Politique

Cyrille Melchior fait voter un budget de 1,629 milliard d'euros

Mercredi 14 Mars 2018 - 10:19

Les élus du conseil départemental, réunis aujourd'hui au Palais de la Source, ont voté le budget primitif de la collectivité, qui s'élève à 1,629 milliard d'euros, en hausse de 2,1% par rapport à l'an dernier. Un budget de "solidarité" indique Cyrille Melchior, mais également "solide et responsable".

"Ce budget solide est la preuve de la gestion rigoureuse de nos finances", lance Cyrille Melchior. Ce dernier prend pour exemple la section investissements, en hausse de 10% par rapport à 2017 pour se chiffrer à 140 millions d'euros.

La préparation de ce budget a demandé de "l'audace et de l'inventivité" explique le président de la collectivité, en raison notamment "de la loi de programmation des finances publiques 2018-2022, qui fixe de nouvelles règles". Pour rappel, l'article 13 de la loi de programmation fixe deux objectifs nationaux : la première, une évolution maximale des dépenses réelles de fonctionnement des collectivités locales et de leurs établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre limitée à 1,2% par an par rapport à une base 2017. La seconde, une amélioration du besoin annuel de financement des collectivités de 2,6 milliards d'euros chaque année sur la période 2018-2022.

Ce budget 2018 est toujours articulé autour des trois piliers définis en 2015, à savoir l'épanouissement humain, le développement territorial et l'intelligence institutionnelle.

1,107 milliard d'euros (1,061 milliard en fonctionnement et 42,1 millions en investissements) seront alloués au premier pilier, dont 94,7 millions d'euros consacrés à l'aide sociale à l'enfance. Pour 2018, les priorités porteront sur le renforcement des foyers de l'enfance, le déploiement du réseau des tiers dignes de confiance administratifs et l'initiation des séjours de rupture pour les jeunes en situation d'échec. Premier poste budgétaire du conseil départemental, les dépenses consacrées aux bénéficiaires des revenus et mesures d'insertion représentent un total de 648,8 millions d'euros, dont 615,1 millions uniquement alloués au RSA, en augmentation de 2,8%.

Dans le domaine éducatif, 32,5 millions d'euros seront investis en direction des élèves et des collèges. Une somme qui permettra notamment à la collectivité départementale de financer le fonctionnement courant des collèges publics et privés à hauteur de 10,8 millions d'euros au total. Elle visera également dans ce cadre à l'augmentation de la part des produits péï dans l'alimentation.

En matière de logement social le Département compte poursuivre ses actions en faveur de l'amélioration de l'habitat, aussi bien dans la partie investissement (18,3 millions d'euros) qu'en fonctionnement (3,6 millions d'euros).

Les moyens consacrés aux personnes âgées et/ou en situation de handicap s'élèvent à 269 millions d'euros. D'ici à 2021, l'ambition de la collectivité est de créer 20 Maisons d'accueillants familiaux (MAF), représentant 240 nouvelles places d'accueil. "Les premières ouvertures de structures sont prévues en 2018", assure le Département.

Le deuxième pilier des priorités de la mandature, à savoir le développement territorial, totalisera 92 millions d'euros d'inscriptions de crédits au budget primitif 2018. 32,9 millions d'euros sur ces 92 millions d'euros serviront à la structuration et à l'amélioration du réseau routier. Les priorités opérationnelles porteront notamment sur la définition  du tracé de la route des Hauts de l'Est, la mise en oeuvre du programme pluriannuel de suppression des radiers ou encore la réalisation de la déviation de l'Éperon.

Durement touché depuis le début de l'année par les différents épisodes pluvieux, le secteur agricole recevra pour sa part 17,7 millions d'euros. Les crédits inscrits auront aussi pour effet de permettre le déploiement des premiers périmètres de protection des espaces naturels (PAEN).

Enfin, plus de 430,1 millions d'euros seront investis dans le dernier pilier, afin d'impulser de nouvelles logiques et modalités d'aménagement solidaire du territoire.

"Il nous a fallu de la coordination et un arbitrage rigoureux qui nous permet de vous présenter ce budget sincère. Je remercie l'ensemble des conseillers départementaux mais aussi l'ensemble des services. Je suis quelqu'un de très conciliant mais quand il s'agit de préparer un budget, je suis très exigeant", assure Cyrille Melchior.

"Que les maires fassent des propositions"

Ce dernier a poursuivi en déclarant qu'un "pacte de solidarité territoriale", allait être signé avec les communes pour un montant de 90 millions d'euros sur les trois prochaines années. Les priorités de ce dispositif seront définies par les élus de proximité "dans une logique coresponsabilité et de développement" ajoute-t-il. Quelques uns des thèmes de ce pacte : le soutien à l'agriculture, le développement de l'attractivité touristique, la gestion durable des ressources, la prise en charge des personnes âgées ou encore l'insertion des publics les plus éloignés de l'emploi.

"Je veux un dialogue avec les maires. Qu'ils fassent des propositions  pour l'aménagement de leur territoire, sans oublier que toutes ces actions doivent se faire dans une politique de rééquilibrage territorial", explique le patron du Palais de la Source. 

À noter que ce dernier signera "avant le 30 juin" un contrat de "confiance" avec l'État, qui témoignera de la volonté du Département de faire partie des collectivités pilotes dans la démarché engagée par l'État de redressement des finances publiques.

Enfin, ce budget 2018 sera tourné indique Cyrille Melchior vers "la mémoire, la préservation, la sauvegarde et la valorisation de notre mémoire collective" : "je veux donner à cette année une dimension mémorielle et patrimoniale afin que chacun se rappelle que notre passé de Français, de Réunionnais, est profondément ancré en nous. Il contribue à ce que nous sommes, et à ce que nous deviendrons".

Un budget 2018 voté à l'unanimité par l'opposition, qui salue la bonne écoute de la majorité. Comme l'explique Philippe Robert, conseiller départemental d'opposition de La Possession, "nous sommes une opposition constructive". "Ce matin nous avons vraiment eu l'impression que l'ensemble des cantons étaient mis sur le même pied d'égalité et nous avons donc voté pour le budget (…) Je prends mon exemple à La Possession : c'est 3 millions d'euros que nous aurons jusqu'en 2021 pour donc aider les CCAS dans leurs tâches quotidiennes. Quand de telles décisions sont prises, on estime dans l'opposition avoir été entendu", explique le Possessionnais.

De son côté, Sergio Erapa, conseiller départemental d'opposition du Port, salue les mesures prises par le Département en matière en matière d'éducation, "qui vont dans le bon sens". Néanmoins, il est intervenu au cours de cette plénière sur la prise en charge parfois compliquée dans notre île des jeunes porteurs de trisomie 21. Il demande "solennellement" au conseil départemental d'intervenir auprès de l'État à ce sujet.

samuel.irlepenne@zinfos974.com
Lu 3041 fois



1.Posté par Jp POPAUL54 le 14/03/2018 12:42

" Actions qui doivent se faire dans une politique de rééquilibrage territorial "
Bonne nouvelle pour le sud, les plaines, les cirques !

2.Posté par Petit Morel le 14/03/2018 12:46 (depuis mobile)

Entendu le petit Morel à la tv ce midi donner son avis sur Mayotte. On comprend pourquoi il ne sera jamais maire de st Denis. Et pourquoi il est conseiller départemental ? Il est inutile.

3.Posté par ZembroKaf le 14/03/2018 15:01

@ 2 "Petit Morel"
L'inutile "zenzac"...ne sera JAMAIS maire de Saint Denis...il le sait...il est inutile il le sait aussi...mais il aime les caméras...lol !!!

4.Posté par jeanot le 14/03/2018 15:16

je l'ai ecouté a midi et j espére qu'il est meilleurs sur le papier
le fait de parler des cui donc payé en grande partie par l etat c est a dire nous ne plaide pas en sa faveur

un petit joueur parmi tant d'autres

5.Posté par CONTRIBUABLE le 14/03/2018 16:28

VU LE BUDGET ALLOUE AU FONCTIONNEMENT ILS DOIVENT S EN METTENT PLEIN LES POCHES NE PEUT-ON PAS RÉDUIRE LE BUDGET DE FONCTIONNEMENT A SON STRICT MINIMUM ON FAIT DE LA POLITIQUE PAR PASSION OU POUR S ?

6.Posté par ELECTEUR le 14/03/2018 16:35

D accord pour abonder les ccas mais faudrait il, encore que, un adjoint, ou un conseiller municipal, ne sois a la tête du ccas car cela sert a recruter des futurs électeurs pour son compte on connait la chanson .

7.Posté par Espoir le 14/03/2018 17:40 (depuis mobile)

Difficile de faire pire que Nassimah. Il a une chance de ....

8.Posté par Kanal bisik le 14/03/2018 18:57 (depuis mobile)

Ben nous va allé loin ek sa ! Quand ou connais que la nrl i kout seulement 2milliard !!!! Département i gère la santé ,l ecole ...le social quoi ? Ben crève la pou di a nou ! 1 milliard frais fonctionnent le reste na war...

9.Posté par Helpme le 14/03/2018 22:13

Ben voyons comment allons nous pouvoir en mettre un peu de côté.....
Ben oui il faut penser à mettre des sous de côté on sait jamais ce que la vie nous réserve.
Mais juste un peu hein...

10.Posté par olivyeah974 le 15/03/2018 08:59

C'est moi ou il copie la méthode Didier Robert? Utilisation de mots tels que pilier, pacte, dialogue avec les maires...etc même facon de s'exprimer devant les caméras aussi

11.Posté par 1 qualité le 15/03/2018 12:30 (depuis mobile)

Melchior à au moins une qualité : il n'est pas avec Didier Robert. Cyrille n'est pas si bête.

12.Posté par Tonton le 16/03/2018 11:24

Boah, elles sont riches, les communes de la Réunion

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >