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Coup d'Etat au Mali


- Publié le Vendredi 23 Mars 2012 à 11:00 | Lu 865 fois

Coup d'Etat au Mali
Jeudi matin, des militaires, le capitaine Amadou Sanogo (chef de la Junte) en tête, ont affirmé avoir renversé le président du Mali, Amadou Toumani Touré, en fonction depuis le 8 juin 2002. L'homme aurait été contraint de quitter le pouvoir et son palais. Aucune information n'a filtré sur l'endroit où il se trouve actuellement.

Selon les mutins qui agissent au nom du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (NRDRE) depuis mi-janvier, le Nord du pays est en crise, en proie à la rébellion touareg et aux groupes islamistes, conséquence de l'incapacité du gouvernement.

Les putschistes ont pris le pouvoir à Bamako vers quatre heures du matin, jeudi, après plusieurs heures de combat, puis ont dissous les institutions et décrété un couvre-feu. Ils souhaitent mettre en place un pouvoir civil et un gouvernement d'union nationale.

Le coup d'Etat a suspendu le processus électoral, qui comprenait une présidentielle dont le premier tour était prévu le 29 avril.

"Nous avons condamné ce coup d'Etat militaire parce que nous sommes attachés au respect des règles démocratiques et constitutionnelles. Nous demandons le rétablissement de l'ordre constitutionnel, des élections, elles étaient programmées pour avril, il faut qu'elles aient lieu le plus vite possible", a dit jeudi le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.

L'ambassade française recommande à ses ressortissants de ne pas sortir de chez eux.




1.Posté par JD974 le 23/03/2012 11:35

Selon les mutins qui agissent au nom du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (NRDRE) depuis mi-janvier, le Nord du pays est en crise, en proie à la rébellion touareg et aux groupes islamistes, conséquence de l'incapacité du gouvernement.

Le Mali n’existant plus, le moment est venu d’envisager non pas de nouvelles élections qui ne vont pas redessiner mais de refaire la carte de la région sahélo-saharienne avec le Niger ?

Au Mali, où un coup d’Etat militaire a renversé l’actuel président, le général Amadou Toumani, les élections présidentielles fixées au 29 avril 2012 n’auront par conséquent pas lieu du tout.

Ce putsch est la conséquence de la déroute infligée à l’armée malienne par les insurgés Touaregs revendiquant la partition du pays pour constituer un pays Touareg au Nord.

Surprise, culbutée et en plein désarroi, l’armée malienne agite l’épouvantail Aqmi pour tenter de faire s’engager les Occidentaux à ses côtés, affirmant que les Touaregs sont les alliés des fondamentalistes musulmans, ce qui est inexact.

La menace que fait peser Aqmi sur la sous-région est évidemment réelle. Là encore, l’ethnographie historique pourrait être d’un grand secours à nos responsables politiques comme A. Juppé.

Les Touaregs ne sont, en effet, pas les seuls habitants de l’ouest saharien, immense région aux caractéristiques géographiques et humaines très contrastées abritant quatre grandes populations aux territoires bien identifiés :

Les Touaregs qui sont des Berbères vivent dans le Sahara central.

Les Chaamba sont des Arabes se rattachant au rameau des Beni Sulaym et ils ont pour cœur territorial l’oasis de Timimoun en Algérie.

Les Reguibat, eux aussi Arabes, revendiquent une filiation Idrisside, et nomadisent entre la Mauritanie et le Sahara occidental.

Les Maures dont la composante blanche est également arabe puisqu’elle se rattache aux tribus hilaliennes (de Beni Hilal), sont installés en Mauritanie.

Toutes ces populations ont toujours été en conflit depuis des siècles.

Face à cette nouvelle situation qui est une conséquence directe de la malencontreuse intervention franco-otanienne contre la Libye, deux options sont possibles :

Soit l’intervention urgente et massive aux côtés des armées du Mali et du Niger à la fois pour maintenir la fiction de ces deux Etats, et pour tenter de contenir Aqmi et enfin pour sauvegarder nos approvisionnements en uranium.

