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Coronavirus: une OMS très critiquée réunit son comité d'urgence


- Publié le Jeudi 30 Avril 2020 à 07:06 | Lu 330 fois

Le siège de l'Organisation mondiale de la santé à Genève, le 24 avril 2020 en Suisse - Fabrice COFFRINI / ©AFP

(AFP)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) réunit jeudi pour la troisième fois, et sous le feu des critiques, son comité d'urgence pour évoquer l'avancée inexorable de la pandémie de coronavirus, qui a fait au moins 224.000 vicitimes.

Ni vaccin ni traitement n'existent pour le moment, même si l'un de ceux à l'essai, le remdesivir, montre de premiers résultats prometteurs: il accélère de 31% le temps de rétablissement des malades, selon les Instituts de santé américains (NIH).

L'OMS veut "évaluer l'évolution de la pandémie", après avoir été sévèrement attaquée, entre autres par le président américain Donald Trump, pour ne pas en avoir immédiatement saisi la gravité.

Le nombre de cas recensés sur la planète dépasse 3,1 millions, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources nationales, forcément inférieur à la réalité faute de tests suffisants.

Le monde recensait 600 cas et 18 morts, quand le 23 janvier l'OMS avait estimé que la maladie (pas encore baptisée Covid-19) n'était "pas encore une urgence sanitaire mondiale". Le 30 janvier, quand cette urgence avait été déclarée, il y avait près de 7.800 cas, mais seulement 80 détectés en dehors de Chine, et 170 morts, tous en Chine.

A rebours, de nombreux doutes ont été émis sur la fiabilité des informations transmises par la Chine. Et le président Trump, qui accuse l'OMS d'avoir fait confiance aveuglément à Pékin, a annoncé le 14 avril qu'il arrêtait de la financer.

La pandémie n'a cessé de progresser depuis. Elle n'épargne plus que des Etats insulaires qui ont fermé leurs frontières, la plupart en Océanie, et officiellement des pays à régime autoritaire connus pour leur opacité, comme la Corée du Nord ou le Turkménistan.

Partout, face à un virus qui recèle encore bien des mystères, la même interrogation: que faut-il autoriser, que faut-il interdire?

- Traces profondes dans l'économie -

Le Chili compte par exemple distribuer un document attestant d'une guérison du coronavirus. Mais si le projet était à l'origine de permettre de circuler librement, l'idée a été abandonné compte tenu de l'incertitude sur une éventuelle rechute des anciens malades.

Pour l'OMS, il n'y a "actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du Covid-19 et qui ont des anticorps soient prémunies contre une seconde infection".

En forçant de très nombreux pays à confiner leur population pour éviter une catastrophe sanitaire, la maladie (Covid-19) a paralysé des secteurs économiques entiers, et plongé dans la misère des familles soudain privées de ressources.

"Je suis au chômage et je n'ai plus de quoi nourrir mes trois enfants", clamait mercredi Mohamed Khalil, Libanais de 34 ans qui manifestait dans la deuxième ville du pays, Tripoli.

"Je suis arrivé à 2 heures du matin pour être l'un des premiers dans la file d'attente", confiait Alexandre Alves, Brésilien de 54 ans qui faisait la queue à Rio de Janeiro pour retirer dans une banque publique une aide sociale.

Dans les pays les plus riches aussi, le brusque ralentissement de l'activité devrait laisser des traces profondes.

Les Etats-Unis ont annoncé la fin au premier trimestre de dix ans de croissance économique ininterrompue, et s'attendent au pire au deuxième. La chute du PIB pourrait atteindre 30 ou 40% en rythme annuel selon des économistes, du jamais vu même lors de la Grande Dépression des années 1930.

A New York, le gouverneur Andrew Cuomo s'est alarmé des images de métros envahis de sans-abri, alors que la fréquentation a diminué de plus de 90%. "Ce qui se passe dans ces wagons est dégoûtant", a-t-il déploré, appelant à trouver des solutions de logement.

- "Empêcher le pire" -

En Italie, pays qui compte le plus de morts (près de 28.000) après les Etats-Unis, le Premier ministre Giuseppe Conte doit aller successivement devant les deux chambres du Parlement jeudi parler des "initiatives du gouvernement pour la reprise des activités économiques".

Le pays avait été le premier, le 9 mars, à confiner toute sa population, et le 21 mars à ordonner l'arrêt de toutes les activités économiques "non essentielles".

En Allemagne, où les mesures ont été moins drastiques, la chancelière Angela Merkel doit s'entretenir avec les présidents de région du déconfinement.

Les deux pays, ainsi que leurs 17 partenaires de la zone euro, auront le regard tourné vers la Banque centrale européenne. L'institut monétaire se réunit pour discuter de nouvelles mesures de soutien à l'économie via le système financier, en l'absence de réponse coordonnée des gouvernements.

Son rôle est crucial pour permettre aux Etats de s'endetter sans inquiétude des prêteurs, dans une période où les recettes fiscales s'effondrent et les dépenses grimpent.

"Jusqu'ici les rachats d'obligation de la BCE empêchent toujours le pire de se produire. Mais pour combien de temps encore?", s'interrogeait mercredi un député du parti de Mme Merkel, Norbert Röttgen.

Ce que le monde attend avec impatience, c'est un traitement efficace. Le gouvernement américain s'est dit prudent mais optimiste sur le remdesivir, antiviral expérimental du laboratoire Gilead.

Le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut des maladies infectieuses qui dirige l'essai, a évoqué un "effet clair, significatif et positif pour réduire le temps de rétablissement". Et il a estimé "non adéquate" une étude chinoise, à l'échantillon plus petit et interrompue prématurément, qui n'a pas trouvé d'avantage à ce traitement.



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