindres.
Et effectivement, le prix de la baguette n'est pas indexé sur le prix du blé. La production de blé varie selon les années, mais il ne faut pas oublier les subventions qui permettent d'ajuster les prix.
J'ai pas trop compris le rôle des traders dans l'affaire, ça m'arrangerait que vous développiez sur ce point.

Le pire, c'est que les entreprises ont fait entrer dans leur condition d'embauche la formation: c'est donc le contribuable qui paye pour être embauché on marche sur la tête!
Ca non plus je n'ai pas compris.
Il est clair qu'en tant que débutant, on a encore des choses à apprendre au sein de l'entreprise, ça je ne dis pas le contraire. Mais j'insistais surtout sur le professionnalisme, et ça ça dépend surtout de l'éducation parentale. C'est sûrement un critère de sélection important, et avant la fin de la période d'essai une entreprise doit être capable de discerner le vrai professionnel dans l'âme, de celui qui n'est là que pour avoir un salaire à la fin du mois.
Le problème est que parfois il faut attendre longtemps avant de tomber sur un professionnel dans l'âme, c'est sûrement pour ça que les entreprises préfèrent des adultes expérimentés à des jeunes entrant dans le monde du travail.
Et comme les enseignants n'ont plus guère d'autorité, tout ceci est laissé au bon vouloir des élèves eux-mêmes. Les parents non plus ne sont pas aidés par la législation, question autorité sur leurs rejetons.
On tourne donc en rond.
Tout ceci n'est que mon sentiment, difficile d'affirmer quoi que ce soit de 100% fiable sur ces sujets-là.

Quand vous me parlez des vieux et des jeunes, qui doivent "survivre", j'ai l'impression que vous me décrivez la situation en Roumanie. Il faudrait peut-être relativiser un peu, notamment maintenant qu'on a Internet et qu'on peut en quelques clics avoir une idée précise des niveaux de vie dans les pays du monde entier.

Les entreprises ont vocation à faire le plus de bénéfice possible, car comme vous le disiez vous-même dans le post 4 "le monde il est pas gentil". On ne sait jamais qui va venir sur le marché pour vous bouffer tout cru. Ca fait partie des risques d'exploitation, et ça explique la rémunération de ceux qui ont apporté le capital à un moment ou un autre.

Dans mon dernier post, je vous parlais d'une situation dans laquelle la multinationale vendrait ses machines à une SCOP (ou SCIC) qui ne lui ferait pas de concurrence.
Là vous me parlez d'une SCOP qui lui ferait de la concurrence. En théorie, on peut comprendre qu'une multinationale ne vendrait pas ses machines à la SCOP dans ce cas-là. Mais en pratique c'est autre chose : un groupe qui a pu acheter des entreprises concurrentes dans le passé, qu'a-t-il à craindre d'une modeste SCOP ? Si la SCOP a l'avantage de ne pas avoir de "poids morts" à rémunérer ( = des patrons qui ne mettent pas la main à la pâte), en revanche la holding a l'avantage de réaliser des économies d'échelle : une seule administration pour plusieurs entreprises, alors qu'une SCOP aura une administration (et les coûts qui vont avec) pour elle seule. Les holdings ont des comptables salariés, tandis que les SCOP sous-traitent avec des cabinets comptables qui font de la marge.
Les groupes peuvent, pour lutter contre des concurrents précis, décider de réduire leur bénéfice dans l'entreprise qui est en concurrence, et compenser avec d'autres entreprises du groupe.
Pour peu qu'en plus les groupes regroupent des entreprises ayant des activités "cousines", ils peuvent également faire baisser les coûts d'approvisionnement en matières premières en jouant sur le volume (comme dans votre exemple sur la farine).
S'ils sont sûrs d'eux ils peuvent se permettre le luxe de vendre les machines à la SCOP concurrente, certains de la mettre à genoux à terme.
Franchement, je ne pense pas qu'une SCOP puisse faire le poids face à un groupe.

OK, vous me parlez de plateformes de services immatériels. Je vous ai dit ce que j'en pensais dans mon dernier post : "Pour ce qui est des services qui ne nécessitent pas de proximité physique ...".
Déjà avant Internet, il y avait des professionnels qui publiaient des livres du type "faites-le vous-même" (dans le domaine du bricolage, de la plomberie, etc ...). L'ancêtre des plateformes de service.
Tout le monde ne se jette pas là-dedans : les gens aiment encore le relationnel, surtout quand ça traite de choses importantes pour eux.
De plus, comme je vous l'ai déjà dit, ce que certains peuvent faire depuis la Chine, nous on peut le faire depuis les pays d'UE orientale, ou d'autres pays de l'UE.
Je vous trouve quand-même un peu défaitiste, dans l'ensemble.

