Courrier des lecteurs

Effets cumulatifs…

Mercredi 7 Mars 2018 - 11:37

Effets cumulatifs…
Les nouvelles précipitations ramenées par la tempête tropicale Dumazile depuis samedi dernier le 3 mars 2018, et jusqu’à ce jour (le beau temps n’est pas prévu avant jeudi 8 mars 2018), mardi 6 mars, ne font que nous rappeler que nos infrastructures sont des plus des exposées aux intempéries et donc fragiles. Les coupures de la circulation, suites aux éboulis (RN5, RD48, RD41, etc./effets cumulatifs sur des milliers d’années...= érosion !), sur notre petit réseau routier nous montrent à quel point notre économie ne peut fonctionner normalement dès qu’un axe ou même une portion de route secondaire est inutilisable.

Heureusement, le volcan aura juste un peu « grondé » fin février, mais la RN2 (route du Grand Brûlé) n’a pas été coupé pour un ou trois mois ! Géologiquement parlant, notre terre est jeune, elle mettra encore des années (millions?) à s’aplatir et s’aplanir pour sans doute un jour (cela ne concerne aucune personne vivante à cet instant, et même la ou les générations futures!) elle ressemblera à l’île d’à côté : Maurice, si proche et si différente… La semaine prochaine, le 12 mars, elle fêtera son 50ème anniversaire d’indépendance.

Faire cohabiter plus de 856 000 personnes dans un espace aussi contraint, ce n’est pas une mince affaire, peut-être que nous avons déjà franchi le seuil critique, et il serait grand temps de revenir sur plus de sagesse et de prudence et surtout de prévoyance.

Tôt ou tard, il va y avoir encore des effondrements de pans de montagne, qui vont complètement isoler des villages et des quartiers entiers, dans les zones des hauts (ou bas : Grand Bassin), c’est-à-dire les secteurs les plus reculés mais habités quand  même. Même dans la zone dense du littoral, on n’est absolument pas à l’abri d’un autre pont qui lâche (Gamède 2009 RSE !), voire un autre éboulis deux à trois fois supérieur en volume de roches et terre de l’effondrement survenu le 24 mars d’il y a 12 ans exactement. Cette éventualité n’est bien évidemment pas corrélé avec la livraison éventuelle d’une demi-NRL ou plus , et encore moins avec la couleur de la chemise ou de la robe d’un responsable ici ou à Paris.

Malgré ces risques non nuls dans un environnement comme le nôtre, il faut bien continuer à vivre et surtout à s’organiser pour que notre économie, toutefois hyper dépendante de l’extérieur, puisse traversée le temps, et donc de permettre à tous les acteurs, ménages et entreprises d’ici de se maintenir a minima, et permette à tout le monde de respirer boire et manger, se soigner, se former, travailler, etc.

Les déplacements terrestres restent le pivot de toutes sortes d’activités et accomplissement de besoins, or, toute l’année nous passons des centaines d’heures dans les embouteillages, et encore plus en ce moment. La voiture est de loin le seul mode de déplacement offrant un temps de trajet « humainement acceptable ». Les rares pourcentages (selon les chiffres des différentes études cela oscille entre 4 ou 6%) d’usagers recourant tous les jours et toute l’année les TC ne sont que des captifs des réseaux de TC, bien que plus de  120 M€ sont injectés tous les ans dedans, au travers les DSP urbaines et non-urbaine (CAR JAUNE).

Repenser à une nouvelle liaison reliant les deux communes de La Possession & le chef-lieu, bien sûr cela restait une nécessité, puisque l’actuel a fait son temps (structure en terre armée devenu obsolète mécaniquement parlant), en plus de son exposition tant la houle qu’aux chutes de pierres, sans doute plus prioritaire que la RdT (mise en service le 23 juin 2009), néanmoins son tracé et implantation en mer  restent sujets à de grosses interrogations tant sur la pertinence (milieu?) que sur le coût élastiques de ces travaux (en sus de la problématique des matériaux entrant dans la confection des digues, roches devant avoir des caractéristiques géotechniques et mécaniques répondant au cahier des charges). Si elle se termine (quand?), la question de la fluidité du trafic ne sera pas pour autant assurée et les points de fragilité sur le réseau routier demeurent quoi qu’il advienne.
Ainsi, le déplacement sécurisé du plus grand nombre aux heures de pointe reste-t-il un besoin décriant en 2018 à l’île de La Réunion. En Hexagone, plus de 25 villes sont dotées de tramway, allant du 3 km (Aubagne mis en service le 1er septembre 2014) aux dix lignes de la région IDF (116 km => près de un million d’usagers/jour), sachant que la plus ancienne ligne est celle de Saint-Étienne exploitée sans interruption depuis le 4 décembre 1881(90 000 usagers/jour) !

