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Santé

Dengue : Une recrudescence de cas dans l'Ouest de l'île


Par Nicolas Payet - Publié le Mercredi 8 Avril 2020 à 17:14 | Lu 4513 fois

Dengue : Une recrudescence de cas dans l'Ouest de l'île
Le nombre de consultations chez les médecins généralistes pour suspicion de dengue sont en nette hausse depuis plusieurs semaines. Néanmoins, dans le contexte du Covid-19, il est observé une baisse du nombre de cas confirmés, traduisant le moindre recours aux laboratoires d'analyses médicales. Ainsi, du 23 au 29 mars, 257 cas de dengue ont été confirmés. Sur les deux dernières semaines, la majorité des cas est toujours située dans le Sud, et une recrudescence de cas est observée dans l'Ouest de l'île.

Par conséquent, la Préfecture et l'ARS rappellent à la population, que même dans cette période de confinement, il est important de consulter rapidement un médecin en cas de symptômes pour se faire dépister et éviter une forme sévère de la maladie pouvant amener à une hospitalisation. Par ailleurs, afin de freiner la propagation de la maladie, les autorités sanitaires rappellent la nécessité d'appliquer les bons gestes : se protéger des piqûres de moustiques et continuer à se protéger même malade pour protéger ses proches, éliminer les gîtes larvaires autour de son habitation.

Situation épidémiologique au 7 avril 2020 (données de la Cire OI, Santé Publique France)

Au cours des deux précédentes semaines, 594 cas autochtones ont été rapportés à La Réunion. Dans la région Sud, les principaux regroupement de cas se situent à St-Louis (Plateau Goyaves, Cité Cocos, Quartier Lambert, Camp du Gol, Petit Bon Dieu, Kerveguen, le Ouaki, Savignan, La Rivère, Bellevue, Les Canots, Pont Neuf, Le Ruisseau et Roches Maigres) ; St-Pierre (Bassin Bœuf, La Vallée, Ravine Blanche, Baster, Pierrefonds, Concession, La Cafrine, Grand Bois, Ste Céline, Ravine des Cabris) ; aux Avirons (La Ravine Sèche, Bois de Nèfle Cadet, Barouty, La Croix, Fond Maurice) ; à l'Entre Deux (Ville, Bras long, Grand fond intérieur) et L'Etang Salé (Ravine Sheunon, Les Canots)

Dans l'Ouest, les principaux foyers sont situés à St-Paul (Trou d'Eau, Cambaie, La Plaine, Bellevue) ; Trois Bassins (Grande Ravine, Souris Blanche) ; La Possession (St Laurent) ; Saint-Leu (Stella, Butor, Quartier Pêcheur, Dubuisson, 4 Robinets)

Relativement épargnés, les régions Nord et Est connaissent aussi quelques poches notamment à la Grande Montée (Ste-Marie), La Bretagne (St-Denis), Lotissement Satec (St-André) et au Bourbier (St-Benoit).

Afin de limiter la propagation du virus, les équipes de l'ARS La Réunion et du SDIS intègrent dans leurs interventions de lutte anti-vectorielle les mesures barrières contre la diffusion du Covid-19. Les agents remplissent une mission de service public au bénéfice de l'ensemble de la population ; il est donc demandé de leur réserver un accueil respectueux et de faciliter leurs interventions.

Recommandations pour lutter contre la dengue

Consulter un médecin en cas d'apparition des symptômes, et effectuer un dépistage de la dengue :

Afin de freiner la progression de l'épidémie sur le territoire, il est impératif de consulter rapidement un médecin, en cas d'apparition brutale de fièvre éventuellement associée à des maux de tête, douleurs musculaires/articulaires, nausées, vomissements ou fatigue.

Dans le contexte Covid-19, certains médecins proposent la téléconsultation à leurs patients :
•    Appeler votre médecin avant de vous rendre à son cabinet médical. Il décidera avec vous de la meilleure prise en charge (consultation au cabinet sur RDV, téléconsultation par smartphone/ordinateur, ou visite à domicile si nécessaire) ;
   
•    Votre médecin vous orientera ensuite pour la réalisation d'un prélèvement en laboratoire d'analyses médicales pour confirmation du diagnostic de la dengue.
Cette confirmation biologique est indispensable pour orienter les interventions des équipes de lutte anti-vectorielle qui contribuent à limiter la diffusion du virus de la dengue sur le territoire.

Des gestes simples à mettre en œuvre au quotidien :

•    Se protéger des piqûres de moustique (répulsifs, moustiquaires, vêtements longs, diffuseurs), et continuer à se protéger même malade pour ne pas contaminer son entourage

•    Éliminer les récipients en eau autour de son habitation (vider soucoupes et petits objets pouvant contenir de l'eau, vérifier l'écoulement des gouttières...)
   
•    Éliminer les déchets pouvant générer des gîtes larvaires

•    Respecter les jours d'enlèvement des déchets et encombrants

•    Couvrir les réservoirs avec un tissu ou une moustiquaire, et abriter les pneus

Les gestes de prévention réalisés par tous peuvent permettre de limiter des co-infections dengue/covid-19 susceptibles d'affaiblir les personnes fragiles, et préserver le système de santé mobilisé actuellement sur ces deux épidémies.




1.Posté par Bleu outre mer le 08/04/2020 18:07

Il y a des cas par chez nous, l'Agence à Risque Sanitaire veille, donc dormons tranquille..........🤣🤣🤣

2.Posté par Isis le 08/04/2020 23:01

Et... le personnel soignant est aussi mobilisé pour ça ?

3.Posté par Pascal le 09/04/2020 08:11

Je note que les cas de dengue ne sont pas confirmés par des prélèvements sanguins, donc pas de moyens de vérifier et confirmer si on parle bien de dengue ou de COVID 19, alors que les symptômes sont plus ou moins les mêmes, à une toux près... et plus loin par une détresse respiratoire caractéristique de l'épidémie.

4.Posté par Ali le kafhir le 09/04/2020 09:01 (depuis mobile)

Le groupe baster serait touché ?

5.Posté par Dr anonyme le 09/04/2020 11:53

Je note dans les recommandations de ce jour un petit bout de phrase à étudier : "continuer à se protéger même malade pour ne pas contaminer son entourage"

Voilà qui est un bon conseil. Il ne s’agit plus de guérir de la dengue mais il s’agit d’éviter la transmission à sa famille : un moyen radical et bon marché ?

Une recette pour éviter de transmettre à sa famille et ses voisins puisque les moustiques contaminants ne sont pas confinés. Prendre de l'ivermectine.

Certes il y a 60 ans nous avions la nivaquine pour les hommes et le DDT pour les moustiques. C’est fini ! On a eu aussi, en 1968, la filariose de Bancroft. Nous avions la Notézine qui éliminait les microfilaires et qui probablement aussi tuait les moustiques qui piquaient les malades atteints et ils en mouraient.

Contre les invertébrés dont les moustiques font partie, nous avons l'ivermectine depuis 20 ans chez les hommes (pour la gale surtout) comme chez les animaux avec des indications dans toutes les parasitoses.

Prescrire de l’ivermectine aux personnes atteintes de la dengue ce n’est pas pour les guérir mais pour tuer les moustiques qui viendraient les piquer afin de protéger leur entourage.

Voilà une idée qui plait aux américains mais pas à notre ARS

6.Posté par Choupette le 09/04/2020 13:09

Pas possible !!!

Pourtant, les "équipes des espaces verts" passent bien la débroussailleuse, comme dans le jardin de la Liberté.

Ah oui, mais faut préciser qu'ils laissent tout en place. Rien n'est balayé, ni ramassé. Si les moustiques étaient sur les tiges des herbes, maintenant ils sont par terre, attendant que ça sèche; ou alors que le vent les emporte un peu plus loin.

Fine équipe de branleurs, oui.

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