Courrier des lecteurs

Est-il plus grave pour un homme de tuer sa femme que pour une femme de tuer son mari ? Ou quand l'inégalité entre les sexes devient intolérable

Mardi 11 Février 2020 - 10:39

On parle énormément de féminicides ces derniers temps. Mais bizarrement, on ne parle pas de respect de l'égalité entre les hommes et les femmes victimes de violence. Tuer un homme ou tuer une femme vaut-il la même condamnation pénale ? Un homme et une femme ont-ils la même valeur ?
 
Deux décisions de justice rendues à quelques jours d'intervalle prouvent en fait le contraire. Et démontre une incompréhensible injustice dans les peines de prison auxquels les deux meurtriers, réellement le meurtrier et la meurtrière, ont été condamnés. Ce n'est pas que je n'y comprends plus rien. Cela fait des années, bien avant les moments #meetoo et #balancetonporc.org, que l'injustice de la Justice (mais peut-on encore appeler cela une Justice ?) me semble évidente. Nous sommes sensés vivre dans une société dans laquelle tous les citoyens sont égaux, mais en réalité, depuis quelques dizaines d'années, il y a les droits des femmes et les obligations des hommes. 
 
Le moindre féminicide fait les titres à satiété des journaux, et les homicides causés par des épouses et des femmes sont pratiquement présentés comme un juste retour des choses, comme un retour à l'envoyeur. Les féministes de tout poil ne se cachent plus pratiquement pour se réjouir. Un homme de moins, semblent-elles dire !
 
Une condamnation à treize ans de prison pour une meurtrière, et de l'autre une peine de trente années de prison pour avoir tué sa femme ; mais qu'est-ce qui peut bien expliquer une telle divergence entre les peines de prison prononcées, si ce n'est le fait que tuer un homme semble beaucoup moins grave que de tuer une femme ? 
 
La Justice, ou dirais-je l'Injustice, n'est que le reflet de la société et des inégalités de considération vis-à-vis des vies des hommes et des femmes. Il n'y a qu'à voir le nombre de marches blanches organisées dès lors qu'il y a le décès d'une femme tuée par un mari ou un petit copain jaloux ou violent, alors qu'il n'y a que des silences gênés, complices, lorsqu'un homme est assassiné par sa femme. 
 
Je n'exagère même pas. Le 15 septembre 2017, une femme, Laurence Blerreau, a assassiné son mari, Paul Chany. L'affaire était jugée par la cour d'assisses de Lyon, ce 7 février 2020. Une condamnation à treize années de prison alors que l'avocat général avait demandé une peine comprise entre quinze et dix-huit années de prison. L'article a besoin de préciser que le mari ne frappait pas sa femme, que ce n'était pas une femme battue, que la meurtrière avait simplement tué son mari qui voulait la quitter pour qu'il ne parte pas avec quelqu'un d'autre.
  
https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/02/08/homicide-conjugal-pres-de-lyon-elle-a-frappeson-mari-pour-priver-sa-rivale-du-couple-ideal_6028889_1653578.html
 
Deuxième affaire, inversement, dans la nuit du 19 au 20 novembre 2016, un homme, Abdessadek Boumajane, a assassiné sa compagne, Ninon Kesmedjian. L'affaire était jugée par la cour d'assise du Gard, du 5 au 7 février 2020. Similitude des dates, des faits, des meurtres. Mais lui a été condamné à trente années de prison. 
 
https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/08/aux-assises-du-gard-le-proces-du-meurtre-de-ninon-20-ans-j-avais-peur-que-son-je-t-aime-soit-moins-fort-que-le-mien_6028867_3224.html
 
https://www.midilibre.fr/2020/02/07/morte-sous-les-coups-de-son-compagnon-le-troisieme-jour-du-proces-a-nimes,8716874.php
 
Qu'est-ce qui peut bien expliquer de telles différences entre ces deux condamnations ? Treize ans de prison pour tuer son mari et trente ans pour avoir tuer sa femme ? Un homme vaudrait-il deux fois moins cher en prison qu'une femme ? D'un côté, Laurence Blerreau ne fera que six ou sept ans de prison, et elle sortira vraisemblablement dans à peine quatre ans de prison. De l'autre côté, pour Abdessadek Boumajane, il sortira peut-être dans vingt ans de prison !
 
Est-ce la violence du meurtre qui explique la différence de traitement, l'inégalité dans les peines de prison réclamées et prononcées ? Même pas, Ninon est morte frappée à coup de tuyau d'aspirateur et de manche de balai. Paul lui est mort frappé de trente-sept coup de couteau dans le corps, dont vingt-un au niveau du coeur. Une violence au fond relativement semblable, un même acharnement, une même rage des deux meurtriers.
 
Injustice des peines prononcées mais aussi réclamées, et injustice des traitements médiatiques. Si une femme tue son mari, les journalistes ont besoin de préciser que la femme n'était pas battue, comme s'il était évident qu'une femme ne tue son mari que parce qu'il la frappe. Par contre, nulle mention ou recherche pour savoir si l'homme n'était pas battu par sa femme. Même pas imaginable. C'est connu. Seules les femmes sont tuées par des maris. Et seuls les maris battent leurs femmes.
 
Des exemples de ce types, il y en a des centaines, mais il est rare que de telles affaires se suivent autant chronologiquement. Et puis les femmes ne sont pas stupides. Il leur est tellement facile, dans cette société inégalitaire et sexiste, de se fabriquer des excuses et de se faire plaindre. Il leur suffit de dire qu'elles étaient battues. Et un ou une bonne avocate féministe se fera forte de les faire absoudre par la Justice (lol, l'Injustice) pour les horribles violences qu'elles ont vécu avant de réussir à trouver la force de se rebeller. 
 
Les mouvements #meetoo et #balancetonporc.org sont en train de faire un mal de chien à notre société française, et plus largement occidentale. Les féministes ont gagné, et celles-ci doivent jubiler à chacune de ses affaires globalement injustes. Et pas une seule voix ne se lève, pas une seule des associations de défense contre les violences faites aux femmes, pour dénoncer une aussi faible condamnation pénale à l'encontre de la meurtrière de Paul Chany. A peine si certains et certaines ne doivent pas songer à lui faire remettre une médaille, à Laurence Blerreau !
 
C'eut été un féminicide, on les aurait entendu dans toute la France hurler leur colère et dénoncer un blanc seing donné à tous les futurs meurtriers. Et le gouvernement s'en serait mêlé, pour contester et annoncer que l'assassinat devrait être rejugé, que les juges ne pouvaient accepter un tel verdict.
 
Je vis en France, dans la patrie des Droits de l'Homme ? Ce n'est plus le cas, et l'Injustice n'est plus que le lieu où les mouvements #meetoo et #balancetonporc.org décident de ce qui est bien et mal, de ce qui est normal et de ce qui est abominable. Honte à la Justice/Injustice de mon pays !

