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Politique

Déjà du plomb dans l'aile pour la jeune SPL Sudec


La société publique locale "Sudec" a déjà eu droit à la visite des magistrats financiers, deux ans seulement après sa création. Et ils n’ont pas fait le voyage pour rien.

Par Ludovic Grondin - Publié le Mardi 20 Octobre 2020 à 15:16 | Lu 8622 fois

En mars 2019, André Thien Ah Koon (président de la Casud et président du conseil de surveillance de la SPL Sudec), Christelle Mondon, et le sous-préfet de Saint-Pierre inauguraient la première recyclerie-ressourcerie du Sud dans une partie des locaux de l’ancienne APECA à la Plaine des Cafres
En mars 2019, André Thien Ah Koon (président de la Casud et président du conseil de surveillance de la SPL Sudec), Christelle Mondon, et le sous-préfet de Saint-Pierre inauguraient la première recyclerie-ressourcerie du Sud dans une partie des locaux de l’ancienne APECA à la Plaine des Cafres
La chambre régionale des comptes publie un rapport sur la gestion de la Société publique locale Sudec. Créée en novembre 2018 à l’initiative de la communauté d’agglomération du Sud, la SPL montre déjà des signes de faiblesse, à tel point que sa "viabilité économique apparaît aujourd’hui incertaine".

Sur le papier, le projet avait de quoi séduire en s'éloignant des mastodontes de la gestion des déchets qui trustent les marchés publics dédiés. L’objectif de la CASUD, principal actionnaire à hauteur de 80%, était de "contribuer au développement de l’économie circulaire et de réduire les coûts de gestion de la filière déchet" pour les quatre villes de l’intercommunalité (Tampon, Entre-Deux, Saint-Joseph, Saint-Philippe). 

Mais très vite, la lettre de mission de la SPL fraîchement créée a été confrontée au principe de réalité. Ce qui fait dire à la CRC Réunion que la mutualisation des moyens des interco' au travers d'un syndicat mixte déjà existant comme Ileva faisait déjà l'affaire pour réduire les coûts. 

C’est tout d’abord le projet d’un centre de tri (au moins pour les emballages ménagers recyclables issus des collectes sélectives sur la commune du Tampon) qui est rapidement avorté car "les règles d’urbanisme en vigueur sur le territoire de la commune du Tampon ne permettent pas, en l’état, la construction d’un équipement industriel sur la zone concernée et la mise en place d’un centre de tri relève de la législation sur les installations classées de protection de l’environnement qui nécessite une quasi reconstruction des locaux de l’ex-APECA", constate le rapport. 

Autre écueil : "La gestion de la recyclerie de la Plaine des Cafres, initialement envisagée au nombre des missions de la SPL, est écartée pour en laisser le pilotage à l’association Audace, malgré le panneau de devanture de ses locaux siglé encore aujourd’hui du logo de la SPL", écrit la CRC.

S’est ensuite posée la question du personnel de la SPL, trop limité pour répondre à l’amplitude des créneaux d’ouverture au public dans les déchèteries. "Leur nombre était manifestement insuffisant pour exploiter pleinement les équipements dont elle a pris la charge en janvier 2020".

Un extrait du rapport :

Au chapitre de l’organisation de la société, la chambre régionale des comptes s’étonne du manque d’anticipation concernant les locaux professionnels - nécessitant une rénovation - et l'entreposage de la flotte de camions acquis par la SPL. Quand bien même la gouvernance de la SPL amorce, dans sa réponse à la CRC, une solution envisagée au 14ème km, ce sont les "allers-retours" des poids lourds entre les différents sites qui sont d’ores et déjà jugés "coûteux".

Toujours sur l’aspect financier, la CRC démontre que la CASUD a avancé le salaire de la présidente du directoire de la SUDEC alors que ce n’était pas son rôle. "La présidente du directoire Christelle Mondon percevait 5.668,22 € par mois. Ce qui a représenté de novembre 2018 à septembre 2019 une charge brute annuelle de 94.860 € pour la CASUD, alors que cette dépense incombait à la SPL", mentionne le rapport.

Autre sujet d’inquiétude, la SPL a clôturé son exercice 2019 avec un résultat net déficitaire de 124.096 €, entamant ainsi le capital de la société à hauteur de 73 %, "alors que la SPL n’avait pas encore démarré son activité", déplore le rapport




1.Posté par adekalom le 20/10/2020 18:24

CUMULARDS, CAMARADE CAMARONS...
sté Pubkil!
mdr

2.Posté par Maraïna mrm mesamours le 20/10/2020 19:11

Petite joueuse



Fallait prendre 6800€/mois




Et menacer de créer une fondation !

3.Posté par ... le 20/10/2020 19:57

Et Audace, qui s'occupe de mettre son nez dans cette association dont au moins 1 salaire est supporté par la CASud depuis quelque temps déjà?
Centralisation du pouvoir à la TAK où l'argent tourne toujours autour des mêmes...Ceux qui réfléchissent et ont assez de confiance en eux pour mener leur propre vie savent voir au-delà des ronds points fleuris par les contrats aidés...

4.Posté par Anon le 20/10/2020 20:27

Et ils veulent en plus englober, lancer une SPL transport bientôt...
Une vrai futurcata

5.Posté par DOGOUNET le 20/10/2020 21:14

Rendez les administrateurs responsables sur leurs propres deniers...et tout ce machin fondra comme neige au soleil !

6.Posté par Patie samba le 20/10/2020 21:38

Taken jah fary disait ,plus rien ne m’étonne .vous êtes étonné ,non c’est pas vrai.moi non .🙏

7.Posté par wtf le 20/10/2020 21:51

Le fond du problème de cette affaire est qu'on a là un exemple de plus d'une mauvais gestion, ou d'une non gestion, en raison de nomination à des postes stratégiques de personnes qui ont pour seule mérite d'être fils/fille de ou porteurs de pancartes....Il faut arrêter ces placements de copains/coquins. Que l'on mette untel à tel poste, parce qu'on le connaît (contrat de confiance) et que untel est capable en lieu et place de l'autre tel, qu'on ne connaît pas mais qui à des qualifications équivalentes, pourquoi pas. C'est humain, soyons francs, on préfère travailler avec des gens qu'on connaît.

Mais qu'on mette à des postes clefs untel qui n'y connaît rien, juste parce que untel est la progéniture d'un financeur de campagne et que la grande sœur est aussi membre d'un conseil et placé aussi au département etc etc....Non. Encore une fois, les postes au mérites, point barre, et le système de façon global serai moins corrompus avec ses conséquences sur la population.

Sur la structure en elle même : une superbe idée dans le fond, faut le reconnaître. Donner du travail à un public éloignés de celui-ci et contrer les monopoles des multinationales (deriche...untel pou pas le nommer), c'est louable. Mais là encore, dans un contexte de coupe des contrats aidés, monté une structure annexe, subventionnée par un organisme public à fiscalité propre, non commandé donc par les services de l'Etat et recrutés par complaisances politiques au lieu de créer une vraie équipe formées, ou formable puisque public éloigné du secteur marchand, ben y a pas de miracles. On parle quand même là, d'un secteur avec un fort potentiel de développement économique (ressourcesserie, revalorisation des déchets et à terme, collecte en porte à porte) , qui en toute logique va être en concurrence avec le secteur privé que ça soit par rapport aux DSP déchets ou pas les structures telles que Père Favron pour les reventes déchets revaloriser, c'est à coup sur chercher un choc frontal.

Mais là encore, les décisions se prennent seul, par un ténor politicien, sans concertation avec le tissu existant.

Ensuite, les locaux eux mêmes, peu visibles alors qu'il s'agit de créer des espèces de boutiques artisanales "nou là fé", parqué à côté de camions déchets qui tous les jours bossent montent et descendent st pierre / pdc 27eme....il faut dissocier ces activités et rendre accueillant les lieux pour donner envie aux clients d'y venir. Mais bon, ça encore une fois, le ténor de la politique n'a pas cette mentalité moderne et comme il est borné, il continuera de la sorte.

Bref, l'idée est superbe, mais une telle structure ne se met pas en route sur coup de tête du fait du prince. Il aurait été plus judicieux pour commencer, que ces véhicules soient d'abord juste des renforts aux DSP existants (lots géographiques Tampon/Entre deux et St jo st Philippe) , dans le sens ou lorsque le prestataire serait dépassé (dépôt sauvages d'ordures hors calendriers de collecte) que ça soit la casud et non la spl sudec, qui intervienne. Avec évidemment, une équipe formés et reconnue comme telle, pour le bien être de la population. Et là, ils auraient pu combiner le travail de leurs brigade environnementale sur le terrain, qui constaterai les dépôts sauvages, rechercherai l'auteur (mais c'est pas politique ça hein) et donnerai signal au service concerné de programmer le ramassage hors calendrier officiel. Il doit y avoir des gens qui connaissent déjà le métier et qui par nature sont en contact avec les gérants DSP, un partenariat aurait été mieux qu'une tentative de placement de copains aux frais du contribuables. Mais en général ces gens "biens", compétents, on évite de les mettre en commande...ils connaissent leur métier et donc savent ce qui est bon ou pas, ce que déteste le politique, donc on met des ignares à leur places...plus malléables.

D'ailleurs cette directrice à carrément démissionné apparemment....elle a du sentir venir le coup. Ceci étant, voilà un aveu flagrant : Une fois que le/la capitaine quitte le navire en premier avant même que ça éclate dans la presse, c'est que ce n'est que la façade immergée de l'iceberg. Bien sur, on dira que c'est le technicien qui faisait de l'ombre au gestionnaire et c'est pour cela que ce dernier à préféré laisser place au second....Bien sur.

Et là ça veut faire d'autres DSP: transports, tourisme pourquoi pas aussi la gestion de l'eau potable !

8.Posté par Patie samba le 20/10/2020 22:16

Plus rien ne m’étonne .c’est juste le haut L'iceberg.
À nous contrat pec lé suffisant .a zot i faut 5600€ .

9.Posté par salers le 21/10/2020 03:24

Tampon titurilisation que sur piston comme St Louis avant election n’avait beaucoup titularisé nana i attend depuis 30 ans que fait le préfet ?

10.Posté par ah,ahah, le 21/10/2020 05:39

Il suffit de voir qui est le "président du conseil de surveillance" de cette SPL pour savoir que la gestion est hasardeuse.
Et il ne faut pas oublier que la plupart des SPL sont créées uniquement pour dégager des postes et des salaires importants aux amis de ceux qui les créent , avec la complicité bienveillante des autorités qui savent pertinemment de quoi il retourne.
Le traitement des déchets , d'abord ça n'intéresse aucun élu dont le crédo est "pas chez moi" et ensuite bien géré ça peut être rentable et c'est là que le bât blesse : si c'est rentable , il y a du fric à se faire...

11.Posté par polo974 le 21/10/2020 08:16

""" un résultat net déficitaire de 124096 €, entamant ainsi le capital de la société à hauteur de 73 % """

donc un capital de 170000 €.
en fait, non, le capital est de 300000 €

""" La présidente du directoire Christelle Mondon percevait 5.668,22 € par mois. Ce qui a représenté de novembre 2018 à septembre 2019 une charge brute annuelle de 94.860 € """

soit presque un tiers du capital ! ! ! par an ! ! !

transposons ça à véolia par ex, le pdg coûterait 4,3 milliards d'€ (charges brutes comprises) par an...


sinon, juste un rappel:
""" Christelle Mondon, la soeur de Laurence Mondon, adjointe au maire et conseillère départementale, en est la directrice. """
(https://www.zinfos974.com/%E2%96%B6%EF%B8%8FLa-premiere-recyclerie-ressourcerie-du-Sud-de-La-Reunion-ouvre-ses-portes-a-la-Plaine-des-Cafres_a138133.html)
et tak qui annocait clairement le but de la spl:
""" Ce qui est important, c’est que l’activité que nous allons déployer génère des moyens suffisants pour payer son directeur. """


donc on paye une personne à hauteur de

12.Posté par Papaye le 21/10/2020 08:53

Pour gérer une structure qui démarre, faut-il encore en avoir le pouvoir réellement
Or il est bien politique avant d être administratif ou technique

13.Posté par Papaye le 21/10/2020 08:56

Pour gérer une nouvelle structure, encore faut il avoir le pouvoir réellement . Or cela ne relève alors ni de la gestionnaire ni du technicien

14.Posté par justedubonsens le 21/10/2020 09:36

Voleur un jour, voleur toujours !L'(inacceptable c'est que ce genre de combines continue à être toléré sans conséquence pour leurs auteurs !

 

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