Mais cette solution sans imagination autre que colonialiste ne réglera pas le problème en profondeur.

Soit tout au contraire, reconnaître enfin le fait berbéro touareg et « sous-traiter » à ce peuple, afin de a lutter contre Aqmi et contre les structures mafieuses qui gangrènent la région.

Or, une telle politique passe par une profonde redéfinition de ces Etats artificiels que sont le Mali et le Niger est évidemment inimaginable aux yeux des jacobins et des conformistes qui nous gouvernent.

Une troisième voie sera donc choisie, la pire de toutes, celle de ces demi-mesures qui conduisent toujours à la catastrophe.

2.Posté par JD974 le 24/03/2012 11:39

Le sort de tel ou tel, la question d’élections dites démocratiques mais sans intérêts est dépassée par la question touareg.

Le Nord du MALI est de nouveau en crise, parce qu’en proie à la rébellion touareg et aux groupes islamistes, conséquence de l'incapacité du gouvernement.

Le Mali n’existant plus en tant que tel depuis les actions des Touaregs, le moment est venu d’envisager non pas de nouvelles élections qui ne vont pas redessiner mais de refaire la carte de la région sahélo-saharienne avec le Niger, la Mauritanie, l’Algérie, le Mali, le Burkina, la Lybie ?

Au Mali, où un coup d’Etat militaire a renversé l’actuel président, le général Amadou Toumani, les élections présidentielles fixées au 29 avril 2012 n’auront par conséquent pas lieu du tout.

Ce putsch est la conséquence de la déroute infligée à l’armée malienne par les insurgés Touaregs revendiquant la partition du pays pour constituer un pays Touareg au Nord.

Surprise, culbutée et en plein désarroi, l’armée malienne agite l’épouvantail Aqmi pour tenter de faire s’engager les Occidentaux à ses côtés, affirmant que les Touaregs sont les alliés des fondamentalistes musulmans, ce qui est inexact.

Pour bien comprendre les raisons de ce putsch, il faut savoir que les militaires maliens sont toujours divisés sur la question touareg.

L’armée malienne vient, une nouvelle fois, de subir une attaque des Touaregs, des guerriers dans l’âme et certains militaires maliens, humiliés de leur déconfiture, veulent, comme auparavant, organiser des répressions contre les campements Touaregs, avec des viols à grande échelle, des exécutions sommaires et des vols de troupeaux.

Pour bien comprendre ce qui se passe, il faut savoir qu’avant la colonisation et le tracé de frontières, les Touaregs, berbères nomades étaient les seigneurs du désert, dans un pays qui s’étend au cœur du Sahara, mais qui n’a pas de frontières. Pourquoi ?

C’est que les troupeaux des nomades ne connaissent pas les frontières ni les douaniers : ils suivent les herbages, selon les pluies, y compris dans les champs des cultivateurs sédentaires.

Les colonisateurs ont tracé les frontières de cinq états : Algérie, Mali, Niger, Libye, Burkina. Ils ont oublié le pays Touareg ou Kel Tamachek.

Or les nomades blancs que sont les Touaregs ont toujours dominé les sédentaires noirs les ont réduit en esclavage.

En 1960, les nomades blancs dominateurs ont dû accepter du fait du colonisateur cinq nationalités différentes et surtout de voir leurs axes de transhumance artificiellement barrés par des frontières de circonstance dont les tracés avaient été décidés contre eux.

Les Touaregs dominés furent contraints d’accepter que leurs enfants soient scolarisés dans la langue de leur cinq nouveaux maîtres. Ils furent obligés de se sédentariser et de s’y clochardiser.

En 1962, Modibo KEITA réagit avec grande fermeté en les mettant en exode dans des camps algériens. En 1990, les deux armées, malienne et nigérienne, subirent des attaques violentes et elles prirent leur revanche contre les campements.

En 1991, Moussa TRAORE ne put éviter une reprise de la guerre.

En 1992, malgré le Pacte National de Bamako.

Et cela continue et continuera jusqu’à la création d’un pays Touareg.

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