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1.Posté par IXE le 11/02/2020 11:26

Hello, Saucrates,

Faut-il, en suivant l'argument de certaines féministes extrémistes, nous sentir coupable d'être des hommes ?

Ce sentiment de culpabilté, accentué par la théorie du genre, ne va-t-il pas provoquer la destruction de la cellule familiale, de toute forme de société ? Pour illustration, voir sur le Net la plainte d'une maman à l'encontre de l'école canadienne de sa petite fille. Cette dernière ne sait plus si elle est une fille ou un garçon...

Cette inégalité de traitement apparaît également au cours de la procédure de divorce: faut-il majoritairement accorder la préférence parentale à la maman, alors que les faits viennent souvent démontrer qu'elle n'est pas si fiable que le préjugé le suppose ?

2.Posté par polo974 le 11/02/2020 11:54

différence d'âge des couples.
violence psychologique d'un coté, pas apparent de l'autre.
peut-être un peu de racisme "ordinaire" aussi.
...

3.Posté par Saucratès le 11/02/2020 12:10

Bonjour 1.IXE et 2.POLO. Tu as raison POLO pour le racisme ordinaire. Cela a pu jouer pour la condamnation de l'homme. Mais les condamnations pour les féminicides sont souvent très lourds, et les réactions sont enflammées dès lors que la condamnation ne semble pas suffisamment lourde. Mais ce silence si pesant pour la condamnation très mesurée de la meurtrière ...

Quant aux différences de traitement des hommes et des femmes en matière de divorce, IXE, tu prêches un converti. Comme en matière de pensions alimentaires, auxquelles sont presque toujours condamnées les hommes ! On parle de racisme ordinaire. On devrait parler de sexisme ordinaire, mais pas dans le sens défendu par les féministes. On pourrait aussi parler des préjugés féministes des juges aux affaires familiales, et des juges chargés des divorces. Heureusement, je ne suis pas divorcé, et ma femme est parfaite et merveilleuse. Saucratès.

4.Posté par Janus le 11/02/2020 15:16

Il est difficile, voire impossible de comparer les résultats de deux procès ...

Vous ne retenez qu'un seul critère, le genre, et ne prenez que deux cas d'exemple pour en tirer des conclusions.

Je ne pense pas que la méthode soit bonne ☺☺☺ Dans tous les procès d'assise il y a deux critères qui sont bien plus importants sur le résultat du procès que le genre des accusés ... Il s'agit de la qualité des avocats (autant de la défense que de l'accusation) et "l'ambiance" du procès, les membres du jury seront plus sensibles et influencés par la passion déchaînée pendant le procès ☺☺☺

Je conteste donc vos conclusions que la vie d'un homme ne vaut pas celle d'une femme ☺☺☺

5.Posté par Saucratès le 11/02/2020 15:45

Réponse à 4.JANUS. Je ne conteste pas votre argumentation. Mais un recensement de plusieurs jugements et condamnations ne permet que de confirmer (selon moi) que la situation observée (inégalité entre la vie d'un homme et d'une femme en terme d'années de prison lors de la condamnation) est choquante :

- Ramon Cortes, ex-compagnon et assassin présumé de Rosine Roig, avait été condamné à 30 ans de prison le 24 octobre 2017.

- Christophe J., accusé d’avoir brûlé vive sa compagne en septembre 2017 au Plessis-Robinson, dans les Hauts-de-Seine, a été condamné à 20 ans de prison par la cour d’Assises de Nanterre le 15 janvier 2020.

- Mickaël Valarcher, qui avait assassiné Marine Dupuy de 18 coups de couteau, le 18 août 2014 (à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse - Aude), a été condamné à 28 ans de réclusion criminelle, dont 18 ans de sûreté par la cour d’appel de Montpellier, en décembre 2019. Il avait été condamné en première instance à 24 ans de réclusion criminelle.

Ce ne sont que quelques exemples récents, issus d'une recherche rapide, de condamnations prononcées à l'encontre d'hommes tuant leurs compagnes. De là à penser qu'une condamnation de seulement 13 années de prison pour un homicide est quelque chose d'anormal, et ceci sans aucun bruit ni aucune contestation dans le Landerneau féministe. Je ne crois pas me tromper en parlant d'inégalité et d'injustice pénale. Saucratès.

6.Posté par Fredo974 le 11/02/2020 15:55 (depuis mobile)

Article bidon ..

7.Posté par Saucratès le 11/02/2020 18:09

😉. Toutes les opinions sont permises, Fredo.

8.Posté par A mon avis le 11/02/2020 19:31

@ Saucratès,
Votre billet est-il seulement provocateur ? Tant votre argumentaire est fallacieux.
Ou bien reflète-t-il votre opinion sincère ?
C'est cette deuxième option qui semble, malheureusement être la bonne, en lisant vos "déductions" !

Votre "intime conviction" repose sur deux exemples qui sont totalement dissemblables contrairement à vos affirmations.
1er cas : une femme de 55ans tue son mari, mari violent, alcoolique, qui la trompe, qui fonctionne au Viagra et qui menace de la quitter : verdict 18 ans de prison
2è cas : un jeune de 23 ans jaloux, coutumier des violences envers sa "petite amie", la tue en la frappant avec un tuyau d'aspirateur. Une violence de trop. Verdict 30 ans de prison

Donc deux cas totalement différents.
Pas plus que moi vous ne pouvez critiquer les verdicts, sur de simples rapides compte rendus de journaux. Donc deux cas totalement différents.

Et en tirer des généralités est totalement fallacieux.

Et vous osez même affirmer : "Des exemples de ce types, il y en a des centaines"

Ah bon ! Quelles sont vos références ? Vous affirmez sans preuves !
Vous pouvez citer des centaines de cas de femmes qui tuent leur conjoint ?

Et quand vous dites :
'Injustice n'est plus que le lieu où les mouvements #meetoo et #balancetonporc.org décident de ce qui est bien et mal, de ce qui est normal et de ce qui est abominable. Honte à la Justice/Injustice de mon pays ! "

Quand vous répandez de tels anathèmes sur votre blog, vous aussi, êtes de ceux qui, sur les réseaux sociaux, veulent se substituer à la justice.

Alors, laisser la justice faire sereinement son travail. Car contrairement à ce que vous dites nous possédons une vraie justice, même si elle n'est pas parfaite !

Peut-être êtes vous adepte de l'adage : " Bats ta femme ! si tu ne sais pas pourquoi, elle, elle le sait !"

9.Posté par A mon avis le 11/02/2020 20:25

@ 5.Posté par Saucratès !
Pourquoi ne citez vous pas "les centaines de procès de femmes ayant tué leur compagnon" dont vous parlez dans votre billet ???

Pouvez vous citer des statistiques qui prouveraient que les hommes sont plus sévèrement condamnés que les femmes ??

Ce qui est certain, c'est que les meurtres ou assassinats perpétrés par les hommes sur leur compagne sont beaucoup plus violents que l'inverse.
https://www.lepoint.fr/societe/123-femmes-et-34-hommes-sont-morts-en-2016-victimes-de-leur-conjoint-01-09-2017-2153889_23.php
https://www.lepoint.fr/societe/feminicide-ce-que-cachent-les-statistiques-25-06-2017-2138157_23.php

10.Posté par Saucratès le 11/02/2020 21:58

Salut AMA. Me voilà rassuré, je vous retrouve enfin. Fidèle à vous même, fidèle à une critique féroce, quoi que j'écrive. Article intéressant, 34 hommes tués et 123 femmes. Sur ces 34 femmes, combien ont été condamnées ? C'est peut-être pour cela que j'ai tant de peine à trouver trace d'une condamnation d'une femme condamnée pour le meurtre de son mari ! Je vais donc me lancer dans un travail statistique sur la durée moyenne de la peine des meurtriers et des meurtrières.

Pourquoi d'ailleurs êtes-vous à ce point féministe, AMA, qu'une simple remise en cause du fait que la justice avantage les femmes vous énerve à ce point ? Avez-vous déjà entendu parler d'une marche blanche pour dénoncer les violences faites aux hommes par les femmes assassines ? Où avez-vous lu que les anti-feminicides s'intéressent aussi aux meurtres des maris par leurs femmes. Mais je vous rassure, je force le trait. Evidemment. Il doit bien y avoir eu une fois une femme qui a pris 30 ans de prison pour avoir tué son mari ! En tout cas, il faut l'espérer pour espérer pouvoir me donner tord. Saucratès.

11.Posté par L'Ardéchoise le 12/02/2020 01:39

A mon avis, vous devriez vous renseigner plus avant...
Les cas d'hommes battus, humiliés et/ou tués par leur compagne sont importants en chiffres (1 homme tué tous les 13 à 17 jours selon les années) mais pas ou peu médiatisés.
Comme ce n'est pas assez pris au sérieux, de nombreux hommes subissent sans se plaindre.
Eh oui, il y a des sales "bonnes" femmes, et ce qui a de plus terrible, c'est la destruction systématique de la part de ces femelles par la parole, parfois redoutablement plus assassine qu'une arme blanche, c'est un poison qui pousse au suicide, et tous ces morts par suicide, on n'en tient pas compte non plus.

L'égalité homme/femme n'existe pas, car elle n'est pas toujours telle que l'on croit.
En faisant du Coluche, on pourrait dire qu'il y a des femmes plus égales (allez donc voir du côté de certaines féministes ultras)...

Quant aux divorces et les enfants confiés le plus souvent à la mère, c'est une réalité absolue, alors que trop souvent c'est un non-sens.

Lorsque Jean Ferrat chantait "la femme est l'avenir de l'homme", il ne pensait sans doute pas que l'avenir de certains hommes, ce serait l'enfer...

12.Posté par Marpa schialene le 12/02/2020 01:49 (depuis mobile)

La violence n'est pas l'apanage de l'homme.
La femme en cela lui est égal.

13.Posté par A mon avis le 12/02/2020 12:31

@ 10.Posté par Saucratès :
Vous allez vous lancer dans un travail statistique ! Très bien.
Preuve que vous me donnez raison quand je dis que votre argumentaire est fallacieux.
Car c'est avant d'écrire votre billet qu'il fallait faire ce travail.

Et contrairement à ce que vous affirmez, je ne suis pas u["à ce point féministe, [...], qu'une simple remise en cause du fait que la justice avantage les femmes [m'] énerve à ce point "]u

Mes commentaires n'ont que pour but de dénoncer cette sorte de malhonnêteté intellectuelle qui est le fondement de la plupart de vos billets. Vous ne "forcez pas le trait" comme vous dites, mais vous écrivez des contre vérités.

Les femmes comme les hommes sont capables de violences. Des femmes sont criminelles ou meurtrières, sont infanticides. Personne ne peut dire le contraire.

Mais dans le cadre de violences conjugales et de meurtres ou assassinats entre conjoints, présenter, comme vous le faites, l'homme comme une pauvre victime de l'appareil judiciaire à la solde des féministes est un discours tout simplement aberrant !

Avec votre blog, personne ne vous empêche d'organiser des marches blanches pour dénoncer :
Les viols que subissent les hommes ?
Les brimades sur leurs tenues vestimentaires ?
Ou simplement les violences qu'ils subissent sous les coups de leur conjointes ?
Violences subies par les hommes que les commissariats refusent de prendre en considération ?
etc...

Vous aurez au moins le soutien de @l'Ardéchoise ! 😊😊😊

14.Posté par A mon avis le 12/02/2020 12:46

@ 11.Posté par L'Ardéchoise
Vous avez raison, l'égalité homme/femme n'existe pas. Pas plus que l'égalité homme/homme ou femme/femme.

Même les "sales bonnes femmes" ne sont pas égales aux "sales bonshommes" !

Aucun individu n'est l'égal d'un autre. Nous sommes tous dissemblables.

Mais on peut demander une égalité en droits, on peut demander une égalité en matière de salaire, en matière de responsabilités dans le couple, en matière liberté vestimentaire etc ....

Davantage d'égalité en matière de garde des enfants en cas de divorce ? Pourquoi pas !

Mais ce n'est pas l'objet du billet de Saucratès, qui présente de façon tout à fait fallacieuse, l'homme comme une pauvre victime de l'appareil judiciaire dans ses verdicts pour meurtres ou assassinats, appareil judiciaire qui serait à la solde des " mouvements #meetoo et #balancetonporc.org décident de ce qui est bien et mal,"

15.Posté par IXE le 12/02/2020 13:16

11.Posté par L'Ardéchoise le 12/02/2020 01:39

Salut,

Les mots clés à saisir dans la barre de recherche sont "femmes tueuses". C'est édifiant.

Je crois qu'une partie du préjugé repose sur le rôle bien ancré de " donneuse de vie". Il devient dès lors antinomique de penser qu'une femme peut tuer.

J'ai eu quelques amis, perdus de vue depuis, parfaitement insérés socialement qui subissaient à longueur de temps les brimades de leurs chères épouses. A ma récurrente question face à leur passivité, ils me répondaient que la force physique n'apporte pas les bonnes réponses. Je partage ce point de vue, bien qu'il existe une réponse judiciaire face à ces comportements. Mais comment imaginer qu'un cadre ou un chef d'entreprise aille porter plainte en esquivant le regard moqueur de la société ? Et qu'il ternisse ainsi son image de dirigeant ?

L'égalité évoquée n'existera jamais car nous aurions du parler d'équité de traitement et je crois que c'est la question de Saucratès. Combien de mes collègues femmes ne viennent pas demander "aux hommes forts" de monter à leur place un rideau métallique ou de porter un meuble plus lourd ? Nous sommes physiologiquement différents et la Nature a prévu ainsi la complémentarité. Elle nous impose une intelligence de vue axée sur la coopération.

Les comportements doivent certes évoluer, un bout du chemin est fait, mais il serait à mon sens dangereux de rechercher une norme artificielle via notamment un féminisme exacerbé. L'idée du partage de la charge mentale part du principe qu'il faut davantage impliquer les hommes dans la vie du foyer: les nouvelles générations le font déjà, non en raison d'une programmation sociétale mais bien parce que notre société s'est davantage tournée vers une économie tertiaire; en clair, de moins en moins de gars rentrent crevés chez eux le soir après 7h sur une machine-outil ou dans les champs.

La violence la plus insidieuse, celle que nous subissons tous est celle induite par cette transformation: nous avons presque coupé les ponts avec notre environnement, celui qui sait guérir nos affects. Les précédentes civilisations les plus évoluées n'ignoraient pas ce principe vital.

Donc oui, je suis d'accord.

16.Posté par IXE le 12/02/2020 15:14

13.Posté par A mon avis le 12/02/2020 12:31: "Vous aurez au moins le soutien de @l'Ardéchoise"

Oui "au moins"... Le mien également, 'ad vitam aeternam'.

(juste pour l'agacer)

17.Posté par Lesseps le 12/02/2020 16:33

Rappelons à toutes fins utiles qu’en cour d’assises le jury est composé de 6 jurés tirés au sort préalablement et passés au travers des révocations possibles de l’avocat général et de l’accusé (avocat) .... Ils se décident en toute conscience sur la culpabilité ou non d’un(e) accusé(e) après avoir assisté à TOUT le procès et aux différentes plaidoiries et témoignages.... Ils se doivent d’être hermétiques aux pressions et impartiaux...

En écrivant des courriers comme le votre , vous mettez en doute l’impartialité de toutes ces citoyens (peut être même que des amis ou des membres de votre famille en ont fait partie) qui ont la dure tâche de statuer sur la condamnation ou non d’un(e) accusé(e) ....

En tout cas ils auront toujours cet avantage sur vous d’avoir assisté aux procès et de ne pas pérorer inutilement pour alimenter un blog en jetant l’opprobre sur des citoyens lambdas en les accusant de ne pas juger sereinement et de supputer qu’ils soient téléguidés...

18.Posté par Lesseps le 12/02/2020 16:40

La dernière femme guillotinée pour avoir tué son mari à coup de hache : 
»Le 10 décembre 1947, Germaine Leloy-Godefroy tue son époux, Albert Leloy. Armée d'une hache, elle le frappe à plusieurs reprises à la tête durant son sommeil, car elle souhaite vivre avec son amant, Raymond B., 12 ans plus jeune qu'elle et employé du couple Leloy dans leur négoce de charbon. Elle espérait reprendre l'entreprise avec lui.

Cinq jours avant le meurtre, Germaine demande à son amant d'affûter la hache et de raccourcir son manche[3]. Elle la cache ensuite dans une brassée de bois pour la faire entrer dans la maison, avant de la dissimuler dans une caisse sous sa cuisinière

Le soir du crime, vers 19 h, Germaine donne à son amant toutes les économies du couple, soit 82 590 francs. Elle lui dit alors : « Cache-le, je dirai que j'ai été volée ». Après avoir tué son mari, elle tente de simuler une agression et un cambriolage, mais la police ne croit pas à cette version des faits, Germaine accuse alors Raymond B. d'avoir commis le meurtre. Elle tente ensuite de mettre en cause un de ses anciens amants, Pierre C., avant de finalement passer aux aveux. »

Vous disiez vrai mon cher saucrates: que la justice est partisane 😂😂

19.Posté par Saucratès le 13/02/2020 09:10

Bonjour Lesseps. Un exemple de 1947 peut-il venir infirmer ma théorie selon laquelle le genre gouverne désormais la pénalisation des actes de meurtres entre époux et épouses ? Non, il est certain qu'en 1947, une femme assassine devait être condamnée comme un homme ; votre exemple (un seul, cela déplaira à notre ami AMA) le prouve parfaitement. Bien au contraire, j'imagine même que dans une société patriarcale comme la France à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, l'acte de Germaine Leloy-Godefroy (conserver son nom patronymique à cette époque est déjà une hérésie) représentait une remise en cause de toutes les valeurs patriarcales et se devait d'être puni de la manière la plus exemplaire possible ! Il fallait extirper cette hérésie et empêcher qu'elle ne se reproduise !

Sur l'idée que je jette l'opprobre sur les luges et les jurés qui prononcent ses peines, un juré, homme ou femme, juge avec ses propres valeurs et ses propres limitations, son propre vécu, ses propres peurs, ses propres souffrances. Dans une société qui a idéalisé le féminicide et qui pourfend à longueur d'année et de unes médiatiques le patriarcat et la masculinité, il n'est vraisemblablement plus possible à la justice de se prononcer de manière juste et sereine sur de tels actes. Un homme qui tue sa femme est désormais toujours un monstre et l'Etat est coupable de n'avoir pas su protéger la victime. Une femme qui tue son mari est une victime de machisme, des histoires vécues précédemment. Rien n'excuse jamais le comportement de l'homme qui n'est qu'une brute. On cherchera toujours à excuser le geste d'une femme. Une femme qui donne la vie ne peut pas donner la mort, comme le disait mon ami IXE.

Nul n'est égal devant la justice. Apparence, sexe, moyens financiers, milieu social, éducation, tout cela influe fortement sur la réponse judiciaire donnée aux crimes et aux infractions poursuivies. Les meurtres entre époux ne font qu'y rajouter une pression sociale et politique. Un féminicide doit forcément être puni d'une peine de prison proche de 30 ans. Toute autre peine est considérée comme une infamie. Il faut à tout prix pour cette frange de l'opinion publique activiste extirper la violence contre les femmes de la société française.

Nous sommes passés d'une société patriarcale à une société non pas matriarcale, mais à une société féministe. Ceci est mon opinion, mon ressenti. Qu'il ne soit pas fondé, qu'il soit inacceptable pour un zinfonaute comme AMA n'y change rien. Heureusement qu'un site comme ZINFOS permet encore l'expression d'opinions dissidentes. Saucratès.

20.Posté par IXE le 13/02/2020 11:10

19.Posté par Saucratès le 13/02/2020 09:10 "Nous sommes passés d'une société patriarcale à une société non pas matriarcale, mais à une société féministe. "

Bien vu ! En retenant qu'une fois au 'pouvoir', beaucoup de ces féministes commettent les erreurs qu'elles prétendent reprocher aux hommes. Le chanteur Renaud l'a parfaitement illustré en composant sur Margaret Thatcher.
Mais que disait-elle à ce sujet ? "La mission de la femme n’est pas de mettre en valeur l’esprit masculin, mais d’exprimer le féminin ; sa mission n’est pas de préserver un monde fait par l’homme, mais de créer un monde humain par l’apport de l’élément féminin dans toutes ses activités."
Nous comprenons alors que son désir n'était pas de valoriser le féminisme à outrance, mais de rétablir un équilibre, que nous trouvons au départ au sein de notre esprit, entre nos deux hémisphères.

Voici deux liens, dont le premier reprend la citation ci-dessus, exprimant de façon contradictoire l'apparente complexité d'une civilisation dite moderne mais qui se cherche:

1 - "Apprendre aux filles à rivaliser comme les hommes est une mauvaise et dangereuse stratégie. Il est temps que nous commencions à apprendre aux filles à rivaliser en tant qu’individus et à utiliser leur genre à leur avantage dans une compétition équitable et axée sur la création de valeur fondée sur l’égalité des chances." :
https://www.contrepoints.org/2019/07/20/349425-les-femmes-devraient-plutot-etre-individualistes-que-feministes


2 - "Bien sûr, ces sociétés sont traditionnelles et ancestrales. Elles ne sont pas passées par le tamis de la psychanalyse, ni de la laïcité. L’émancipation individuelle leur est étrangère et lorsqu’elle survient, elle est vécue comme une énième victoire du capitalisme colonisateur." :
https://www.huffingtonpost.fr/entry/cette-chercheuse-allemande-a-etudie-les-societes-matriarcales-voici-ce-quelle-a-decouvert_fr_5d80af79e4b00d69059e82e2?utm_hp_ref=fr-cest-la-vie

La première auteure voit une compétiton là où la seconde envisage une collaboration basée sur un système naturel. Je ne revendique certes pas une impossible transposition du matriarcat traditionnel sur notre société, lequel porte une norme concrètement incompatible avec le droit français (la filiation présumée au cours du mariage). Je serais favorable à l'expression respectueuse de "sa moitié" intérieure.

Voici un site français dédié au matriarcat et qui pose les bonnes définitions:
"Les termes matriarcat et patriarcat n’ont jamais désigné la domination d’un sexe sur l’autre, mais un ordre social fondé sur l’autorité et la filiation maternelles ou paternelles. Il s’agit là d’une supercherie du néo-féminisme de la « théorie du genre »." : https://matricien.wordpress.com/parente/matriarcat/

A la question "faut-il sanctionner le meutrier d'une seule manière, qu'il soit homme ou femme, le matriarcat répond " peine de mort".

21.Posté par JORI le 13/02/2020 11:56

12.Posté par Marpa schialene le 12/02/2020 01:49 (depuis mobile)
D'ailleurs il paraîtrait qu'il y a plus de femmes qui tuent leurs enfants.

22.Posté par A mon avis le 13/02/2020 12:29

@ IXE et Saucratès : vous mélangez tous les sujets.

Bref, vous avez raison, nous vivons une époque terrible, où les pauvres hommes sont complètement émasculés par des terribles féministes qui prennent le pouvoir partout et notamment sur la justice !

Heureusement qu'il vous reste le rempart des religions pour défendre ce "patriarcat" si cher à vos cœurs !

Ciao !

23.Posté par Lesseps le 13/02/2020 14:23

@ 19 : votre propos sur les juges et les jurés prouve bien que vous ne connaissez RIEN de la justice et que vous n'avez jamais assisté à un procès d'assises et toutes ses étapes … Dommage que vous vous fondiez sur vos seuls ressentis d'homme blessé dans sa masculinité et qui se croit maintenant touché dans sa virilité ;) personnellement je ne vis pas plus mal aujourd'hui qu'il y a 30 ans et ne me sens pas émasculé par ma peur des femmes … D'ailleurs je trouve que les condamnations pour les femmes sont grosso modo justes et celles des hommes aussi (et qu'il y ait une très légère différence de traitement n'est que justice )…. Sauf quand on laisse un de ces malades sortir trop tôt et qu'il récidive : chose rarissime voire inexistant chez les femmes criminelles…

Quant à votre ressenti que la société est en train de devenir une société féministe , grand bien nous fasse si c'est le cas (et nous en sommes encore à des années lumières !!!) !!! Quand on voit où notre société patriarcale nous a mené, il serait peut être bon de mettre un gros coup de pied au Q à tous ces vieux cons d'hommes réactionnaires et machistes !!! et j'en compte un très grand nombre sur le courrier de zinfos !!! Suivez mon regard…

24.Posté par Saucratès le 13/02/2020 15:51

Bonjour IXE. Lien très intéressant sur Heide Goettner-Abendroth. Son livre a l'air relativement intéressant. Je dois vérifier dans ma bibliothèque perso mais je crois avoir un livre ancien d'un éthnologue américain, vraisemblablement Morgan, qui traite aussi des sociétés matriarcales. Ou bien il s'agit d'un autre titre ou d'un autre auteur.

L'un des exemples donnés par Heide Goettner-Abendroth sur les sociétés matriarcales, le fait de l'enlèvement d'un jeune homme, qu'elle assimile à un jeu entre jeunes gens qui s'amusent, me semble quand même bizarre. Imaginons qu'on inverse les rôles et qu'on enlève des jeunes femmes, je pense que l'on parlerait de rites machistes (ce qui arrive d'ailleurs souvent, notamment chez les touaregs dont elle parle aussi). Et je doute qu'on parlerait alors de ... jeux gentils qui font rires ... s'il y avait en plus séquestration. Mais on ne peut pas analyser ces sociétés et ces rites avec nos yeux d'occidentaux. On parle sinon d'ethnocentrisme. Merci en tout cas de ces liens très intéressants. Saucratès.

25.Posté par zanluc le 13/02/2020 16:26

dans un crime homme ou femme la difference des peines est souvent due àux circontances atténuantes ou agravantes
si une personne est souvent battue ça change la donne

26.Posté par Saucratès le 13/02/2020 16:27

Réponse excellente Lesseps. J'ai bien ri. Accessoirement, vous reconnaissez une très légère différence de traitement entre les condamnations des femmes et celles des hommes ... Ce que je dénonçais et que moi, je ne comprends pas. Très légère ... terme alambiqué pour dire du simple ou double ! Merci Lesseps. Saucratès

27.Posté par A mon avis le 13/02/2020 16:40

@ 23.Posté par Lesseps
Entièrement d'accord avec votre analyse !

28.Posté par Ken le 13/02/2020 18:04

Excellent article, les commentaires démontrent combien notre pays est passé de la raison aux préjugés.

29.Posté par Lesseps le 13/02/2020 18:14

@ saucrates : je vous avouerais que moi aussi je ris beaucoup quand je lis les courriers d’hommes se plaignant des différences de traitement entre les hommes et les femmes et qu’ils se sentent lésés 😂😂 Zemmour et ce chanteur marocain partagent les mêmes idéaux (https://www.cnews.fr/monde/2019-09-11/celui-qui-ne-tabasse-pas-sa-femme-nest-pas-un-homme-les-terribles-propos-du)

30.Posté par Égalité le 13/02/2020 18:51 (depuis mobile)

Il ne faut pas opposé le nombre de victime femme ou homme,il faut que les lois soient appliquées de manière égale et que les procès ne soient plus médiatique et équitable.Pour cela il faudrai que les instanse se mettent à jour et c''est pas gagné

31.Posté par IXE le 13/02/2020 19:12

22.Posté par A mon avis le 13/02/2020 12:29

A quel moment ai-je énoncé ma préférence pour le patriarcat ? Pouvez-vous relire mon post 20, notamment ceci: "Je serais favorable à l'expression respectueuse de "sa moitié" intérieure.".
Le patriarcat y est fermement opposé...

Vous avez miraculeusement mis le doigt sur ce qui fonde ces deux organisations, la religion. Savez-vous pourquoi ?

32.Posté par IXE le 13/02/2020 19:13

Lesseps, j'aime votre style.
Bon...ma moitié féminine s'est exprimée...

33.Posté par Ken le 13/02/2020 20:58

Lesseps: je vous invite à lire «  l’homme est il obsolète ? » enquête sur la nouvelle inégalité des sexes.
Écrit par une femme: Laëtitia Strauch-Bonart.
Cela vous permettrait probablement de réaliser non seulement à quel point vous vous trompez mais surtout combien vous êtes ignorant et imbu de vous même pour oser prendre position sur un sujet dont a l’evidence Vous ignorez tous et vous vous permettez de contredire Que par idéologie.

Vous ne faites plus rires les gens comme vous. Majoritaire aujourd’hui en France, vous polluerez les esprits et déformez la réalité en vous permettant des avis et opinion sur des sujets qui vous échappent totalement...

34.Posté par Kayam le 13/02/2020 23:29

Collègues virtuels bonsoir. Il est 23 h 26 et il y a un hélico qui n'arrête pas de tourner près de là où on habite. 5è rotation. Je me suis donc dit que je vais venir participer à ce débat.
----
L’homme est considéré au sein de la famille comme le plus fort. C’est pourquoi on l’appelle le « chef de famille » Et l’enfant, en grande majorité s’accapare l’image de ce père. Il protège.

La femme est considérée au sein de la famille comme la plus douce. C’est pourquoi on l’appelle, ELLE, avant tout. J’aime bien le terme qui lui est attribué : « gardien la flam »
D’ailleurs, combien de fois le père envoie l’enfant vers sa mère.

Au sein d’un couple ; on va prendre homme-femme, il y a :
- Le rapport de force : est-il uniquement à l’avantage d’un homme pour qu’il prenne le droit de tuer sa femme ?
- L’abus de faiblesse : doit-il être référencé uniquement contre la femme pour qu’elle prenne le droit de tuer son mari ?

Il y a des symptômes maladifs et incontrôlables - les plus connus et les plus meurtriers même sans fondement - qui peuvent faire dégénérer le vécu d’une personne envers l’autre > jalousie, amant. À mon sens, c’est le duo où tout se perd. Et vous pouvez dire que là je prends l’intérêt de la femme. On entend bien les actualités.

Il peut y avoir aussi des deux côtés une infériorité ressentie : niveau intellectuel, apport financier différent, etc.
Il y a aussi les humiliations projetées et délibérées des femmes à l’encontre des hommes qui sont des actes destructeurs ; il y a également le fait que l’homme rabaisse continuellement sa femme en montrant sa force : faut-il pour autant briser une vie ?
Quand les mots n’existent plus et qu’il y a recours aux coups et aux armes l’homme ou la femme ont-ils conscience de la gravité de leurs actes ?

La femme sachant que sa condamnation sera moins pénible : doit-on se dire que >oui< la femme a raison d’éliminer son mari ? S’il y a différence de traitement de peine, c’est peut-être parce que la femme compte sur la clémence du juge et parce qu’elle est, à l’origine coulée dans un moule-tendresse ? La solidarité féminine vaut son poids également : l’origine des hashtags féministes d’aujourd’hui ?

L’homme a t’il des arguments à faire valoir lors de son jugement : frustration, traitement de faiblesse (rôle inversé ?) pour attendre une réduction de peine. Doit-on se dire que >non< l’homme ne mérite pas la clémence et ses remords-regrets ne font pas le poids par rapport à sa force… qu’il se forge à travers les âges. Il a les épaules larges pour assumer une condamnation + importante que celle d’une femme. Alors il est « normal » qu’il coche 30 ans lui…

En/dans cette femme meurtrière il y-a-t-il l’ombre d’une propre mère : aimante et celle qui doit consoler ? Doit-on consoler cette meurtrière malgré ce qu’elle a fait ?

En/dans cet homme assassin il y-a-t-il l’ombre d’un : père absent ? un rival plus fort ? un futur amant qui doit être sorti du champ ? Doit-on bannir ce meurtrier malgré ce qu’il a fait ?

Ceux qui ont choisi de siéger dans un espace de lois prennent leurs décisions de leur plein gré et où la loi du plus fort peut basculer.
Nous sommes, contrairement à eux, libres de nos consciences qui ne portent pas de peines publiques à l’encontre de nos semblables ; même si silencieusement nous jugeons cette femme et cet homme pour leurs actes…et beaucoup plus sévèrement des fois.

L’inégalité a été de poinçonner l’homme comme étant l’être fort et la femme comme l’être faible. Et aujourd’hui il s’est formé une force féminine et complice pour abattre la faiblesse qui a été trop longtemps refoulée. On pourrait dire :« pren pa trop tantine pou bane mangue a tèr ! » et il y en a de mauvaises et méchantes femmes.

C’est déjà très grave d’handicaper une vie et en retirer une est tout simplement hors de tout droit. Toutes les vies se valent.

Allez ! une petite phrase de reggae : 🎼« So when you kill your brother it no makes no sense »

Souhaitons que la journée de l’amour se fera sur des bouquets de roses…sans épines ! parce que... bèzmen dans la cour Valentin…

35.Posté par Lesseps le 14/02/2020 07:58

@ ken de barbie : je suis vraiment navré que vous vous rendiez malade de cette pseudo évolution ;) Faites du sport (entre hommes), respirez des arômes masculins et vous irez certainement mieux… Pour info, le livre dont vous me parlez parle de l'esquisse de changement qui est en train de s'opérer dans le monde OCCIDENTAL !!! Il vous reste donc tous les pays orientaux pour profiter de votre société patriarcale rêvée, il faut dire que dans ces pays là il est vrai que les femmes sont respectées et adulées et que leurs droits ne valent guère mieux que ceux d'un chien :) Si c'est votre trip, grand bien vous fasse et les billets ne sont pas très chers en ce moment donc profitez en !!!!

36.Posté par IXE le 14/02/2020 08:25

Posté par Kayam le 13/02/2020 23:29

Bonjour

Et si l'expression "chef de famille" venait du droit, qui jusqu'à peu, confiait à l'homme un pouvoir régalien sur son foyer ? L'homme qui tue sa femme fait l'aveu de son impuissance à régler la situation autrement, c'est vrai.

Votre expression « gardien la flam » est très juste: si la femme n'inspire pas, ne motive pas pour donner l'impulsion, le couple a peu de chances de progresser. Ce point clé est relevé dans la majorité des cultures à tendance matriarcale.
La violence, visible ou sournoise, est souvent le fruit de frustrations, de non-dits qui empoisonnent le quotidien du couple, vous avez encore raison. La discussion est capitale dans un foyer.

37.Posté par Saucratès le 14/02/2020 09:01

Merci KAYAM. Très bonne vision. Les maris meurtriers paieraient pour leur rôle protecteur ancestral et les femmes seraient protégés par leur rôle maternel immémorial. Cela aurait au moins le mérite d'expliquer une inégalité devant les peines d'emprisonnement prononcées, même si certains (AMA) récusent cette vision. Il n'en reste pas moins que tous ces actes sont tristes, terribles, et qu'en cette Saint-Valentin, il faut nous souhaiter à tous beaucoup de tendresse et de bonheur. Et bonjour également KEN et IXE. Saucratès.

38.Posté par Ken le 14/02/2020 12:19

Bonjour Socrates, bonjour IXE, ça sent le Zebre ici: il y a des PN en démonstration...😂😂😂😘

39.Posté par Hannibal le 14/02/2020 12:25

Leszeps: non Ken comme Ken le survivant. Il me semble que nous parlions de la justice française et de la culture occidentale: pourquoi vous réfugiez vous encore derrière l’argument des barbares d’autres continents?

Seriez-vous imcapabable de vous remettre en question ? Pourquoi ce besoin d’essayer de vous justifier en essayant de faire l’amalgame entre le comportement des hommes occidentaux avec les hommes issus de la culture arabo-musulmanne?
Bien à vous

Hannibal

40.Posté par Lesseps le 14/02/2020 13:09 (depuis mobile)

@saucrates: un petit livre de Barbara et Alan pease « pourquoi les hommes n’écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières » pour peaufiner votre connaissance du cerveau de la femme et de l’homme :) et comprendre ...

41.Posté par Marie A. le 14/02/2020 16:40

Chaque cas est différent comme chaque peine est unique (principe de personnalité des peines).

Là où je suis d'accord avec vous, c'est que les violences commises par les femmes contre les hommes sont peu médiatisées ; toutefois cela résulte d'une volonté politique d'axer sur les violences faites aux femmes, ce qui me semble cohérent.

Quant aux décisions du juge familial attribuant la garde des enfants à la mère relève davantage de la disponibilité de la mère (travail à temps partiel voire sans activité) de ses faibles revenus (permettant les allocations tandis que s'ils avaient été avec le père, ce dernier ne les aurait peut-être pas eues), du travail réalisé en amont pour l'organisation de la vie de l'enfant (place en crèche, nounous, démarches administratives, rdv chez le médecin... Qui en fait le plus ?).
Mes propos n'excluent pas certaines décisions fixant la résidence des enfants chez le père.

42.Posté par Lesseps le 14/02/2020 19:48

@ cannibal : Me remettre en question loooool ... je pense bien être le seul à le faire .... vu que vous ne souhaitez pas sortir de votre société patriarcale archaïque ;) Arrêtez d’être centré sur votre entre-jambe et vous vivrez mieux et sans rancœurs et peurs inutiles de la femme 😂 Bises viriles cannibal !!
Que l’amalgame avec le monde oriental vous gênasse me fait dire que j’ai tapé dans le mille : la honte vous étreint et vous étouffe, je vous comprend ...Aucune fierté

43.Posté par IXE le 14/02/2020 23:06

41.Posté par Marie A. le 14/02/2020 16:40

Ces principes de personnalité et de proportionnalité des peines sont souvent incompris du public, qui n'a pas accès aux dossiers. Je connais peu de magistrats qui ne se font pas de cheveux blancs...

En raison de l'expertise apportée, le Jaf suit souvent les préconisations de l'Ase, lorsqu'un tel suivi est réalisé. Le billet de Saucratès a au moins le mérite de nous rappeler que certains préjugés peuvent avoir la vie dure, y compris dans ces services. Puisque la politique s'en mêle, ne serait-il pas pertinent de réviser le socle éducatif des futurs personnels dédiés à ces missions afin, par exemple, que la résidence des enfants ne soit plus systématiquement fixée chez la maman, au motif que le papa travaille et serait ainsi indisponible pour sa progéniture ? Dans les situations où seule la mère travaille et toujours sur demande des administrations ou associations en charge de la protection de l'enfance, elle bénéficie malgré tout des enfants...

Ce qui n'exclut pas certaines exceptions :)

Ce n'est pas le judiciaire que je remets en question, mais toute la chaine en amont qui peut n'imposer qu'une manière de voir. Contre laquelle le juge s'insurge systématiquement, lorsque le fait se produit.


44.Posté par Saucratès le 15/02/2020 00:04

Bonjour Marie. À trop vouloir ériger les violences faites aux femmes en grande cause nationale, nécessitant l'engagement de tous, ne risque-t-on pas de masquer la réalité et de créer une société à deux vitesses. Pourquoi estime-t-on que le fait de combattre 130 feminicides chaque année impliquerait de masquer 30 homicides annuels par des femmes ou des épouses (en moyenne). Je connais le principe de l'individualisation des peines, mais malgré tout, il me semble que les assassins hommes sont très souvent condamnés à des peines proches de 30 ans d'emprisonnement. Où se trouve l'individualisation des peines pour les hommes ? Ne le méritent-ils pas ?

Evidemment, là où certains d'entre nous, les hommes, verront une société à deux vitesses, une justice partisane, les autres y verront une société plus égalitaire. Aucun d'entre nous n'aura jamais la même vision de ce qu'est l'égalité. Saucratès.

