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Société

Décès de Bruny Payet : Les réactions


Suite au décès Bruny Payet, ancien secrétaire général de la CGTR, les réactions se succèdent :

Par - Publié le Dimanche 13 Septembre 2020 à 14:44 | Lu 4093 fois

La CGTR :

LA CGTR ORPHELINE : BRUNY PAYET S’EN EST ALLÉ


En ce dimanche 13 septembre, Bruny Payet, l’ancien secrétaire général de la CGTR s’en est allé à l’âge de 98 ans, plongeant l’ensemble de la CGTR et les travailleurs qui l’on connu dans la consternation.

Membre fondateur du Parti communiste réunionnais en 1959, Bruny Payet avait dirigé la CGTR de 1971 à 1985.

Bruny, fils de petit planteur de la Rivière Saint-Louis, s’était engagé durant le deuxième guerre mondiale au sortir du lycée. Au sein du PCF d’abord, puis en Algérie où il avait été envoyé après sa démobilisation en tant qu’ingénieur. Renvoyé de l’Algérie pour militantisme, il avait rejoint, avec sa femme, la Réunion où sa vie n’a été que militantisme, au sein de la fédération de la Réunion du parti communiste français d’abord, au côté du Dr Raymond Vergès, puis, à partir du PCR dont il est un co-fondateur avec Paul Vergès, Daniel Lallemand, Max Rivière et bien d’autres dont Maurice Labenne, ancien secrétaire confédéral de la CGTR.

Depuis, Bruny n’a cessé de militer. Aux côtés de Dr Vergès dont il fut un des principaux collaborateurs à Saint-André, sous son majorat, puis à Témoignages dont il fut le directeur de publication. A ce titre il connut toutes les saisies du journal et des procès qui s’en suivaient.

Sur le plan politique, Bruny fut le candidat tous azimuts malgré la fraude, la violence et la répression qui sévissaient impunément : aux législatives dans la 27me conscription, puis à Saint-Denis dans la 1ère, aux municipales à Saint-Benoît face à David Moreau, aux cantonales à Petite Ile, à Saint-Paul (où il fut élu avec Evenor Lucas et Jean Baptiste Ponama), etc Rien le rebutait dès lors que les camarades le désignaient ou le réclamaient.

Etre candidat, ce n’était pas simple à cette époque de fraudes électorales, de violence et de répression, rien ne rebutait Bruny. Elu (minoritaire), comme ce fut le cas au conseil général, n’était pas plus simple. Bruny assumait.

De la même manière qu’au plan politique, il fut sans retenue aucune sur tous les terrains syndicaux : action et grève des Dockers : Bruny était là aux premières heures aux côtés des dockers ; action et grève avec les travailleurs du bâtiments sur la route du littoral, Bruny était là. Il était partout où les travailleurs agissaient.

Sur le chantier de Takamaka, sur les grandes exploitations agricoles de l’Est, dans le sud, dans la zone industrielle, partout, aux côtés des travailleurs, dans leurs luttes.

Tel était Bruny Payet. Un grand dirigeant de la CGTR et dirigeant syndical. Un grand réunionnais.

Avec lui, la CGTR perd un de ses grands fondateurs, le mouvement communiste et progressiste un grand Militant.

Jacques BHUGON
Secrétaire Confédéral CGTR

Éric Fruteau :

Nous apprenons le décès de monsieur Bruny Payet. C'est avec beaucoup de respect que nous nous prosternons. Un des fondateurs du PCR, journaliste et secrétaire général de la CGTR. Nous saluons le parcours militant et engagé de cet homme. Puisse notre jeunesse puiser dans son exemple d'engagement la force d'affronter l'avenir et ses difficultés. Il a marqué sans aucun doute l'histoire politique et syndicale de La Réunion. En mon nom personnel, au nom de ma famille et au nom de Demain La Réunion, j'adresse des condoléances les plus sincères aux membres de sa famille, à ses amis et à ses camarades.

Olivier Hoarau, maire du Port:

C’est avec une très grande tristesse que j’apprends le décès de notre camarade Bruny PAYET. Résistant au sein des Forces Françaises Libres, Secrétaire Général de la CGTR pendant des décennies,  et membre influent du Comité Central du PCR, Bruny a marqué la vie syndicale et politique de La Réunion.  Je salue son engagement, son abnégation et sa détermination à mener les combats les plus durs pour la cause du peuple réunionnais. Maitrisant parfaitement la dialectique, il a su faire progresser le dialogue avec le patronat et les services de l’État, à une époque où celui-ci était à ses balbutiements à La Réunion. Bien qu’ayant été un artisan essentiel de notre progrès social, Bruny PAYET aura toujours su rester loin du tumulte médiatique. Je garde le souvenir d’un homme à l’esprit d’excellence, plein d’humour et d’élégance. Ceux qui l’ont côtoyé disent de lui combien la loyauté et l’amitié étaient des valeurs indissociables de sa personnalité. 

Les Réunionnais perdent un frère d’arme, l’un des plus emblématiques de leur émancipation, de leur capacité aujourd’hui à traiter d’égal à égal avec quiconque et de leur fierté d’être acteurs de leur destin.

À sa famille et à ses proches, je présente mes plus sincères condoléances.

La Ville de Le Port où a vécu Bruny Payet saura très prochainement lui rendre hommage. D’ores et déjà je fais mettre tous nos drapeaux en berne en signe d’adieu à Bruny.

Salut camarade.

Jean-Pierre Marchau, EELV Réunion:

DISPARITION D’UN GRAND COMBATTANT

C’est avec beaucoup de peine que j’apprends la disparition à 98 ans de ce grand combattant que fut Bruny Payet.
Il est  connu comme fondateur du PCR et comme un des dirigeants  historiques de la CGTR mais beaucoup ignore qu’il était aussi un homme très attentif à la problématique du développement durable de La Réunion. Il était l’un des rares à intervenir publiquement, il y a une dizaine d’années, sur la question cruciale de la liaison Saint-Denis-La Possession et l’un des rares à partager ma conviction qu’un tracé en mer posait des problèmes difficilement surmontables.
C’est pourquoi nous nous étions rencontrés plusieurs fois en juin 2012 quand il devint hélas probable que la nouvelle majorité du Conseil Régional allait s’engager dans ce chantier colossal et absurde de la Nouvelle Route du Littoral. Nous ne nous connaissions pas mais j’ai découvert un homme soucieux de l’avenir et des questions écologiques. 
Nous avons décidé de travailler ensemble à informer la population sur ce qui s’annonçait avec un tel chantier, lui avec l’association ATR-FNAUT (pour Alternatives Transports Réunion, affiliée à la  Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports) qu’il avait créée, moi avec le Collectif Non à la NRL. 
Et nous avons, dans un contexte très difficile car à l’époque nous n’étions qu’une poignée, organisé des conférences de presse et des réunions d’information sur toute l’île, pour sensibiliser les Réunionnaises et Réunionnais et les mettre en garde contre un projet qui s’annonçait destructeur pour l’environnement et ruineux pour les finances de la collectivité régionale.
Je garde le souvenir d’un Bruny Payet combattif, soucieux de l’avenir, humaniste, ouvert aux questions environnementales et toujours plein d’humour.

Au nom d’Europe Écologie Les Verts Réunion, je transmets mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses amis.

Huguette Bello, maire de Saint-Paul:

Hommage à Bruny PAYET

C’est un Monument du monde politique et syndical qui s’en va.

Bruny PAYET a marqué fortement l’Histoire de La Réunion tant sa contribution est importante.

Bruny PAYET est un grand combattant de la liberté et de la démocratie.

Résistant, il a combattu le nazisme et le fascisme en s’engageant dans les Forces Françaises Libres. Lieutenant de vaisseau, à la fin de la guerre, sa soif de connaissances le mène à l’Ecole Supérieure d’Electricité de Paris dont il fut le premier ingénieur Réunionnais.

En plus d’être un homme politique soucieux de l’intérêt général, conseiller général, conseiller régional, et un gestionnaire reconnu en tant que secrétaire général de mairie, Bruny PAYET s’est dévoué corps et âme à la cause des travailleurs à qui il a apporté grandeur et fierté. Homme d’action d’une grande rigueur, il a porté et concrétisé, par ses nombreux combats, l’espoir d’un monde meilleur pour les travailleurs.

Il a porté haut les valeurs progressistes et mené tous les combats ; avec les travailleurs pour sauver l’usine de Quartier Français, pour l’égalité du SMIC qui en 1970 n’était qu’à 68% du SMIC métropolitain et ce combat de 50 années a abouti enfin en 1996 ; pour le 20 décembre chômé et férié ; contre la déportation de 631 enfants et aussi de travailleurs dans le cadre du Bumidom ; contre l’ordonnance scélérate exilant des fonctionnaires réunionnais. Contre l’apartheid et pour la fermeture du Consulat d’Afrique du Sud ; pour « l’Océan Indien zone de paix » et contre la création d’une base militaire à Pierrefonds, dans le sud de l’île, et d’une base de radionavigation du système mondial américain Oméga à Saint-Paul ; Ce ne sont là que quelques exemples des nombreuses luttes menées par Bruny PAYET.

Il a dévoué sa vie pour la cause des travailleurs et la défense de leurs droits avec un acharnement qui lui a valu oppression et répression mais jamais il n’a courbé la tête. Même lorsque le 6 juin 1968, le préfet Vaudeville ordonna l’assaut du siège de la CGT à la Cour Basil à Saint-Denis pendant la grève illimitée déclenchée le 27 mai pour l’égalité du SMIC. 

Les hautes qualités humaines de Bruny PAYET expliquent le respect et l’admiration que La Réunion lui porte. Homme à principes, homme simple et désintéressé, il incarne l’exemplarité, la ténacité et le courage de l’Homme réunionnais.
Il est une référence de probité pour tous ceux qui aspirent à des responsabilités ou les ont en charge.

J’en appelle à Nelson Mandela afin qu’il dise avec nous, à l’intention de Bruny PAYET : « Pour être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes… c’est vivre de manière à respecter et renforcer la liberté des autres. » Bruny, tu as été, tout au long de ta vie, un homme libre, un Réunionnais libre.
Merci à toi, Bruny, d’avoir respecté, fait respecter et renforcer la liberté de tes sœurs et frères.

Que la jeunesse réunionnaise suive ton exemple !

J’adresse toute mon affection et mes condoléances attristées à ta famille, à tes proches. 

Wilfrid Bertile :

Adieu Bruny, adieu camarade. 

Bruny Payet nous a quittés après une longue vie consacrée à la lutte pour les travailleurs, pour son parti le PCR et pour La Réunion. Il aurait pu mener une vie plus confortable en relation avec ses diplômes. Il a préféré être fidèle à la cause et se sacrifier pour elle. 

C’était un homme accessible, d’un commerce agréable mais aussi un militant intransigeant sur les valeurs. Nous avons mené  des combats communs et siégé ensemble au Conseil général. Il a demandé à me voir il y a quelques mois. Député en 1981, je l’avais proposé pour une nomination dans l’ordre de la Légion d’Honneur, décoration qui était jusqu’alors réservée aux notables de droite, afin d’honorer son engagement dans la Résistance et son combat social et politique. Il n’a jamais voulu se faire remettre la décoration et s’inquiétait à la fin de sa vie de savoir s’il était recensé comme membre de cet ordre, ce qu’il ne voulait pas. 

Il a dénoncé au Conseil général, à la fin des années 1960 et au cours des années 1970,  la transplantation des « enfants de la Creuse » en France métropolitaine.  Par un curieux hasard du destin, il meurt le jour même où un Journal local fait état d’un ouvrage relatif à cette affaire à laquelle son nom est à jamais associée. 

Adieu Bruny, adieu camarade.

André Thien-Ah-Koon, maire du Tampon :

Je suis très ému par la disparition de mon ancien collègue Bruny Payet, Conseiller Général du Port, Ingénieur diplômé de l'École Supérieure d'Électricité de Paris.

Bruny Payet a fait le choix de défendre ses compatriotes Réunionnais plutôt que d'embrasser une grande carrière.

Nos débats ont été passionnés et vifs, mais toujours empreints d'un grand respect mutuel.

Je respecte profondément la mémoire d'un homme, d'une grande simplicité, qui est toujours resté fidèle à ses idéaux et s'est consacré à la cause qu'il avait choisi de servir.

Je présente à sa famille, ainsi qu'à ses proches, mes très sincères et respectueuses condoléances.  

Emmanuel Séraphin, président du TCO :

J’apprends avec une grande émotion le décès de Bruny Payet. 
Sa disparition affecte tous les Réunionnais. C’est un monument de l’histoire de notre île qui nous quitte. 

Ingénieur, politiquement engagé au sein du Parti Communiste Réunionnais depuis sa création, après avoir été secrétaire général de mairie à Saint-André à l’époque du docteur Raymond Vergès, il a aussi été pendant de nombreuses années, Directeur du journal Témoignages, Secrétaire Général de la CGTR et plusieurs fois élus. 

Bruny Payet a ainsi marqué l’histoire des luttes politiques et syndicales de La Réunion . 
Sa vie est un exemple d’engagement. Il a mis son intelligence au service de la cause et du collectif, sans jamais prétendre aux honneurs et encore moins aux privilèges. 
Il a souvent payé ses luttes au prix fort, et par des sacrifices dans sa vie personnelle. Il a porté très haut les valeurs du militantisme et de l’engagement 

Je salue avec respect sa mémoire et j’adresse à sa compagne, à ses fils et à tous ses proches mes très sincères condoléances.

Manuel Marchal, rédacteur en chef de Témoignages :

Condoléances de Témoignages 

"Je voudrais bien savoir qui est le directeur politique de ce canard!" Voilà la manière habituelle avec laquelle Bruny Payet s'adressait à la rédaction de Témoignages , au sujet d'un article qui l'avait interpellé lors de sa lecture quotidienne de notre journal, dont il attendait impatiemment la sortie. 

Bruny Payet nous a quittés ce dimanche, c'est une très grande perte pour Témoignages, qui déplore le décès d'un de ses plus fidèles lecteurs, et également un de ses anciens directeurs. 

Engagé dans la France libre, il servit ensuite dans la marine. Il obtint ensuite un diplôme d'ingénieur à Supelec. Il travailla ensuite en Algérie où il assurait notamment la vente militante de notre confrère Liberté, journal communiste algérien, ce qui lui coûta son travail d'ingénieur. C'est en Algérie que Bruny Payet prit clairement conscience du régime d'apartheid imposé par le colonialisme français. Communiste convaincu, il mit depuis toute son énergie à lutter pour faire triompher le socialisme du capitalisme, ce qui passait par l'anticolonialisme et la solidarité avec les peuples opprimés. 

Sur la route du retour au pays, son bateau fit escale à Diego Suarez où il fut chaleureusement accueilli par Francis Francis Sautron, syndicaliste réunionnais alors maire de la plus grande ville du Nord de Madagascar. A La Reunion, il devint secrétaire de la mairie de Saint André, sous le majorat de Raymond Vergès. Grand artisan de la victoire de Quartier Français sur l'aristocratie du sucre en 1955 Bruny Payet s'impliqua fortement aux côtés des planteurs. 

Bruny Payet fut un des fondateurs du PCR, au moment où il n'était pas rare que des communistes soient jetés en prison pour des raisons politiques. Témoignages fut d'ailleurs saisi 47 fois. Quand Paul Vergès fût condamné à de la prison ferme pour délit de presse et entra en clandestinité, Bruny Payet assuma la responsabilité de Témoignages. Cela signifiait qu'il devait répondre personnellement de la répression exercée à l'encontre de Témoignages. Il fut ainsi condamné à une peine débouchant sur la saisie de tous ses biens. Lors de la vente aux enchères, ses camarades du Parti ont racheté tous les biens avant de lui remettre. 

Inscrit dans l'histoire des luttes des Réunionnais, cet épisode souligne le niveau de conscience des militants communistes malgré la violence de la répression. Bruny Payet fut ensuite un des premiers élus du PCR en 1967 lors d'une cantonale à Saint Paul où le maire de l'époque refusa à cette occasion de soutenir la fraude électorale. 

Membre de la direction du PCR aux côtés de Paul Vergès et Jean-Baptiste Ponama, il prit la responsabilité d'organiser les travailleurs au sein de la CGTR. Il gardait également des liens avec Madagascar, notamment avec la FISEMA cofondée par Francis Sautron. Il représentait d'ailleurs le PCR lors du congrès des 10 ans de l'AKFM. 

Jusqu'au bout, Bruny Payet est resté fidèle à son idéal, celui d'une société libérée du joug du capitalisme, où régnera la justice sociale et la partage équitable des richesses produites. 

Depuis 2004, le nom de Bruny Payet apparaît tous les jours dans l'ours de Témoignages. Ses conseils nous manqueront, nous devrons désormais faire sans, à nous d'être à la hauteur de l'immense héritage que Bruny Payet laisse à Témoignages. 
A la famille de Bruny Payet, à ses proches et à ses amis, Témoignages fait part de ses sincères condoléances. 

Le 13 septembre 2020 

Jean-Hugues Ratenon, député de La Réunion :

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai appris le décès de Bruny  PAYET.

C’est un zarboutan de l’histoire de notre pays qui disparait. 

Engagé politique dans les années sombres de la Réunion où il participé à la création du PCR , il a subit pression et répression . Dirigeant  de la CGTR ; homme de cœur, de justice, toujours dévoué à la cause de l’autre, sa disparation laissera un grand vide. 
Ma dernière rencontre avec lui remonte à 2015. Un moment d’échange sur nos convergences mais aussi sur nos divergences. Une rencontre enrichissante qui reste une référence.  

C’est avec grand  respect que je m’incline. 

Dans cette période de big bang politique, d’abandon et de peuple abandonné, j’invite toutes celles et tous ceux qui souhaitent que la Réunion avance à s’inspirer de son histoire ; comme de l’histoire de Paul Vergès et de tant d’autre zarboutans Réunionnais. 
A sa famille, à ses proches, à ses très nombreux amis, à la CGTR, je présente mes très sincères condoléances.

La CGPER :

Décès de Bruny Payet : condoléances de la CGPER

La CGPER a eu la tristesse d'apprendre ce dimanche 13 septembre le décès de Bruny Payet.
Bruny Payet était un grand militant des luttes menées par les Reunionnais, notamment les agriculteurs.

Parti très jeune pour libérer la France pendant le guerre,, de retour au pays Bruny Payet consacra sa vie au combat pour le progrès. Il fut un acteur important de la bataille pour sauver l'usine de Quartier Français en 1955. La lutte permis aux planteurs d'obtenir des avancées qui remirent en cause un système dominé par l'aristocratie du sucre.

En 1959, il fut un des fondateurs du PCR. Malgré la dure répression visant les syndicats et partis politiques progressistes, Bruny Payet oeuvra pour l'organisation des planteurs. C'est dans ses réunions clandestines que furent formés des militants à l'origine de la CGPER, Angelo Lauret notamment.

Jusqu'à son dernier souffle, Bruny Payet est toujours resté très attentif à l'évolution, n'hésitant pas à faire partager son expérience et son analyse.

Les agriculteurs réunionnais perdent un grand militant.

A la famille de Bruny Payet, à ses proches et amis, la CGPER fait part de ses condoléances.

Le Président de la CGPER
Jean-Michel Moutama
 

Cyrille Melchior, président du Département :

C’est avec tristesse que j’apprends le décès de Bruny Payet, ancien conseiller général, ancien conseiller régional et grande figure du militantisme à La Réunion.

Bruny Payet était un fervent défenseur du dialogue social. Il était aussi un humaniste, épris d’un grand sens de la justice et de la solidarité. Tout son engagement a été guidé par ces deux valeurs qui lui étaient chevillées au corps, et qui font de lui une personnalité respectable et admirable.

Notre île perd un homme dont la simplicité égale la générosité et la combativité, un homme d’action qui avait le courage de ses convictions.

A sa famille et à ses proches, j’adresse, en mon nom personnel et au nom de l’ensemble des Conseillers départementaux, nos condoléances les plus sincères.

Le Président du Conseil départemental
 


Gaëtan Dumuids
« Dans la vie, les choses sont simples, ce sont les esprits qui les compliquent ». Cette citation... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Max le 13/09/2020 20:03

Avec Mrs Ponama Payet j’ai eu droit à des cours pendant les vacances scolaires de janvier à Saint-Andre et cela Gratuitement,
Ils ont tous été bannis du parti, pour leurs visions et leurs indépendances d’esprit. Le Parti dirigé par qui vous savez ne pouvait accepter ces électrons libres
Les condoléances à la famille

2.Posté par LAMPION le 13/09/2020 20:05

Moin là eu locasion de conètre ce MONSIEUR; sak mi peu dir cété un homme trè équilibré et qui ne caché rien et lu disé jamé non, toujour lé possible.
Condoléance à sa famille.

3.Posté par zarboutan le 13/09/2020 21:02

grand syndicaliste vrai communiste MR bruny payet paix a son ame

4.Posté par Rajao le 13/09/2020 21:21

Toutes ces éloges ne servent à rien. Il faut prier pour son âme.

5.Posté par lubin le 13/09/2020 21:28

Bcp d'hypocrisie, suivre l'exemple de Bruny PAYET !!!! je rêves.. Combien de ses personnalités on abandonné le combat pour le Peuple uniquement pour leur intérêt personnel. Combien on trahit leur propre parti le PCR et qui aujourd'hui disent qu'il faut prendre exemple sur lui. MDR.... Comme vous dites tous il n'a jamais trahit son parti, sa famille politique et il en été fier et le faisait savoir quand il était en désaccord... mais pas pour autant quitté le navire et trahir ses amis.... Certains devrait s'incliner et ne rien dire et surtout pas parler de la jeunesse....

6.Posté par Tuituit le 13/09/2020 22:40

Bruny a été jusqu'à la fin de sa vie un militant exemplaire., désintéressé, rejeté même par ceux qui aujourd'hui l'encensent et qui ont bien profité et qui profitent toujours des prébendes que procure le pouvoir et pourtant ces gens-là se disent de gauche et prétendent "défendre" les intérêts des plus démunis...
Bruny, bon voyage !
Que la jeunesse réunionnaise suive ton exemple !

7.Posté par LA VERITE le 14/09/2020 00:40

Lorsque Bruny a été éjecté du PCR, qui l'a soutenu publiquement ?
Certainement pas Séraphin ou Huguette devenus les plus grands cumulards actuels et qui osent donner des leçons à la jeunesse réunionnaise !
Bruny appartient à la catégorie de militants qui défendaient un idéal, contrairement à ceux qui cumulent mandats et indemnités.Il rejoint ses vrais amis: Ponama, Lucas, Barret, Félicité, Gamaleya ...
Sincères condoléances aux proches de Bruny.

8.Posté par @lubin le 15/09/2020 10:49

On voit bien, dans vos propos, qui vous voulez viser. Si un jour vous avez le courage, allez lui dire en face qu'il a trahi le PCR. Vous ne le ferez pas, car vous ne les avez pas bien accrochés. Vous faîtes peut être partie de ces aigris qui se sont inventés une histoire et qui en font une vérité à force de se la raconter entre vous. Prenez votre courage si vous en avez et allez lui dire en face, sinon AFBAO

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