MENU ZINFOS
Courrier des lecteurs

Devons-nous changer d'économie ou laisser courir le capitalisme ?


Par Marc Marie, citoyen confiné et mécontent… - Publié le Mardi 7 Avril 2020 à 18:18 | Lu 418 fois

L’histoire se répète. Comme en 2008, le gouvernement va soutenir nos entreprises, ce qui peut paraître paradoxal puisque son seul but reste axé sur une course effrénée à la vente des joyaux de la République, à la délocalisation et à la récompense des actionnaires… 

Bien entendu, on oublie tous les fondamentaux de la société que l’on avait construite, une société que je qualifierai d’humaine et de sociale.

Un collectif d’hommes et femmes de la société civile nous font une proposition qui paraît beaucoup plus sensée : « Il faut sauver l’économie de la faillite du capitalisme et non sauver l’économie capitaliste de la faillite »…

Le constat…

La pandémie due au Covid-19 a mis à l’arrêt un nombre impressionnant d’entreprises qui, dans les mois à venir, vont rencontrer de très grosses difficultés financières. Tous les chefs de ces entreprises se demandent pourquoi le gouvernement veut intervenir le plus rapidement possible… S’agit-il de sauver l’outil de travail ou le patrimoine des actionnaires ? C’est une question importante puisque l’on sait que depuis des lustres la référence n’est plus l’entreprise où se fabriquent les biens ou les services. Le choix est le plus souvent fait au profit des sociétés de capitaux derrière lesquelles opèrent les actionnaires.

Penchons-nous un peu sur le document officiel publié sur economie.gouv.fr le jeudi 2 avril 2020, FAQ –Accompagnement des entreprises – Coronavirus.

« Quelles sont les mesures de soutien pour vous accompagner ?

Face à l’épidémie du Coronavirus COVID-19, le gouvernement a mis en place des mesures de soutien immédiates aux entreprises : 

  • Des délais de paiement d’échéances sociales et/ou fiscales (URSSAF, impôts directs) »…

On remarquera « les délais » concernant les charges sociales… Délais… Comment les petites entreprises s’en sortiront-elles ?

Le collectif, qui regroupe quand même un nombre impressionnant de « grosses pointures » prône des actions que l’Etat cherche à éviter à tout prix, comme le développement d’une industrie plus écologique, le maintien des entreprises françaises sur notre territoire (hexagone ou DOM), ou que l’économie soit réellement au service de la nation et non du capital, entre autres. 

Ce n’est à aucun moment le rôle de l’Etat, c’est-à-dire aux contribuables, que de se substituer aux sociétés pour assurer le paiement des salaires et des cotisations sociales. L’intervention planifiée par notre gouvernement a pour seul objectif de mettre en œuvre les mesures pour lesquelles il a été mis au pouvoir de la République : sauver le capitalisme, mais certainement pas l’économie réelle. Cet but est très loin des actions et de la philosophie de nos artisans et des SCOOP, où salaires et cotisations sociales sont dus quoi qu’il advienne. Dans ces organismes, en cas de manquement, le pouvoir revient aux mains des salariés qui doivent se débrouiller pour assurer la sauvegarde de l’entreprise. 

N’est-il pas temps de remettre en question nos valeurs ?

La pandémie actuelle nous aura peut-être permis de comprendre enfin dans quelles proportions la surproduction industrielle augmente les gaz à effet de serre. La Chine, pendant le confinement, a retrouvé le soleil et un ciel bleu. Les Vénitiens sont stupéfaits de revoir des poissons dans les eaux claires de leurs canaux qui ne sont plus brassés par des engins à moteur. Dans toutes nos villes, l’air est désormais plus pur…

Alors, si nous en profitions pour réformer notre mode de vie, notre façon de travailler et l’intérêt de notre production ? Vaste programme ! Nous pourrions enfin revenir à une société plus humaine, plus digne et plus respectueuse de tous ! Cela s’appelle l’écologie, la vraie ! Le terme fleurit sur toutes les bouches. Il est galvaudé, particulièrement depuis que les politiques ont mis la main dessus. Nous avons oublié de quoi il en retourne vraiment… C’est l’occasion de se le réapproprier !

