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Doux, le leader européen de la volaille, au bord du dépôt de bilan


- Publié le Vendredi 1 Juin 2012 à 11:08 | Lu 951 fois

Doux, le leader européen de la volaille, au bord du dépôt de bilan
Le groupe Doux, leader européen de la volaille avec 1 million de tonnes produites chaque année, est en graves difficultés financières. Il a annoncé hier, jeudi 31 mai, qu'il pourrait déposer le bilan dès vendredi et demander à être placé en redressement judiciaire s'il ne parvenait pas à trouver un compromis avec ses créanciers.
 
Jeudi, des discussions ont donc été engagées au ministère du Redressement productif entre le leader volailler européen et ses créanciers. La direction du  groupe familial devait se réunir d'ici ce vendredi matin pour arrêter sa décision. 
 
Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, a déclaré dans un communiqué transmis jeudi soir à l'AFP vouloir "absolument éviter que la filière volaille française soit déstabilisée". Le ministre a indiqué qu'il suivrait "avec une attention particulière la situation des 800 éleveurs qui sont les fournisseurs du groupe".
 
Un éventuel redressement judicaire serait demandé "le plus rapidement possible" et serait "bénéfique à deux titres: il apporterait une bouffée d'oxygène car la dette ne serait plus exigible, et il créerait un cordon sanitaire entre la France et le Brésil", pays siège d'une filiale très déficitaire, a détaillé un porte-parole du groupe Doux.
 
Dans l'hypothèse d'un dépôt de bilan, "on est en train de travailler à une solution visant à protéger les fournisseurs stratégiques et les éleveurs dans le cadre d'une potentielle utilisation de cette procédure. C'est une priorité".
 
Les producteurs de volaille inquiets pour l'avenir de leur secteur d'activité ont appelé jeudi à une "nouvelle discussion" avec le groupe Doux, notamment soucieux "du niveau des encours" supportés par les éleveurs.  La Confédération française de l'aviculture (CFA) a dénoncé également des délais de paiement allant "jusqu'à 120 jours"
 
Le groupe français Doux, qui emploie 3.400 salariés en France, et a annoncé jeudi la nomination d'un nouveau directeur général délégué, Jean-Charles Doux, fils du PDG Charles Doux, a une dette globale de quelque 437 millions d'euros, selon la CGT, dont plus de 200 millions d'euros provenant de sa filiale brésilienne Frangosul. 
 
Selon une information du quotidien économique "Les Echos", mi-avril, le Fonds stratégique d'investissement (FSI) avait renoncé à entrer dans le capital de Doux, estimant que le groupe n'avait "pas respecté ses engagements de transparence et a rompu la confiance indispensable".
 
Fin 2010, Doux avait déjà dû renoncer à un projet d'emprunt obligataire de 400 millions d'euros en raison de conditions jugées trop difficiles sur les marchés financiers. Le groupe a récemment cédé la gestion de cette filiale au géant brésilien de la viande JBS Friboi, tout en continuant à en assumer la dette. 
 
Numéro cinq mondial à l'exportation, Doux devait voir son chiffre d'affaires stagner à 1,4 milliard d'euros en 2011, selon des prévisions datant du mois de novembre. En 2010, il s'était élevé à 1,406 milliard d'euros.




1.Posté par môvélang le 01/06/2012 11:18

je suis smicard, je ne comprends les chiffres techniques cités, quelqu'un peut il traduire en euro s'il vous plait???????????

2.Posté par Nicolas et Pimprenelle le 01/06/2012 16:31

Ca ne sentirait pas une délocalisation bien masquée en Asie ? j'ai un doute. Donc bientôt on va manger des poulets à 6 pattes sans tête... berk!

3.Posté par dada le 01/06/2012 17:43

Post 1 Movelang un smicard Français c'est un gros salaire en Europe(gros Zozo pour eux), pour exemple 161€/mois en Roumanie. Mais comme on adore être dans l'Europe alors bientôt il faudra baisser un peu en France et monter un peu le salaire Roumain, faire une moyenne, environ 600€, comme nos dirigeants veulent faire c'est à dire une Europe Social.u[

4.Posté par Dudule le 02/06/2012 11:40

Voilà ce qui arrive quand le crédo est de produire à bas prix (et de mauvaise qualité naturellement) ; de vouloir aller concurrencer les petits producteurs (les mettre sur la paille et au chômage) dans les pays du tiers monde comme l'Afrique de l'ouest en les inondant de marchandises congelées , d'aller produire dans des pays moins regardants sur la législation du travail ou les normes environnementales ...
L'empire Doux s'effondre à Chateaulin : stupeur et tremblements pour la Bretagne ; comme s'y est "ramassé" aussi le roi-du-poulet : Bourgouin , il y a une dizaine d'années .
Ces sociétés tournées vers le profit et qui disparaissent : ce sont les prémices de l'effondrement de notre civilisation tournée vers l'adoration du "veau-d'or" et du gain à court terme !

5.Posté par Dudule le 03/06/2012 10:48

Pour éclairer la discussion :
« l’absurdité du modèle agro-industriel soutenu à bout de bras par des subventions publiques ». Le groupe breton a en effet perçu 54,9 millions d’euros de subventions en 2011 au titre de la PAC. «Depuis 15 ans, le groupe Doux a fonctionné sous perfusion d’aides publiques en engrangeant plus d’un milliard d’euros d’aides européennes »
L'agriculture FNSEA est à bout de souffle ; vouloir entretenir l'image et le mythe d'un modèle conquérant et dynamique sur les marchés ne tient plus la route ; après les dégâts causés dans les rangs des tenants d'une agriculture durable basée sur des exploitations familiales , idem dégâts causés aux milieux et à l'environnement , il va falloir retrouver le chemin de la sagesse : de gré ou de force !

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