Politique

Ericka Bareigts: "3 raisons pour lesquelles le PS ne séduit plus les Outre-Mer"

Mercredi 31 Janvier 2018 - 15:11

"Pourquoi notre parti, dans tous les territoires, et plus particulièrement en Outre-mer, n’attire plus ceux qui souhaitent faire et s’engager ?". Tel est le questionnement central que soulève Ericka Bareigts dans une tribune publiée dans le HuffingtonPost ce mardi. La député y déroule les trois raisons expliquant selon elle ce désintérêt et propose des manières d'y remédier. 

En voici un extrait :

S'atteler à la refondation du Parti socialiste, passe aussi, pour chacun de nous, militantes et militants, par questionner le lien qui nous unit à ce collectif; peut-être encore plus pour celles et ceux qui, comme moi, y ont adhéré depuis plus de trente ans, qui savent ce qu'ils lui doivent, les bonheurs des jours de victoires, les déceptions et les remises en cause des jours de défaites.

Pour moi, le Parti socialiste, c'est d'abord la caisse de résonnance de mes premiers combats de jeunesse : il y a plus de trente ans, alors étudiante, je poussais la porte d'un local d'une section pour y trouver les moyens d'un engagement. Ce qui m'animait à l'époque, et encore aujourd'hui ? La volonté de mener des luttes collectives, de rassembler des énergies pour dénoncer les injustices, pour combattre les inégalités et les discriminations, pour aller à la rencontre des citoyens, écouter leurs quotidiens, leurs difficultés (de logement, de santé, de solitude) et de me battre pour y apporter des solutions. Croisons-nous beaucoup de jeunes, à La Réunion ou ailleurs, qui voient encore dans ce parti le moyen d'un engagement? Hélas, trop peu. Et c'est à cela que nous devons répondre: pourquoi notre parti, dans tous les territoires, et plus particulièrement en Outre-mer, n'attire plus ceux qui souhaitent faire et s'engager?

La raison première, c'est que le Parti Socialiste n'incarne plus le combat dans nos territoires. Il s'en est éloigné en se perdant dans des débats internes, dans des postures, dans une incapacité à se rénover et à faire émerger de nouveaux visages ! La politique c'est avant tout changer la vie et c'est pour cela que nous devons faire de nos militants, de nos jeunes notre première force politique.
La suite sur www.huffingtonpost.fr
N.P
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1.Posté par Kasser le cui st Louis st Denis le 31/01/2018 15:18 (depuis mobile)

Il n'y a pas que les Outre Mer que le PS ne séduit.plus.

2.Posté par GIRONDIN le 31/01/2018 15:21

Blablabla

Sarkozy était plus à gauche que vos complices valls Hollande

3.Posté par PECOS le 31/01/2018 18:40

Ce PS existe encore ? S'il y a toujours des adhérents, une cabine téléphonique suffit largement pour les réunir !
MDR

4.Posté par Pierre Balcon le 31/01/2018 19:49

Je vais plagier S Gainsbourg qui disait à peu près ceci :

" On se marie avec lui ( elle ) pour ce qu'il ( ou elle ) n'est pas, et on s'en sépare pour ce qu'il ( elle ) est" .
Plus philosophiquement dans la vie on bascule assez vite de "l'idéalisation" à la " réalisation "
Eh bien en politique c'est pareil mais en cent fois en pire .

On y adhère pensant trouver un idéal et on déchante aussitôt.

On a quelques excuses parce que la politique n'est faite que de" trompe l’œil".
Le densité d'enfoiré(e)s au mètre carré est mille fois plus importante que dans la population générale.
C'est à vrai dire un bon condensé " d'humanité" qui n'ira pas au paradis .

Mais parfois on se prend à l'illusion . Ceux ou celles qui la pratiquent brouillent en effet les pistes et tentent de "socialiser" leur figure à leur avantage.en "inversant les valeurs" :

- les idiots , dès qu'ils auront le micro et un public, s'imagineront devenir des génies ;
- les illettrés absolus se paieront un "nègre" pour paraître "académicien" de la politique ;
- les égoïstes et cupides vont s'attacher à étaler leur générosité publique ( "législative" et "réglementaire") , surtout avec l'argent du contribuable ;
- les violents et revanchards vont s'efforcer de contrôler leur discours , au besoin en réécrivant l'histoire , et nous serviront des propos mielleux et victimaires ; ils inventeront la discrimination positive pour légitimer des nouveaux privilèges et plaideront , quand ils seront débordés , ce qui arrive de plus en plus souvent l'œcuménisme ( ni droite ni gauche ) pour neutraliser l'adversaire ;
- les ambitieux soutiendront qu'ils se battent pour le bien public ;
- les accapareurs vont nous présenter un patrimoine modeste et mettront en avant leur mérite ;
- les combinards se feront passer pour de fins stratèges ;
- les corrompus soutiendront que c'est pour la raison d'Etat;
- les autoritaires plaideront pour une nécessaire discipline dans l'organisation , toujours à leur avantage évidemment ;
- les permanents du parti exciperont devant le militant de base l'intensité de leur engagement mais oublieront de nous rappeler qu'ils étaient payés par la " cause " ;
- les paresseux et libertins ( nombreux dans les partis politiques ( Et Darmanin est un bon spécimen ) tireront argument de leurs vices pour "faire peuple" et se la jouer "sympa"
- les femmes n'hésiteront pas à mobiliser quelques autres atouts propres à leur genre. Ces faiblesses là sont admises pour elles.

