Justice

Correctionnelle : Du sursis pour le "Gang des 206"

Jeudi 15 Février 2018 - 18:13

5 prévenus étaient à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Pierre ce jeudi. Un 6e prévenu, mineur au moment des faits, sera jugé devant le tribunal pour enfants. 

Le "gang des 206", qui sévissait dans le Sud de l'île avait été démantelé en septembre 2017, après une vaste enquête menée conjointement par la police et la gendarmerie. Plus d'une trentaine de victimes ont fait les frais de ce gang. Le Tampon, Saint-Pierre ou encore Saint-Leu... les voleurs ciblaient les pièces de Peugeot 106 et 206. Une 306 avait également été volée.

Jean-Rudy D., 18 ans, reconnu comme la tête pensante, a commencé ses faits de vols avec dégradation en juin 2017. Il revendait ensuite les pièces via sa page Facebook. Lorsque sa copine, Debora B., 21 ans, s'aperçoit du business, elle décide, non pas de le dénoncer, mais d'y prendre part.

2 000 euros en 2 mois et demi

Optiques arrières, appuis têtes, autoradios, plages arrières…mais aussi parfois les effets personnels laissés à l’intérieur des véhicules tels que les papiers d’identité, paires de lunettes ou chargeurs de téléphone. La revente des accessoires rapporte rapidement de l’argent : 2 000 euros en 2 mois et demi.

Face au défilé des victimes qui demandent réparation pour le préjudice matériel et moral subi, les 5 prévenus lâchent quelques mots d’excuse. "Je comprends maintenant qu’il faut travailler pour réussir et rembourser les victimes",  se repent Jean-Rudy D., entré au RSMA depuis environ 3 mois. 

"Une audience pédagogique pour ces jeunes majeurs" en situation de rupture familiale pour l’un d’entre-eux et tous soumis à des difficultés sociales et économiques, "même si cela n’excuse en rien les délits", ont plaidé leurs avocats. 

Jean-Rudy D., au casier judiciaire vierge tout comme sa compagne, a été condamné à 16 mois de prison avec sursis et 2 ans de mise à l'épreuve. Debora B. écope quant à elle de 8 mois de sursis et 2 ans de mise à l'épreuve.

À leurs cotés à la barre, trois autres prévenus. Dorian P. a été condamné à  8 mois sursis et 24 mois de mise à l'épreuve. 10 mois de sursis et 24 mois de mise à l'épreuve ont été prononcés à l'encontre de Christopher P. Ils ont tous les quatre été en plus condamnés à l'obligation de suivre une formation, de travailler et d'indemniser les victimes. 

Pour Steven G., le tribunal a considéré qu'il avait joué un moindre rôle. Son casier judiciaire étant vierge, il a été condamné à 6 mois avec sursis.

Prisca Bigot sur place
A.D
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1.Posté par TICOQ le 15/02/2018 18:45

Ces 30 victimes, que pensent-elles de la peine avec sursis ?

2.Posté par babar run le 15/02/2018 21:54

TU VOLES TRENTE PERSONNES....HOP......BEN TU VAS PAS EN PRISON........

3.Posté par Surcouf le 16/02/2018 04:56

du sursis, du sursis, encore du sursis.....
Sur un air de chanson bien connu on continue

4.Posté par Carlo le Calamar le 16/02/2018 10:15

Avec toutes ces victimes, ils ne récoltent que du sursis!!

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