Société

Enfant handicapé, la galère à l'école

Vendredi 8 Septembre 2017 - 11:46

Confrontée au handicap temporaire de sa fille scolarisée dans une école dionysienne, une mère de famille, enseignante, s’est retrouvée confrontée au quotidien de milliers d’enfants sur notre île. Elle a décidé de monter au créneau, espérant faire avancer les choses.


Aude A. est maman d’une petite fille scolarisée en moyenne section dans une école dionysienne. Quelques jours avant la rentrée scolaire, sa fille est victime d’un accident, nécessitant des déplacements en fauteuil roulant pendant trois semaines. C’est à ce moment qu’elle prend pleinement conscience des difficultés qui s’enchainent pour que sa fille puisse suivre ses cours au quotidien.
 
Pour Aude, le chemin entre la voiture et la salle de classe ressemble à un parcours du combattant. "Pour entrer dans l’école il y a des petites marches et il faut donc porter le fauteuil roulant. La classe de ma fille étant à l’étage, pas d’accès. Au niveau de la cantine, aucune rampe et on se retrouve coincés."
 
L’aveu de faiblesse du Gouvernement
 
Pourtant, la loi du 11 février 2005 prévoit la mise en accessibilité pour les personnes handicapée de tous les espaces publics dans un délai de dix ans maximum. Mais le gouvernement de François Hollande reconnait en Mai 2017 que cette loi "n'a pas été suffisamment suivie d’effets" et demande aux collectivités de mettre en place un Agenda d'accessibilité programmée pour les établissements et installations recevant du public.
 
La mise en place de cet agenda était initialement prévue pour le 27 mars 2017, un délai souvent reporté par les collectivités. "Pour le cas de ma fille, cela concerne son école à Saint-Denis, mais c’est la même chose dans toute l’île", explique Aude.
 
"La même chose dans toute l’île"
 
Dans le cas de la ville de Saint-Denis, la remise de cet agenda a été reportée d’un an. Brigitte Hoarau, en charge de l’accessibilité explique que les équipes sont en ce moment en plein diagnostic de patrimoine. "Il faut bien comprendre qu’uniquement sur la ville de Saint-Denis, ce sont près de 500 établissements recevant du public qu’il faut diagnostiquer. À ce jour, la ville a réalisé un diagnostic sur 79 écoles, avec une enveloppe de 12 millions d’euros pour une mise en accessibilité totale ."
 
Reste l’étape des appels d’offres et la mise en travaux, une fois les fonds de l’Etat débloqués à hauteur de 70%.
 
Techniquement parlant, cela veut dire réaliser des rampes d’accès, mettre en place des montes-personnes ou ascenseurs, réaliser des revêtements en relief et des guides sonores pour guider les personnes atteintes de handicap visuel, mais également adapter les transports en commun et leurs accès.
 
Le soutien des équipes éducatives
 
Dans le cas d’Aude, l’équipe de direction a fait preuve de bonne volonté, bien que devant faire le constat du manque d’infrastructure adaptée. "Avec l’appui de la directrice, une demande de rampes d’accès pour l’entrée et le réfectoire a été faite rapidement à la mairie, qui a été construite dans les trois jours."
 
En ce qui concerne l’accès à la classe de cours, pour le moment deux solutions s’offrent dans ce cas de figure. Soit la classe entière est déménagée au rez-de-chaussée, soit l’enfant est placé temporairement dans une classe d’un autre niveau. C’est le cas dans nombre d’écoles aujourd’hui.
 
"Il y a des choses qui sont faites, mais il y a encore beaucoup à faire. Aujourd’hui, on ne dit pas qu’on attend, on y va"
 conclut Brigitte Hoarau.
Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com
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1.Posté par Thomas GILBERT le 08/09/2017 14:28

Bienvenue au club… et tant mieux si c'et temporaire. Pour les autres c'est au moins pareil, mais sans le soutien de l'équipe éducative la plupart du temps. Aude ne passe pas par la case MDPH, ça aurait été drôle dans le foutage de gueule.
Non les établissement recevant du publics ne sont plus obligé d'être accessible depuis la loi sur les ordonnances de 2014 largement votées par nos élus socialistes de l'époque. merci pour eux, les parlementaires de droites sont à mettre dans le même panier.
Les diagnostics auraient dû être fait et chiffré depuis un an sous peine d'être hors la loi. Encore des textes en faveur de l'accessibilité non respectés.
Et oui, il y a beaucoup à faire, dans les esprits autant que dans les infrastructures… et le respect des personnes handicapées et de la loi.

2.Posté par vérité le 08/09/2017 17:56

I voit Zot i connaît pas la galère d'un handicapé hein

Pense rien ke à Zot t

3.Posté par jean claude payet le 09/09/2017 07:23

oui tant mieux si c'est temporaire mai pour ceux qui vivent tous les jours avec?dans 3semaines leurs calvaires continueront.....le manque d'empathie des reunionnais facent a ceux qui en chient est deplorable ,chacun pour soi et dieu pour tous?les politiques pourries ne sont pas une bonne excuse, au contraire

4.Posté par Coup de grôle le 09/09/2017 13:47

Il y a malheureusement beaucoup à dire sur la qualité d'accueil des élèves en situation de handicap dans les établissements scolaires : absence de projets individualisés de scolarisation, dispositifs surchargés en effectifs, manque de lien avec la MDPH, manque de formation des personnels,...
Dans l'attente d'améliorations, il reste à souhaiter tout le courage nécessaire aux enfants, aux parents et aux personnels qui s'occupent d'eux.

5.Posté par Pamphlétaire le 24/09/2017 02:27

Un autre article sur l'erreur ou l'aberration commise à l'encontre d'un handicapé majeur...
Un contrôleur de la SNCF même diplômé s'il n'a pas l'intelligence et le tact en symbiose, commet des bourdes...

Un contrôleur SNCF demande à Philippe Croizon, amputé de ses quatre membres, de présenter sa carte d'invalidité

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