Règle fondamentale : la cause doit être toujours juste et le casting formidable .
C'est ce qui doit être marqué sur l'affiche . Et l'affiche doit être placardée partout et souvent . Ça tombe bien , la presse locale n'est pas très regardante .

De temps en temps le réel , trop longtemps contenu , leur explose dans la figure et ça donne Cahuzac , Strauss Kahn , Thevenoud et quelques autres généreux sujets , dont nous ne manquons pas à La Réuion . Mais je ne les citerai pas pour ne pas faire de jaloux...

5.Posté par Jacques le 31/01/2018 20:08

Moi aussi je connais les 3 raisons : Gilbert Annette, Monique Orphée et Erica Bareigts.

6.Posté par Michel le 31/01/2018 22:25

La raison principale de l'effondrement du Parti socialiste, c'est qu'à chaque fois qu'il est allé au gouvernement, cela s'est traduit par des attaques contre les travailleurs, par des cadeaux à leurs exploiteurs.
Cela fait cent ans que le Parti socialiste trahit les travailleurs, cent ans qu'il se comporte comme un parti d'ordre (bourgeois), que ce soit lors du déclenchement de la première guerre mondiale avec son ralliement à l'union nationale pour envoyer les jeunes ouvriers français au casse pipe contre les ouvriers allemands, que ce soit en 1936 où il a tout fait, avec les staliniens du PCF, pour arrêter la grève générale qui menaçait de se transformer en révolution, que ce soit encore en 1936 lors de la guerre d'Espagne où il a laissé les travailleurs espagnols se battre seuls et sans armes efficaces contre les fascistes espagnols (Franco) aidés les Nazis, que ce soit en 1938 où la majorité des députés socialistes ont voté la confiance au fasciste Pétain (qui décora le futur "socialiste" Mitterrand de la francisque), que ce soit pendant les années d'après guerre où les socialistes appuyaient toutes les mesures contre la classe ouvrière avec Daladier (surnommé Daladiette par les ouvriers !) ou pendant la guerre d'Algérie où le "socialiste" Mitterrand considérait que l'Algérie c'était la France ("la France de Dunkerque à Tamanraset), justifiant la répression contre les Algériens en lutte pour leur indépendance. Ce sont d'ailleurs les socialistes qui ont envoyé le contingent (les appelés) en Algérie avec tous les drames qui s'en sont suivis jusqu'à nos jours (le racisme anti-arabe et anti-musulman), que ce soit pendant 68 où les socialistes, comme les staliniens combattaient, comme le réactionnaire de Gaulle, "la chienlit", c'est-à-dire les étudiants et les ouvriers révoltés et en grève contre l'exploitation.
Les années pendant lesquelles les socialistes se sont retrouvés à nouveau au gouvernement, à partir des année 1980, ne sont pas meilleures. Après avoir tenu un discours quasi révolutionnaire, ils n'ont cessé de légiférer contre les travailleurs et permis au patronat de passer les crises avec le moins de casse pour leurs profits : nationalisation de leurs dettes et privatisation de leurs profits, instauration du RMI pour éviter que les ouvriers licenciés dans l'industrie métallurgique et minière par centaines de milliers ne se révoltent pas, puis austérité, blocage des salaires, déremboursement des médicament, première réforme des retraites (remise en cause de la retraite à 60 ans avec le livre blanc de Rocard, premier ministre de Mitterrand), et plus près de nous ouverture du capital des entreprises nationalisées au privé grâce à Jospin (et Chirac), lois Travail (El Khomri).
On connaît la suite !
Et Madame Ericka Bareigts, qui a été ministre de Hollande et donc coresponsable des attaques que son gouvernement a porté contre les travailleurs, s'étonne que le Parti socialiste se soit vidé de ses militants.. et fassent des scores ridicules aux élections ? (Ah les places en moins pour les notables et les planqués "socialistes" !)
Est-ce bien sérieux ? On en rirait presque si l'on ne pensait pas aux dégâts que cela a fait dans le mouvement ouvrier, politique et syndicaliste, parmi les militants sincèrement engagés pour une société plus juste, avec le retour des idées pourries de la droite et de l'extrême droite, y compris dans les classes populaires.
Tel est le bilan désastreux des "socialistes". Tous ceux qui sont réellement épris de justice ne regretteront pas un tel parti. Il faut juste s'atteler à en construire un autre qui soit fidèle à la classe exploitée des travailleurs et qui brandisse à nouveau bien haut ses valeurs contre les valeurs rancies du capital (le pouvoir, le fric et l'individualisme)

7.Posté par loyada le 31/01/2018 22:27

C est quoi, le PS ?