Quand est-ce que les Réunionnais auront leur ligne unique transport moderne, capacitaire, express, reliant les quatre bassins de vie qui ne forment en réalité qu’une seule et unique conurbation (interdépendants) et qui n’est étendu que sur 100 à 120 km (une minute le kilomètre serait le top) :

- un seul aéroport, un seul port, une seule préfecture, un seul département, une seule région, une seul université (certes déconcentrée), un seul stade olympique, les CHU sont liés, etc. 

Si ce projet voit le jour, il est évident que plus de la moitié du parc automobiles actuel saute...(y compris les bus et cars!) En attendant, il faut cesser de jouer aux étonnés quand la roche tombe... 

NSR (jpd)
N.P
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1.Posté par Grangaga le 07/03/2018 13:54

.......................................Dann' kèrr' la vi...................................................

Koman nou pé ètt' moral'
Ou koman ni pé kil'tiv' noutt' l'imanité
An konéssans' du byin ou du mal'
Ou la métriz' de noutt' bonn' volonté
Ek' la lwa bann' bougu' politik'
Ou la fwa so bann' relizyion mis'tik'

Toutt' satt' lé déssi la tèrr' y rès'pirr' a la vi
Konm' satt' lé dann' l'inivèrr' nana la zot' ossi
Di pa mwin zot' y fé la prièrr' po zot' fini ici
Konm' nou lé an salèrr' po anvoy'll' an l'èrr' noutt' l'ès'pri..........

........Déssi klissé lo foto in fanm' lé katt' patt' Maïdo
Lo rob' lé retroussé si lo do y konsidèrr' pi son fardo
Son fin lé dann' racinn' patatt' la tèrr' é non pi èk' zot' Bondièz'ri

........Lé zot' otourr' a propo lé konm' dan la bou in marto
Koué y pé warr' lo zié mi-klo kan po zot' in grin do bwa lé in gro lo
Yièrr' ènn' é l'ott' té y gardd' an travèrr' as'tèrr' dan kèl' kondicyion lé uni........

Pourtan nou lé pa an guèrr'
Lé mèm' pa vik'tim' d'in tranbléman d'tèrr'
Ou koné dan la vi toutt' soz' nana son kontèrr'
Noutt' rol' lé pa de trouv' lo ziss' milié po lo pirr’...................

2.Posté par Nivet Alain le 07/03/2018 15:44

Post 1, j'ai beau avoir un UV en linguistique, je ne reconnais pas votre langage et votre écriture péï. Pouvez-vous me dire de quelle version créole vous vous inspirez ? A moins que cela soit perso.

A.N.

3.Posté par L'Ardéchoise le 08/03/2018 00:59

Alain, c'est curieux, je n'ai aucun problème avec les écrits de Grangaga...
Je lis en phonétique, et je puis vous assurer qu'il y a de fort jolies choses dans ses interventions.
Mais bon, je comprends que cela puisse vous interpeller malgré tout.
Cordialement,
B.C.

4.Posté par Grangaga le 08/03/2018 11:43

Reçois de moi le parfum qui t’est dû
La beauté de ton nom
Ô mon ami perdu

Reçois du peu que je trouve à donner
Tout l'amour que mes yeux n'ont pas su te montrer.
Je veux n'être qu'à toi.................

Y fo ossi défwa alé warr' lo bann' fidèl'....
O lié assiz' dér'yièrr' l'otèl'
Dorr' déssi in Missèl'...........Post 2.

.

5.Posté par polo974 le 10/03/2018 17:53

Hé, Nivet, c'est pas du "linguistique", c'est du créole...

Il faut arrêter les UV, ça donne des cancers de la peau.




(oui, je moucate...)

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