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Faits-divers

Correctionnelle : 5 coups de feu, 5 jours de cavale et 5 ans de prison !


Par - Publié le Mercredi 29 Avril 2020 à 07:38 | Lu 2036 fois

Dans la nuit du samedi 5 janvier 2019, un couple avait tenté de cambrioler une pizzeria à la Saline les Hauts. Interrompu par les gendarmes, au volant, David P, 45 ans, n’avait pas hésité à leur foncer dessus avec sa camionnette pour s’enfuir avec sa compagne. Les militaires avaient ouvert le feu à 5 reprises sans parvenir à le stopper. Il est resté 5 jours en cavale avant d’être interpellé à Saint-Denis par la Police.

Blessé à la cuisse, à l’épaule, à la main et à la tête, il s’était fait soigner par un ami vétérinaire. Lors de son interpellation, les policiers avaient retrouvé une carabine 22 long rifle ainsi qu’un pistolet gomme cogne dans sa voiture. Cette fois encore, une dangereuse course poursuite avait eu lieu dans le chef-lieu, le prévenu essayant de fuir une nouvelle fois.

Si l'homme a été mis en examen dans un premier temps pour des faits criminels, le juge d’instruction avait déqualifié les faits en violences sur personne dépositaire de la loi. Il répondait de ses actes ce mardi devant la chambre correctionnelle de Saint-Denis. Bien connu de la justice, David P. a déjà passé au total 11 années en prison. Il est fait état de 15 mentions à son casier.

"En 25 ans de délinquance, je n’avais jamais foncé sur personne"

"Ce soir-là, j’étais bourré, mais en 25 ans de délinquance, je n’avais jamais foncé sur personne", dit-il au président en guise d’introduction. Sa ligne de défense est claire, il reconnaît la tentative de vol, la fuite, mais réfute avoir voulu foncer sur les militaires. Selon lui, il n’avait pas vu qu’ils étaient sortis du véhicule. "J’ai pris peur, c’est pour ça que je ne me suis pas arrêté. Je croyais qu’ils allaient me tuer, et ça, je l’assume", explique-t-il pour justifier.

Le gendarme qui a ouvert le feu à quatre reprises quand le fourgon fonçait sur lui, n’a pas la même vison de la scène : "Il avait la ferme intention de nous percuter. J'ai vu ma dernière heure arrivée, j’ai fait feu. Je pense qu’il va me falloir un certain temps pour l’accepter". David P. précise à l’audience les raisons de sa tentative de fuite lors de son interpellation le 10 janvier 2019 :  "Je me suis enfui, car j’avais peur qu’on me tire dessus, car la presse ne parlait que de ça".

Il expliquera également que le fusil était avec lui, car il devait le vendre pour assurer sa cavale. L’expert psychiatre voit le prévenu comme une personne avec une intelligence "dans la bonne moyenne". S'il estime qu’il est accessible à une sanction pénale, il le définit comme étant sociopathe. Son ex-compagne racontera qu’il prétendait faire partie des renseignements généraux.

"Ce jour-là, ils étaient en danger de mort"

Du point de vue de la partie civile représentant les trois gendarmes: "Il y a un parfum assez rare de banditisme pensé, affirmé et préparé dans cette affaire. Ça se passe mal, mais cela aurait pu se passer encore plus mal. Ce jour-là, ils étaient en danger de mort. Il n’hésite pas à mettre en danger la vie de ceux qui nous protègent. Il ya la volonté de s’inscrire dans un processus d’argent facile et de délinquance aggravée".

"C’est une affaire particulière, car il fait preuve d’un "jusqueboutisme" violent et dangereux. Quatre tirs sont nécessaires pour tenter de l’arrêter, mais il continue et fonce sur un gendarme. C’est un scénario assez incroyable où il se fait extraire les balles, même blessé, il part en cavale. Cette délinquance organisée, c’est son mode de vie. Je vous demande 6 ans de prison et le maintien en détention"  justifie la procureure dans ses réquisitions. 

"Ce dossier est délicat, mais nous sommes loin du grand banditisme. Quand on reçoit un coup de feu, personne ne sait comment il va réagir. Il a paniqué et je le crois. Les faits sont graves, mais il faut relativiser. Ça paraît exceptionnel, mais finalement ce n’est qu’un délit de fuite ! Mis à part lui, il n’y a eu aucun blessé, même pas une ITT. D’ailleurs, il ne pourra plus se servir de sa main droite et va devoir faire un dossier de travailleur handicapé. Il a été blessé, c’est là sa sanction. Les faits sont certes graves, mais ça ne vaut pas 6 ans !" plaide la défense.

Il convient de préciser que David P., pendant sa détention provisoire, a écopé de 4 ans dont 18 mois avec sursis pour des faits ultérieurs. Reconnu coupable des faits de vol et de violences, David P. est condamné à 5 ans de prison avec maintien en détention. Il devait initialement sortir de prison le 11 octobre 2021.


Regis Labrousse
Faits-diversier Passionné par tout ce qui vole, j'ai eu la chance de pouvoir effectuer une longue... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Taloche le 29/04/2020 08:08

Si il joue au loto, il faut qu'il coche le numéro 5.

2.Posté par La reunion le 29/04/2020 11:09

5+5+5=pas assez le compte es bon : consonne!!!

3.Posté par BAM le 29/04/2020 13:04

ah bon, une demande de travailleur handicapé ? ce boug là, i koné pas c'est quoi le mot "travaillé", en plus c'est la société i sa cotise pou li.
Arret l'état son infirmité à la main, il la bien cherché, pourquoi la société devrait il payé pour ce genre de personne ?

4.Posté par refy le 29/04/2020 16:37

Si peu pour une tentative de meurtre?Justice laxiste!

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