Santé

Dengue : Toutes les communes de l’île sont touchées

Mardi 30 Avril 2019 - 13:15

Du 15 au 21 avril, 1116 cas de dengue confirmés ont été signalés, informe la préfecture ce mardi à 13H. L’épidémie se poursuit à un rythme élevé et s’étend à l’ensemble de l’île. Les autorités sanitaires rappellent que la mobilisation de tous (Etat, communes, intercommunalités et population) est nécessaire pour lutter et agir contre l’épidémie en cours.

Par ailleurs, à l’approche des vacances scolaires, où les déplacements sur l’île seront plus importants, la Préfecture et l’ARS Océan Indien rappellent à la population l’importance d’utiliser des répulsifs cutanés.

Situation épidémiologique au 24 avril 2019 (données de la Cire OI, Santé Publique France) :

Plus de 1 000 cas confirmés sont actuellement rapportés chaque semaine, portant à plus de 7700 le nombre de cas rapportés depuis le début de l’année. Il convient de rappeler que ce ne sont là que les cas confirmés, à savoir ceux pour lesquels une analyse biologique a confirmé la maladie. Ce chiffre ne prend pas en compte les patients qui n’ont pas consulté leur médecin ou ont consulté sans que cela ne soit suivi d’une d’analyse biologique.

C’est pourquoi ce chiffre est à mettre en perspective avec le nombre de cas cliniquement évocateurs (actuellement environ 2500 à 3000 cas par semaine, 22000 depuis le début de l’année) : il s’agit d’une évaluation du nombre de personnes ayant présenté des symptômes de la maladie et ayant consulté un médecin (sur la base des déclarations des médecins sentinelles, extrapolées à l’ensemble de l’île), que des analyses de confirmation biologique aient été réalisées ou pas.

On observe une dispersion des cas et toutes les communes sont concernées (voir carte).

Les foyers historiques du Sud (Saint-Louis, Etang Salé, Les Avirons, Petite Ile) sont toujours très actifs et les cas rapportés dans les communes de Saint-Joseph, Saint-Pierre et le Tampon continuent d’augmenter.

Les foyers émergents sont situés dans :
 
·         Le Nord : Sainte-Suzanne et Saint-Denis
·         L’Est : Saint-André
·         Le Sud : Saint-Philippe et l’Entre-Deux
·         L’Ouest : La Possession et dans différentes localités de la commune de Saint-Paul : La Saline, Bellemène, Le Guillaume, Saint-Gilles-les-Bains et La Saline-Les-Hauts.
 
Les passages aux urgences et hospitalisations, pour dengue, poursuivent leurs augmentations. Le site sud du CHU est toujours l’hôpital le plus impacté 

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1.Posté par soso le 30/04/2019 11:20

Ce n'est pas tout l'île car CILAOS n'a point

2.Posté par Isis le 30/04/2019 13:59

Bien sûr que la grippe est arrivée ! Ne sommes nous pas en hiver austral ? Va-t-on encore nous empoisonner avec ces pesticides sous prétexte qu'il y a des moustiques ? Allez donc polluer l'eau de l'étang à Saint Paul ! C'est aussi proliférateur de moustiques, vous ne croyez pas ?

3.Posté par francais le 30/04/2019 14:00

eh voila on y est arrivé !!! décidément les moustiques sont plus forts que les humains
seul avantage c'est pour les laboratoires pharmaceutiques ils s'en frottent les mains ils vont toucher le pactole

4.Posté par Dr Anonyme le 30/04/2019 14:17

Cette extension n'est-elle pas le signe de notre échec contre les moustiques.

Il me semble qu’il serait temps de changer de tactique. Le choix des autorités s’est porté uniquement sur la chasse à tous les moustiques qu’ils soient sains (ils le sont œufs, larves, moustiques naissants) ou contaminés.

C’était déjà notre choix depuis les années 60. Mais, il faut le dire, sans véritables résultats sur les moustiques qui sont restés aussi nombreux et même qui gagnent le Sud de la métropole.

Et paradoxalement il faut admettre certains résultats sur le paludisme (1950), sur la filariose de Bancroft (1968), le chikungunya (2016).

Seulement voilà il apparaît que c’est un combat difficile et même dangereux pour les abeilles comme le montre la démoustication conduite avec des insecticides.

Exemple des ruches exposées aux insecticides

Des ruches décimées après les pulvérisations réalisées à 50 mètres. Après des démoustications de l'ARS si près de leurs ruchers, trois apiculteurs de Petite-Ile ont constaté une forte mortalité de leurs abeilles.

Alors que la miellée de baies rouges battait son plein, la production de miel est déjà impactée. Avec au sol un tapis d'abeilles en décomposition autour d’une cinquantaine de ruches.

“Au lieu de ramasser du miel, on ramasse les abeilles. Et encore, ce sont celles qui ont réussi à revenir jusqu'au rucher. Les trois quarts ont dû mourir au pied des baies roses qu'elles butinaient.”

