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Coronavirus: l'évaluation du bac se fera en contrôle continu


- Publié le Vendredi 3 Avril 2020 à 17:29 | Lu 161 fois

Des personnels soignants accompagnent un malade du Covid-19 devant être évacué par TGV médicalisé dans une autre ville, le 3 avril 2020 à Strasbourg - PATRICK HERTZOG / ©AFP

(AFP)

L'épidémie de coronavirus, qui continue de faire des centaines de morts par jour en France, a poussé le gouvernement à annuler les épreuves du baccalauréat, avec un examen qui reposera cette année uniquement sur le contrôle continu. Il en ira de même pour les épreuves du brevet des collèges pour les élèves de Troisième.

Seul l'oral de Français est maintenu pour les élèves de Première qui passent le bac français, a annoncé le ministre de l'Education. 

"C'est la solution la plus simple, la plus sûre et la plus juste", a estimé Jean-Michel Blanquer, qui a également assuré que "tous les élèves (auraient) cours jusqu'au 4 juillet", à partir du moment où un retour à la normale est possible avant cela.

D'ici là, les écoliers et leurs parents sont confinés à la maison. Pas question de partir en vacances de Pâques pour la Zone C (Ile-de-France et Occitanie), la première concernée à partir de vendredi soir. Plus de 160.000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour des contrôles renforcés assortis de sanctions: "un dispositif de contrôle exceptionnel", a prévenu le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez. Le trafic des trains a été réduit au minimum.

Une attestation de déplacement sur smartphone sera disponible à partir de lundi.

A cet égard le préfet de police Didier Lallement a présenté des excuses après avoir établi un lien direct entre les patients en réanimation et le non respect des consignes: "Ceux qu'on trouve dans les réanimations, ce sont ceux qui, au début du confinement, ne l'ont pas respecté, c'est très simple, il y a une corrélation très simple", avait-il déclaré avant de "regretter" ces propos dans un communiqué.

Le Premier ministre a averti jeudi soir que la sortie du confinement, déjà prolongé jusqu'au 15 avril, "n'est pas pour demain matin". 

- Déconfinement progressif -

"L'essentiel est que le système tienne" face au coronavirus qui menace de saturer les hôpitaux, a-t-il insisté. "Il tiendra, (mais) il faut rester concentrés, mobilisés et vigilants", a affirmé Edouard Philippe. 

Le déconfinement "ne pourra intervenir que de façon progressive", a-t-il encore répété.

Depuis le 1er mars, le Covid-19 a tué plus de 5.300 personnes dont 4.503 dans les hôpitaux (+471 morts en 24 heures) selon le dernier bilan officiel jeudi soir. Au moins 884 décès ont été enregistrés dans les maisons de retraite et autres établissement médico-sociaux (Ehpad et maisons pour handicapés notamment) depuis le début de l'épidémie.  Un bilan encore partiel, toutes les régions n'ayant pas fait remonter leurs décomptes.

L'Agence régionale de santé du Grand Est, une des régions les plus touchées, a par exemple indiqué avoir enregistré 570 décès en Ehpad (établissements d'hébergement pour les personnes âgées dépendantes).

Par ailleurs, près de 6.400 personnes nécessitent des soins lourds en réanimation, et un léger tassement a été observé jeudi (+382) comparé à lundi (+475), a relevé le Directeur général de la Santé, le Pr Jérôme Salomon, tout en appelant à la prudence.

Face au danger de la saturation des hôpitaux, notamment dans le Grand Est et en Ile-de-France, les évacuations se poursuivent vers les régions moins touchées. Au total, selon la DGS, 439 patients dans un état critique ont été évacués depuis le 18 mars et d'autres vont suivre ce week end. 

Vendredi un avion militaire a conduit six patients de Metz vers le Luxembourg.

Edouard Philipe a également annoncé l'ouverture "d'un plateau ultra moderne" à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne) "courant avril", permettant d'accueillir "86 patients supplémentaires".

- Pompes funèbres saturées -

Autre secteur saturé, les pompes funèbres: après 35 ans de métier dans les pompes funèbres, Christophe Lantz, président de la corporation et gérant d'une entreprise du secteur à Mulhouse, "pensait être bien endurci". Mais "trop c'est trop", souffle-t-il. "On court du matin au soir, on travaille à un rythme effréné".

La préfecture de police de Paris a annoncé qu'un bâtiment du marché de gros de Rungis allait être transformé en funérarium "de grande capacité" pour accueillir les cercueils de victimes.

"Il y a une recherche effrénée de matériel de protection", a témoigné Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France, vendredi sur France Inter. "Ça se détend, on voit que des livraisons arrivent, commandées par l'Etat ou les régions (...) "Il faudra qu'on tire les conclusions plus tard de ce qui s'est passé". 

Exemple, le port du masque en public: contrairement aux assertions gouvernementales des premières semaines, l'Académie de médecine a estimé vendredi que porter un masque "grand public" ou "alternatif" aux masques médicaux, devrait être rendu obligatoire pour les sorties pendant la période de confinement et lors de sa levée.

En revanche, pas de risque de pénuries alimentaires en France, a assuré le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari: "Les besoins de la Nation sont assurés".

Taimaz SZIRNIKS, Anne CHAON



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