Justice

Coups de couteau entre "amis" : 2 ans de prison ferme

Jeudi 1 Mars 2018 - 16:09

Les faits remontent au mercredi 21 février dernier. Un jeune homme, JT.R qui prétendait avoir trouvé son "ami" couvert de sang devant chez lui, a été présenté ce matin dans le cadre de la comparution immédiate pour "violences avec arme". Les enquêteurs en charge de l'enquête ont finalement rapidement rétabli la vérité. 

Si au départ, la victime a menti racontant qu'elle s'était fait agressé dans le parking, c'est dans l'unique but de protéger son "ami". La raison est simple, les deux hommes "entretiendrait" une relation amoureuse mais ne veulent pas que cela se sache.

Le 21 février, les deux hommes se voient dans l'appartement de la victime et une violente dispute éclate. Ils en viennent aux mains et JT, prétendant avoir peur, s'empare d'un couteau de cuisine afin de menacer son "ami". Après une empoignade, il finit par le poignarder six fois. Comprenant la gravité de ses actes en voyant l'état de la victime, il lui prodigue les premiers soin et appelle les secours.

Très grièvement blessée par deux coups dans l'abdomen et le thorax, la victime a frôlé la mort. Il n'empêche, qu'il n'y a pas de dépôt de plainte de sa part. Son avocate est uniquement présente à l'audience pour demander des compensations financières inhérentes aux 21 jours d'ITT liés à son état de santé. 

Invité à s'expliquer à la barre ce matin, JT reconnait les faits. Il explique "je regrette vraiment, je les ai faits, je les assume" en parlant des actes commis. Sur le mensonge de son "ami", il répond au juge "il m'a dit de nettoyer l'appartement et de m'enfuir" et ajoute "j'ai refusé et je suis resté"

Sur leur relation, JT explique à la cour qu'il ont pour habitude de se disputer : "D'habitude on se dispute avec les gestes". Cette fois, c'était parce que la victime ne voulais plus le voir et qu'il voulait simplement lui parler. Il n'omet pas de rappeler qu'à leur dernière dispute, c'était lui la victime.

Le ministère public, qui commence les réquisitions, insiste sur la gravité des faits. Il rappelle :"Nous sommes ici très très près d'une affaire aux assises, la victime y a échappé de très peu ! Une plaie est suffisante pour mourrir !" L'accent est mis sur un "déchainement de sauvagerie" avant de finir l'argumentaire sur "malgré le casier judiciaire vierge, la violence existait dans la relation. C'est un geste qui aurait pu être criminel". Qualifiant l'accusation de "violences avec arme" passible de 5 ans de prison, le ministère public réclame 4 ans de prison dont 2 à 3 avec sursis et un maintien en détention.

La défense pour sa part, porte l'accent le refus catégorique de dépôt de plainte de la victime. Elle rappelle ensuite l'excellente enquête de personnalité de son client. Il apparaît que malgré son jeune âge, 23 ans, il travail comme caissier dans un supermarché et n'a jamais eu aucun problème avec la justice. Son employeur le couvre de louanges, le décrivant comme un jeune homme posé, poli et assidu à la tache. Elle demande la clémence et le non-maintien en détention de son client, précisant qu'une peine avec sursis ou une contrainte judiciaire avec bracelet électronique serait plus adaptée eu égard à l'absence de casier judiciaire.

Après un long moment de délibération, le juge déclare JT.R coupable de "violences avec arme" et prononce une peine de 2 ans de prison avec maintien en détention.
Regis Labrousse
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1.Posté par Pamphlétaire le 01/03/2018 18:06

Qui aime bien, châtie bien me semble t'il.

2.Posté par LOL le 01/03/2018 18:14 (depuis mobile)

Ils habitent à Saint André ?

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