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Société

Coup de gueule : "Parents, faites attention à vos enfants en boîte de nuit"


Depuis la levée des restrictions sanitaires, beaucoup de discothèques ont pu rouvrir et les habitués ont retrouvé le chemin de la vie nocturne. Mais crise oblige, les discothèques acceptent tout le monde actuellement. Résultat, beaucoup se marchent dessus et la tension monte. Des bagarres en veux-tu, en voilà et le personnel de sécurité ne peut pas faire grand chose par manque d’expérience et de qualification. Nicolas*, professionnel de la sécurité nocturne, nous fait part de son inquiétude et reproche aux gérants de discothèques de ne plus valoriser le métier.

Par Karoline Chérie - caroline@zinfos974.com - Publié le Mercredi 3 Août 2022 à 09:11

Nicolas a plus de dix huit ans dans la profession d’agent de sécurité. Il maîtrise les arts martiaux. Jeune, il a été un compétiteur de haut niveau. Puis, il s'est orienté dans la sécurité et la formation d’agents de sécurité. Policiers, gendarmes, GIGN figurent aussi parmi ses élèves. 

“On sait travailler la lutte. Mais ce n’est pas pour autant qu'on va frapper les gens. On se fait respecter et on respecte les gens devant et à l'intérieur de la boîte, du début jusqu'à la fin de la soirée. On raccompagne même certains à leur véhicule. Ces derniers mois, il y a eu plusieurs débordements aux abords des établissements de nuit. La semaine dernière encore, un jeune homme s'est fait mettre KO devant l'entrée d’une discothèque du nord alors qu'il était alcoolisé et sans défense. Des bagarres ont éclaté avec plusieurs femmes et des hommes. Le personnel de sécurité est intervenu au bout de cinq minutes seulement mais n'a pu rien maîtriser”, souffle Nicolas.   


En tant que professionnel de la sécurité, il s'aperçoit aujourd'hui que le travail n'est plus le même. En cause :  "le manque de sécurité dans les soirées évènementielles, couplé à un laisser-aller des clients".

“Les patrons, en fin de compte, ne valorisent plus la profession, ne cherchent plus la qualité au niveau de la sécurité. Des professionnels ont été mis à part parce qu'ils demandaient un tarif normal. Ces derniers ont été remplacés par des gens qui  n'ont pas été formés à intervenir dans ce type d’événement. En fait, depuis bien avant la covid, les patrons ont commencé à vouloir moins payer, à descendre leur budget pour la sécurité. Du coup, cela a occasionné une grosse baisse au niveau de la vigilance en général. Les professionnels dans le domaine ont perdu leur emploi et ont été remplacés par des personnes incompétentes. La plupart, même s’ils pratiquent un art martial, ne savent pas maîtriser une bagarre. Les personnes qui se retrouvent au milieu sont jetées dehors alors qu’elles n’ont rien fait. Et la plupart du temps, elles sont harcelées et sont même victimes de ces bagarres”, affirme l'agent de sécurité.


Alors que doit faire un professionnel dans ce genre de situation ?

Un professionnel qui est payé pour faire son travail correctement, est habilité à intervenir. Il sait pratiquer la légitime défense et porter secours à autrui. Il a la formation martiale pour pouvoir maîtriser un client qui dérape. Il a également une connaissance des formations de la sécurité événementielle donc habilité à travailler là-dedans. L’expérience dans le domaine est très importante. Ce métier, parfois mal vu, est pourtant lié à la sécurité des clients des établissements de nuit. Il y a des gens qui exercent ce métier là depuis longtemps et le font bien. Et puis à un moment donné, les patrons les ont retirés et remplacés par des personnes qui ne savent pas comment gérer cette situation. Elles paniquent et cela part en c….”. 

Comment expliquez-vous ce laisser-aller de la part des agents de sécurité ?

"Absence de formation, recrutements douteux, le peu d’encadrement de la profession ouvre la porte aux dérapages. De plus, ils sont sous-payés et n'ont donc pas envie de se salir les mains. Depuis la levée des restrictions, c'est vraiment le bordel au niveau des boîtes de nuit.  Il y a une dégradation de la sécurité. Les gens ne sont plus sécurisés. La clientèle est de plus en plus jeune et elle n’est pas forcément respectueuse. Ça grouille de drogue dure plus que jamais à l’intérieur des boîtes. À l’époque, c'était maîtrisé parce que nous travaillions en allié avec la police. Mais aujourd'hui c'est fini. On se retrouve face à des équipes qui n'arrivent plus à gérer la pression et complètement dépassées. Les anciens clients se font rouer de coups par les nouveaux et on ne leur porte pas secours. À partir de trois heures du matin, c'est le bordel. Les jeunes imbibés d’alcool et parfois drogués sont comme des bombes prêtes à exploser. Et le moindre regard ou la moindre réflexion les rend agressifs. 

Les patrons aujourd'hui doivent prendre leurs responsabilités. Ils veulent ouvrir des boîtes de nuit, vendre de l'alcool, faire du chiffre, du profit facile mais oublient de mettre l'argent aussi dans la sécurité ! En métropole, on ne lésine pas sur la sécurité. On prend des professionnels qui sont capables de sécuriser. Si on prend des hommes soumis, comment voulez-vous protéger les gens ? Un homme soumis ne va jamais courir sur un fusil. Un homme soumis ne va jamais se battre devant dix bonhommes. Il ne va pas aller à la guerre, ni aller au charbon. Il n'ira pas défendre des gens si leur vie est en jeu, il va juste laisser faire."

Avez-vous des exemples de ce genre de patron ?

"D. a été le plus mauvais exemple que je connaisse. C'est quelqu'un qui aime gagner de l’argent, gagner en affaires.  Il s'amuse à vouloir soumettre toutes les personnes qui bossent pour lui. Il a viré tous les professionnels de la sécurité pour des moindres coûts. Des professionnels qui ont sauvé des vies devant ses établissements. Il n’a aucune reconnaissance. Il aime avoir le dernier mot sans essayer de comprendre les choses. Aujourd'hui, il fait passer ces professionnels pour des mauvaises personnes, alors qu'à la base, c'est lui qui a créé les désagréments."


Que doivent faire les gérants de clubs nocturnes ? 

“Les gérants de clubs nocturnes doivent prendre leurs responsabilités et prendre des professionnels qui sont capables d'intervenir à un moment précis et qui savent protéger les gens. Et ces personnes, on ne leur demande pas de protéger le bâtiment ou les murs mais de surveiller les lieux et les accès, de faire respecter les réglementations spécifiques, de protéger l'intégrité physique des personnes et surtout d’identifier les situations à risques. 

Je crains qu'à un moment donné, des gens vont se faire tuer. Les anciens connaissaient la clientèle et pouvaient choisir qui laisser entrer. Maintenant c’est du laisser-aller, tout le monde rentre avec parfois les poches remplies de drogue. Bientôt vous allez voir, vous aurez des morts sur la conscience, c'est ça qui va se passer. Et moi j'aimerais pas être à votre place”, explique Nicolas. 

Et pour finir, Nicolas tient à s’adresser aux parents : Aujourd'hui je pousse un coup de gueule. Parents, faites attention à vos jeunes qui vont en boîte de nuit. Parce que vous ne savez pas s'ils vont rentrer demain matin. A chaque sortie de boite, il y a des bagarres. Certaines sont connues et d’autres non. Et avec la drogue qui circule également, vos jeunes ne sont plus en sécurité. Et même si parfois, la police intervient, elle n'est pas là pour couvrir les activités de délits à l’intérieur des boîtes de nuit."  


*prénom d'emprunt




1.Posté par Wai le 03/08/2022 09:59

Totalement vrai ....les vrais videurs ...il n'y en à plus ....merci les patrons ...et bien sûr l'Etat ...qui se doit de protéger la population .... Maintenant les agents de sécurité ne sont pas valoriser..la preuve on les appel toujours "vigile"... La sécurité est vite dépasser ...pourquoi ? Il n'y a plus de filtre à l'entrée des discothèques...c'est portes ouvertes ...l'argent avant ..la sécurité on verra ....des boîtes de nuit qui ne respectent pas la capacité d'accueil maximal du public ....c'est bien des agents de sécurité qui font un art martial ..mais dans une bagarre générale cela ne sert à rien pour séparer les belligérants...les forces de l'ordre ne viennent plus ! Pourquoi ? Leurs missions principales n'est plus l'ordre public mais les contrôles d'alcoolémie...et dire que c'était mieux avant n'est pas une faible utopie ....

2.Posté par oté creole.. le 03/08/2022 10:00

supprimer l'alcool dans les boîtes et alcotest à l'entrée..

ça devrait suffire à faire baisser les tensions liées aux hormones.

3.Posté par MMarley le 03/08/2022 10:00

Ça devrait fermer tout ça. "Valoriser" le métier : voir des ados se bourrer la gueule jusqu'au coma éthylique, des jeunes filles faire n'importe quoi, d'autres placer des merdes dans les verres, des drames en sortie de discothèque chaque weekend, des bagarres en veux-tu-en-voila...mais oui "valorisons".

4.Posté par Médaille fields le 03/08/2022 10:30

D. V. Sans doute.
Mes enfants, jeunes adultes n y mettent pas les pieds. Au début, fêtard lors de me études que j étais, cela m a choqué.
Après analyses de la situation, c est mes gosses qui ont raison. Se farder du RNB local bas de gamme toute la nuit pour finir avec baston sur le parking, non merci…

5.Posté par Choupette le 03/08/2022 11:10

J'ai aussi fréquenter les "boites de nuit" de mon temps. Enfin, c'était plutôt des salles de danse. On arrivait à 20 heures, on commandait des boissons soft, pour les plus costauds une bière, et cela se terminait à 01 h du matin.

Qu'est-ce qu'on était sages et qu'est-ce qu'on s'amusait ... .

Mais ça m'a rassasiée de toujours entendre du Claude François avec son Alexandrie, Alexandra ... .

6.Posté par a post14 le 03/08/2022 11:19

a koz tantine néna GSM su la piste!

7.Posté par Payon le 03/08/2022 11:32

Cela me fait toujours rire de lire les fameux c’était mieux avant ahah
Genre, il n’y avait pas d’alcool , pas de drogue, pas de violence et pas d’accident de voiture avant. Ahah

Cela me fait toujours rire que des gens imaginent une seule seconde que les choses sont pire maintenant et qu’elles étaient formidables avant.

Et en ce qui concerne la sécurité, je mets au défi les partisans du c’était mieux avant d’oser se balader dans les rues de Paris en 1900 ahah à l’époque c’était la bourse ou la vie et cela sortait vite le couteau.


La vérité c’est que c’était pas terrible avant et que c’est toujours pas terrible ahah

Ps: genre les boites de nuits des années 70 n’étaient pas remplie de drogue ahah

8.Posté par paulo le 03/08/2022 12:07

Il faut fermer ces bordels , c 'est l 'alcool et drogue a gogo.

9.Posté par Mi lé fier le 03/08/2022 12:24

Aller en discothèque à la reun c'est comme se baigner avec les jambes en sang....j'ai vu des gars se faire tabasser alors qu'ils étaient par terre, sûrement le sens de l'honneur pei....

10.Posté par ANONYME 974 le 03/08/2022 13:07

Moi je dis toujours c'est chez chez vous que vous êtes plus en sécurité..

11.Posté par cyclope exalté le 03/08/2022 13:47

Ainsi patrons de boite et videurs travaillaient ( traduire balancer) avec la police pour ce qui est des drogues "dures".....
Ca ne m'étonnerait pas si je croyais cet article, mais mon détecteur de fake s'est mis à hurler dès les premières lignes.

12.Posté par ZENFANT TTES KOULER le 03/08/2022 16:48

L'alcool nous fait pas avancer de l'avant..
Mais dansé sa nous mettre de la joie au cœur, ça nous rassemble, ça nous donne de l'élan pour avancer !
Bref..on est joyeux quoi..

13.Posté par Cyrille le 03/08/2022 18:00

Vrai .les meilleurs vigiles et capables de gérer ces situations ne sont pas en service en ce moment .faute aux gérants qui veulent pas payer correctement et cela engendre des bagarres .si ces jeunes vigiles seraient plus attentifs au lieu de danser et draguer les nanas y aurait moins problemes

14.Posté par Chabouk le 03/08/2022 18:21

La sauvagerie dans toute sa splendeur !
Pauvre France où seuls les voyous, drogués, déséquilibrés ont droit de sortie le soir !
Les autres, la majorité silencieuse se terre dès la nuit venue, à double tour, l'œil droit ouvert et le bout de bois auprès du lit au cas où ?
Et on parle de liberté, vous vous foutez de notre gueule...
Personne ne peut sortir la nuit, librement , afin de profiter de la bise maritime et de la douceur de la nuit ....
Les malfrats,voyous, déséquilibrés, tordus, zamalés, saouls, pervers et j'en passe vous observe, prêts à vous casser la gueule à 20 contre 1, prêts à vous sauter dessus, prêts à tout, pour vous faire regretter votre envie de ciel étoilé....
Liberté, liberté mon c...l oui !

15.Posté par Vg les boomers le 03/08/2022 19:24

Et si on rendait l'entrée 'payante', genre on demande 10-20 balles a l'entrée, et a la sortie on te le rends, excepté dans le cas où la personne aurait "foutue la merde" dans la boite ? ça me semble être un compromis acceptable pour tout le monde.
Pour rappel, en métropole une boite gratuite c'est giga rare, et c'est l'inverse ici

si ce système est un jour adopté, je souhaite bien évidemment avoir une com. dessus :3

16.Posté par Squid le 03/08/2022 20:47

Mais ça m'a rassasiée de toujours entendre du Claude François avec son Alexandrie, Alexandra ... .


Ça c'est un autre débat, sur un autre métier que n'importe qui fait maintenant en appuyant sur 3 boutons

17.Posté par Choupette le 03/08/2022 21:08

7.Posté par Payon

Oui, au moins, on rentrait sains et saufs à la maison ... .

18.Posté par Kayam 🖊 le 03/08/2022 22:40

7 @Payon

Avant de la drogue à La Réunion ? Le zamal oui, certainement --- mais toutes les pourritures d'aujourd'hui... avant... ici 🤨?? en quelle année ça ? Jeunes parents d'enfants nés fin 1990, on n'en entendait pas parler pourtant ! et oui ! nous étions sereins à faire grandir nos enfants dans le clean et ils l'ont été sans drogue.

Des accidents de voiture ? C'était rare et même très rare qu'on entendait "nana 2 loto la tamponé" !

Z'êtes sûr que vous habitiez dans le 974 ?? Maintenant, si vous parlez de Paris, c'est sûr k'c'était pas le même train.🤷‍♂️

19.Posté par Onnepeutpasplaireàtoutlemonde le 04/08/2022 10:47

Les patrons de gérants devraient se faire taper sur les doigts de la manière suivante : les professions liées à la sécurité sont réglementées.
S'ils embauchent sans en tenir compte, les victimes de bagarre à l'intérieur de ces bordels sans nom devraient se retourner contre lui (ils ne garantissent pas la sécurité des clients) et contre le "videur" pour exercice illégal de la profession.
Si c'est à l'extérieur, les flics.

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