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Croyez-vous encore être en démocratie ?

Lundi 19 Octobre 2015 - 23:10

Croyez-vous encore être en démocratie ?
Dans une île où le "Robert" est roi, où un autre "Robert" tente "Le Parler Autrement" pour séduire l’électeur naïf, consultons un ouvrage du même nom mais dont l’étendue lexicale et sémantique est plus certaine, à savoir le dictionnaire "Le Robert".

A la page traitant de la démocratie, nous pouvons comprendre que nous serions à priori dans ce qu’on appelle une démocratie représentative, dans laquelle le pouvoir du peuple est délégué à des représentants par le biais de l’élection. Le pouvoir, détenu à la base par le peuple, est supposé être confié par ce dernier à des représentants au travers du suffrage.

Il y a démocratie si celui qui gagne l'élection dispose réellement du pouvoir, s’il a le pouvoir de mettre en œuvre son programme, s’il a le pouvoir de répondre à l'attente légitime de ceux qui ont voté pour lui.

Mais aujourd’hui on ne peut plus parler de démocratie puisque, pour tout ce qui est essentiel nos élus n’ont plus le pouvoir !

Concrètement, aujourd’hui 85% des lois françaises, comme par exemple la moi Macron qui déchaîne tant de passions, sont de simples transpositions nationales de directives européennes qu’on appelle les GOPE, les Grandes Orientations de Politique Economique. Il suffit de prendre son cerveau ou son Google à deux mains pour vérifier que cela est prévu par l’article 17 du Traité de l’Union Européenne (celui qui TUE…). Et qui donc élabore minutieusement ces fameuses Grandes Orientations ?... Non, ce n’est pas le parlement européen, qui n’a qu’un rôle consultatif !... C’est la Commission Européenne, composée exclusivement de membres qui ne sont élus par personne !!

Et qu’en est-il de la politique monétaire ?... Depuis que notre pays est dans la zone Euro, notre politique monétaire est décidée à la Banque Centrale Européenne (la BCE à Franckfort), là encore par des gens qui ne sont élus par personne !!! Que les français souffrent d’un Euro trop fort (par rapport au dollar) et inadapté à notre type d’économie, cela ne doit pas être un sujet de débat tant que cela sert les intérêts de l’économie allemande.

Bon, alors peut-être qu’il nous reste au moins la défense, la diplomatie, la politique étrangère ?… Hélas non, même pas. La conduite sur ces sujets nous est aujourd’hui dictée par Washington, du fait de notre appartenance à l’OTAN.

En fait, la marge de manoeuvre d’un élu de la République Française est aujourd’hui très réduite. Et c’est d’ailleurs ce que ressentent beaucoup de français : voter à droite ou à gauche, au fond ça ne change plus grand-chose. Tout ce qui est essentiel se décide hors de nos frontières et loin de nos élus. On laisse à ces derniers le soin de traiter quelques lois sociétales du type "mariage pour tous", quelques lois qui rentrent dans la catégorie des 15% de lois dont l’Europe ne se mêle pas encore…

Il y a une écrivaine américaine, une certaine Rita Mae Brown, qui a écrit : "La folie consiste à faire encore et encore la même chose, et à en attendre des résultats différents". Cela s’applique assez bien aux électeurs qui continuent de voter toujours de la même façon, à droite, à gauche, d’un extrême à l’autre, et qui s’étonnent d’obtenir toujours le même résultat. Il est temps de changer de vote !

Mais se pose la question de l’utilité du vote… Alors que ceux qui décident vraiment sont des personnes non élues, à l’heure où nous pouvons évoquer clairement un contexte de dictature européenne, alors que le vote des français avait clairement rejeté en 2005 la constitution européenne (55% de NON avec 70% de participation) et que malgré tout elle nous a été imposée peu après par le président Sarkozy, alors que la constitution française avait été préparée à cet effet début 2007 en supprimant notamment la notion de crime de haute trahison,… Alors qu’au fond notre vote ne sert plus à rien d’essentiel, pourquoi avoir maintenu le droit de vote ?

On trouve dans le roman "Le meilleur des mondes" un début d’explication de l’auteur Aldous Huxley : "La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie…".

Les élections et le folklore qui les entoure n’existent que pour donner une illusion de démocratie. On pourrait croire que chacun est libre de se présenter à une élection, devant les français, afin de renverser la tendance. Mais cela n’est pas si simple, cela n’a en réalité aucune chance d’aboutir sans un réel et puissant sursaut du peuple français comme il s’en est déjà produit dans le passé.

Pour l’instant, on trouve dans une élection d’un côté les « gros » candidats, ceux qui vont gagner pour la simple raison que c’est ce que veut le système en place. Ils bénéficient d’un grand soutien financier et médiatique. Ils apparaissent dans des sondages un an avant l’élection, alors qu’ils ne se sont même pas encore déclarés et qu’ils n’ont même pas encore le moindre programme !

Et puis de l’autre côté, on trouve les candidats qui ne sont pas encore « connus » (au sens médiatique du terme). Ceux-là ils ne sont pas logés à la même enseigne. On restreint leur temps de parole et ils sont quasi-absents des grands médias puisque, selon les termes du CSA, "ils ne représentent pas l’opinion". On assiste donc à une bien curieuse conception du jeu démocratique : ce qui est encore peu connu, le CSA empêche de le faire connaitre !!

Au fond tout est fait pour que rien ne change…

Il existe cependant un espoir, une partie du peuple qui est entrée en résistance et qui est unie pour rétablir la vraie démocratie, au-delà des clivages droite-gauche et rejetant toute forme d’extrémisme. Cette union du peuple pour rétablir la démocratie, c’est l’UPR (Union Populaire Républicaine). Bien qu’écartée des grands médias qui forgent l’opinion, l’UPR est le parti politique qui connait la plus forte croissance en France, avec aujourd’hui près de 9.000 adhérents (soit par exemple deux fois plus que EELV pourtant jugé beaucoup plus "représentatif").

Nous sommes le seul parti qui ose expliquer aux français, preuves à l’appui, que la construction européenne n’est pas un projet "sympathique", que la sortie de l’Union Européenne, de l’Euro et de l’OTAN sont d’urgentes nécessités, que cela est prévu par les traités et qu’il est possible de le faire sereinement, légalement, que cette sortie développerait notre rayonnement au lieu de nous isoler dans un rôle subalterne, que nous serions immédiatement suivis par une majorité d’états membres dans cette démarche…

C’est pourquoi, semble-t-il, notre parole dérange…

UPR Réunion – www.upr.fr

 
Alexandre UPR-Réunion
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1.Posté par kld le 20/10/2015 22:06

heu ...........................oui j'y crois , vive la république !

2.Posté par Précurseuse le 21/10/2015 22:43

Moi aussi, je crois dans la trithérapie de l'UPR : sortir de l'Europe, de l'euro et de l'Otan. Parce qu'il faut que ça change, je vais voter David Appadoo aux régionales.

3.Posté par Vincent Caramante le 22/10/2015 19:34

Les générations de l'après guerre, avaient un espoir extraordinaire sur le futur.
Ils avaient du boulot, pouvaient en changer, ils progressaient dans la société, même, si les fins de mois étaient difficiles. Ils avaient un idéal. Ceux qui adhéraient religieusement au Général de Gaulle, qui avaient cessé les guerres coloniales, (pas le néocolonialisme), d'autres au Marxisme, qu'ils étaient de la 3e Internationale ou la 4e, Maoïstes ou autres.
Aujourd'hui, les jeunes, pourtant de plus en plus intellectuels et diplômés, sont touchés par la précarité, le chômage, les inégalité et les incertitudes sur leur avenir, l'avenir politique, économique et sociale.
Ils ont à faire face à une désinformation médiatique et des sujets de débats stériles, diviseurs, préférant diffuser les effets que de présenter les causes.
Les couches moyennes s"appauvrissent. Toujours plus sollicitées dans les efforts financier à partager la misère, de financer les immigrations, dont les effets d'exploitation des pays propriétaires de ressources naturelles, les incitent à s'expatrier, dans l'espoir de trouver moins de pauvreté.
Pendant ce temps, la finance, les banques, les actionnaires, les multinationales progressent et s'enrichissent. A partir de ce constat, la société libérale est bafouée, la démocratie a laissé place à la dictature de la finance internationale, responsable de tous les maux sur cette planète.
Ce système a inféodé les partis politiques et leurs élus en leur octroyant des pouvoirs, des privilèges, des conforts matériaux et financiers.
Par conséquent, il semble que les électeurs, de plus en plus nombreux à bouder les urnes, soient très attentifs à de nouvelles sirènes, alléchées par le gâteau crémeux de la politique. Toutefois, la révolte couve pareille le volcan. Quand ça pétera, les élus, parce qu'ils seront les seuls sous la main, ont du souci à se faire.

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