Société

Enfants de la Creuse : "Rien ne bouge, c’est un manque de respect"

Vendredi 17 Mai 2019 - 10:43

Plus de 2000 enfants réunionnais transplantés en métropole de 1962 à 1984 attendent toujours leur lieu de mémoire dans l’hexagone. Depuis la remise du rapport "Vitale" à la ministre Annick Girardin il y a plus d’un an, "rien ne vient" déplore la fédération des enfants déracinés des DROM. C’est pourquoi elle sollicite aujourd’hui le Président de la République, afin d’obtenir une place au sein du futur mémorial de l’esclavage.


À l’occasion du 170ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage, Emmanuel Macron a confirmé la création d’un mémorial à Paris, dans le Jardin des Tuileries, pour 2021.
 
Aujourd’hui, la Fédération des enfants déracinés des DROM (FEDD) demande une place "fût-elle minime" pour l’histoire des enfants de la Creuse au sein du futur mémorial.
 
"En avril 2018, lorsque le rapport de la commission nationale de recherche et d’information historique sur la transplantation d’enfants de La Réunion en France hexagonale lui a été remis, Annick Girardin avait déjà annoncé la création d’un lieu de mémoire. Mais depuis rien ne bouge, c’est un manque de respect", explique Valérie Andanson, chargée de communication de la FEDD.
 
"C’est important d’avoir un endroit où l’on peut se retrouver, un endroit qui nous appartient pour vivre la mémoire de notre histoire, celle des enfants exilés".
 
Pour la FEDD, ce lieu doit être public et accessible à tous, un lieu de vie où photos, documentaires et textes pourront être présentés. "Le ministère nous a proposé de l’installer dans la Creuse, mais nous ne voulons pas stigmatiser la région, c’est pourquoi nous pensons qu’un mémorial à Paris serait idéal : plus accessible, c’est également là que nous sommes tous d’abord arrivés en métropole étant enfants".
 
Deux tentatives de suicide depuis le début de l'année

La fédération demande également à ce qu’un dispositif psychologique solide soit mis en place pour aider les victimes à surmonter le traumatisme de l’exil : "Deux anciens enfants transplantés en métropole ont tenté de se suicider depuis le début de l’année. Ce traumatisme est encore très lourd chez certaines personnes", explique Valérie Andanson.
 
Si les victimes bénéficient déjà d’un billet d’avion tous les trois ans pour se rendre sur l’île d’où ils ont été arrachés, la FEDD demande également à ce que la bourse accordée pour l’hébergement soit doublée : "la bourse est de 500 euros, ce qui est peu lorsqu’on connaît le coût de la vie à La Réunion".
 
Enfin, la fédération attend toujours que l’histoire des enfants transplantés soit intégrée dans les programmes scolaires, comme annoncé par Annick Girardin.
 
"Il ne faut pas que notre histoire soit enterrée, il faut qu’elle soit connue et reconnue. Pour la génération actuelle mais aussi pour les générations futures".
Charlotte Molina
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1.Posté par question bete le 17/05/2019 10:50

faut il s'étonner que rien ne vienne de la part d'Annick Girardin ?

2.Posté par noe le 17/05/2019 11:25

Pourquoi rebrasser toute cette boue si boue il y a ???
"Le passé n'est rien , l'avenir est tout …" (frère Scubillon)

3.Posté par Dederun le 17/05/2019 11:35 (depuis mobile)

Faut passer à autre chose, ça va changer quoi

4.Posté par Taloche le 17/05/2019 12:04 (depuis mobile)

Transplantés en métropole dans les années 1962 à 1984, ce n''est qu''en 2019 qu''ils tentent le suicide soit plus de 50 ans après. Je ne vois pas le lien.

5.Posté par Taloche le 17/05/2019 12:04 (depuis mobile)

Transplantés en métropole dans les années 1962 à 1984, ce n''''est qu''''en 2019 qu''''ils tentent le suicide soit plus de 50 ans après. Je ne vois pas le lien.

6.Posté par Le Jacobin le 17/05/2019 12:11

QUE FONT LES ELUS DE LA RÉUNION ?

MÊME JL. RATENON NE SE PRONONCE PAS

Il préfère parler des Sri-Lankais c'est plus rentable.

7.Posté par JD974 le 17/05/2019 13:55

Il ne faut pas oublier que ces enfants, pour la plupart, encombraient les orphelinats surtout après le décès de leurs deux parents ou s'entassaient dans les établissements accueillant les enfants de parents tous deux gravement alcooliques.

Fallait-il prendre le risque de les laisser dans la rue ? Ou avec leurs bouteilles de rhum ? J'y étais en 1967-1968, je les ai vus.

Soeur Colette en savait quelque chose, elle qui avait créé les deux hôpitaux des enfants malades !

De là à faire des agriculteurs qui les ont recueilli en métropole et pas seulement dans la CREUSE des esclavagistes ce serait commettre une faute grave à vous dégouter de tous les mouvements caritatifs.

8.Posté par RIPOSTE974 le 17/05/2019 14:02

Au fait où est ericka bareigts prompte à barrer la mer , cette Sinistre des outre mer dans le gouvernement Manuel Valls , PS .

9.Posté par Zilé zone le 17/05/2019 14:53

Les descendants d'esclaves ou d'engagés que nous sommes le resteront. Les colonisateurs ont gardé leur mépris et leur arrogance. Il ne faut rien attendre d'eux, même pas la reconnaissance! D'ailleurs, nos élus de gauche ou de droite déclassent les terrains agricoles des gros blancs qui s'étendent du battant des lames jusqu'au sommet des montagnes, afin de parquer les plus pauvres dans des logements sociaux étroits et sans cour.

10.Posté par paolo le 17/05/2019 16:13

cette histoire a été terrible et personne ne peut nier la souffrance, ces enfants ont besoin de soutiens évidemment, mais ces enfants n'étaient pas des esclaves, on ne peut pas tout mélanger, on n'éduque pas dans la confusion.

11.Posté par JD974 le 17/05/2019 16:37

Il me revient un cas assez pas banal.

Un agriculteur des Vosges me demande un conseil au sujet d'un jeune réunionnais indiscipliné, buveur d'alcools, voleur chez les voisins. On est obligé de se résoudre à le mettre en maison de rééducation.

Il le fait et le gamin va y rester dix ans pour y apprendre des métiers.

Et puis, 15 ans plus tard, il voit une offre pour travailler dans cette maison de rééducation. Il concourt.

Cinq ans plus tard, c'est lui qui est devenu le directeur de la boîte. Diplômé sur connaissances acquises. Pas beau ?

12.Posté par Martine affranchie le 17/05/2019 16:49 (depuis mobile)

À leur majorité fallait revenir au pays ....c'est quoi ce cinéma encore ?

13.Posté par Lebon le 17/05/2019 16:56 (depuis mobile)

Zilé zone
Pouvez- vous m’aider ? Il y 250 ans on a forcé mon ancêtre à quitter sa Normandie,sa chaumière et ses champs en lui faisant croire qu’il allait faire fortune à l’ile de la Réunion. Gros mensonge !!
Contre qui je dois me retourner ?

14.Posté par balayedovant zot porteavan le 17/05/2019 17:11

JD974 .Vous faîtes d'un cas une généralité c'est sur l'ordre de michel debré que les marmailles sont partis là bas pour repeupler cette France mais comme il est plus facile de jouer au coq avec des malheureux il fallait aider les familles si michel debré était un homme de valeur? , ici les gamins auraient pus trouver la joie de vivre et d'évoluer dans leur île beaucoup se sont suicidés et d'autres sont placés à vie dans les asiles c'est la vérité au lieu de raconter des bobards renseignez vous . Moi je suis de st denis je ne suis pas né d'une famille riche mais mon grand père maternel était cultivé donc debré aurait eu du soucis pour nous faire signer son torchon et s'il était aussi courageux il fallait prendre des petits blonds aux yeux bleus de France pour repeupler la creuse et d'autres régions pas fou le mec . Faîtes votre enquête il y a des gens qui habitent ici et qui ont vécus en creuse ils pourront vous raconter l'histoire la vraie pas votre brin d'histoire mon quartier c'est boulevard de la providence je ne suis pas né hier génération 50

15.Posté par Crime contre l''humanité le 17/05/2019 17:13 (depuis mobile)

Quel crime ! Il faut réparation ! Et ceux qui critiquent la démarche, qui se moque de cet tragédie, on sait d''où vous venez, on sait ce que vous pensez !

16.Posté par Olivier le 17/05/2019 17:17

Arrachés??? LOL; ceux qui ont raté leur vie doivent demander des comptes à leurs parents ! Les autres ont réussi et ne sont pas en train de se plaindre à tout va ...

17.Posté par JD974 le 17/05/2019 17:27

Je voudrais aider LEBON mais lequel des LEBON. Sont-ils cent ou mille ?

Il faut attaquer les descendants de RICHELIEU comme le font les gens du QUÉBEC

De Saint-Aubain de Tourouvre aux rives du Saint-Laurent

Il y a aujourd’hui 375 années en créant la « Compagnie des Cent Associés » sous la direction de Samuel de Champlain afin de favoriser le commerce avec la Belle Province et son peuplement, à partir d’un minuscule hameau de traite, nommé Québec, le cardinal de Richelieu décidait par ordonnance royale que tout Français établis au Québec, conserverait le droit de retour.

Voilà comment présenter votre requête : le droit au retour.

18.Posté par JD974 le 17/05/2019 17:37

Ce cas a son importance. Il survient 380 années après la promulgation de l’ordonnance royale 1628, confirmée par celle du roi Louis XIV en 1664 pour garantir la pérennité de la nationalité française et de tous les droits qu’elle confère à tous les Français qui avaient émigré au Québec.

Loin d’être des aventuriers, des repris de justice ou des filles de joie, c’étaient de loyaux sujets de Sa Majesté, qui avaient été recrutés - pour raison d’État, celle du peuplement de la « Belle Province » - par une compagnie commerciale créée par le cardinal de Richelieu, sous le règne de Louis XIII pour le développement du commerce avec l’Amérique du Nord française et dont les activités se poursuivaient sous le règne de Louis XVI. Ce cas met en cause les traditions et les acquis juridiques français de la Royauté de droit divin à la Ve République. La question se pose : va-t-on reconnaître ces droits acquis qu’aucun texte - apparemment - ou provision d’obsolescence n’a abrogés. Tout jugement en cette matière ne manquera pas de créer une jurisprudence embarrassante pour le pouvoir.

Une autre interrogation se présente d’une manière encore plus précise, croit-on que beaucoup de Québécois aient envie de revenir à la mère patrie, compte tenu de l’importance que revêt aujourd’hui le Québec canadien en Amérique du Nord.

Ainsi commença Le Grand Voyage

19.Posté par Le Nettoyeur le 17/05/2019 20:21

Arrêtez de pleurer par ce que vous croyez que ces enfants auraient été plus heureux de rester sur leur
ile où il y avait que la misère alors qu'en France combien s' en sont mieux sortis et ont fait leur
vie en France posez leur la question et vous serez surpris de leur réponse.....

20.Posté par Cloclo le 18/05/2019 06:17 (depuis mobile)

Moi, je suis parti en Métropole en 1981 avec l''aide du Bumidom. J''ai travaillé dans une ferme agricole perdue dans les profondeurs des Alpes, puis j''ai suivi une formation et 2 après, retour à la Réunion et sans pl Pourquoi il ont attendu 50 ans?

21.Posté par Sauvaz Kanibal Dezénéré le 18/05/2019 06:28 (depuis mobile)

Il y a des témoignages dignes des français contre les juifs sous l''occupation nazie.
Et aujourd''hui, on ne fait plus de déportation forcée, on leur donne du travail, en france et ailleurs

22.Posté par Veevre le 18/05/2019 07:51 (depuis mobile)

#deux TENTATIVES de suicide sur 2000 personnes exportées ...
#Billet gratuits tout les trois ans..
#bientot près de 1000 euro d'argent de poches pour profiter de ce retour..
Et pi kouer encore???
L'Enfer etait pavé de bonne intentions.Apprenez le par

23.Posté par JD974 le 18/05/2019 08:56

Le BUMIDOM une véritable mesure de M DEBRE. En 15 ans, j'en ai engagé 12 ! Une seule s'est prostituée.

Les autres non ! Et surtout la première, une belle réussite. Sans même un certificat d'études elle est devenue chef de cuisine diététique pour les insuffisants rénaux dans un grand CHU. Avec sa recette de riz préparé à la créole !

Bumidom esclavagiste ? C'est très exagéré !

24.Posté par balayedovant zot porteavan le 18/05/2019 09:59

JD974vous mélangez les choses bumidom c'est autre chose les adultes partaient avec l'aide du bumidom se former ou travailler en France et les petits déportés de la creuse ils étaient jeunes et retirer à leurs familles pour combler le vide des graines molles de France , faîtes votre enquête les enfants de la creuse et le bumidom ce sont deux choses différentes.

25.Posté par gramoune indignée le 18/05/2019 10:13

A @ 2.Posté par noe le 17/05/2019 11:25

Je partage votre avis sur cette douloureuse période que vivait notre île à cette époque et que certains politiciens amnésiques sans scrupules, voudraient aujourd'hui, utiliser lamentablement, à leur profit.

La misère et son cortège d'abus de toutes sortes notamment alcoolisme et inceste, qui régnait alors dans de nombreuses familles réunionnaises, doit être bannis à jamais de nos mémoires et non être mis en exergue par des commémorations voulues par des élus cupides avides de pouvoir, prêts à toutes les bassesses !!!

26.Posté par JD974 le 18/05/2019 12:14

@22

Non non je vois bien les différences.

27.Posté par lechinois le 18/05/2019 19:58

En fait ce que ces victimes veulent ce n'est pas tant de la reconnaissance que un peu plus de fric. Ils ont raison si cela marche, porquoi pas !!!

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