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Océan Indien

Dengue à Mayotte : Six cas autochtones supplémentaires


- Publié le Samedi 1 Mars 2014 à 10:41 | Lu 815 fois

Dengue à Mayotte : Six cas autochtones supplémentaires
La situation épidémiologique de la dengue à Mayotte a évolué depuis deux semaines :  six cas autochtones supplémentaires ont été recensés à Petite Terre, Koungou, Bandrélé et Mamoudzou, soit un total de 26 cas détectés depuis le début de l’année.

Cette situation suggère la présence d’une circulation autochtone de la dengue dans l’île. Afin de limiter la propagation du virus, l’ARS OI intensifie les mesures de lutte et de surveillance et recommande la plus grande vigilance à la population : consulter un médecin en cas d’apparition des symptômes et se protéger contre les piqûres de moustiques.


─ Situation épidémiologique au 28 février 2014
Au cours des deux dernières semaines, du 10 au 23 février, 6 nouveaux cas autochtones de dengue sont survenus à Mayotte. Ainsi, après avoir diminué à la fin du mois de janvier, le nombre total de cas de dengue signalés à la plateforme de veille sanitaire de l’ARS Océan Indien à Mayotte est de nouveau en augmentation.

Au total, depuis le 1er janvier 2014, 26 cas de dengue ont été détectés à Mayotte dont 8 autochtones, 17 importés et un d’origine indéterminée. Parmi ces 26 cas, sept patients ont dû être hospitalisés mais leur évolution a été favorable.

─ Rappel des recommandations à la population

>> Consulter rapidement un médecin
La dengue est une maladie qui nécessite parfois une hospitalisation et certaines formes hémorragiques, qui restent rares, peuvent être graves voire mortelles.
Aussi, l’ARS OI rappelle à la population qu’il est impératif, en cas d’apparition brutale de fièvre éventuellement associée à des maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées, nausées, vomissements, saignements ou fatigue :
- de consulter rapidement un médecin
- de continuer à se protéger des piqûres de moustiques
(en utilisant des produits répulsifs et en dormant nuit et jour sous moustiquaire)

>> Lutter contre les moustiques : chacun peut agir !
La lutte contre les moustiques et contre la propagation de la dengue dépend de l’action de tous les mahorais. La période actuelle est très favorable au développement des moustiques, vecteurs de la dengue. Ces derniers pondent dans de petites collections d’eau stagnante, souvent créées par l’homme autour de son habitation. Par conséquent, la vigilance doit être accrue pour lutter contre les moustiques :

- éliminer les eaux stagnantes dans son environnement (vider les soucoupes, vérifier
l’écoulement des gouttières, déposer les déchets dans les poubelles, vider les petits
récipients, couvrir les stockages d’eau …),
- éliminer les déchets pouvant générer des gîtes larvaires
De plus, et afin de limiter les risques de transmission de la maladie, il est impératif de bien se
protéger contre les piqûres de moustiques (moustiquaires, diffuseurs, répulsifs, vêtements
couvrants, …).

─ Mesures prises par l’ARS OI
>> Information des médecins
Les médecins de l’île font l’objet d’une information individuelle afin de favoriser la déclaration précoce des cas dès suspicion. Une notice d’information sur la maladie a été diffusée largement aux professionnels de santé de l’île dans ce même objectif.

>> Intervention autour des cas signalés
Les mesures ont été renforcées par le service lutte anti-vectorielle (LAV) de l’ARS OI autour de tous les signalements de cas de dengue, dès lors que leur adresse est connue afin de :
- rechercher de nouvelles suspicions de dengue dans l’entourage des personnes malades et le cas échéant leur demander de consulter un médecin sans tarder,
- éliminer ou traiter toutes les situations de proliférations de moustiques, vecteur de la dengue (larves qui prolifèrent dans les eaux stagnantes dans les pots, soucoupes, déchets, ...),
- informer les personnes rencontrées sur le risque de transmission de la dengue, et les moyens de prévention : éliminer les gîtes larvaires et se protéger contre les piqûres de moustiques.
- procéder à des actions de lutte mécanique, biologique, et chimique si nécessaire traitements insecticides dans les cours et jardins.
- procéder à des pulvérisations insecticides dans l'ensemble des zones concernées.

>> Renforcement des actions de communication auprès de la population
Compte tenu de l’évolution de la situation, l’ARS renforce les actions de communication pour
sensibiliser la population :
- Diffusion de spots radio, à partir de cette semaine sur plusieurs stations locales
- Affichage dans les lieux publics, à l’aéroport.




1.Posté par oui le 01/03/2014 16:30

Bloquons vite tous les accès de ces îles pourvues de vecteurs à risque! Mayotte, Mada, les Comores ! une quarantaine de 10 années devrait suffire à anéantir tous risques !

2.Posté par Scrupulus le 01/03/2014 17:40

Il faudrait peut être effectuer les pulvérisations préventives au lieu d'attendre que l'épidémie arrive comme il y a 8 ans !!!

3.Posté par DR ANONYME le 03/03/2014 09:27

A Mayotte des cas de dengue sont recensés à Petite Terre, Koungou, Bandrélé et Mamoudzou, soit un total de 26 cas détectés depuis le début de l’année 2014.

Cette situation suggère la présence d’une circulation autochtone de la dengue dans l’île. Cette circulation peut se réaliser par des vecteurs courts (Dix-vingt mètres) entrant dans les domiciles et en vecteurs longs (Deux ou trois Kms) porteurs sains inconnus ne rentrant pas dans les domiciles mais vivant dans les bâtiments public (aéroports, églises, etc.).

Or La Réunion a déjà connu plusieurs épidémies de dengue. La plus importante remonte à 1977-78, où elle avait touché plus de 250 000 personnes, soit 30% de la population. En 2004, de nouveau la dengue avait occasionné 228 cas. Ce qui signifie qu’entre temps un porteur sain transporte le virus 26 ans.

"Alors que l’épidémie de Chikungunya de 2006 avait permis d'immuniser une très grande partie de la population réunionnaise, en revanche, très peu de personnes sont immunisées contre la dengue aujourd'hui ", souligne Jean-Sébastien de Hecq, entomologiste à l'ARS.

Et alors que le Chikungunya ne se contracte qu'une seule fois (après on parle de "rechute"), la particularité de la dengue est qu'on peut la contracter jusqu'à quatre fois parce qu’il existe quatre variantes de virus.

Je lis que les œufs de moustique femelle infectée ne sont pas contaminés par les virus de la dengue ou du Chick ou par les parasites (exemple les microfilaires de BANCROFT) que cet insecte est susceptible de porter dans son organisme sans en être malade.

Par conséquent, la transmission verticale entre générations de moustiques n’existe pas de façon significative ; ou alors dans une très faible proportion (Peut-être 1 à 2 % selon diverses sources).

Les nouvelles générations de moustiques sont ainsi, de façon très générale, non infectées à leur naissance. La lutte contre les gites larvaires domestiques comme celle contre les énormes gites des ravines doit être maintenue mais elle ne suffit pas si même elle est réalisée.

Puisque les nouvelles générations de moustiques sont ainsi sans véritable répercussion sur la transmission.

Les moustiques ne se transmettent pas la maladie entre eux même dans leurs rencontres reproductives.

Par ailleurs, les moustiques femelles vont vivre avant de pondre deux mois maximum en moyenne quatre jours.

Peut-on demander à nos savants entomologistes par quelles modalités et comment les générations de moustiques saines deviennent des porteuses des virus avec si peu de chances de transmission entre eux?

La réponse à cette question ne peut être qu’en rencontrant très rapidement, près de leur lieu de naissance un homme ou un animal à sang chaud porteur sain de virus?

Les œufs des 14.000 espèces de ces insectes se nourrissant de sang (dont les tiques, les puces, les poux, les punaises de lit et les moustiques), sont réputés non infectés ? Est-ce bien exact ?

Pourquoi AEDES serait le seul insecte coupable ?

Si tout ceci est vrai, comment donc se fait la transmission puisque cela ne peut pas être d’une ancienne génération de moustiques à une nouvelle génération?

Cette contamination des moustiques femelles, lors de leur repas de sang, ne peut ainsi se faire que lors des contacts soit dans les domiciles de patients porteurs sains de ces virus ou encore malades, ou alors en piquant des animaux à sang chaud, eux-mêmes porteurs sains mais en voie de tomber malades ?

Lesquels ? Quels sont ces animaux infectés mais porteurs sains qui vivent près de nos maisons sans y entrer mais qui piqués par les moustiques font entrer dans les domiciles les virus par ces mêmes moustiques ?

Une fois les jeunes moustiques contaminés, malgré le poids du sang prélevé, combien de mètres sont-ils capables de voler avec ce poids pour quitter les lieux de contamination animale et pénétrer dans les maisons par nos fenêtres afin d'y faire un second repas de sang humain, le repas infectant ?

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