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Dengue : Activation du niveau 4 du dispositif ORSEC

Ce mardi 10 juillet 2018, le préfet de La Réunion, en concertation avec le directeur général de l’ARS Océan Indien, a décidé d’activer le niveau 4 du dispositif spécifique ORSEC de lutte contre les arboviroses : « Épidémie de moyenne intensité ». Une décision motivée par un risque épidémique important au retour de l’été austral, justifiant de profiter de l’hiver pour renforcer davantage les moyens de lutte contre l’épidémie. L’objectif du passage en niveau 4 est d’interpeller l’ensemble des acteurs impliqués et plus largement la population réunionnaise pour une mobilisation collective et massive durant l’hiver austral afin d’enrayer autant que possible la diffusion du virus de la dengue avant le retour des conditions estivales.

Mercredi 11 Juillet 2018

Ce mardi 10 juillet 2018, le préfet de La Réunion, en concertation avec le directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) Océan Indien, a décidé d’activer le niveau 4 du dispositif spécifique ORSEC de lutte contre les arboviroses : « Épidémie de moyenne intensité ».
C’est dans ce cadre que l’ensemble des partenaires institutionnels ont été conviés lors d’un Groupement d’Intérêt Public – Lutte Anti-Vectorielle (GIP-LAV), afin de renforcer les dispositifs de lutte contre la dengue. L’objectif est d’interpeller l’ensemble des acteurs et la population pour une mobilisation collective et massive durant l’hiver austral, afin d’enrayer autant que possible la diffusion du virus de la dengue avant l’arrivée de l’été et éviter une épidémie de plus grande ampleur.

Ne laissons pas la dengue passer l’hiver, c’est maintenant qu’il faut agir !
 
Situation épidémiologique au 10 juillet 2018 (données de la Cire OI, Santé Publique France)
Du 25 juin au 1er juillet (données de la semaine dernière en cours de consolidation), 158 cas de dengue ont été diagnostiqués. Au total depuis le début de l’année 2018, on dénombre 5970 cas de dengue confirmés et 124 hospitalisations. Malgré l’entrée dans l’hiver austral, l’épidémie se poursuit à un niveau toujours soutenu. Par ailleurs, on observe une dispersion de plus en plus importante des cas sur l’île, notamment sur les communes du Nord et du Sud. Or, le maintien d’une circulation du virus pendant l’hiver ferait peser le risque d’une épidémie d’ampleur au cours de l’été austral prochain.
 
Activation du niveau 4 : « Épidémie de moyenne intensité »
 
Pour réduire les risques de voir apparaître une épidémie de grande ampleur à l’été prochain, la mobilisation de tous durant l’hiver est déterminante. En effet, le moustique est moins actif durant l’hiver et c’est donc maintenant qu’il faut renforcer une mobilisation maximale de l’ensemble des acteurs.

Le préfet de La Réunion a réuni ce 10 juillet les membres du Groupement d’Intérêt Public de Lutte Anti-Vectorielle (GIP LAV) composé des services de l’Etat, de l’ARS OI, des communes, et des intercommunalités, du conseil régional, et du conseil départemental. A cette occasion, il a rappelé l’importance et la complémentarité des actions menées par les différents acteurs et le nécessaire maintien de cette mobilisation dans les semaines à venir.

Aussi, le passage en niveau 4 du dispositif ORSEC s’accompagne du lancement ou du renforcement de plusieurs dispositifs de lutte contre la dengue :

– Remobilisation de l’ensemble des acteurs pour le renforcement des opérations coordonnées de nettoyage de quartiers, de sensibilisation du public et d’élimination des gîtes larvaires dans les zones touchées par la dengue.

– Accélération du recrutement des contrats aidés « Parcours-Emploi-Compétences » dédiés au renforcement des opérations de nettoyage de l’espace public, d’élimination des gîtes larvaires, de sensibilisation de la population en porte-à-porte ou auprès de structures d’accueil du public, etc…

– Activation du RSMA en appui de la lutte anti-vectorielle : 32 volontaires accompagnés de 4 encadrants procèderont pendant tout ce mois de juillet à des interventions sur le terrain, y compris de démoustication, aux côtés des 120 agents de lutte anti- vectorielle de l’ARS OI. Ils viendront compléter le dispositif déjà renforcé de 28 intérimaires et de plusieurs missions d’appui assurées par les équipes de lutte anti- vectorielle de Mayotte de l’ARS OI.

– Déploiement progressif de volontaires au service civique : afin de renforcer la communication et l’information auprès du grand public, des volontaires au service civique seront prochainement mobilisables par les organismes d’accueil agréés (collectivités locales, administrations et établissements publics, associations, …). Ils interviendront notamment dans les établissements scolaires, dans les centres de vacances et de loisirs ou de formation, dans les centres d’accueil pour personnes âgées, auprès des personnes défavorisées, des collectivités locales, d’associations de quartiers, communautaires, culturelles, etc

– Distribution de répulsifs auprès de publics cibles : en complément des nombreuses communications rappelant régulièrement l’importance de l’utilisation de ces produits de protection, un dispositif de soutien par l’ARS OI devrait permettre à la rentrée prochaine de distribuer gratuitement des flacons de répulsifs dans l’entourage immédiat des personnes atteintes, et ainsi contribuer à limiter la propagation de la maladie de proche en proche.

– Sensibilisation des médecins et des pharmaciens : il sera rappelé aux médecins généralistes l’importance de continuer à prescrire une confirmation biologique à toute personne présentant les symptômes de la dengue, les cas de dengue confirmés étant ensuite systématiquement transmis à l’ARS par les laboratoires publics et privés de l’île. Médecins et pharmaciens seront également à nouveau sensibilisés à l’importance de la promotion des gestes de prévention.

– Renforcement de la communication : À la rentrée scolaire, une nouvelle grande campagne de communication sera lancée (spots radio, spots télé, campagnes d’affichage) pour continuer à rappeler à la population les gestes de prévention.
 
En 2018, les cas confirmés résidaient majoritairement dans l’ouest et le sud :

– Saint Paul (3074 cas ; soit 52% des cas)
– Le Port (665 cas ; soit 11% des cas)
– La Possession (511 cas ; soit 9% des cas)
– Saint-Leu (398 cas ; soit 7% des cas)
– Saint-Pierre (552 cas ; soit 9% des cas)Les autres communes où les cas ont été identifiés sont les suivantes :
Saint-Louis (209 cas), Saint-Denis (135 cas), Le Tampon (88 cas), L’Etang-Salé (81 cas), Saint-Joseph (51 cas), Trois-bassins (35 cas), Les Avirons (32 cas), Sainte-Marie (27 cas), Saint- Philippe (24 cas), Petite Ile (16 cas), Saint Benoît (12 cas), Sainte-Suzanne (11 cas), Saint André (10 cas), Entre-Deux (6 cas).
 
Quel risque pour les prochaines semaines et après l’hiver austral ?
La mobilisation de l’ensemble des acteurs est importante depuis plusieurs mois. Cependant, l’épidémie se poursuit à un niveau toujours soutenu malgré l’entrée dans l’hiver austral. De plus, si le nombre de cas est globalement stable depuis plusieurs semaines, on observe une dispersion des cas sur l’ensemble de l’île, notamment sur les communes du Nord et du Sud de l’île.

Or le maintien d’une circulation du virus pendant l’hiver ferait peser le risque d’une épidémie plus importante au cours de l’été austral (pluies et chaleur seront à nouveau plus favorables au développement des moustiques).

La situation pourrait alors évoluer :

– soit en épidémie majeure, comme ce fut le cas lors de l’épidémie de chikungunya en
2006 (maintien du virus lors de l’hiver 2005 et apparition de l’épidémie l’été suivant),

– soit vers une endémicité du virus : maintien de la circulation du virus sur une très longue période comme c’est le cas par exemple aux Seychelles depuis près de 3 ans.

Dans les deux cas, l’épidémie de dengue pourrait être à l’origine de conséquences sanitaires importantes.

Enfin, l’arrivée des vacances scolaires coïncide avec le mouvement de nombreuses personnes et nécessite un renforcement des messages de prévention auprès la population.

Les voyageurs à destination d’une zone d’endémie de la dengue doivent être informés du besoin de se protéger des piqures à leur retour à La Réunion afin de limiter la possibilité d’introduction d’autres sérotypes du virus sur l’île.

Les voyageurs à destination de la métropole doivent être informés de la nécessité de se protéger des piqures de moustiques une fois en métropole afin d’empêcher la contamination des moustiques locaux par le virus de la dengue.


L’hiver austral : une saison propice pour lutter contre la dengue

Le moustique Aedes albopictus ou moustique tigre, vecteur responsable de l’épidémie de dengue actuelle, est omniprésent sur l’île. En hiver, le moustique est moins actif du fait du rafraîchissement des températures et des pluies moins abondantes. Pour autant, des populations de moustiques se maintiennent notamment sur les zones côtières et peuvent continuer à participer à la diffusion du virus.

Pour réduire les risques de voir apparaître une nouvelle épidémie de grande ampleur, la mobilisation de tous durant l’hiver est déterminante.

Cette situation épidémiologique particulière justifie le maintien d’une mobilisation maximale de l’ensemble des acteurs pour continuer à freiner encore davantage la dynamique épidémique avant le retour de l’été austral 2018/2019.
C’est donc maintenant qu’il faut agir !
 
Une implication nécessaire de la population pendant l’hiver
 
Le moustique Aedes albopictus ou moustique tigre, vecteur de la dengue, pond et se multiplie principalement autour des habitations : vases, pots, soucoupes, déchets divers… Il se déplace peu, une centaine de mètres environ au cours de son existence. C’est donc principalement les déplacements des personnes qui favorisent la propagation de la maladie.
Il faut environ une semaine entre la ponte de la femelle et l’émergence de nouveaux adultes. Or la femelle Aedes albopictus pond jusqu’à 70 œufs par ponte…

Près de 15% des maisons contiennent encore au moins un gîte larvaire malgré l’arrivée de l’hiver austral. Cette mobilisation insuffisante d’une partie de la population est contreproductive car elle permet une multiplication rapide des moustiques vecteurs.

Les gestes à réaliser chaque semaine
Chacun doit lutter contre les moustiques :
    • Se protéger des piqûres (répulsifs, vêtements longs)
    • Eliminer les lieux où les larves se développent et vider tout ce qui peut contenir de l’eau (vider les soucoupes, vérifier l’écoulement des gouttières, respecter les jours de collecte des déchets, vider les petits récipients, …),
    • Si vous avez une forte fièvre, des douleurs articulaires, des maux de tête, une grande fatigue : consulter immédiatement un médecin.
Un numéro vert d’informations à votre dispositionDes compléments d’informations pourront vous être délivrés sur :
  • Les moustiques
  • La dengue
  • Les conseils de prévention
  • Les modalités d’intervention
  • Numéro Vert : 0800 110 000
 



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