Le Nouvel Ordre Mondial ne voit pas pas d’un bon œil un projet altruiste et humaniste qui s’oppose au sien qui est de promouvoir encore et toujours plus les sociétés de capitaux. Rappelons le scandale sans précédent : aujourd’hui, 1 % de la population mondiale (les supra riches) détient PLUS de richesse que le reste des 99 % de la population de cette Terre. Donc, 77 millions d’humains détiennent plus que les 7 milliards restants. Et cela ne s’arrête pas là ! L’ONG Oxfam a dénoncé, en 2018, que « Les 26 plus riches au monde détiennent autant d'argent que la moitié de l'humanité » ! 

Quel système financier adopter pour se sortir de l’ornière ? Libéral ou socialiste ?

Nous parlons de la sauvegarde de l’économie productrice des biens et des services. C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’il est nécessaire d’opérer une reprise en main des entreprises par les salariés. 

Les signataires du collectif estiment que les investissements qui concernent les citoyens doivent être impérativement gérés par eux, tout comme cela a été le cas pour le régime général de la Sécurité Sociale de 1947 à 1967. Nous pouvons comprendre la réticence de l’État… et nous étonner qu’une partie de la gauche, « écologiste » reste plutôt silencieuse face à l’idée de voir se réaliser cette hypothèse. Le résultat serait pourtant la sauvegarde de l’environnement, la disparition de l’exploitation du travail de l’homme qui, somme toute reste une forme d’esclavage, et de l’aliénation marchande.

Selon le collectif, demander à l’État de payer pour sauver l’économie est une erreur, un piège, comme en 2008. 

Qu’en sera-t-il après les mesures décidées par Emmanuel Macron ? Lorsque le capitalisme crapuleux aura été renfloué et sauvé de la faillite par nos gouvernants avec l’argent des contribuables, il nous imposera sans doute une austérité sans précédent, à la grecque, ou pire, accompagnée d’une nouvelle casse des services publics sur le schéma de la casse opérée sur les services hospitaliers et l’éducation nationale qui sont, honte à nous, parmi les plus démunis d’Europe.

Pour ma part, j’espère l’émergence d’un homme de poigne, intègre et humaniste, de la trempe de Jules FERRY ou de celle de Pierre LAROQUE, grand résistant et fondateur de la Sécurité Sociale, un homme, un vrai, qui sortira mon pays des griffes des crapules qui nous volent de façon éhontée, sans même avoir la décence de se cacher désormais. J’ai l’impression de croire au Père Noël…

 

* Tony Andréani, philosophe ; Daniel Bachet, sociologue ; Ludivine Bantigny, historienne ; Benoît Borrits, essayiste ; Clément Caudron, ingénieur ; Thomas Coutrot, économiste ; Alexis Cukier, philosophe ; Pierre Dardot, philosophe ; Nicolas Dessaux, archéologue ; Emmanuel Dockès, juriste ; Bernard Friot, sociologue et économiste ; Janine Guespin, professeure honoraire ; Sylvie Larue, enseignante ; Christian Laval, sociologue ; Mathilde Larrère, historienne ; Gaëlle Maillard, syndicaliste ; Sylvie Mayer, parlementaire européenne (1979-1994) ; François Morin, économiste ; Christine Poupin, syndicaliste ; Jacques Richard, expert-comptable ; Jean Sève historien, Jean-Michel Toulouse, ancien directeur d’hôpital ; Pierre Zarka, ancien directeur de l’Humanité.





1.Posté par klod le 07/04/2020 19:16

ha bon ?

2.Posté par Janus le 08/04/2020 06:55

Vous dites tout et n'importe quoi dans votre article ...

Vous reprochez à l'Etat d'être libéral et d'aider le Capitalisme ...
Vous reprochez à l'Etat d'aider les entreprises et leurs actionnaires ...

