Océan Indien

Deuxième rencontre cruciale entre Rajoelina et Ravalomanana aux Seychelles

Mercredi 8 Août 2012 - 11:53

Aujourd'hui se tient une deuxième rencontre entre le président de la Transition de Madagascar, Andry Rajoelina, et l'ancien président, Marc Ravalomanana, à Mahé, aux Seychelles. Marc Ravalomanana est arrivé hier et a été reçu par le président Seychellois. Quant à Andry Rajoelina, il doit arriver ce matin. 

Cette nouvelle rencontre s'annonce détermiante afin de résoudre d'une part la crise politique qui paralyse la pays et d'autre part, la crise personnelle qui crée un climat déléterre entre les deux hommes politiques. Le face à face se déroulera à huis-clos. 

Ces deux hommes se sont déjà rencontrés les 24 et 25 juillet mais ne sont pas parvenus à aplanir leurs différends. Cet échec a amené la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui mène les efforts de médiation, à repousser son ultimatum au 16 août. La SADC menace d'exclure celui des deux dirigeants qui sera reconnu coupable d'un éventuel blocage du processus de réconciliation. 

Rajoelina refuse la candidature de Ravalomanana

Les points de désaccords sont nombreux, notamment concernant le retour au pays de Marc Ravalomanana, ses démêlés avec la justice et sa candidature à l'élection présidentielle, prévue pour le 8 mai 2013. Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud, a toujours fait part de son souhait de rentrer au pays et de se présenter aux élections présidentielles. Mais condamné aux travaux forcés à perpétuité par contumace, suite à la mort de dizaines de manifestants abattus par sa garde présidentielle en 2009, son statut pose problème. Les autorités menacent de l'arrêter dès qu'il posera le pied sur l'île.  

Andry Rajoelina lui-même s'oppose à ce que son rival se présente. Il l'a redit au cours d'une conférence de presse avant de s'envoler aux Seychelles. "Jusqu'à ce jour, Ravalomanana n'a pas le droit de se présenter aux élections. D'ailleurs, il ne remplit même pas les critères nécessaires pour être candidat", a déclaré le président de la Transition. 

De son côté, Marc Ravalomanana s'est défendu par communiqué : "Après m'avoir chassé de mon pays, littéralement sous la menace des armes, le régime putschiste illégal a organisé un simulacre de tribunal, un procès à grand spectacle contre moi". 

Ce désaccord risque à nouveau de faire échouer les négociations entre les deux hommes politiques.
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1.Posté par Rajoel a la trouille ... le 08/08/2012 14:15

Pourquoi est ce que le Rajoel éprouve le besoin de prévenir le Ravalo ?
Il faut au contraire ne rien dire, le laisser rentrer à Mada, et il le fout au trou !
Cette crapule s'est tout de même constitué un empire commercial grâce à ses fonctions de président de la république et en plus il a ordonné les tirs dans la foule !!!

2.Posté par Gajik le 09/08/2012 09:09

Ravalomanana est inéligible à plusieurs titres et il l'était déjà en 2002 et en 2007.

Seulement les malgaches en 2002 en avaient tellement assez de Ratsiraka qu'ils auraient voté pour n'importe qui à ce moment là. De plus il a joué la carte du vice-président du FJKM et toutes les bonnes soeurs, curés and Co étaient aux anges, même devant ce protestant. Ils ont voulu goûter au PDG-président $$$, ils en ont eu pour leur argent, c'est le moins qu'on puisse dire. Même le père Pédro Opéka qui y a cru, s'en est mordu les doigts.

Pourquoi Ravalomanana était déjà légalement inéligible en 2002 et le reste toujours en DROIT ? Pour deux raisons :

1- un casier judiciaire non vierge (le B1, pas le B3 comme présentent actuellement ses hommes de main, y compris une avocate pas mal culottée !) : en effet, Ravalomanana a été incarcéré le 1er septembre 1988 pour des faits de corruption (mandat de dépôt N° 230-RP/88/TSE/130FAME/JR par la Substitut du Procureur de la République d'Antananarivo, Jacqueline RAKOTOMANGA, à la prison d'Antanimora à Antananarivo.
Alors qu'il était Directeur général de la Société TIKO. Le chef d’accusation est la corruption par une somme d'argent du Directeur Technique de la Société LALASOA, Mr Jérôme RABOTOVAO, lors de la privatisation de cette société LALASOA, la laiterie de soja d'Ambatolampy. Madame RAKOTONDRABE Régine, Directeur Général de ladite société en était le témoin. Marc RAVALOMANANA a été libéré provisoirement le 14 Octobre 1988 grâce à l'intervention de l'ancien Ministre de l'Economie et du Plan, Jean ROBIARIVONY.

2- Il était et reste toujours PDG de Tiko et de nombreuses autres sociétés, alors que la Constitution malgache exige d'un Président qu'il n'ait d'autre fonction que celle de Président.

Il a dont été élu en 2002 (élection controversée déjà, vu l'état en 2002 et en 2007 des listes électorales, des urnes transportées par hélico, des bulletins qui n'arrivaient jamais, des cartes électorales etc...) sur le raz le bol des gens de Ratsiraka, un point c'est tout. Les malgaches à l'époque ont fermé les yeux dans leur TOTALITE sur tout ce que j'écris ci dessus et sont responsables collectivement d'avoir mis un président-pdg malhonnête au pouvoir absolu (Madagascar est sous un régime présidentiel quasi royal à la Sarkozy) et lui avoir offert de dépouiller ce pays pendant 5 ans.

Il est désormais inéligible pour les raisons ci dessus qui n'ont pas changé, mais de plus pour ses crimes en tant que responsable suprême de sa garde présidentielle qui a fait 40 morts devant Ambohitsorohitra et des disparus enlevés par les gardes, ainsi que quantité de blessés et handicapés à vie, et qu'il ne veut pas assumer.

Le grand ampamoaka de 2009 (déballage) a montré publiquement la liste de tous les détournements de biens publics, terrains, argent, corruption, ingérences, enrichissement personnel qu'il a commis en 7 ans et le 1/10ème des jugements de ces actes n'a pas été encore à ce jour audiencé.

3.Posté par Gajik le 09/08/2012 09:10

La SEULE question qu'il faut se poser aujourd'hui, c'est quels sont ses liens de corruption avec Chissano (trafiquant de drogue dénoncé par un ambassadeur américain et dévoilé par Wikileaks), avec Armando Guébuza (autre pdt-pdg dit Guébuza-bizness au Mozambique), avec Jacob Zuma (pdt d'Af du Sud, qui s'est auto amnistié d'un viol), avec l'ambassade des Etats Unis (Hilary Clinton qui ne cesse de le soutenir et actionne Mongabay et quantité de soit disant ONG style Amnesty dont la directrice actuelle est son ex bras droit et prive les malgaches des avantages de l'AGOA et utilise son ambassade pour diffamer Rajoelina et mentir ouvertement sur l'état réel de la Transition), avec Mswaty III le roi aux mille vierges du Swaziland, avec Michel ex sénateur belge (condamné pour corruption et qui a réussi à faire classer en appel son affaire et qui manipule les ACP et les autres députés Européens comme Michèle Rivasi, Eva Joly contre la transition), etc ....

... pour pour que ces gens fassent autant pression depuis des années pour bloquer les élections à Madagascar et pour laisser pourrir le climat à Madagascar dans l'intention obessionnelle que les malgaches en soient contraints à appeler Ravalomanana au secours ?

Qu'en est-il aussi des motivations politiques en soutien à Ravalomanana par les manipulations du SECES, du SEMPAMA et des syndicats de médecins, de magistrats, qui, alors que l'Etat est privé de beaucoup de ressources, exigent des augmentations indécentes de salaire et bloquent tout, y compris les examens en sacrifiant une génération d'étudiants (par contre ils ne font pas grève dans le privé, ces mafieux d'enseignants du clan Ravalo!)

Et dans ce contexte, on voudrait que Rajoelina accepte que Ravalomanana revienne et recommence à tenir ce pays sous sa dictature mercantile, tout çà pour faire fructifier les multinationales canadiennes, Sud-africaines, faire plaisir aux américains qui pourront avoir des textiles pour rien ou les sociétés coréennes et autres qui pillent le monde et plantent partout leurs palmiers à huile en détruisant l'environnement et en mettant les paysans malgaches expropriés en esclavage ?

Oui, la deuxième rencontre des Seychelles cette nuit a échoué, car elle est une rencontre contre nature totalement imposée par le clan des souteneurs de l'ultra libéral Ravalomanana, point. Jamais ce PDG ne pourra reprendre le pouvoir, il serait temps que les mafieux de la SADEC et de l'UA le comprennent.

On ne met pas sous tutelle un pays souverain, surtout lorsqu'on sait que la SADC est composée de présidents tous plus ou moins mafieux, et si Clinton and Co font assassiner Rajoelina comme la France l'a fait pour un autre souverainiste africain, Thomas Sankara qui contrariait les intéreêts de ses sociétés, un autre Rajoelina sortira du fénoir et reprendra la lutte pour que Madagascar devienne un pays normalement riche et développé. Envers et contre tous. C'est le sens de l'Histoire, car les Malgaches, même s'ils ont les yeux fermés sur les véritables intentions de la SADEC and Co (quins), les ont bien ouverts sur leur misère organisée et planifiée depuis 50 ans dans le but de les piller et de les empêcher de se développer afin d'exploiter eux-même leurs ressources minières ou agro-industrielles.

Important de dire quand même que Rajoelina a proposé de ne pas se présenter à condition que Ravalomanana ne se présente pas, c'est à dire ne soit pas imposé par la CI mafieuse, car Ravalo ne peut LEGALEMENT pas se présenter.
Bien entendu, malgré l'appui pour cette proposition par la COI (de l'Etsrac), Ravalo a refusé.
Qui dont bloque tout depuis 2002 ? Les américains refusent la candidature de Rajoelina mais veulent celle de Ravalomanana :

qui bloque ? qui veut absolumentun mafieux à la tête de Madagascar ?

4.Posté par Alest le 15/08/2012 01:34

à Gajik,
Réfléchissez un peu, avant d"écrire ! Soyez adulte !
Concernant les condamnations que Ravalo aurait eu pour l'affaire de corruption (1988), il est curieux que Ratsiraka en 2001/2002 ne s'en est pas servi pour empêcher la candidature d'un adversaire aussi redoutable (ne trouvez vous pas ?)
Ratsiraka, vicieux en politique, n'était absolument pas un philanthrope ; croyez moi, Ratsiraka n'aurait certainement pas laissé passer l'occasion de lui barrer la route. Si cette condamnation était valide, Ratsiraka, connu pour sa mémoire phénoménale s'en serait souvenu, au pire, son entourage s'en serait souvenu pour lui.
Tout cela est élémentaire, mon cher ... Gajik.

Merci de continuer à nous faire rire, avec vos analyses tirées par les cheveux !

5.Posté par Gajik le 15/08/2012 21:44

- PRIMO, et pourquoi ?, espèce de simple d'esprit complètement azimuté à l'Est pour pas dire plutôt à l'Ouest et qui m'insulte à chaque post parce qu'incapable de donner des arguments autres que de se livrer aux rixes affectives dans la moquerie et l'irrespect, parce que Ravalomanana a réussi à faire classer l'affaire avec une justice qui se vendait au plus offrant et donc ... il reste une détention préventive, mais pas de condamnation. Mais sur le fond, les faits sont caractérisés.
Votre ami des ACP, le mafieux Belge Louis Michel qui fait tant pour désinformer les autres technocrates Européens au profit de son copain en affaires troubles et votre mentor, en sait quelque chose, puisqu'il a réussi à faire repousser ad-vitam-aeternam lui, aussi en appel l'affaire où il est compromis jusqu'au cou.
C'est certain que vu l'état de la magistrature en 88, les magistrats qui voulaient (et veulent encore) vivre autrement que dans la survie devaient se faire des pactoles d'une autre façon qu'avec leur traitement.

Et vous ne manquez pas de culot de sortir cet argument du Ratsiraket, qui ferait rire un mort ou le ferait retourner dans sa tombe tellement il est indigent : Ratsiraka ne risquait pas de mettre dans la balance des arguments sur la corruption puisqu'il a lui-même intensément pioché et abusé dans toutes les Caisses de l'Etat et des particuliers. Il se serait alors agi de savoir qui avait la moins ou le plus spolié, volé, assassiné.

- DEUXIO : en ce qui concerne les articles 43 et 49 de la Constitution en vigueur à l'époque, je vous fais une piqûre de rappel et vous allez sans doute encore vous marrer comme une baleine (asmathique) tellement c'est imparable et tellement çà montre l'aveuglement et le bas niveau de conscience politique des malgaches de cette époque qui permettait à des gens de votre espèce de faire voter pour n'importe qui pourvu qu'il ait les moyens de faire campagne et d'être soutenu par l'ambassade américaine, Mafia and Co :

Article 43 - Les fonctions au service des institutions de l'Etat ne peuvent constituer une source d'enrichissement illicite ni un moyen de servir des intérêts privés.
A l'exception de ses droits et sous peine de déchéance, aucune des personnalités visées à l'article 42 ci dessus ne peut accepter d'une personne physique ou morale, étrangère ou nationale, des émoluments ou rétributions de nature à empêcher l'accomplissement normal de sa mission.


Article 49 - Les fonctions de président de la République sont incompatibles avec toute fonction publique élective, toute autre activité professionnelle et toute activité au sein d'un parti politique.

Alors çà se marre toujours le clan des souteneurs de mauvaise foi ?

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