Société

Détecter les requins et prévenir des attaques: Une nouvelle technologie testée sur la Gauche de St-Leu

Mardi 30 Avril 2019 - 08:54

Testé l’année dernière en baie de St-Paul, le sonar iXblue de SeapiX revient pour réduire le risque requin sur la gauche de St-Leu. Le dispositif qui vise à prévenir les attaques, présenté ce lundi, sera expérimenté durant 4 mois. L’association Leu Tropical Surf Team fonde de grands espoirs dans cette technologie innovante.


Utilisé par les professionnels de la pêche,  le sonar Seapix comme moyen de détection des requins est une première mondiale à La Réunion amené à être déployé si l’expérimentation fonctionne
Utilisé par les professionnels de la pêche, le sonar Seapix comme moyen de détection des requins est une première mondiale à La Réunion amené à être déployé si l’expérimentation fonctionne
Connu mondialement pour sa déferlante à gauche, c’est sur le spot de surf de St-Leu, interdit aux activités nautiques depuis 2013, que va se poursuivre l’expérimentation du sonar SeapiX menée par le Centre de ressources et d’appui pour la réduction du risque requin (CRA). Le dispositif a été installé en mer vendredi dernier. 

Il avait déjà fait l’objet d’une première phase de test en mai dernier dans des conditions optimales en baie de St-Paul et donné des résultats satisfaisants, a jugé le CRA malgré des difficultés de détection en zone récifale. "Installé sur un trépied au fond de la mer, à 100 mètres du rivage, le sonar SeapiX 3D a pu détecter lors de la première phase tests, un jeune requin-tigre de plus de 2m à 160 mètres de distance", indique Eric Chateauminois, directeur opérationnel du CRA. 

Face à l'ampleur de la crise requin, la municipalité de St-Leu "ne pensait pas que ce serait aussi compliqué"
Face à l'ampleur de la crise requin, la municipalité de St-Leu "ne pensait pas que ce serait aussi compliqué"
Cette deuxième phase de test de 4 mois aura ainsi pour objectif d’évaluer le système dans une configuration réelle avec de faux requins. "Un travail doit être mené pour soustraire le paysage récifal ou encore identifier les sillages d’un bateau". Un moyen de détection non invasif des requins sur une distance pouvant aller jusqu’à 300 m, là où d’autres technologies n’ont finalement pas fait leurs preuves. "Le premier sonar n’avait qu’une portée de 15 mètres, le ballon à hélium et les drones n’ont pas non plus tenu leurs promesses", rappelle Christophe Mulquin, élu en charge des activités nautiques à la mairie de St-Leu. 

Gilbert Pouzet, président du Leu Tropical Surf Team qui porte le projet "à bout de bras"  espère "des résultats probants d’ici la fin de l’année".

"Il ne s’agit pas de crier victoire mais d’informer sur le travail mené pour réduire le risque requin", relativise l’édile Bruno Domen. "Cette avancée n’exclut pas de respecter les conditions climatiques pour aller surfer". 

Si les tests s’avèrent concluants, le sonar SeapiX viendra intégrer la boîte à outils fiabilisés par le CRA dans laquelle il n’aura qu’à piocher en fonction des situations. Sur le spot de la Gauche de St-Leu, il pourrait compléter le dispositif avec l’utilisation de drones, caméras sous-marines ou vigies pour un coût de fonctionnement estimé à 350 000 euros par an. L’investissement la première année s’élèverait à 700 000 euros sur des fonds sollicités auprès de la Région, l’Etat, le TCO et la mairie.

"La multiplicité des technologies utilisées va permettre de boucher les trous de la raquette"
"La multiplicité des technologies utilisées va permettre de boucher les trous de la raquette"
PB
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1.Posté par Le Jacobin le 30/04/2019 11:21

QUI FINANCE CETTE RECHERCHE SVP?

2.Posté par roland le 30/04/2019 12:51

Ce que l'homme construit, la nature le détruit. Restons positifs car la nature, notre amie, pourrait devenir notre ennemie si nous continuons à la provoquer:

3.Posté par Neptune le 30/04/2019 19:47 (depuis mobile)

Le plus simple serait de rester au bord de l'eau et de se dorer au soleil.....L'air marin me suffit, pas besoin de faire l'équilibriste sur une planche..Ces derniers seraient mieux à Hawaï....

4.Posté par Targie le 30/04/2019 20:19 (depuis mobile)

Excusez moi Roland, mais ce n''est pas plutôt l''homme qui détruit et la nature reprend sa place !! Laissons ces poissons dans leur éléments !! L''homme peut il accepté que c''est lui qui empiète dans leur territoire ?? Et non l''inverse

5.Posté par DOGOUNET le 30/04/2019 20:51

Sauf erreur, le requin tigre est un requin de pleine eau alors que le bouledogue semble préférer les fonds...qu'un radar par définition masque avec le fond corallien. A quand l'épreuve de vérité ?

6.Posté par Grangaga le 01/05/2019 03:15

Kalouuuuuuuuuuu!!!!!!!!
Mwin té y krwa la mètt' in satélitt' d'si....." z'orbitt' ", po vèy' lo bann' rékin, ziska....
In bon l'idé ossi saaaaaaa !!!!!
Tar'dra-vyindra.....konm' di gramounn'.....
Anvoy'll' in monay' po mwin sol'man, si zot' y pran a li....
Ek' toutt' satt' finn' dépansé là, ènn' ti ...."katt' sou" mi gainll' pa déssi, koué.......

7.Posté par BOGOSSE le 02/05/2019 11:48

Et personne ne parle des effets dévastateurs de ces sonars sur la faune, les mammifères marins en particulier, la destruction de leur système d’echolocation, par exemple, ce qui les empêche de se repérer, provoque leur échouage, perturbe leurs communications, les empêche de se nourrir, etc... Je croyais qu’il y avait des écolos à la Réunion, et je croyais que tout le monde était au courant de la nocivité de ces systèmes. Ou alors tout le monde s’en fout pourvu que quelques petits humains puissent continuer à aller faire mumuse dans la patouille?

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