Démoustiquer serait-ce un projet trop ambitieux ?

Il existe bien trop de gîtes larvaires pour réussir parfaitement cette éradication de tous les moustiques, du moins sur notre île. Que peut-on choisir de mieux qui ne soit pas toxique pour les insectes?

Nous pourrions casser cette épidémie de dengue avec une molécule ne visant, que les moustiques contaminés et contaminants. Ce moyen pourrait être l’ivermectine à la condition de changer son AMM.

Il faut s’en expliquer. Certaines régions endémiques pour le paludisme sont également infestées par les filarioses de Bancroft et de Médine. La population y bénéficie, déjà et régulièrement, de traitements par l'ivermectine pour ces deux filarioses. Cela marche, c'est de l'acquis. Cela date de 1999.

Le Lancet récemment a lancé l'idée que ce traitement pourrait prévenir le paludisme. Il est plus que probable que les moustiques anophèles, ingérant de l’ivermectine dans le sang des personnes traitées ne survivront pas à cette prise, réduisant ainsi le risque de transmission à l’échelle de la communauté.

Application de l’ivermectine à la REUNION ?

C'est l'OMS qui l'affirme :"A la différence des Peut-t-on reprendre l’idée du Lancet et préconiser, chez nous, l'usage, inédit, de l'ivermectine un antiparasitaire pour lutter contre le moustique vecteur de l'épidémie de la dengue qui sévit à la Réunion?

Comment est-ce possible. Et est-ce dangereux ? Le principe est très simple : les personnes traitées par de l'ivermectine porteraient en elles le poison qui provoque la mort des moustiques qui les piqueraient.

Est-ce dangereux ? Non ! L’ivermectine possède une action toxique sur la seule neurotransmission des seuls invertébrés dont les moustiques, ainsi d'ailleurs que sur tous les autres parasites invertébrés.

Elle est, par contre, sans aucune action (effets secondaires peu nombreux) chez les mammifères. Les vertébrés dont nous sommes ne possèdent pas la même neurotransmission que les invertébrés.

L’ivermectine est un antiparasitaire à large spectre déjà bien connu pour traiter : l’onchocercose, la rosacée aux acariens, la filariose lymphatique de Bancroft, la filariose africaine, l’anguillulose, l’ascaridiose, l’oxyurose, la larva migrans cutanée, la gale et le paludisme.

Les vétérinaires les prescrivent dans toutes les parasitoses.

Contrairement aux médicaments antérieurs, qui avaient des effets secondaires graves – parfois mortels –, l'ivermectine est sans danger et peut être utilisé à grande échelle.
www.who.int/apoc/cdti/ivermectin/fr

Cette particularité permettrait une action sur presque ces parasites sans déranger les mammifères.

Résumé : ne pas continuer à se tromper d’ennemi

5.Posté par La gitane le 30/04/2019 14:31 (depuis mobile)

La vache ! ils ont même le temps de peindre une carte avec des petits points colorés......

chapeau L'ARS ! c'est joli joli joli....youyouyou

6.Posté par Tourisme de dingue le 30/04/2019 14:34 (depuis mobile)

Quand on jure l'ars, ceux ci se braquent..

7.Posté par Dr Anonyme le 30/04/2019 15:17

Résumé : ne pas se tromper d’ennemi

Si nous voulons améliorer la lutte contre l’épidémie en cours et hausse de la dengue, l'adversaire à combattre doit être désigné avec plus de précision, sinon ce sera un nouvel échec.

Echec, comme dans le passé, avec la filariose dans les années 60, avec le chikungunya en 2006.

Le vrai ennemi n'est pas le moustique sain, ni ses œufs, ni ses larves, ni ses nymphes. Ce n'est pas, non plus, ni les œufs, ni les larves, ni les nymphes même ceux d’un moustique contaminé.

L’adversaire c’est l’insecte hématophage (pas que les moustiques) qui crée un lien entre une personne malade de la dengue et une personne saine de son voisinage.

On parle, dans ce cas, de vecteurs. Tous les insectes qui ont besoin de notre sang pour leurs œufs sont concernés. Ils peuvent se déplacer avec ou sans ailes. Ce sont eux tous des vecteurs.

Le vecteur principal de toutes nos épidémies est le moustique AEDES. Il n’a jamais disparu.

Mécanisme ? Il vient de piquer un sujet atteint de la dengue. Il transporte donc son virus. Peut-être n’est-il pas seul ? Les tiques, les poux peut-être doivent être incriminés et traités ?

Les foyers les plus actifs sont situés dans le Sud. Toutefois, on constate que des foyers apparaissent, assez brutalement, dans le Nord et l’Est de l’île, partout maintenant.

Lourd de ce sang et de ses œufs, le moustique femelle contaminant ne peut voler peut-être que quelques mètres et non voler du Sud au Nord en trois jours. Ce serait un exploit.

Les moustiques sains sont au nombre de milliards. Nous tentons de les éradiquer. Il est apparu que c’est un combat dangereux pour les abeilles, cf. la démoustication de l'ARS conduite avec des insecticides.

Que les ravines pleines de débris soient infestées de moustiques, je n'en doute pas. Mais ces moustiques-là sont-ils infectés? Je ne crois pas qu’il soit démontré qu’ils soient responsables ? Ce n'est pas établi !

Une épidémie se définit par la transmission répétée d’un malade atteint de la dengue piqué par un moustique sain qui s'infecte (sans d'ailleurs infecter sa ponte mais uniquement ses glandes salivaires).

Bien chargé ce moustique il lui suffit de voler quelques mètres. C’est assez pour infecter sa famille, le voisin, le voisin du voisin et ainsi de suite. Voilà le véritable nœud de nos épidémies !

La solution la plus efficace pour casser cette transmission, de proche en proche, ne consiste pas à tuer des milliards de moustiques avec des insecticides. Ce n’est pas inutile. Mais ce n’est pas suffisant.

Démoustiquer serait-ce un projet trop ambitieux ? Il existe bien trop de gites larvaires pour réussir parfaitement cette éradication de tous les moustiques, du moins sur notre ile.

Que peut-on choisir de mieux qui ne soit pas toxique pour les insectes?

Nous pourrions casser cette épidémie de dengue avec une molécule ne visant, que les moustiques contaminés et contaminants. Ce moyen pourrait être l’Ivermectine à la condition de changer son AMM.

L’Ivermectine ne soigne pas la dengue, c’est un virus, un brin d’ADN: il n'a pas de traitement. Elle évite sa transmission de proche en proche. C'est tout. On ne soigne pas la dengue avec ce médicament.

On traite la santé publique.

8.Posté par Choupette le 30/04/2019 15:19

Propagée par qui ?

Le moustique a bon dos.

Voir aussi du côté des clandestins qui sont piqués et qui, par manque de soins pour ne pas se faire repérer, peuvent contaminer les personnes.

Ou alors, ce sont ces vilains agames qui se propagent partout et qu'il faut éradiquer.

9.Posté par STJOSEPHOISE le 30/04/2019 16:51

DONS LES 24 MAIRES AYANT LE POUVOIR DE POLICE SONT TOUS DES PLOUC INCAPABLES DE FAIRE RESPECTER LES LOI ET DE SANCTIONNER LES DÉLINQUANTS CAR C EST LA QUE SE TROUVE LEURS ÉLECTEURS QU IL FAUT PROTÉGER POUR CONSERVER COÛTE QUE COÛTE LE POUVOIR ?

10.Posté par Dr Anonyme le 30/04/2019 20:00

Une vraie concurrence avec l'Ivermectine est apparu ! Bien vu ;mais pouvons nous attendre ?

Il se trouve que l'ivermectine est un dérivé des avermectines isolées à partir de la fermentation de Streptomyces avermitilis, une bactérie.

Tout comme les bactéries envisagées par les australiens, une vraie concurrence entre des biologistes australiens et américains.

11.Posté par polo974 le 01/05/2019 14:31

choupette, t'es vraiment trop (beeeeep)...

jeter la vindicte sur quelques personnes, alors qu'elles sont arrivées bien après la dengue et n'ont pas vraiment eu le temps de faire du tourisme, c'est MINABLE.

12.Posté par Dr Anonyme le 01/05/2019 17:04

Attention, le moyen d'action par l'ivermectine est entièrement différent de ce que la Nouvelle calédonie, va tenter. Les premiers moustiques du programme wolbachia seront disséminés en juillet prochain.

La wolbachia est la bactérie qui, introduite dans le moustique, bloque la transmission des arboviroses, comme la dengue, le zika ou le chikungunya.

Les Wolbachia constituent un genre bactérien qui infecte essentiellement des arthropodes, environ 60 % de ces espèces, ainsi que certaines espèces de nématodes.

Cette large répartition en fait donc un des symbiotes les plus répandus du monde animal. Ces bactéries au mode de vie intracellulaire sont localisées au sein du cytoplasme des cellules de leurs hôtes.

Elles se retrouvent en proportion importante dans l'appareil reproducteur (principalement les cellules germinales) et l’épithélium du système génital des arthropodes et nématodes.

Un procédé inventé en Australie et qui sera testé donc à Nouméa. En effet, une convention a été signée le 4 mars dernier entre l’université australienne de Monash, à l'origine du procédé, l’institut Pasteur, la mairie de Nouméa et le gouvernement de la Calédonie.

Cette méthode doit enrayer l'épidémie de dengue dans la capitale de la province SUD.

13.Posté par Choupette le 01/05/2019 17:07

11.Posté par polo974

Tu dois être un de ces vecteurs. Il y a un bateau à quai ... .

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