8.Posté par JMR974 le 31/01/2018 22:28

Tiens, la dénommée Ericka est de sortie ! Il y avait longtemps, en fait depuis qu'on lui a "volé" sa (faible !) notoriété ! C'est qu'elle n'est plus protégée par celui qu'on nomma "le premier parti de France". Mais étant donné qu'elle fut ministre, ministricule serait plus exact, elle vit maintenant des prébendes de la République, cette république si impécunieuse et si généreuse à la fois. Ericka, un conseil : repose-toi des immenses efforts que tu as dû consentir lors de ton passage éclair dans l'ancien gouvernement … et fais-toi oublier !

9.Posté par Titi or not Titi le 31/01/2018 23:21

La Li Rode Un Ptit Contrat ! 😄😄
Passe Par Popaul Emploi Pour Comprendre ! 🤓

En Période D'Economie, ..., Faudrait Peut Être Arrêter De
Payer Ces Alimentaires ! 😄😎

ANouLa©®

10.Posté par Alé tir un fey tol don! le 01/02/2018 06:54

2.Posté par GIRONDIN le 31/01/2018 15:21
4.Posté par Pierre Balcon le 31/01/2018 19:49

Tout à fait d'accord, notamment sur le nombre d'enfoirés au m²! Mdr

Le PS et le PS Réunion ont viré au libéralisme économique depuis 1982 et à l'européisme depuis Masstricht dans les années 1990!

Bonjour les dégâts économiques et la perte d'identité et d'autonomie de décision de la France en la matière.

Sans compter les disparités fiscales et de salaires à l'avantage de certains Etats de l'Europe, ce qui nous enfonce encore davantage....

Et en 2017,le PS a aussi très bien manigancé et manipulé les électeurs pour faire élire EM/REM et éliminer le candidat possible de la droite (FF). Coup d'Etat "démocratique" mais surtout médiatique et politique.

https://blogs.mediapart.fr/brigitte-pascall/blog/231017/le-coup-detat-democratique-de-macron-alain-badiou://

https://blogs.mediapart.fr/brigitte-pascall/blog/020717/le-deuxieme-coup-detat-democratique-de-macron://

" Au départ, il y eut un premier coup d'état électoral : comment un candidat, Macron, inconnu de tous, ne remplissant pas les salles, à la vacuité étonnante, a été désigné Président de la République, sous la pression incroyable des médias détenus par 10 milliardaires : 54 "une", un flot d'argent ininterrompu donne par de généreux sponsors financiers. Au passage, j'aimerais savoir le cout global de cette petite fantaisie de l'oligarchie. Sans parler des irrégularités de scrutin, qui ont nécessité l'accord de nombreuses mairies socialistes. Le résultat a été mitigé : 81% des français n'ont pas voté pour Macron. Mais enfin, juridiquement parlant, tout-en-images-de-carton fut désigné gagnant de la présidentielle.."

Alors double langage (on combat les injustices mais on renforce le libéralisme), traitrise (comme en 2017), et discours à l'eau de rose délayé dans de plus en plus d'eau...

Sans compter le nombre d'énarques au m² dans tous les milieux politiques, dont le PS. Quelle plaie!

Et pour Erika Bareigts, "super" gestion en Guyane, en lâchant dès le départ la pression et promettant plus de 2 milliards d'aides (payées par les CONS-tribuables, bien sûr...). Ouah! Super ministre, ça! Mdr de mdr!
EB: alé tir un fey tol don!

Tu m'étonnes après ça que ça attire, le PS.... Mdr

Quant aux autres "bords" politiques, c'est pas beaucoup mieux...

11.Posté par eric le 01/02/2018 09:30

C'est clair que le PS n'incarne plus rien, pas plus que tous les autres partis, en fait la politique française et ses représentants pour la plupart n’incarne plus rien si ce n'est leurs ambitions personnelles et le corollaire les compromissions obligées réduisant ainsi les belles ambitions et les nobles idéaux éventuels de nos politiques... c'est dommage... je ne vois pas de solution... sans doute une justice indépendante, et plus rapide qu'aujourd'hui... mais serait ce suffisant ?

12.Posté par SEVERIN le 01/02/2018 13:01

@11 Pas si sur que ça,il y a beaucoup trop d'alimentaires de sources immigrations qui ont une serpillière a la place de la langue.Prêt a jouer a l’esclavage des urnes au bénéfice du graal,la naturalisation par regroupement familiale ou autre a l'élection de nos sales porcs responsables des partis politiques Centristes, L.R / P.S ,P.C,FRANCE INSOUMISE.Leurs intérêts sont beaucoup trop important au pouvoir de la corruption et s'en mettent pleins les fouilles a l'insu du peuple Français qui se saignent pour survivent dans notre pays. In yab des Yvelines

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