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Courrier des lecteurs

Dégressivité des allocations chômage, baisse des salaires des contrats aidés: Le gouvernement socialiste amplifie la casse sociale !


- Publié le Mardi 2 Février 2016 à 19:03 | Lu 1236 fois

Dégressivité des allocations chômage, baisse des salaires des contrats aidés: Le gouvernement socialiste amplifie la casse sociale !
2016 s'annonce une année bien difficile pour la population réunionnaise déjà durement frappée par le chômage et la précarité.
 
En effet, le gouvernement socialiste vient de prendre deux mesures qui illustre très bien la politique de casse sociale qu'il mène depuis 2012.
 
D'une part, le gouvernement évoque la dégressivité des allocations chômage. Or,la moyenne d'indemnisation des chômeurs s'élève en moyenne à 1.000 euros et a à peine 800 euros par mois pour les moins qualifiés. On va donc rendre plus précaires et pauvres ceux qui sont déjà en difficulté. Cela va nous mener nulle part. C'est comme ça qu'on va tirer tout un pays, la France et La Réunion par conséquent, vers le bas. De plus les expériences dans d'autres pays ont prouver que réduire les allocations chomâge n'ont aucun positif sur le retour à l'emploi. Bien au contraire, cela renforce l'éloignement à l'emploi des chômeurs. Si on veut développer l'emploi en France et à La Réunion, il faut parier sur l'emploi qualifié, la formation, les salaires.
 
D'autre part, à La Réunion, un arrêté préfectoral daté du 31 décembre dernier diminue la prise en charge des contrats aidés de type CAE-CUI de deux heures par semaine en 2016. Ce qui se traduit par une perte de salaire substantielle à la fin du mois, de l'ordre de 10 %. La situation des familles réunionnaises est suffisamment précaire aujourd'hui pour prendre une telle mesure antisociale. Que font les 7 députés de gauche de La Réunion qui sont sensés défendre les intérêts de la population ? Rien au contraire ils continuent à voter pour les mesures d'austérité du gouvernement contre les familles réunionnaises.
 
Le Mouvement Avenir Réunion appelle les Réunionnais à se mobiliser pour mettre fin à la politique de casse sociale du gouvernement socialiste. Ainsi, nous appelons l'ensemble de l'électorat à voter en masse lors des primaires de l'alternance qui auront lieu les 20 et 27 novembre 2016. Le Mouvement Avenir Réunion s'engagera pleinement pour le changement en 2017 dans l’intérêt des familles réunionnaises.
 
Pour le Mouvement Avenir Réunionnais
Le Président,
Jean-Alexandre Poleya, Saint-Denis

https://www.facebook.com/mouvementavenirreunion
 




1.Posté par GIRONDIN le 02/02/2016 19:17 (depuis mobile)

Les 2 (Valls et Hollande) sont candidats au primaire des Républicains.
Pour le coup ils ont leur chance.....

2.Posté par 974 E.D le 02/02/2016 19:57

il continue dans "les casses sociales" eux ils ne décident de rien ils ne font juste qu'obéir aux ordres qui viens de plus haut ce sont des marionettes ces gouvernement ....

3.Posté par kld le 02/02/2016 22:03

fectivement ce gouvernement de droite socialiste fait presque pire que les comiques dit de la droite dure , et pourtant , c'était pas facile!

4.Posté par Dave le 02/02/2016 19:49

Moi je fait plus partie de ceux qui votent pour ces dictateurs,menteurs,voleurs et de même pour la Reunion,bientot cela va tourner a la guerre..emeute etc...

5.Posté par Charles le 02/02/2016 19:56

Le gouvernement a enfin compris que nous partons a la ruine avec tous ces profiteurs, qui ont toutes les aides sans rien faire !!

6.Posté par Aïe le 03/02/2016 07:33 (depuis mobile)

Paradoxe ! Le chômage est un terrible fléau et survivre avec 800€ mensuel est une gageure. Alors baisser les prestations ne peut qu''amplifier le travail non déclaré car il faut bien payer impôts, loyers et autres. Créons plutôt des emplois !

7.Posté par sans ame le 03/02/2016 09:47 (depuis mobile)

Voilà ou nous mène le bizness avec les américains...sa nousappauvrit...et moi jeune de 23ans jsui obliger de changer de pays pr esperer avoir de quoi manget..et bientôt pr êt que je me ferais tuer pke je suis français..merci la france..

8.Posté par mario le 03/02/2016 11:20

Nous avons eu à l'époque un ministre de l'Éducation nationale qui disait qu'il fallait "dégraisser le mammouth", l' idée fait donc recette aujourd'hui.

9.Posté par Pamphlétaire le 03/02/2016 15:53

Cette "note", complètement mise sous le boisseau et pour cause, met carrément les pieds dans le plat d'une exception française (une de plus). Et la situation, "qui n'est pas durablement tenable" selon Choussat, tient pourtant encore. Jusques à quand ? Pour combien de temps encore, pourrons-nous garder "la tête dans le sable" ? Car le personnel politique se caractérise par un déficit certain de lucidité, et plus encore un manque évident de courage.
Il est à remarquer que la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire d'État sur deux partant à la retraite, que le président Sarkozy avait imposée durant son quinquennat (s'il avait été réélu, il envisageait de faire aussi appliquer ce système aux agents territoriaux) découle directement des préconisations de la note. Et comme l'avait prédit l'auteur, on sait combien cette perspective a été jugée "dramatique" par les fonctionnaires...

Paris, le 25 septembre 1997

Note pour le ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie

Objet : brèves réflexions sur l'emploi public

Depuis plus de vingt ans, la montée régulière du chômage commande la vie politique française (et européenne). Toutes les controverses, tous les programmes, toutes les alternances politiques tournent autour de ce pivot. D'innombrables recettes ont été essayées, des sommes considérables ont été englouties dans la création de systèmes d'aide sans cesse aménagés, complétés, corrigés, des garde-fous ont été mis en place pour limiter les phénomènes d'exclusion, le tout sans résultats notables, à ceci près - qui n'est pas négligeable - que la "révolution" que d'aucuns prédisaient naguère lorsque la France approchait du... million de chômeurs ne s'est pas produite, ni d'ailleurs à deux millions, et pas plus à trois millions.

Il serait bien optimiste de penser que la réflexion sur cette situation s'est beaucoup développée depuis vingt ans : les tenants d'une diminution du coût du travail, d'une baisse des charges sociales, d'une réduction des impôts, d'une plus grande flexibilité de l'emploi continuent de s'opposer aux partisans d'une réduction sensible de la durée du travail, d'un alourdissement de la taxation des revenus financiers et d'une relance par la consommation. Nul ne doute que le match va continuer.

Peut-être le moment va-t-il venir où il apparaîtra de façon aveuglante que le match ne se déroule pas sur le bon terrain. La question centrale n'est pas d'épiloguer sans fin sur l'art et la manière de développer l'emploi privé, il est de s'intéresser enfin, sans concession et sans complaisance, à l'emploi public. Tous ceux qui ont longtemps cru - et croient parfois encore, malgré bien des déconvenues - aux vertus de la gestion publique doivent avoir la lucidité et le courage de reconnaître que la gestion des administrations et des entreprises publiques a fait faillite. Pour les entreprises publiques, le constat est suffisamment accablant pour qu'il soit inutile de le développer : Crédit lyonnais, Comptoir des entrepreneurs, Crédit foncier, GAN, Air France, SNCF, SFP, etc., parlent d'eux-mêmes. La déroute est telle qu'on en vient à penser avec effroi qu'elle n'épargnera pas, tôt ou tard, les plus beaux fleurons du secteur public, à savoir EDF-GDF et France Télécom, sans parler de La Poste ou des caisses d'épargne. Ce n'est peut-être qu'une question de temps.

Au milieu de cette débâcle, les administrations sont restées impavides. Bénéficiant de l'immense privilège de ne pas tenir des comptes, elles sont évidemment dans l'incapacité d'en rendre... Du haut en bas de la hiérarchie, des agents les plus modestes aux directeurs, des syndicats aux ministres, personne n'a tressailli ou amorcé une autocritique en assistant à la tragique débandade des entreprises publiques, pourtant génétiquement cousines. Personne n'a imaginé qu'il y avait probablement davantage de scandales cachés à l'intérieur des administrations qu'il n'y en a eu de révélés à l'extérieur. La seule différence, c'est qu'ils sont diffus et échappent aux projecteurs. Il n'est pas impossible toutefois, pour peu qu'on le veuille, de jeter les premières bases d'un bilan critique, en souhaitant que d'autres s'emploient à faire enfin des administrations un véritable sujet de réflexion et d'étude. Il n'est que temps.

Selon l'Insee (Annales statistiques de la fonction publique,1992), l'ensemble de la fonction publique comptait près de 5 millions d'agents en 1990. Ce chiffre (qui a sans doute encore légèrement progressé depuis cette date) comprend les effectifs de la fonction publique d'État (ministères civils et Défense: 2 860 000), ceux de la fonction publique territoriale (1 265 000), enfin ceux de la fonction publique hospitalière (815 000). Il représente plus de 20 % de la population active et constitue dès lors un élément majeur de la compétitivité - ou de la non-compétitivité - de notre économie. D'où la seule question qui vaille : la fonction publique a-t-elle ou non contribué à améliorer la productivité globale de la nation ? Il est permis d'en douter si l'on examine l'évolution de la situation depuis une vingtaine d'années, c'est-à-dire depuis le début de la crise, en 1974-1975.

Depuis vingt ans, tous les ajustements économiques et sociaux rendus nécessaires par l'aggravation de la crise, par l'ouverture des frontières européennes, par la mondialisation de l'économie, par l'essor de nouvelles technologies, ont pesé exclusivement sur le secteur privé. Dans un contexte économique marqué par des licenciements, des plans sociaux, des baisses de salaire, des blocages de promotion, des délocalisations, bref par une recherche frénétique de productivité par les entreprises, les effectifs publics ont tranquillement continué à croître: 570 000 en plus de 1975 à 1980, 386 000 de 1980 à 1985, et encore 112 000 de 1985 à 1990, soit plus d'un million d'agents supplémentaires (on observera simplement - faible consolation - que, contrairement à une légende, les augmentations massives d'effectifs ne sont pas dues aux socialistes, mais à leurs prédécesseurs : le taux de croissance annuel moyen a été de 3,2% entre 1960 et 1970, de 3,1% entre 1970 et 1980, et de 1,1% "seulement" entre 1980 et 1990). Dans le même temps, le pouvoir d'achat des fonctionnaires (y compris le "glissement vieillesse technicité" - GVT - c'est-à-dire l'effet de l'ancienneté) s'améliorait régulièrement, sous l'effet, entre autres, de mesures catégorielles de grande ampleur (protocole Durafour notamment).

La rigueur salariale apparente imposée à la fonction publique au cours des toutes dernières années a contribué à entretenir l'idée communément admise que les fonctionnaires seraient moins bien payés que leurs homologues du secteur privé. L'équation tacite sur laquelle repose depuis toujours la gestion publique (sécurité de l'emploi + moindre productivité = rémunérations plus faibles) serait donc respectée.

Cette équation a probablement été vérifiée jusque vers la fin des années 70. Elle ne l'est plus aujourd'hui, même si le secret de ce bouleversement fondamental a été bien gardé. Une étude menée en 1994 par des experts indépendants a démontré que la rémunération des non-cadres de la fonction publique (c'est-à-dire les agents des catégories B et C) était, à responsabilités égales, sensiblement supérieure à celle de leurs homologues du secteur privé : "Les neuf grades de fonctionnaires étudiés sont mieux rémunérés que leurs homologues du secteur privé, les différences s'étageant entre + 6 % et + 23,6 % (...). Pour la catégorie C, plus on est en bas de l'échelle des grades, plus la surrémunération par rapport au secteur privé est forte (+ 19,3 % à + 23,6 % pour les grades de début). Pour la catégorie B, l'avantage de la fonction publique est là aussi très net : entre + 15 % et + 16,3 %". Les résultats de cette étude ont été validés par l'administration, qui les a ainsi résumés : "Les non-cadres de la fonction publique sont nettement favorisés, surtout pour les basses qualifications". La nouvelle équation est donc désormais la suivante : sécurité de l'emploi + moindre productivité = rémunérations supérieures.

Cette équation n'est pas durablement tenable, d'autant qu'elle constitue une nouvelle "exception française". L'étude visée souligne en effet qu'en Grande-Bretagne "les rémunérations publiques sont inférieures - ou égales tout en bas de l'échelle - à celles de la fonction privée" ; aux États-Unis, "les grilles salariales font apparaître un écart par rapport au privé de - 10% à - 25%, une partie de cet écart étant comblée par des surclassements ou des primes spéciales" ; en Espagne, "les rémunérations sont au niveau du secteur privé pour les très faibles qualifications, 15 % à 25 % au-dessous du privé pour les niveaux intermédiaires" ; en Allemagne, "du haut en bas de l'échelle, les salaires publics sont nettement au-dessous du privé (de l'ordre de - 25 %".

Au vu de ce constat d'ensemble, il est temps de poser les bonnes questions, plutôt que de s'égarer dans des impasses. La question la plus urgente - et, il faut bien le dire, la plus gênante pour un gouvernement, surtout de gauche - n'est pas de savoir s'il faut abaisser ou non le coût du travail privé, d'alléger ou non les charges sociales privées, de rétablir ou non l'autorisation administrative pour les licenciements privés, d'innover ou non une fois de plus dans la création d'aides nouvelles à l'emploi privé, etc. ; elle est de savoir à quel rythme il est possible de réduire les effectifs publics, quels peuvent être les ressorts d'une amélioration de la productivité publique, quelle doit être la politique salariale publique... Il est tout à fait vain d'imaginer que l'on parviendra à améliorer la compétitivité de notre économie, à relancer la croissance, à résorber les déficits tant que l'on continuera à ignorer superbement les enjeux qui s'attachent à la principale entreprise du pays, employant 5 millions d'agents et plus de 20% de la population active.

Ce n'est pas le lieu ici de détailler les mesures qui pourraient être prises pour redresser la situation. Disons seulement, au risque de soulever un tollé, que les sureffectifs de la fonction publique sont au minimum de 10 %, soit 500 000 agents (soit un coût minimal de l'ordre de 150 milliards, équivalant à la perte du Crédit lyonnais, à ceci près que ce coût est un coût répétitif annuel). Ajoutons aussitôt qu'il suffirait, pour résorber cet excédent en dix ans, en se fondant sur un turnover de l'ordre de 4 % par an, de ne remplacer que trois départs en retraite sur quatre. Une telle perspective, que les fonctionnaires jugeront évidemment "dramatique", serait probablement considérée comme un plan social "idyllique" par les salariés de Renault, de Peugeot ou de telle ou telle grande banque. Toujours deux poids et deux mesures... Jusqu'où faudra-t-il aller pour que nous prenions conscience de notre extrême singularité ?

Versons une nouvelle pièce au dossier. Il s'agit d'une étude de l'OCDE, portant sur la "variation entre 1979 et 1995 du nombre de chômeurs, d'inactifs, d'emplois privés et publics en pourcentage de l'augmentation de la population d'âge actif (15-64 ans)". Résumons ses constatations : chaque fois que la population d'âge actif a augmenté de 100, les pays du G 7, pris dans leur ensemble, ont créé 68 emplois privés, 11 emplois publics, 18 chômeurs, et 3 inactifs ; l'Allemagne affiche respectivement 32, 10, 34 et 24 ; quant à la France, elle a détruit 18 emplois privés et créé 27 emplois publics, 45 chômeurs, et 46 inactifs... Voilà le bilan de quinze ou vingt ans d'une politique de l'emploi qui a superbement ignoré la sous-productivité chronique de l'emploi public.
Dans ce contexte, la décision du gouvernement de créer 350 000 nouveaux emplois publics laisse perplexe, moins dans son principe même (pourquoi en effet ne pas tenter d' "activer" des dépenses "passives" ?) que par la formidable ignorance dont elle témoigne sur l'état actuel de sous-productivité de l' "entreprise administrative". Manifestement, l'heure de vérité, qui a déjà sonné pour les entreprises publiques, est différée pour les administrations. Plus dure sera la chute...

Mais le plus grave est encore ailleurs. S'il est aisé de tourner la page des entreprises publiques en les privatisant, il l'est infiniment moins de trouver les remèdes appropriés pour améliorer de façon significative la productivité de l'administration. En se refusant à poser le problème dans ses vraies dimensions, les gouvernements successifs, de droite ou de gauche, ont pratiquement interdit toute réflexion sérieuse sur le sujet : il n'y a pas, à ma connaissance, un seul endroit dans l'État où ce dossier ait été effectivement ouvert et traité avec l'extrême attention qu'il mérite. Le terrain est quasi vierge, alors qu'il aurait fallu préparer de longue date l'extraordinaire reconversion des esprits qui s'imposera tôt ou tard. Tous ceux - ils sont hélas ! de moins en moins nombreux - qui croient aux vertus de la gestion publique devraient se mobiliser pour la sauver du désastre qui s'annonce : au rythme où vont les choses, il ne faudra pas s'étonner qu'à l'horizon de dix ou quinze ans des pans entiers du service public aient disparu. Les hôpitaux publics auront été ramenés à la portion congrue, la Sécurité sociale sera largement privatisée et l'enseignement public lui-même - qui sait ? - aura perdu sa position privilégiée. Il est temps de sortir la tête du sable.

© Jean Choussat (1934-1998), Inspecteur général des finances, Directeur du budget au ministère de l'économie et des finances (1981-1985)

10.Posté par L'Ardéchoise le 03/02/2016 20:09

Dégressivité de la sur-rémunération dans les DOM, dégressivité des indemnités des politiques, dégressivité des dépenses de l'Etat et de certaines collectivités (liste non exhaustive)...
Cela rapporterait combien sans toucher à des gens qui ne voient plus le bout du tunnel ?

11.Posté par Orangeade le 05/02/2016 10:53

@9.Posté par Pamphlétaire

Cet article est intéressant sauf que vous oubliez d'indiquer que Mr Jean Choussat (1934-1998), Inspecteur général des finances, Directeur du budget au ministère de l'économie et des finances (1981-1985) était un fidèle de Mitterrand tout juste élu Président en 1981. On peut douter de la véracité de ses propos.
Pour rappel Mitterrand est resté au pouvoir jusqu'en 1995!!
Mr Choussat indique que "contrairement à une légende, les augmentations massives d'effectifs ne sont pas dues aux socialistes"! Ah bon?
"Les effectifs publics ont tranquillement continué à croître: 570 000 en plus de 1975 à 1980, 386 000 de 1980 à 1985, et encore 112 000 de 1985 à 1990, soit plus d'un million d'agents supplémentaires (on observera simplement - faible consolation - que, contrairement à une légende, les augmentations massives d'effectifs ne sont pas dues aux socialistes, mais à leurs prédécesseurs : le taux de croissance annuel moyen a été de 3,2% entre 1960 et 1970, de 3,1% entre 1970 et 1980, et de 1,1% "seulement" entre 1980 et 1990)."

Plus d'un million d'agents ont été embauché dans la fonction publique de 1981 à 1995!
Des centaines de milliards de Francs ont été emprunté chaque année sur les marchés extérieurs pour payer cette armée de fonctionnaires, l’État n'ayant à cette époque, déjà, pas un sou en poche, mais des dettes (très faibles sous Giscard, mais des dettes quand même)!!
On comprend mieux pourquoi aujourd'hui la dette de l’État Français
est de plus de 2 100 milliards d'euros, soit 33 000,00 euros par Français!!!!!!!!!!!
Plus très loin des 100% du PIB national!
La catastrophe économique nous guette et tout le monde croit que notre pays est super riche, alors qu'au contraire nous sommes un pays pauvre surendetté!
Mais chut! il ne faut surtout pas le dire au Français!

"Le plan Mauroy, ou la relance ratée de 1981"
http://www.lemonde.fr/talents-fr/article/2009/02/18/le-plan-mauroy-ou-la-relance-ratee-de-1981_1131179_3504.html
Depuis les travaux de Keynes, l'Etat apparaît comme un acteur à part entière dans le système économique. L'un de ses rôles consiste à relancer la machine en cas de crise. La politique du New Deal, mise en place par Franklin Roosevelt aux Etats-Unis en 1933, en est l'illustration la plus connue. Mais en France, le plan de relance initié par le gouvernement Mauroy en 1981, après la victoire de François Mitterrand aux élections présidentielles, était aussi d'inspiration keynésienne.

A la fin du septennat de Valéry Giscard d'Estaing, la crise économique touche le pays de plein fouet. Après avoir vainement tenté de lutter contre l'inflation en 1974, le premier ministre, Jacques Chirac, décide de relancer l'économie en septembre 1975. Mais le gouvernement de Raymond Barre renverse la vapeur l'année d'après avec une politique de rigueur, dont le but est de lutter contre l'inflation et les déficits. C'est un échec. La valse des étiquettes ne ralentit pas. De 1974 à 1981 les prix ont doublé. La France connaît alors la stagflation : la production stagne, tandis que les prix augmentent.

Le plan de relance de Pierre Mauroy repose sur un corpus à la fois idéologique et économique. Il répond tout d'abord aux attentes de l'électorat de Mitterrand, constitué majoritairement des classes populaires. Les trois quarts des ouvriers ont voté pour lui et attendent une augmentation du pouvoir d'achat ainsi qu'une réduction du chômage. Ce plan est aussi marqué par la théorie keynésienne, plaçant l'Etat au centre de la politique économique.

Le gouvernement Mauroy met alors le paquet. L'Etat embauche 55 000 fonctionnaires dès le mois de juin. En juillet, le smic est relevé de 10 %. Le minimum vieillesse, les allocations handicapés, familiales et logement augmentent à leur tour de 20 % à 25 %. Au total près de 10 milliards de francs sont injectés dans l'économie, soit 1 % du produit intérieur brut (PIB). L'objectif est de relancer la consommation pour atteindre le plein-emploi.

Mais les déficits budgétaires et commerciaux se creusent. Les prix grimpent de plus belle. Le franc est attaqué de toute part, les capitaux fuient en Suisse. Le 26 novembre 1981, le ministre des finances, Jacques Delors, demande une pause dans les réformes, Michel Rocard propose que les nationalisations prévues l'année suivante soient partielles. Ils ne sont pas entendus.

Mais devant les chiffres alarmants de l'inflation - 13,4 % pour l'année 1981 - Jacques Delors et Pierre Mauroy réussissent finalement à obtenir du président son accord pour bloquer les prix et les salaires. Ce sera chose faite en juin 1982. C'est un premier coup de canif dans le plan de relance, un an à peine après l'avoir mis en place.

L'erreur a été d'ignorer la contrainte extérieure. Au même moment, le libéralisme a en effet le vent en poupe. Margaret Thatcher dirige le Royaume-Uni et Ronald Reagan les Etats-Unis. Leur but est de réduire la voilure de l'Etat. Même l'Allemagne, marquée par l'épisode de l'hyperinflation de 1923, lutte contre la hausse des prix. La France ne peut se permettre de mener une politique de relance quand ses partenaires économiques se serrent la ceinture. Une partie de chaque franc donné aux Français se transforme en inflation tandis que l'autre sert à acheter des biens importés d'Allemagne ou du Japon. La politique keynésienne menée en 1981 a finalement fait le bonheur... des partenaires économiques de la France !

Après trois dévaluations successives, le gouvernement met en place une politique de rigueur en mars 1983, pour ne pas sortir du système monétaire européen. C'en est fini de la relance keynésienne. Avec le retour à la rigueur, le temps des illusions est révolu. On aura toutefois retenu de cette expérience malheureuse que la relance, pour être efficace, ne peut être que communautaire.

LE MONDE ECONOMIE | 18.02.2009

12.Posté par dav dav tikodav le 06/02/2016 07:55

La baisse des salaires des contrats aidés, on n'en parle dans Aucun autre dępartement.....

Alors QUI a demandé au prefet de pondre cet arr ete scandaleux ?

Qui apres les avoir utilises pour la campagne electorale leur crache ainsi s ournoisement à la G......? A mon avis ils/elles sont tous assis à la pyramide..
Prefet, dites nous la VERITE !

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