Faits-divers

Course poursuite et morsure sur un policier en plein centre-ville, retour case prison

Mardi 2 Juillet 2019 - 09:18

Un Portois de 54 ans était présenté hier devant le tribunal de Champ-Fleuri dans le cadre de la comparution immédiate pour refus d'obtempérer, conduite sans permis et sous l'empire d'un état alcoolique, pour avoir grillé un stop et plusieurs feux vendredi dernier vers 20h30, le tout en plein centre-ville de Saint-Denis. Alors qu'il vient "se promener", il atterrit, bien malgré lui, aux abords de la gare routière où il importune quelques dames venues faire un peu de marche le long du parking. 

Excédées, les prostituées finissent par appeler la police. Dépêchée sur place, la voiture de patrouille se place à sa hauteur afin de lui demander des explications, mais l'homme démarre en trombe engageant une course poursuite infernale dans les rues de la capitale. Alors qu'il n'y a pas assez de doigts sur une main pour compter le nombre de ses infractions, la police finit par l'interpeller quand il se trouve bloqué dans le trafic. 

Une fois encore, rien n'y fait. Il s'agrippe au volant afin de ne pas être extrait du véhicule.

Une fois encore, rien n'y fait. Il s'agrippe au volant afin de ne pas être extrait du véhicule, déclaré volé par son propriétaire au passage. Il finit par se faire extirper et maîtriser au sol. Il ne trouve rien de mieux à faire que de mordre un des policiers alors qu'il tente de lui passer les menottes. Au regard des faits, l'homme debout devant le tribunal est plutôt penaud et effacé. Il affirme "j'ai pas compris que c'était la police". Avec 1,12 g/l de sang ce soir là, il confirme avoir bu 8 bouteilles de bière. 

Au final, le véhicule avait été seulement emprunté au propriétaire que le prévenu connaît bien, mais qui, après avoir tenté plus de 100 appels depuis le vendredi matin, avait fini par déclarer le vol de sa 106. Ceci étant, en garde à vue depuis vendredi soir, il ne pouvait pas répondre. S’il n'a qu'une condamnation à son CV, cette dernière est grave. Il s'agit de 18 ans de réclusion pour violence sur conjoint ayant entraîné la mort, sa deuxième épouse. Il est sorti de prison en 2016. 

"Il a l'air placide et calme comparé à la gravité des faits et son casier judiciaire", entame la procureur, "je suis surprise de son revirement à la barre, sa personnalité est surprenante", ajoute-t-elle. Elle requiert 12 mois de prison, dont 4 avec sursis assortis du maintien en détention. La défense estime pour sa part que "l'irrationnel prend le pas à cause de l'alcool, le fol espoir de ne pas être pris a aggravé la situation" demandant la relaxe pour les faits de vol et la clémence du tribunal. 

Jannick.F est finalement condamné à 12 mois de prison dont 6 avec sursis et passera les 6 prochains mois en détention. 
Regis Labrousse
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1.Posté par Rhum Quina le 02/07/2019 13:25

http://www.bvoltaire.fr
- Editoriaux - Société - 29 juin 2019

AUJOURD’HUI, ILS ATTAQUENT DES COMMISSARIATS ; DEMAIN, CE SERA NOS MAISONS

Ces informations sont, en général, assez peu diffusées et médiatisées. Pourtant, chaque année, une vingtaine de commissariats, de casernes de gendarmerie ou de postes de police municipale sont pris pour cibles par des individus agissant en bandes organisées. Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, le commissariat de Louviers-Val-de-Reuil, dans l’Eure, a ainsi été attaqué par une trentaine de jeunes âgés de 15 à 20 ans. (...) ils ont, pendant près d’une heure et demie, lancé de nombreux projectiles et engins incendiaires contre le bâtiment de la police nationale, mais aussi contre les quelques policiers qui en assuraient la garde. Ce n’est qu’avec l’arrivée de renforts en provenance d’Évreux, de Vernon et de Rouen qu’il a pu être mis fin à l’assaut de ceux qui, ouvertement, menaçaient de « cramer des flics ».

Ce genre d’attaque, qui fait le plus souvent suite à des périodes de violences urbaines ou qui intervient lors d’interpellations houleuses, a malheureusement tendance à se multiplier.

Ainsi, force est de constater que les violences à l’encontre des forces de l’ordre n’ont plus besoin, aujourd’hui, d’être précédées d’un quelconque prétexte ou motif. De la même manière qu’un véhicule de police est caillassé au détour d’une patrouille, sans même qu’il s’agisse nécessairement d’un quartier sensible, les commissariats deviennent des cibles de plus en plus faciles.

À cela, plusieurs raisons. En premier lieu, la vulnérabilité de locaux occupés, en particulier la nuit, par un nombre restreint de fonctionnaires. Un commissariat peut ainsi être tenu par deux, voire un seul agent, alors que deux ou trois autres policiers patrouillent. Cet effectif, nettement insuffisant, expose non seulement les policiers eux-mêmes, mais aussi l’ensemble de la population dont ils doivent assurer la sécurité. Ensuite, le développement, dans un nombre important de villes et de quartiers, y compris en province, de bandes organisées qui n’hésitent plus à entreprendre des actions violentes contre les forces de sécurité. Ces attaques sont le plus souvent destinées à marquer leur territoire et à fragiliser la présence de l’État dans des endroits où ses représentants ne sont pas les bienvenus. Enfin, la vie « côte à côte » dont parlait Gérard Collomb, l’ancien ministre de l’Intérieur, qui est en train de virer au « face-à-face » ». Et cela, bien plus vite qu’il ne l’annonçait.

Depuis plusieurs années, les spécialistes de la sécurité intérieure dénoncent l’abandon par la puissance publique de nombreux territoires. Cet abandon, en dehors d’une politique sécuritaire inadaptée, car basée sur la fausse idée que l’intégration pacifique de populations marginalisées finirait par s’imposer, a été fortement aggravé par la baisse drastique du nombre de policiers et de gendarmes. De nombreux commissariats sont, aujourd’hui, en sous-effectifs chroniques. Les départs à la retraite ainsi que les mutations ne sont jamais totalement compensés. Si bien que les points de vulnérabilité de notre système sécuritaire se multiplient.

Si, après nos commissariats, nous ne voulons pas que nos maisons soient attaquées, c’est une réforme en profondeur qu’il faut mettre en œuvre. Tout d’abord, en recrutant des policiers et des gendarmes et en revoyant la répartition des missions entre les différentes forces de sécurité intérieure. Ensuite, en remettant à plat la carte des circonscriptions de sécurité publique, pour déterminer où les effectifs doivent, en priorité, être renforcés. Enfin, en se donnant de nouveaux moyens juridiques et matériels, pour que les locaux des forces de l’ordre puissent être protégés efficacement.


Olivier Damien (Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire - Ancien secrétaire général du syndicat des commissaires de police)

2.Posté par Le Jacobin le 03/07/2019 09:46

La muselière de mon chien est disponible il ne mort pas, je l'avais acheté en cas ou, mais il se trouve que le chien comprend et respect les humains et les animaux.

Messieurs les forces de l'ordre je vous la livre gratuitement.

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