Courrier des lecteurs

Encore de gros piments pour la MCUR

Mardi 19 Janvier 2010 - 11:09

Dixit Erick Murin dans son article, "Mythe de l'esclavage", publié dans les divers journaux de La Réunion : "Nous sommes tous ravis que des chercheurs, historiens, enseignants ou citoyens réunionnais puissent mettre en argument le fondement historique de la société réunionnaise, notamment la monstruosité humaine de l’esclavage et de la traite négrière"... Mais de grâce, dépassons cette “cristallisation intellectuelle” vécue par nos historiens réunionnais, à vouloir revisiter l’histoire de l’esclavage en s’égarant dans une pensée spéculative, et partisane. Je cite ces historiens selon l’article paru dans la presse locale : “La plupart d’entre eux ne possédaient que quelques individus dont ils partageaient les taches quotidiennes Les métissages étaient naturels et fréquents…” D’où détient-on ces sources ? Toute forme de violence est condamnable quel que soit son époque, son sujet, ces protagonistes et sa résultante. L’esclavage est la pire atrocité qu’a connue l’humanité".

Erick Murin s'emmure dans sa pauvre pensée spéculative et partisane : tout doit être très sombre dans l'histoire de l'esclavage, et au même degré d'une décennie à l'autre. Il faut noircir à souhait cette période de l'histoire pour montrer la nécessité d'une MCUR, présidée virtuellement par Françoise Vergès, laquelle dame est coiffée d'une double casquette, bien inquiétante, celle d'historienne et de politologue ! Pendant toute la période de l'esclavage, notre météorologiste-péi ne voit que des nuages bien noirs dans notre ciel, alors que nos bons historiens, non inscrits dans les registres de la grande paroisse de Vergès, ont osé entrevoir quelques coins de ciel bleu et - horribile dictu - tempérer la vision très épicée des Vergès and C°. Fureur d'Erik Murin, qui pousse lui aussi sa crise d'ire au cœur de la MCUR à cause de la "cristallisation intellectuelle vécue par nos historiens réunionnais" ! Eteignons si possible l'encensoir asphyxiant de notre complaisant thuriféraire et décristallisons son obtuse pensée !

La lecture des oeuvres de Prosper Eve et d'Hubert Gerbeau montre clairement qu'il y avait de grands esclavagistes, propriétaires d'immenses propriétés et de petits esclavagistes, des gagne-petit pour la plupart. C'est chez les premiers qu'il y a eu de terribles maltraitances, occasionnant révoltes et évasions d'esclaves. Chez les seconds, l'atmosphère était nettement moins pesante. Les maîtres travaillaient assez souvent avec leurs esclaves et accordaient plus facilement l'affranchissement surtout lorsqu'une esclave avait réussi à gagner le cœur d'un esclavagiste. C'est dans ce camp que le métissage embryonnaire va se développer jusqu'à parvenir à celui que nous connaissons dans cette île merveilleusement métissée. L'esclave a su jeter de l'humain dans le cœur sans-cœur de l'esclavagiste.

Une petite citation, celle de l'éminent historien, Hubert Gerbeau, va suffire à éclairer la lanterne bien vacillante d'Erick Murin : "Dans un mémoire adressé en 1772 à l'archevêque de Paris, un Lazariste mentionne qu'il a vu à Bourbon, parmi les chefs de famille, un "bon nombre servir eux-mêmes leurs esclaves malades, les veiller la nuit, leur parler de Dieu et de l'Éternité, s'affliger amèrement sur leur état ; en un mot, ne rien épargner pour leur traitement corporel et spirituel". Comme nous l'avons vu pour le mariage des esclaves, il peut se trouver, lors de leurs maladies, des maîtres qui sachent concilier humanité, croyances religieuses et intérêt bien compris." (La liberté des enfants de Dieu, Hubert Gerbeau).

Enfin le fidèle apôtre de Paul Vergès doit savoir soutenir, sans contrarier la bonne logique de Descartes, qu'il y a des degrés dans l'horreur. Le Père Lafosse, esclavagiste qui a gravement péché contre l'humanité, n'avait tout de même pas l'âme aussi noire que celle d'un gros esclavagiste. Et ce n'est pas être révisionniste que de soutenir cela. De grâce, ne cataloguons pas comme vilains révisionnistes nos honnêtes historiens locaux, tels que Miranville, Fontaine, Eve et Gerbeau, premièrement au simple prétexte qu'ils ne savent pas semer de gros piments dans la MCUR des Vergès, comme le font fort servilement les tristes historiens à leur service, du reste, bien épaulés par des journalistes de Témoignages, d'une docilité sans faille, et deuxièmement au vilain prétexte qu'ils ont eu l'audace d'entr'apercevoir quelques petits coins de ciel bleu pendant la période de l'esclavage.

Gérard Jeanneau
http://anti-mcur.over-blog.com/
gerard.jeanneau@laposte.net
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1.Posté par footsa le 19/01/2010 11:36

A quand un texte sur l'apologie du détail de l'histoire qu'est l'esclavage mon cher Monsieur Jeanneau?
Ou peut être plus légitime pour vous : "Les bienfaits de l'occupation de 1941 à 1944 en Vendée", c'est vrai ça, combien de routes construites, de marrais asséchés, de plages surveillées grâce à l'occupant?

Sérieusement, je comprends que l'on puisse être contre le projet, mais attention à ne pas déraper...
Le seul point positif de l'esclavage, c'est son abolition car ce moment mettra fin temporairement à l'inhumanité des hommes. cette dernière resurgit encore aujourd'hui dans des états totalitaires et obscurantistes ou la violence et le deni de tout ce qui fait l'Homme fondent le pouvoir des faibles. A 2000km de chez nous, en Somalie, on meurt à coups de cailloux lancés par une foule masquée et en savate pour avoir trompé sa femme. Voilà ou l'obscurantisme peut mener, il est dangereux.
Regarder son passé en face n'est pas grave monsieur Janneau, moi je suis Zoreil et chaque 20 desamb' je suis heureux que mes ancêtres, quelque soit leur rôle à l'époque, aient eu des contemporains comme Voltaire ou Rousseau qui ont su jeter les bases de notre humanité d'aujourd'hui.
Et puis, même si ça n'a que peu de rapport, pensons à Haïti, ce pays si mal décolonisé par la France qui souffre aujourd'hui.

2.Posté par JPC le 19/01/2010 13:55

Je suis tout à fait d'accord avec footsa sur le fait que le point le plus positif de l'esclavage c'est son abolition.
Ce sont les européens qui ont aboli il y 160 ans à l'époque où, faut-i le rappeler, un enfant de 12 ans pouvait travailler jusqu'à dix heures par jours dans les mines de charbon en métropole. Footsa aurait d'ailleurs pu ajouter que ces abolitionnistes avaient une conscience d' avance sur ces pays arabes qui n'ont aboli officiellement parfois qu' un siècle plus tard. Il aurait même pu aller plus loin en disant que 160 ans après l'abolition de la traite transatlantique, en plein 21° siècle, aux confins du Soudan dans le Darfour l'esclavage existe encore. On en parle peu mais des guerriers arabo musulmans montés sur des dromadaires et des chevaux effectuent régulièrement, en ces lieux, des razzias sur les villages noirs d'où ils repartent avec des hommes et des femmes enchaînés pour les vendre à de riches arabes.
C'est d'ailleurs assez étrange que l'on évoque si peu de cette traite négrière d'aujourd'hui alors que l'on parle tant de celle d'hier.

3.Posté par l'irreverencieux le 19/01/2010 15:26

Post 2 JPC
Footsa !
Mais, l'esclavage au Darfour, bien actuel et sordide , il s'en "fout d'ça" ! (MDR)
Plus intéressant pour lui de parler de l'esclavage à La Réunion , aboli à la seule initiative de la France, malgré l'opposition des grands colons réunionnais , ancêtres de certains admirateurs de la MCUR !
A quand l'organisation d'une marche mondiale contre l'esclavage au XXIé siècle dans la corne de l'Afrique avec Footsa et F Vergès , super motivés , comme de bien entendu !

4.Posté par nicolas de launay de la perriere le 19/01/2010 16:38

gérard jeanneau, merci de te replonger dans certaines lectures décrivant les moeurs locales du temps de l'esclavage.
Tu y liras que la maltraitance des esclaves existait aussi chez les petits propriétaires, et qu'il n'existe à priori pas d'éléments statistiques fiables de la maltraitance chez les esclaves créoles en fonction de la taille de l'exploitation et/ou du nombre d'esclaves détenus, qui permettent de dire qu'ici ou là, c'était pire que là-bas. l'esclavage en lui seul est un crime, qu'il soit atténué ou pas par les comportements plus ou moins chrétiens et charitables de l'époque..

5.Posté par mwa la pa di le 19/01/2010 16:40

Petit débats pas très intéressant car aveuglé par les conviction et les a-priori. Il est évident que l'esclavage est une abomination et un crime contre l'humanité. Mais il ne faut pas refuser le regard de l'historien qui au delà des sentiments et des discourt tout fait, s'efforce de nous donner des éléments de la vie et de la réalité de cette époque, non en impression ou sentiments, mais en objectivité historique indépendamment de toute interprétation partisanes. La vérité historique ne saurait plaire à tout le monde, mais elle n'est pas faite pour plaire, mais seulement pour être au plus près de notre passé et de l'histoire des hommes et des femmes qui ont vécu ici à différentes époques. Travestir l'histoire c'est se leurrer, se tromper soi même et cela ne nous apporte rien de bien intéressant. Etre historien n'est pas être à la solde d'un partie, d'une cause ou de la MCUR. Laissez les historiens faire leur travail, et bien le faire.

6.Posté par Aimé LEBON le 19/01/2010 18:15

« …apologie du détail de l’histoire qu’est l’esclavage » (commentaire 1), voilà une technique connue qui consiste à déplacer le débat, à le réduire, et à coller le résultat obtenu dans une problématique politique, le but étant de décrédibiliser un point de vue voire une personne. Présenter les réalités multiformes et historiques de l’esclavage à la Réunion qu’on ne peut pas valablement récuser (et personne jusqu’ici ne l’a fait de plain-pied), pour les escamoter et tout ramener à une comparaison dans une situation historique totalement différente avec un mot (un détail de l’histoire) de Jean-Marie le Pen sur l’existence des chambres à gaz des nazis, cela s’appelle en vérité fuir le débat lancé par un groupe d’historiens autour d’Alexis Miranville sur le programme de la MCUR. Le but est de tenter de faire croire que ces historiens ont développé la thèse d’une non-reconnaissance des méfaits et de l’atteinte à la dignité humaine qu’a été l’esclavage sous toutes ses formes. C’est tout simplement une manipulation d’un autre temps. C’est un peu comme si pour ne pas reconnaître que tous les Français n’étaient pas des résistants sous l’occupation allemande, on déduisait que les spécialistes qui l’ont montré étaient tout simplement des défenseurs des nazis. Pour revenir à la Réunion, ces historiens qui critiquent la MCUR veulent simplement rester à leur place. Dans leur texte il est écrit : « Notre démarche d'aujourd'hui s'inscrit dans la lignée de l'appel lancé le 12 décembre 2005 par un groupe d'historiens français inquiets devant l'intrusion flagrante de l'idéologie dans l'histoire, notamment lorsqu'il s'agit de l'esclavage et de la colonisation ».

7.Posté par Gérard Jeanneau le 19/01/2010 18:33

A Nicolas de la Perrière,
Voudriez-vous me donner la référence dont vous disposez et relatif à la maltraitance des esclaves chez les petits propriétaires? Ce document me manque. Il va de soi que je n'ai rien dit de contraire. Que les esclaves aient été moins mal traités chez les petits propriétaires n'exclut pas quelques maltraitances par moments : l'atmosphère, ai-je écrit, était moins pesante.

8.Posté par Jean-Marie.A le 19/01/2010 20:31

MCUR, PCR et lynchage
Le lynchage médiatique des historiens qui ont commis un crime de lèse majesté en se livrant à une analyse pertinente du programme de la MCUR appelle plusieurs remarques. Ces historiens, forcément bien au fait des méthodes et pratiques habituelles du PCR, devaient s'y attendre et même s'y préparer. L'origine et la bassesse de ces attaques sonnent d'ailleurs comme un hommage à leur courage et à leur indépendance d'esprit. La régularité et la virulence des attaques sont aussi la preuve que ces historiens ont vu juste et mis le doigt là où ça fait très mal, en révélant ce qui a toujours constitué un véritable fond de commerce pour des politiques, des écrivains et des artistes d'un certain bord. Il n'empêche, ce déchaînement de militants et sympathisants communistes fait froid dans le dos et devrait faire réfléchir tous ces gens honnêtes, généreux et de bonne foi mais enclins à se laisser séduire, fasciner et finalement abuser par les beaux discours et les emballages. Où en serait notre liberté aujourd'hui si La Réunion avait accédé au statut d'autonomie démocratique et populaire revendiqué par le PCR dans les années 1960-1970?

9.Posté par sitarane le 20/01/2010 07:04

Il faut arrêter ces diarrhées verbales sur ce pan important de notre histoire.
C'est vrai que depuis la loi Taubira N° 2001-434 du 21 mai 2001, reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité, promulguée par Monsieur Jacques Chirac, président de tous les français, je suis toujours interréssé par ces propositions et projets qui contribueraient à commencer un travail de réparation.Il ne s'agit pas là de réparer ce crime odieux qui par essence ne sera jamais réparable!
Il s'agit de mettre en place des situations, une perspective où on construit des passerelles de l'un vers l'autre, que l'on arrête avec les stigmates en direction des descendants!
Je trouve, après toutes les contributions des pour et contre cette MCUR, une opportunité à recentrer cette réparation par un investissement sur la recherche. Ici, et dans nos pays d'origines. Le coùt de cette Maison est énorme, si on pouvait transformer ces sommes mirobolantes et les ré-orienter vers des bourses d'études en direction des étudiants et des chercheurs en panne de financement de leur travail pluridisciplinaire.
Faisons un moratoire donc sur ce projet de MCUR et ouvrons notre regard , d'une manière scientifique sur ce qui s'est vraiment passé.
Il ne s'agit pas de noyer le poisson, mais extirper ce poison qui est en nous!...la construction de notre communauté de destin y gagnera surement.
Arrêtons les anathèmes et regardons-nous en face !

10.Posté par aline Caro le 20/01/2010 13:33

6.Posté par Aimé LEBON le 19/01/2010 18:15
« …apologie du détail de l’histoire qu’est l’esclavage » (commentaire 1), voilà une technique connue qui consiste à déplacer le débat, à le réduire, et à coller le résultat obtenu dans une problématique politique, le but étant de décrédibiliser un point de vue voire une personne.

nnnnnnnnnnnnnnnnn

C'est exactement ce qu'a fait Miranville qui se réveillant (le projet scientifique d ela MCUR date de 5 ans) cible quelques détails, use de fausses informations pour déplacer le débat et décrèdibiliser.

Un exemple: Miranville dit que l'interdiction du maloya date d el'époque où le PCR s'en empara. C'est faux. Le maloya a été "interdit" bien en avant Je peux en témoigner. J'habitais le bas de la Rivière. Mes parents attendaient minuit pour organiser un kabar avec maloya pour fêter nos ancêtres. Ils le faisaient en cherchant à faire le moins de bruit possible. C'était dans les années 50 et nous n'étions pas et ne sommes toujours pas communistes.
En écrivant que le maloya a été interdit parce que utilisé par les communistes, Miranville fait exactement ce que vous décriviez à savoir prendre un détail, jouer sur l'ignorance des gens pour décrèdibiliser.

Je pense aussi qu'il faut arrêter avec deux choses
1) de faire croire que des gens s'intéressant à l'histoire sont des "historiens;
2) de dire qu'l faut les laisser travailler. Qui les empêche de produire et défendre leurs thèses?

11.Posté par Garriga le 21/01/2010 20:14

L'exemple donné par Aline Caro mérite réflexion : "Miranville dit que l'interdiction du maloya date d el'époque où le PCR s'en empara. C'est faux. Le maloya a été "interdit" bien en avant Je peux en témoigner. J'habitais le bas de la Rivière. Mes parents attendaient minuit pour organiser un kabar avec maloya pour fêter nos ancêtres. Ils le faisaient en cherchant à faire le moins de bruit possible. C'était dans les années 50 et nous n'étions pas et ne sommes toujours pas communistes."

On pouvait fêter qui que ce soit et quoi que ce soit à minuit... à condition de ne pas faire de bruit, aussi bien dans le bas de la Rivière qu'à Dunkerque. Ce n'est pas le kabar qui est visé, c'est le bruit. Ce n'est pas le maloya non plus; le remplacer par la trompette ou autre instrument de musique ne change rien à l'interdiction! Il faut savoir respecter le sommeil de son entourage : voilà le souci du législateur.

12.Posté par Gérard Jeanneau le 22/01/2010 07:24


Et pour en revenir au maloya, il faut bien savoir que Debré n'aimait pas les communistes et que les communistes savaient lui rendre aimablement leur tendre amitié. Debré ne les aimaient pas car ils réclamaient l'indépendance. D'où interdiction pour eux de faire des réunions. Et ils en firent au son du maloya. Et les partisans de Vergès, raconteurZistoires et assez bons bonimenteurs, ont fait un petit amalgame bien malicieux : Debré est hostile au maloya. Et ils chantent à cor et à cri : le maloya est le symbole de l'oppression. Ma foi, ils auraient remplacé le maloya par l'accordéon, c'eût été l'accordéon, le symbole de l'oppression.

La logique de Vergès est amusante! On sait enrichir dans son camp la Comédie Humaine de mon ami Balzac. Longue vie à nos héros-péi balzaciens!


13.Posté par Gérard Jeanneau le 23/01/2010 16:45

Un extrait du livre "les cimetières de La Réunion" :

Les esclaves en marronnage qui vivent en groupe respectant les rites funéraires de leur ethnie, sacralisent les restes de leurs défunts. Nous relevons, à ce propos, dans la Revue Coloniale de janvier-avril 1846 que :
"les marrons organisés en bandes nombreuses, avec femmes et enfants, s'étaient établis au milieu des montagnes et des positions naturellement retranchées. On voit même au pied des Salazes, une construction particulière qui leur servait de chambre sépulcrale et qui est rempli de leurs ossements ".

Dans toutes les zones des hauts où ils ont vécu en groupe, les Marrons ont utilisé des cavernes comme lieu de sépulture. Mais ceux qui circulaient seuls à travers les bois et mouraient ne recevaient une sépulture qu'à la découverte de leur cadavre. Souvent il ne restait qu'un squelette!
Les cimetières de la Réunion, Prosper Eve (p. 24)

14.Posté par Footsa le 28/01/2010 12:00

Bon ben... Faut vous l'avouer, Ô Maître Jeanneau sur votre arbre perché, vous aviez raison!
Vous aviez raison, l'esclavage c'était vraiment une belle époque, tout le monde était heureux, quand un esclave à la retraite décédait, son maître lui offrait une sépulture, juste sous la table du salon. Bien souvent du reste, le maître mourrait lui même de chagrin peu de temps après. Il léguait ses biens aux esclaves vivants qui devenaient de fait libres. Mais libres, ils l'ont toujours étés, c'est pas de notre faute si ils se sont fait avoir par leurs frères en Afrique ou à Mada. C'est eux qui les ont forcés à monter sur le bateau.
D'autant que de quoi se plaignent ils? Des croisières dans l'océan indien gratos! Bon d'accord, ils étaient en classe éco mais bon, sans ça ils auraient continuer à vivre tout nus dans la forêt à chopper je ne sais quelle maladie. Devraient être heureux, ils vont pouvoir lire la bible et apprendre à travailler, cultiver leur jardin, enfin celui du maître.

Certains même souhaitaient vivre au bon air des hauts, ils partaient alors avec un paquetage préparé par leur maître et après de déchirant adieux vers les montagnes, on les appelait les marrons. Alors loin du bonheur de la propriété, quand la chaleur du foyer venait à manquer, ils s'amusaient à jouer au maître : ils se construisaient des tombes, ils bâtissaient des églises et toutes sortes de choses que l'on peut retrouver facilement aujourd'hui à Cilaos, mafate, salazie... Enfin je crois qu'on les retrouve facilement, vous devez bien connaître des endroits non?
Quoi? Ils n'étaient pas tous chrétiens? Que voulez vous, une minorité peut être, c'est sentie arrachée à ses origines et souhaitait faire vivre ses tradition au sein de la colonie, mais cela reste marginal. Ils étaient tous très bien intégrés et surtout très heureux d'apprendre le français, cette belle langue gréco-latine!
Alors pourquoi en parler? Je suis d'accord avec vous, autant parler de ces paysans franc comtois ou ses chrétiens vendéens.
Je pense que le petit Giovanny, mon voisin, est très interressé par ces histoires de paysannerie française. De toutes façon il ne comprend rien, lui qui à les yeux bridés, qui est noir, et lui qui voit sa mère célébrer des serviss kabaré malgache et son père marcher sur le feu... Alors autant lui inculquer les vrais valeurs.

Merci encore Gérard de m'avoir ouvert les yeux et définitivement non à cette MCUR qui défigure notre belle histoire.


15.Posté par amateur d'histoire le 28/01/2010 14:33

j'mens fous un peu de la MCUR, mais j'ai une question et une "info".

POST 12: petite interrogation , êtes vous sûr que le PCR voulait l'indépendance? n'était-ce pas l'autonomie? ce qui est différent non?

POST 10:
Tout à fait d'accord avec vous. Mr Miranville par exemple n'est pas un historien mais un amateur d'histoire pour preuve allez voir sa biographie sur le site de l'harmattan :-) il a plutôt une formation en géographie (maîtrise)
Il n'a pas de CAPES d'histoire, pas d'agrégation et encore moins de doctorat.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=3208

16.Posté par Gérard Jeanneau le 13/06/2010 20:32

De mon post 12 : Debré ne les aimaient pas . Pardon, Vaugelas, je rectifie : Debré ne les aimait pas!

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