8.Posté par margouillat974 le 20/01/2018 14:23

@ moi, président

Allez prendre quelques infos sur les nouvelles réglementations du code du travail, la directive Bolkenstein, les prévisions pour la P.A.C. en France : Je ne suis pas défaitiste.
Si la France laissent les exploitations agricoles familiales aux mains des investisseurs étrangers, comme ça se passe actuellement : que croyez-vous qu'il arrivera?
Engie, aujourd'hui, se plaint des lenteurs et des "malfaçons" de G.E. dans ses livraisons de pièces de rechanges pour les centrales nucléaires ; ça ne vous effraie pas plus que ça?

9.Posté par Moi président le 20/01/2018 19:48

@ Margouillat

- les ordonnaces Macron : que du bonheur. Ca va permettre de dégager les parasites et les remplacer par des chômeurs qui veulent vraiment collaborer à la bonne marche des entreprises.

- la vieille directive Bolkenstein, on en a déjà parlé

- la nouvelle tendance de la PAC : pareil

- les investisseurs étrangers : c'est pas cool, mais à défaut de mieux ... Si ça tenait qu'à moi, le secteur agricole serait exploité par l'Etat en usufruit. Les propriétaires conserveraient la nue-propriété, et seraient prioritaires aux postes importants s'ils le désirent.
Mais il faut respecter le droit de propriété, et je n'obligerais personne à rentrer dans ce système.

- les problèmes particuliers d'Engie : chacun porte sa croix. Liberté individuelle. S'ils le veulent, ils récupèrent leur capital et se lancent dans la fabrication de savates 2 doigts.

Je vous rappelle vos propres propos : "le monde il est pas gentil". Tout ce que vous ferez contre la mondialisation, elle vous le rendra en pire. Il y a ceux qui pleurent leur maman, et ceux qui tentent par divers moyens de tirer leur épingle du jeu.
L'UE est un moyen de tirer notre épingle du jeu, collectivement, et pas dans l'idée de tirer la couverture à soi. Si vous avez des idées pour améliorer le fonctionnement de l'UE, je suis pas contre dans le principe, encore faudrait-il que vous les exposiez.

10.Posté par margouillat974 le 20/01/2018 20:56

@ moi président,
Un agriculteur prioritaire " à un poste important" : pour vous,nourrir la population, ce n'est pas détenir l'avenir?
Personne ne peut " tirer son épingle du jeu" en se forgeant des chaines aux pieds!
Si vous savez lire, et je n'en doute pas, comment ce fait-il que vous me demandiez " des idées pour améliorer le fonctionnement de l' U.E " ?

11.Posté par margouillat974 le 20/01/2018 22:50

@ moi, president
N'oubliez pas, dans votre calcul de feignasses et de parasites, les 1000.000 " nouveaux français" , ceux-là sont officiellement déclarés et le nombre, pour le moment incalculable de clandestins " de passage," qui nous sont imposés par l U.E. ( Mme Merkel et M. Drunker)
Inadaptés, ne parlant souvent pas le français, jeunes , mais sans aucune éducation occidentale et hermétiques aux lois de la république ; Alors non, ne me demandez pas " comment améliorer le fonctionnement de l'Europe " puisque celle-ci impose tant de règlements, d'interdictions , d'obligations qui n'ont ni queue ni t^te!

12.Posté par Moi président le 21/01/2018 18:09

Salut Margouillat

Je ne comprends pas bien où vous voulez en venir au sujet de l'agriculture. Que pensez-vous de mon idée sur l'association Etat-agriculteurs ?

Si j'ai bien compris, vous ne proposerez pas d'idées pour améliorer l'UE, parce que vous voulez que la France sorte de l'UE.

Ca fait longtemps que la France est "une terre d'accueil", bien avant la naissance de l'UE.
Savez-vous que le droit du sol a été mis en place pour aligner des effectifs plus nombreux face à l'Allemagne, en prévision de la "revanche" ( = la 1ère guerre mondiale) ? Il est vrai que depuis le temps, on aurait pu (du ?) revenir sur cette mesure.
N'oubliez pas non plus que les demandeurs d'asile syriens ne sont pas voués à rester chez nous, mais à retourner chez eux dès que la guerre là-bas sera finie. Et que l'UE répartisse la charge migratoire entre les Etats membres, c'est normal. Quand on est ensemble on partage tout, le bien comme le mal (comme dans un mariage : pour le meilleur et pour le pire).

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