Vous attendez l'arrivée d'un "Sauveur" intègre et humaniste qui permettra à l'Etat de faire disparaître l'exploitation du travail de l'Homme ...

Des "sauveurs" comme çà, il y en a eu plusieurs dans l'Histoire de l'Humanité ... Ils s'appelaient STALINE, LENINE, MAO, ...
Je ne suis pas sûr qu'ils aient tous eu un coté intègre et humaniste ...

Il y a aussi le Père NOEL que vous citez ☺☺☺ Mais il paraît qu'il n'existe pas ☺☺☺

3.Posté par maikouai le 09/04/2020 18:31

« Il faut sauver l’économie de la faillite du capitalisme et non sauver l’économie capitaliste de la faillite »…
« S’agit-il de sauver l’outil de travail ou le patrimoine des actionnaires ? »
Deux approches et perspectives intéressantes, mais l’opinion publique majoritairement prisonnière de son petit pré carré et, même si elle est consciente que la base de « l’arbre » sur lequel nous sommes tous perchés, est vermoulue, (26 familles détiennent l’équivalent du pouvoir d’achat de la moitié de l’humanité ??), n’est pas prête pour une nouvelle donne, qui théoriquement, ne devrait laisser personne sur le bord du chemin, sorte de société « mutualiste » à la Kibboutz.
Mais en prend-t-on le chemin ? Quand on sait surtout et entre autre le nombre d’emplois qu’engendrent en amont et en aval tout paiement par chèque et que désormais l’État sensé combattre le chômage d’après ses dires, pénalise tout paiement d’impôts par ce biais, lui préférant les paiements virtuels/numériques réducteurs d’emplois ??!
Depuis (leitmotiv évoqué) qu’on nous serine, qu’avec un travail valorisant par automatisation, on disposera d’un peu plus de temps libre pour se cultiver, de ce fait on se cultive probablement plus, mais dans la « marmite » par trop de temps libre, y a de moins en moins de chose à faire bouillir pour un nombre grandissant d’ex salariés.
Est-ce donc pour demain une meilleure répartition des richesses produites essentiellement par la base ? Combien d’entre- nous en dépit du prix priorisent les produits du terroir ? Travailler dans une unité de production donnée et disposer chez soi un produit équivalent de marque concurrentielle ?... Sans réponse à ces questions non exhaustives, difficile d’entrevoir le bout du tunnel…
Si toutefois, par maltraitance et charge de plus en plus lourdes, la base vacille le « pyramidion » risque de tomber de haut et dans la vase…
Pour le moment dans cette « guerre épidémique», il faut comme cela a été le cas en 39/45, assumer notre part de responsabilité en essayant de maintenir à flot, tout ce qui peut l’être dans l’intérêt collectif, mais en n’oubliant pas cette fois-ci les laissés pour compte, d’après crise financière de 2008.

Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
CHARTE DES COMMENTAIRES

Zinfos 974 vous offre un espace commentaires vous permettant de réagir, discuter, informer. Cet espace est ouvert aux internautes inscrits et non-inscrits au site.

Les intervenants doivent respecter les principes élémentaires du débat.

Sont proscrits :

- Les insultes, les attaques personnelles, les agressions, les propos discriminatoires sous toutes les formes - que ce soit envers les intervenants, les commentateurs ou l'équipe de Zinfos 974.

- Tout contenu contraire à la loi : l'incitation à la violence ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation, les propos homophobes, la négation des crimes contre l'humanité, ou la justification des actes violents et des attentats.

- Les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

- Merci d'éviter le hors sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations.

- La répétition d'un même commentaire, assimilée à du spam.

- La publicité. Ne soumettez pas des liens commerciaux.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de Zinfos 974 via l'adresse contact@zinfos974.com

Vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de Zinfos 974 se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l'estime nécessaire pour la bonne tenue du débat.

Zinfos 974 est seul juge des messages qu'il publie ou modère - y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant l'adresse contact@zinfos974.com, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
Publicité
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes