Social

Crise canne: Le processus de concertation arrive à son terme pour la préfecture

Vendredi 7 Juillet 2017 - 07:50

La préfecture a, hier, fait le point sur le déroulé des négociations entre planteurs et industriels. Des négociations sur l’actualisation de la convention canne qui se sont éternisées malgré la médiation de l'Etat. "Le processus de concertation mis en place arrive à son terme et les négociations ont abouti à des propositions concrètes", estime la préfecture dans un communiqué. Il revient donc aux deux parties d'agir pour une résolution du conflit.


Crise canne: Le processus de concertation arrive à son terme pour la préfecture
La fin des quotas sucriers au 1er octobre 2017 et la mise en place d’une aide d’État de 38 millions d’euros pour l’industrie sucrière des DOM, dont 28 millions pour La Réunion, a conduit l’interprofession à débuter un cycle de négociations portant sur l’actualisation de la convention canne. Le comité paritaire de la canne et du sucre (CPCS) a organisé une série de réunions de concertation entre représentants des planteurs et des industriels à partir du mois d’avril 2017.

Le calendrier initial prévu par les parties et qui devait s’achever par une assemblée générale du CPCS le 21 juin n’a pu être tenu suite à des divergences majeures et des incidents lors des premières réunions interprofessionnelles.

Face au constat d’échec établi par les parties, Maurice Barate, secrétaire général chargé de l’administration de l’État à La Réunion, a réuni le 6 juin en préfecture, sous son égide et celle du directeur de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF), les représentants des planteurs puis les industriels, afin de privilégier le dialogue et de permettre la recherche de solutions.

La forme de ce processus de médiation s’est révélée indispensable pour poser un cadre aux négociations, partagé et validé par chacun, permettant de formaliser des propositions portées par les parties. L’État s’est assuré de la constance de ce dialogue et de sa progression quelles qu’aient été par ailleurs les difficultés rencontrées.

Les négociations se sont poursuivies du 6 juin au 6 juillet sous forme de nouvelles réunions bilatérales, permettant d’identifier de manière exhaustive l’ensemble des sujets relatifs à la filière et de formuler par écrit toutes les propositions pertinentes à ce stade. Le document ainsi établi conduit chaque partie à :

- exprimer de façon univoque les problèmes et les solutions proposées sur des sujets clairement identifiés ;
- réagir jusqu’à la formalisation des positions définitives de chacun ;
- établir les compromis et divergences sur les sujets que chaque partie aura mis sur
la table des négociations ;
- stabiliser les progressions régulièrement enregistrées.

Ainsi, 13 sujets ont particulièrement fait l’objet de travaux :

- complément de prix en fonction du prix du sucre blanc sur le marché européen ;
- mesures incitatives à la coupe mécanisée ;
- prix de référence p0 ;
- prime bagasse production ;
- prime bagasse énergie ; 

-prime de soutien à la compétitivité ;
- simplification des paiements ;
- amélioration de la productivité aux champs et foncier cannier ;
- MAEC (mesures agro-environnementales et climatiques) épaillage mécanique ;
- aide à la trésorerie des planteurs ;
- revenus des planteurs ;
- revalorisation de l’aide à la production ;
- revalorisation de la prime complémentaire des accords de 2011.

Le processus de concertation mis en place arrive à son terme et les négociations ont abouti à des propositions concrètes. Il appartient au CPCS, de ratifier ou non ces mesures pouvant conduire à une revalorisation des revenus des planteurs de plus de 5% en moyenne, correspondant à près de 7 millions d’euros par an, toutes contributions confondues.

Il dépend désormais que la bonne volonté des parties matérialise ces avancées significatives pour l’ensemble des planteurs.

Aussi, l’État sera attentif à la traduction de ces propositions dans l’actualisation de la convention canne. 
Zinfos974
Lu 11463 fois



1.Posté par Mwa la pa di le 07/07/2017 08:51

Malgré que la canne soit vouée à une mort prochaine, tout le monde essaye de maintenir le moribond en vie au lieu de trouver des solutions à la fois économiques et pérennes. Economiques : obliger les planteurs a se regrouper en coop de moyens avec partage des moyens : tracteurs et autres... Il est aberrant économiquement de constater que chaque agriculteur veut ses engins à lui seul;;;;Gabegie financière inacceptable. Mais que le CA exploite au maximum avec les prêts engendrés.

2.Posté par . GIRONDIN le 07/07/2017 08:52

GIRONDIN
.............dont 28 millions pour La Réunion, a conduit l’interprofession à débuter un cycle de négociations portant sur l’actualisation de la convention canne.....................

ah! c'était une négociation, j'ai cru que c'était une grève, avec blocage de route par des patrons bloqueurs de route!!!!?????????????

Mes 10 heures bloquées dans les opérations escargots et blocages ce n'étaient qu'une illusion , donc Juste une illusion, Comme une bulle de savon, Rien qu'une impression?????????

3.Posté par Titi or not Titi le 07/07/2017 11:36

Hahaha La Méthode Parapluie !! 😄😄

ANouLa©®

4.Posté par MANU MACROU le 07/07/2017 11:48

De cette gabegie financière à outrance, l'Etat est complice et encourage chaque agriculteur, par la défiscalisation, de s'offrir le plus gros tracteur et le plus gros 4x4 pour un coût de 30 % en moins du prix du marché (loi Girardin). Ainsi les agriculteurs se concurrencent pour avoir les plus gros matériels que ses collègues ! Y qu'a voir surtout en cette période de grève, les différents engins plus modernes, plus neufs, plus gros les uns que les autres. Ah ils sont vraiment malheureux ces pingouins

5.Posté par cooperative le 07/07/2017 12:35



Sur Wikipédia on lit que "Tereos est une union de coopératives agricoles qui rassemble 12 000 associés betteraviers. Le groupe est dirigé collégialement par un conseil de surveillance, qui représente l’ensemble des coopératives et valide la stratégie du groupe, et un directoire, qui pilote les activités, propose les orientations et assure leur mise en œuvre. Les administrateurs de toutes les coopératives associées à Tereos, le conseil de surveillance et le comité exécutif se réunissent deux fois par an."

Pourquoi les planteurs ne se rassembleraient pas en coopérative comme les 12000 betteraviers pour demander à entrer dans le capital de téréos ?

(en tous cas toujours sur wiki en 2015, l'EBITDA est en baisse....EBITDA = bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement)



6.Posté par Résultat net 2014/2014 le 07/07/2017 12:40


Toujours sur wikipédia :

"Résultat net 17 millions € (2014/2015)"

7.Posté par Zeus69 ZEUS69 le 07/07/2017 13:12

L'Etat a fait son boulot , avec l'argent des con tribuables , mais ça ne suffit pas apparemment , c'est qu'ils nous nourrissent ces braves gens , au prix ou ça nous coute , on préfére le super marche !!!!!
A quand une vue globale economique dépassant notre toute petite ile ?Mais pour cela il faut penser et c'est fatiguant !!!!!

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >