Faits-divers

Correctionnelle: Il n'est pas au courant qu'on "ne peut pas violer sa femme"

Vendredi 11 Mai 2018 - 16:51

C’est une triste affaire qui a été jugée par le tribunal correctionnel de Champ Fleuri ce vendredi. J.L, 37 ans, est accusé de violences et d'agression sexuelle sur sa compagne à Saint-Denis. Au vu des faits, il s’agirait d’un viol et l’affaire aurait donc dû être jugée aux assises. Mais vu sa pathologie et celle de sa compagne… La caractérisation des faits en agression sexuelle au tribunal correctionnel semble suffire.
 
Car J.L est schizophrène. Cela fait 25 ans qu’il est pris en charge pour cette maladie. Mais lorsqu’il ne prend pas son traitement, boit de l’alcool et fume du zamal… ce n’est pas bon du tout. Le 1er novembre 2014, une dispute éclate. Cela fait trois mois qu’ils sont ensemble et elle est enceinte de trois mois également. Elle se prend deux gifles au visage, des claques sur les fesses… Il se rappellera quelques mois plus tard qu’elle lui avait lancé un barbecue électrique en pleine face ainsi qu’un mug. Possible de le croire car elle souffre "d’une pathologie similaire", rappelle le président du tribunal. Elle aussi est sous traitement. Elle est d’ailleurs à l’époque mère d’un enfant qui a été placé. Même cas de figure aujourd’hui avec le deuxième.
 
Suite à ce premier incident, elle ne portera pas plainte. Mais quelques semaines plus tard, les violences reprennent. Il souhaite avoir un rapport sexuel. Elle ne veut pas. Elle compte d’ailleurs le quitter. D’autant plus, elle est enceinte. Malgré son refus, il l’agresse, puis la pénètre. Accueillie le lendemain dans un centre d’hébergement pour femmes victimes de violences,  elle porte plainte.
 
Le couple toujours ensemble
 
Il reconnaît les faits mais précise une chose : il ne savait pas qu’ "on n’avait pas le droit de violer sa femme". Se pose alors la question de la responsabilité pénale. "Sa pathologie est lourde", rappelle son avocat, Julien Barraco. "Nous avons un couple psychologiquement et psychiatriquement en difficulté et on vous demande de gérer leur situation, affirme-t-il, l’expert psychiatrique n’est pas certain de l’élément intentionnel, mais on vous laisse décider. Nous ne pouvons pas nous prononcer à la place de l’expert". Et en faveur de son client : quatre ans sans infraction, aucune trace de violence sur la victime, un rapport imposé plus moralement que violemment, un expert qui affirme que le prévenu ne présente pas de dangerosité sociale…
 
On veut bien, mais son casier judiciaire dit le contraire : violences, vols, escroquerie… Et il est très rarement présent à ses audiences.
 
Malgré le fait qu’il soit à nouveau en couple avec sa compagne aujourd’hui, le tribunal a suivi les réquisitions de la procureure et l’a condamné à 4 ans de prison, dont trois avec sursis et une obligation de soins.
 
Soe Hitchon - soe.hitchon@zinfos974.com
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1.Posté par L'enflure le 11/05/2018 17:49 (depuis mobile)

Oh, Eh, un bon ! Les ligatures des trompes, çà existe ....la société en a marre d'élever les portées, je dis bien les portées des uns et des autres, marre, marre ! Pouvez vous comprendre mon ire ?

2.Posté par Meï lee le 11/05/2018 20:10 (depuis mobile)

Je suis bien daccord avec vous poste 1!!!ma fille a une amie qui attend son 5eme enfants a 23ans!ils ont 7 , 6, 5 et 3ans!pour la ligatures des trompes il parait quil faut attendre 34ans....
Merci la CAF

3.Posté par ali le khafir le 11/05/2018 21:03

1.Posté par L'enflure le 11/05/2018 17:49
2.Posté par Meï lee le 11/05/2018 20:10
du temps des nazis ce problème n'existerait même pas
non mais!!!

4.Posté par Marie le 12/05/2018 07:05

après faut pas s'étonner des conséquences....pauvres gamins la vie commence bien mal pour eux!

5.Posté par Koollman le 12/05/2018 08:18

Des personnes ne sont pas au courant qu il n est pas bien de tuer son semblable.

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