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Coronavirus: l'épidémie s'accélère et emporte l'ancien ministre Patrick Devedjian


- Publié le Dimanche 29 Mars 2020 à 12:11 | Lu 256 fois

Des équipes médicales transfèrent des patients contaminés par le coronavirus d'un hôpital militaire pour les évacuer dans un TGV médicalisé vers des hôpitaux de la Nouvelle-Aquitaine, le 29 mars 2020 à Mulhouse - SEBASTIEN BOZON / ©AFP

(AFP)

Le coronavirus a fait une première victime dans le paysage politique national avec la mort de l'ancien ministre Patrick Devedjian, figure familière des Français emportée par une épidémie qui s'accélère.

Mort dans la nuit de samedi à dimanche à 75 ans, celui qui était aujourd'hui président du conseil départemental des Hauts-de-Seine avait été placé en observation dans un hôpital du département mercredi.

Jeudi, il avait indiqué dans un tweet être "touché par l'épidémie, donc à même de témoigner directement du travail exceptionnel des médecins et de tous les personnels soignants". 

"Fatigué mais stabilisé grâce à eux, je remonte la pente et leur adresse un très grand merci pour leur aide constante à tous les malades", ajoutait-il.

La mort de l'ancien ministre de de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy a provoqué une vague d'émotion et d'hommages dans le monde politique, à gauche comme à droite.

Selon le dernier bilan samedi soir, 2.314 personnes sont mortes à l'hôpital depuis le début de l'épidémie. Sur les 37.575 cas confirmés, 17.620 patients sont hospitalisés - dont 4.273 en réanimation - et 6.624 sont rentrés chez eux.

"Les 15 premiers jours d'avril seront encore plus difficiles que les 15 jours qui viennent de s'écouler", a prévenu samedi le Premier ministre Edouard Philippe, alors que le confinement a été prolongé jusqu'au 15 avril pour tenter d'interrompre la propagation du coronavirus.

- Evacuations en TGV -

Pour soulager les hôpitaux des régions durement frappées, les évacuations sanitaires s'accélèrent encore dimanche, dans le cadre de l'opération Résilience lancée par Emmanuel Macron.

"Il faut libérer des lits, il faut absolument donner de l'air au service de réanimation. On est toujours dans une augmentation continue du nombre de patients", s'est alarmé le chef des urgences du centre hospitalier régional de Metz, François Braun. 

Deux TGV médicalisés ont quitté presque simultanément les gares de Mulhouse et Nancy dimanche vers 10H45, pour évacuer un total de 36 malades vers la Nouvelle-Aquitaine.

Il s'agit des évacuations les plus importantes conduites depuis le début de l'épidémie en France, alors que le Grand Est est l'une des régions les plus lourdement touchées (3.777 personnes hospitalisées, dont 786 en réanimation, et 757 décès).

Par ailleurs, 40 malades du coronavirus qui étaient hospitalisés dans les services de réanimation d'hôpitaux de Bourgogne-Franche-Comté sont en cours de transfert vers ceux de trois départements de la région Rhône-Alpes-Auvergne.

Enfin, après une première évacuation de deux malades de Metz par hélicoptère militaire vers l'Allemagne samedi, une opération similaire avec deux autres patients sera "probablement" réalisée dimanche en début d'après-midi, selon François Braun.

"La solution ne peut pas être de multiplier les trains sanitaires à travers le pays qui mobilisent des moyens matériels et humains disproportionnés par rapport au nombre de malades concernés", ont toutefois taclé samedi les médecins urgentistes de l'Amuf, lançant "un appel solennel" à la mobilisation de "l'ensemble de l'économie" pour gagner "la guerre sanitaire".

- Lits, masques, tests -

Le syndicat d'urgentistes considère que "la priorité aujourd'hui est d'augmenter immédiatement le nombre de lits de réanimation en mobilisant l'ensemble des ressources industrielles, logistiques et humaines du pays en mettant à l'arrêt toutes les activités non indispensables".

L'augmentation du nombre de lits de réanimation est l'un des objectifs du gouvernement, selon le plan de bataille présenté samedi dans une longue conférence de presse qui se voulait pédagogique.

Le gouvernement compte passer à 14.000 lits en réanimation contre 5.000 au début de la crise, et la capacité à tester la population va être amplifiée, jusqu'à atteindre 80.000 tests par jour fin avril.

Face au manque criant de masques, qui a créé la polémique, plus d'un milliard de masques de protection ont été commandés, notamment à la Chine. "Un pont aérien étroit et intensif entre la France et la Chine a été mis en place de manière à faciliter les entrées des masques sur le territoire", a expliqué samedi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Selon les chiffres du gouvernement, la France produit 8 millions de masques par semaine, ce qui rend indispensable l'importation de ces matériels de santé durant la crise sanitaire.

En outre, la situation dans les Ehpad continue à susciter l'inquiétude, puisque les personnes âgées sont parmi les plus à risque, même si le coronavirus peut frapper les jeunes, comme l'a rappelé cette semaine la mort d'une adolescente de 16 ans. 

M. Véran a souhaité aller vers "un isolement" en chambre individuelle de chacun de leurs pensionnaires.

Quatre résidents sont décédés ces cinq derniers jours dans un Ehpad des Vosges dont la moitié des 116 résidents sont considérés comme des "cas suspects" de contamination par le coronavirus, ont annoncé les autorités sanitaires locales et la préfecture.

Paul RICARD, Alain JEAN-ROBERT



Source : ...


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