Société

ESS: Les apprentis patrons rendent compte de leur travail

Mardi 26 Juin 2018 - 17:50

Les patrons, c’est eux. Tout au long de l'année, les marmailles de six classes de CM2 ont participé au programme "Le patron... c’est Nous", dont la restitution s'est déroulée ce mardi matin, au centre Jacques Tessier de la Saline. Un projet initié par l'OCCE (Office Central de la Coopération à l'École) - en partenariat avec la CRESS (Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire) et l'ESPER (L'Economie Sociale Partenaire de l'Ecole de la République) - visant à sensibiliser les élèves à l’économie sociale et solidaire, mais aussi à l’entreprenariat.
 
"C’est la seconde édition. Les enfants ont travaillé avec des partenaires faisant partie de l’économie sociale et solidaire. Il y a eu plusieurs moments de rencontres durant l’année", détaille Tatiana Gigant, présidente de l’OCCE. Chaque classe a donc construit son projet en coopération avec sa structure partenaire (Ti Tang Recup, Ligue Réunionnaise du Sport Adapté, Les Girafons, les Compagnons Bâtisseurs, Les petits débrouillards, Art pour tous).

"Aujourd’hui, les enfants présentent le projet mené pendant l’année, et participent à des ateliers proposés par des entreprises marraines et des partenaires de l’ESPER", précise Eric Chane, animateur pédagogique. Le tout avant de recevoir un joli diplôme. Une matinée bien remplie, pour les 132 entrepreneurs en herbe qui ont ainsi continué à développer leurs connaissances sur le domaine. 
 
Compétences sociales et citoyennes

"Le projet leur a permis de travailler les compétences sociales, citoyennes, le travail en groupe mais aussi l’expression orale, les mathématiques, l’agilité manuelle ou encore le côté artistique… Chaque enfant avait un rôle bien défini", résume Claire Blanchard, enseignante à l’école Raymond Mondon, soulignant aussi l’importance de la valeur solidarité. "Avec les bénéfices, ils ont décidé d’offrir un goûter et des cadeaux à des enfants malades".
 
Comme dans toute entreprise, les apprentis patrons ont tout de même dû faire face à des difficultés et s’adapter : "Au début on était parti sur des lettres en papier mâché avec l’association les petits débrouillards", explique Astra, élève de l'école Raymond Mondon. "Mais on a vu que c’était trop compliqué, les moules étaient trop difficiles à faire", poursuit Isis, dont les propos sont complétés par Isaora : "On est donc parti sur l’idée de faire des objets en pâte Fimo" . "Avant de les vendre, nous avons fait une étude de marché", termine Lou. À voir comment les quatre se complètent, les marmailles ont visiblement bien retenu la leçon du travail en collaboration. Peut-être le début d'une vocation ? 

M.A - marine.abat@zinfos974.com
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