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EELV Européennes 2014: Pique nique Locavore

Lundi 12 Mai 2014 - 09:57

EELV Européennes 2014: Pique nique Locavore
Locavore c'est quoi ?
 
Né en 2005 au Canada, et répandu depuis dans le monde entier, le locavorisme est un mouvement prônant la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres maximum autour de son domicile. Il encourage les consommateurs à acheter des produits frais et de saison, sur les marchés ou directement chez le producteur, et les agriculteurs locaux à garantir la qualité de leurs produits. Une personne locavore est donc celle qui fera le choix de manger («vore») local («loca»), de privilégier le «manzé péi». L'écologie ce sont d'abord des engagements individuels.

Vers l'autosuffisance alimentaire

Notre éloignement géographique et notre insularité nous confinent à la dépendance qu’elle soit énergétique ou alimentaire. Les importations issues du secteur agroalimentaire ont doublé entre 1999 et 2011, passant de 400 à 800 millions d'euros en valeur de marchandises. Elles représentent aujourd'hui 17% des achats réunionnais et rien n'indique que cette tendance s'inversera dans les années à venir (Source : étude du cabinet Iridium Développement pour la CCI /JIR 23 avril).

Ce modèle coûteux pour les ménages, nocif pour l'environnement, la santé, la production locale, doit être repensé.

Les leviers d'actions
 
> Défendre une Politique Agricole Commune plus verte

Premier budget de l'Union européenne (environ 50 milliards d'€/an), la PAC encourage les cultures intensives au détriment de la qualité et de l'équilibre des écosystèmes. Depuis 1992, elle amorce un «verdissement» mais les programmes et mesures incitatives sont insuffisantes, trop complexes et pas toujours en phase avec la situation de nos petites exploitations. Europe Écologie souhaite que 50% des fonds de la PAC soient affectés à l'agriculture paysanne et aux circuits courts et que ses Mesures Agro Environnementales (MAE) s'adaptent davantage au contexte local.

> Promouvoir une agriculture durable

L'agriculture conventionnelle basée sur l'utilisation de pesticides n'est pas viable mais nuisible à la biodiversité. Elle décime les insectes pollinisateurs, appauvrit la terre, augmente les coûts de production et donc le prix de vente des produits. Europe Écologie demande une refonte des procédures de mise sur le marché des pesticides et insecticides et la division par deux de leurs usages en Europe. En ce sens, il faut aussi encourager la recherche en matière de lutte biologique et toutes formes de cultures alternatives telles que l'agro-écologie, la biodynamie.
 
> Soutenir l'agriculture bio

Outre ses bienfaits sur la santé et l'environnement, l'agriculture biologique est la seule capable de s'adapter aux effets du changement climatique. Les grosses exploitations industrielles, qui produisent des aliments en grande quantité, mais de mauvaise qualité, sont très subventionnées quand les petits producteurs bio ne bénéficient de presque aucune aide. Pour atteindre l'objectif de 30% de culture biologique en Europe d'ici 2030, comme le préconise Europe Écologie, il faut faire cesser cette concurrence déloyale et néfaste pour le consommateur et garantir ainsi des produits de qualité accessibles à tous.

> Promouvoir les semences paysannes

Le marché mondial des semences est contrôlé à 75% par 10 multinationales. Le lobbying de l'agroindustrie prend en otage les agriculteurs et les consommateurs. En cultivant des variétés adaptées à notre climat et notre terroir, les producteurs peuvent proposer des légumes et fruits qui n'ont pas besoin d'être dopés aux engrais pour pousser, être riches en goût et nutriments.

>Privilégier une alimentation de qualité

Le corps a besoin d'une alimentation diversifiée et de qualité. C'est le message diffusé notamment dans les écoles, auprès des enfants. Pourtant dans les cantines ou les collectivités, la législation relative aux marchés publics ne permet pas de favoriser l'approvisionnement en produits locaux face à la concurrence de marchés extérieurs de gros. Les politiques locales doivent adapter la législation aux prérogatives de qualité et aux créations d'emplois induites.

> Favoriser la diversification des cultures

En évitant les monocultures, on favorise le maintien de la diversité des paysages et des écosystèmes. La fin programmée des quotas sucriers nous invite à repenser notre modèle agricole, en soutenant les planteurs dans cette transition, et en accompagnant les agriculteurs dans la diversification de leurs cultures au profit de l'autosuffisance alimentaire.

> Refuser le gaspillage alimentaire

Plus d'un tiers de la production mondiale de denrées alimentaires n'arrive jamais dans nos assiettes, mais finit directement à la poubelle. Entre la culture, la récolte, les modes de conditionnement et de distribution, nombre de légumes importés, insipides au goût et faibles en nutriments, ont une durée de conservation limitée. Dans la filière animale, le processus de fabrication industrielle est encore plus choquant. Dans une Europe où la pauvreté et la précarité alimentaire sont en constante augmentation, il faut proposer un autre système plus durable, évitant le gaspillage.

> Privilégier les circuits courts

Le secteur agricole local est constitué principalement de petites exploitations familiales qui souffrent de la concurrence des produits extérieurs et voient leur activité menacée. Privilégier les circuits courts est un modèle plus juste et écologique. Il permet une juste rémunération des producteurs en évitant les intermédiaires.

> Décarbonner notre consommation et ne plus dépendre de l'extérieur

Éviter l'expédition alimentaire sur de longues distances permet de réduire sensiblement les énergies fossiles utilisées pour le transport, mais aussi les (sur)emballages, qu'il faut aussi traiter localement. Au moment des grèves qui bloquent l'approvisionnement des rayons des supermarchés, les consommateurs mesurent cette emprise des importations avec plus d'évidence. Les jardins partagés sont une bonne alternative pour garder, en habitat collectif, le lien direct à la terre et à ses produits.

Européennes 2014 - Locavore EELV – Anou osi l'Europe
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1.Posté par Chui Vert le 12/05/2014 14:34

Belle action et belle mobilisation d'Europe-Ecologie pour la campagne européenne. Des produits locaux à découvrir et re-découvrir, convivialité, bon maloya, fraternité écologiste. A refaire

2.Posté par JANUS le 13/05/2014 10:40

Quelque soit l'endroit où je me trouve à La REUNION, à 100 kms de moi, il y a obligatoirement la mer ...

L'option "locavore" m'oblige donc à ne consommer que des produits locaux ...

A moins de se lancer dans le cannibalisme, il n'y a pas de quoi nourrir toute la population réunionnaise avec ce qui est produit localement ...

Je n'ai rien contre le fait de privilégier les produits locaux (je suis très amateur de "pattes cochons" et de gâteaux patates"), mais il faut arrêter d'importer des concepts qui viennent de l'extérieur et qui n'ont aucune raison d'être dans notre île ...

"Locavore" ... et puis quoi encore ...

Et si nous essayions de penser par nous-mêmes ... de trouver des solutions locales à nos problèmes locaux ... de se comporter comme des adultes responsables ... comme de vrais citoyens engagés ...

3.Posté par Mango mango le 13/05/2014 11:57

Organiser un pique nique politique...dans le 974, quand on est un vert, donc un intellectuel de gauche cqfd...et qu' on sait d'ou vient cette expression (pick a nigger,rassemblement de citoyens pour un lynchage public) ...est ce de bon gout ?

4.Posté par sans blague! le 13/05/2014 17:44

locavore , wahoo, ça c'est chicos , c'est mode...

Quoi, je suis locavore et je ne le savais pas !
Comment ai-je pu vivre dans l'ignorance.
Moi, j'achète depuis toujours mes légumes et mes fruits sur les marchés forains ( et je fais attention, pas de carottes d'Australie par exemple) je mange des fruits de saison et pareil pour les légumes , et vous savez quoi, je peux manger toute l'année et pas toujours la même chose!
Si les gens faisaient un peu plus comme ça, peut-être notre agriculture arriverait-elle enfin à se diversifier et les maraîchers à en vivre...
Tout le monde sait que la canne va finir par disparaitre avec la fin des aides de l'Europe et avec la disparition des quotas , alors on fait quoi, on pleure , on proteste , on s'arrache les cheveux au nom de la tradition? Ou bien on se bouge et on diversifie vraiment?
petit rappel forcément outré , l'esclavage aussi était une tradition , fallait-il le garder?
Arrêtons d'être sans cesse tourné vers le passé en faisant semblant de croire que c'était mieux avant...demandez donc aux gramounes ce qu'ils en pensent , eux qui ont crevé de faim , qui ont parfois dû s'habiller de gonis , qui n'avaient rien sur la tête que le toit de la case en paille qui s'envolait au moindre cyclone...
Le plus difficile sera sans doute la lutte contre les importateurs , capables de ruiner une filière en important massivement et en vendant à bas prix comme ils le firent pour le sel autrefois et comme certaine grande surface de la place en a menacé les maraichers qui ne se plieraient pas à ses désirs ( pour qu'ils produisent , par exemple , les tomates de merde , insipides et pleines de flotte , mais si belles , si calibrées que les gens ne résistent plus car ils sont formatés ...)

5.Posté par Papy le 14/05/2014 12:39

Si j'ai bien compris, la Réunion va, désormais, produire du riz... à moins que Madame Duchemann contraigne les Réunionnais à manger nout cari avec des frites ou des patates douces. Vraiment stupide d'importer des concepts quand on ne les maîtrise pas! Duchemann = l'écologie pour les bobos.

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