45.Posté par Saucratès le 15/02/2020 00:17

Euh Marie, je ne réagirais pas à votre argumentaire sur le bien-fondé des décisions des juges aux affaires familiales sur l'attribution de la garde des enfants aux femmes plutôt qu'aux hommes. Je crois savoir que c'est un parcours du combattant pour un homme de disposer de droits égaux pour élever ses enfants après un divorce. Le plus souvent, ils ont droit à voir leurs enfants les 2e et 4e week-end de chaque mois. Ils ont l'obligation de les prendre et ils ne doivent surtout pas louper l'heure pour les ramener à leur mère dragon. Et ils doivent aussi payer évidemment les pensions. Et le gouvernement a désormais mis en place une machinerie pour les forcer à payer !

... Votre argumentaire ne tient pas la route, Marie. Le plus simple est évidemment de ne pas divorcer. Cela économise beaucoup de conflits. Ou bien de ne pas se marier et de ne pas faire de gosses. Saucratès.

46.Posté par Saucratès le 15/02/2020 10:16

La réponse de IXE me rappelle un autre paradoxe. Que le père travaille ou qu'il ne travaille pas, il n'aura que très rarement la garde de ses enfants. Un père qui ne travaille se verra imposer de disposer d'un travail et d'un logement décent lui permettant d'héberger des enfants. Une femme qui ne travaille pas est supposée par contre pouvoir s'occuper de ses enfants et les pensions et allocations qu'elle percevra seront considérées comme suffisantes. A-t-on jamais imposé à une mère d'avoir un travail pour se voir confier la garde de ses enfants ?

Evidemment, Marie (mais ce cher ou cette chère AMA ne vous contredirait pas), vous me direz que je ne connais rien aux jugements des affaires familiales. Que n'ayant pas vécu cette situation, n'étant pas passé sous les fourches caudines de la justice, je ne peux parler que par ouïe-dires. D'ailleurs, j'eusse vécu une telle situation, que mon vécu ne serait encore considéré que comme parcellaire, un cas particulier. La justice serait donc un système sur lequel seuls les spécialistes pourraient discuter? Seuls les juges, les avocats et les spécialistes pourraient exprimer une opinion autorisée? On ne pourrait pas parler ou poser des questions sur la médecine parce qu'on n'aurait pas opéré? On ne pourrait pas parler d'économie parce qu'on ne serait pas économiste? Ou de politique parce qu'on n'est pas maire, député ou Président? Ce n'est qu'une discussion de vos arguments Marie. Amitiés et bon week-end. Saucratès.

47.Posté par A mon avis le 15/02/2020 12:59

@ 44.Posté par Saucratès
Vous écrivez :
" Pourquoi estime-t-on que le fait de combattre 130 feminicides chaque année impliquerait de masquer 30 homicides annuels par des femmes ou des épouses (en moyenne)."

Vous énoncez là un ENORMITE !

1)° Personne ne masque les "homicides" : ils sont relatés par les journaux tout comme les féminicides. Et ils sont jugés. Et il vous reste à prouver qu'ils sont moins sanctionnés que les féminicides,( avec des arguments sérieux et non par votre simple ressenti personnel).

Et pour vous le fait qu'il y ait 4 ou 5 fois plus de féminicides que d'"homicides", ne perturbe pas vos convictions du mâle victimisé ?

2°) Que les violences sur les femmes soient de plus en plus fréquents, n'entame pas vos convictions victimaires ?

Que la plupart des crimes perpétrées par les femmes sur leur compagnon soient des crimes souvent en réponse aux violences subies par ces femmes, n'effleure pas votre entendement ?

48.Posté par Saucratès le 15/02/2020 15:46

Salut AMA. Pour pouvoir étudier statistiquement les peines de prison auxquelles sont condamnées les femmes meurtrieres de leur mari, soit une vingtaine par an, encore faudrait-il pouvoir les trouver. Il est beaucoup plus simple de trouver des informations sur les féminicides que sur les maricides. Mais je ne désespère pas.

Mais je reviendrais sur un autre point de votre argumentation. Lorsque vous disiez «que la plupart des crimes perpétrés par des femmes sur leur compagnon soient des crimes souvent en reponse aux violences subies par ces femmes, n'effleure pas votre entendement ?».

Premièrement, Laurence Blerreau, dont il est ici question, condamnée à 13 ans de prison, n'était pas battue. Certes, il la traitait de grosse vache ; violence psychologique s'il en est. Mais bon, votre argumentation ne tient pas la route. Même non battue, une femme se voit condamnée à une peine de prison deux fois ou deux fois et demi moins longue qu'un homme.

Deuxièmement, et cela me semble beaucoup plus GRAVE !!! Vous considérez comme normal de tuer un homme parce qu'il bat sa femme ? J'imaginais qu'une bien pensante ou un bien pensant comme vous était forcément contre la peine de mort, type de peine que seuls des beaufs et des mâles victimisés comme nous pourrions souhaiter rétablir ! La peine de mort ne serait donc à vos yeux autorisée que dans le cadre des violences faites aux femmes ? Seuls les maris assassinant leur femme devrait être tués, éradiqués ? Si on est contre la peine de mort, on ne peut considérer que la mort donnée par une femme battue puisse être une réponse normale, acceptable. Tuer doit rester un crime atroce. Je lisais un article écrit par Pierre Bilger contestant la procédure de grâce prononcée par François Hollande en faveur d'une meurtrière condamnée. Le meurtre n'est jamais la seule réponse possible. Vous dévoilez AMA une facette de votre personnalité bien sombre que je ne soupçonnais pas. Saucratès.

49.Posté par A mon avis le 15/02/2020 17:41

@ 46.Posté par Saucratès
"(mais ce cher ou cette chère AMA ne vous contredirait pas)"

Par cette parenthèse, vous trahissez votre machisme, cher Saucratès !

En effet faut-il être obligatoirement une femme pour être "féministe" selon le qualificatif que vous m'attribuez ?
Faut il être obligatoirement une femme pour contester vos arguments fallacieux ?

P.S. : quel est l'avis de votre femme sur ce billet ? Étonnant que vous ne lui donnez pas la parole ? A moins que vous considéreriez que cela ne la concerne pas ?

50.Posté par Saucratès le 15/02/2020 19:25

AMA, pas de machisme. Il ne s'agit que de l'écriture inclusive chère aux féministes. Ce.tte cher.e AMA. Un.e bien pensant.e. N'y voyez rien d'autres. Quant à ma femme, elle serait contre moi, très certainement, mais elle le dirait en terme très courtois, très pesés, très mesurés. Je crois qu'elle n'aime pas ce que j'écris. Du moins je le pense. Mais j'ai des amies qui parfois me lisent. Et qui peuvent aussi être en désaccord. Saucratès.

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