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Coronavirus en France : la hausse des cas se confirme mais le virus fait moins de victimes


Le Covid-19 serait-il devenu moins virulent qu’auparavant ? Ces dernières semaines, la courbe des cas s’envole dans le pays. Mais, fait rassurant, le nombre de décès se stabilise à un niveau relativement bas. Si de nombreux médecins craignent l’arrivée d’une nouvelle vague de l’épidémie de coronavirus en France, certains estiment que le virus pourrait être moins dangereux.

Par Charlotte Lebreton - Publié le Mardi 25 Août 2020 à 12:09 | Lu 4758 fois

Ce lundi 24 août, la France a enregistré 1955 cas confirmés supplémentaires de Covid-19, et 15 décès de plus que la veille dans les établissements hospitaliers du pays.

En comparaison, dimanche 23 août, le bilan de la journée s’élevait à 4897 nouveaux cas. Malgré une décélération de l’épidémie ce lundi, la tendance de la semaine dernière était plutôt marquée par une hausse rapide des cas.

Le nombre de décès, en revanche, reste bas et stable, tout comme les hospitalisations en réanimation. Une courbe étonnante, qui laisse à penser que, peut-être, ce coronavirus serait devenu moins virulent.

Certains en déduisent que le coronavirus aurait perdu de sa dangerosité. En fait-on trop ? Ou, au contraire, allons-nous regretter dans quelques mois de ne pas avoir tiré des leçons de la première vague ? Il faudra attendre avant de le savoir. Pour certains, l’épidémie en France pourrait prendre une toute autre tournure dans les prochains mois, notamment avec les températures qui vont chuter et la rentrée.

Le virus Sars-CoV-2 aurait-il muté ?

Plusieurs hypothèses pourraient permettre d’expliquer le décalage entre le nombre de cas, en hausse, et le nombre de décès. L’une d’elles est que le Covid-19 serait moins virulent qu’auparavant. Cette piste s’appuie notamment sur une étude de chercheurs britannico-américains parue dans la revue scientifique Cell le 2 juillet, laquelle met en avant une mutation du Sars-CoV-2 qui l’aurait rendu plus infectieux, donc plus contagieux. Cependant, les infectiologues insistent sur le fait que d’autres études sont nécessaires avant de retenir cette piste. "Ce n’est pas parce qu’un virus mute que ça change fondamentalement les choses en termes de virulence", avertit Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie à l’Université de Montpellier, à nos confrères de 20 Minutes.

Le ministre de la Santé semble opter, lui aussi, pour la prudence. "Aucun argument scientifique ne vient étayer cette théorie, hélas", a ainsi balayé Olivier Véran dans le JDD. "Le Covid qui se propage est le même que celui qui a coûté la vie à 30.000 Français."

Pour certains médecins, il ne faudrait pas se réjouir trop vite de la tendance actuelle de l’épidémie. Selon eux, la courbe des morts liés au coronavirus risque de rejoindre l’envolée des cas détectés. Ils s’appuient sur le constat que le virus met quelques semaines à prendre une forme potentiellement grave, qui implique l’admission de certains patients en service de réanimation. "Le pic de contagiosité a lieu un jour avant l’expression des symptômes, mais la dégradation de l’état intervient en moyenne trois semaines après les symptômes", synthétise Mircea Sofonea.

Une hausse des cas liée à la multiplication des tests ?

On pourrait penser que la forte augmentation des cas constatée ces derniers jours est simplement liée à une autre augmentation, celle des tests. En France, début juillet, ce sont 50.000 tests qui étaient réalisés par jour. Depuis le 14 août, le nombre de tests quotidien a doublé. Une justification qui ne tient pas la route puisque le taux de positivité (nombre de cas positifs sur 100 personnes testées) atteint 3,4 % le 21 août, contre 1,6 % le 6 août. "Sur les deux dernières semaines en Ile-de-France, on note que le taux de positivité augmente de 42 % alors que le nombre de tests est stable", explique Jean-Stéphane Dhersin, modélisateur et directeur adjoint scientifique de l’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions du CNRS.

Le coronavirus est-il moins dangereux ?

Durant la semaine écoulée, le nombre de décès quotidien tournait autour de 20. Comment expliquer que le nombre de décès ramené au nombre de cas recensés chaque jour soit si bas ? Pour Mircea Sofonea, deux éléments sont à prendre en compte. Premièrement, les soins procurés aux patients atteints du coronavirus se sont améliorés ces derniers mois. "Avec du recul, de l’expérience, des connaissances affinées, des services non saturés actuellement, on prend mieux en charge", avance l’épidémiologiste, avant d’ajouter : "On a remarqué que la mortalité enregistrée dans les services de réanimation atteignait 24% du début de l’épidémie jusqu’à fin avril, et a baissé à 19% entre le début de l’épidémie et aujourd’hui. Les réanimateurs nous disent qu’ils arrivent davantage à éviter l’intubation."

Deuxième paramètre qui a son importance : l’âge des nouveaux testés. Les chiffres le montrent, une grande partie des nouveaux cas sont des jeunes. "La part des 20/40 ans parmi les personnes infectées a augmenté au cours de l’été, alors que la contribution des personnes âgées, plus à risque, a diminué. Ce qui a un effet sur la létalité", synthétise l’épidémiologiste. Pour rendre durable la situation actuelle, l’important reste encore de préserver les personnes âgées ou fragiles et de garder un oeil sur l’âge des personnes infectées.

De nombreuses inconnues pour l’avenir

Pour cette maître de conférences en épidémiologie à l’Université de Montpellier, la situation actuelle ne pourra être conservée sans prise de conscience. "Il y a un rebond des cas qui peut se transformer en deuxième vague s’il n’y a pas de changement de la dynamique, soit par une réappropriation collective des gestes barrières, soit par des décisions politiques de reconfinements localisés. Mais sans tomber dans trop de pessimisme non plus. Ce maintien de l’épidémie sous contrôle, il s’est déjà vu en juin : le R0 était alors inférieur à 1 et pourtant, nous étions déconfinés et l’école avait repris."

La période qui s’ouvre comporte beaucoup d’inconnues qui interdisent toute prédiction. "La rentrée est risquée du point de vue sanitaire parce qu’il y a beaucoup de brassages avec les retours de congés, la reprise à l’école, les déplacements au travail. Et la saison froide qui favorise les épidémies à cause des regroupements dans des milieux clos et des muqueuses nasales, barrière contre les virus, qui sont moins efficaces quand il fait froid et sec. Autant, les modèles sont relativement performants quand les paramètres sont constants (même mobilité, même température, même précaution sanitaire), autant dès qu’il y a un changement, il est compliqué d’imaginer la suite."




1.Posté par franck le 25/08/2020 12:26

- HYDROXYCHLOROQUINE
- ANAKINRA (Kineret)
- IVERMECTINE
- LEITRAGIN...

Pourquoi refuse-t-on de nous soigner avec ces médicaments qui existent déjà et dont parlent plusieurs médecins et infectiologues ? Avec peu d'effets secondaires...POURQUOI ? Pourquoi les médecins n'ont-ils pas la liberté de prescrire ?
Des morts auraient pu être évités.

2.Posté par Bambino le 25/08/2020 12:58

Prudence nous connait pas encore si le virus la fini perde sa partie dangereuse, pour juste devenir plus contagieux. Ou bien si c'est un sorte de stratégie, comme en misouk, pour bien répande et attaque plus fort après. Des fois bann bébète là i apprend de nos faiblesses, en composant avec nos forces. Lire l'étude le Cell la publié, bana i dit pas "affole pu les gars". Zot i dit " faut nous veille a lu encore".

D'ailleurs néna de plus en plus de scientifiques i dit que çà lé pas normal, la Nature i fait pas zaffair comme çà. Alé rodé quoi le professeur Giuseppe Tritto i raconte (Président de l'Académie mondiale des sciences et technologies biomédicales qui i relève de l'UNESCO): y vaut le coup !

3.Posté par laspi le 25/08/2020 14:19

Et je me permets de rajouter que dimanche 23 aout, en plus des 4897 cas, il y a eu 1 seul décès en France!
Donc en effet, il y a vraiment des questions à se poser au sujet de la dangerosité actuelle du covid.

4.Posté par Fidol Castre le 25/08/2020 15:27

En mars, zéro test, zéro cas, mais des milliers de morts.
En Août, des milliers de test, des milliers de cas, mais zéro mort.

On ne peut pas dire qu'il y a plus de cas aujourd'hui car avant on ne testait pas. Il n'y a pas de point de moyen de comparer.

5.Posté par La reunion le 25/08/2020 20:34

À Hong Kong un patient guéri recontacte le covid 5 mois après ,voyage en Espagne Angleterre, donc aller voyage partout et contrôle pas à l'arrivée c comme ça qu'on va s'en sortir 😎

6.Posté par Bambino le 25/08/2020 23:37

4 Fidol Castre
Out raisonnement lé bon. Agarde un coup l'indicateur de Patrick Pintus siouplé, c'est la réponse que ou attend, par déduction.

7.Posté par parlamer le 26/08/2020 08:08

« Tous les experts sont médiatiques-politiques, et ne sont reconnus experts que par là. Tout expert sert son maître, car chacune des anciennes possibilités d’indépendance a été peu à peu réduite à rien par les conditions d’organisation de la société présente. L’expert qui sert le mieux, c’est, bien sûr, celui qui ment. Ceux qui ont besoin de l’expert, ce sont pour des motifs différents, le falsificateur et l’ignorant. »

8.Posté par brunonymous le 26/08/2020 12:10

Pour mieux comprendre :
l'intervention du Professeur Toussaint à visionner
https://www.youtube.com/watch?v=waICZiNYhq4&feature=youtu.be
et pour une fois (cas très rare) un vrai article de journalisme publié par le monde, un article exemplaire comme on n'en lit plis dans ce torchon, de la véritable information complète, détaillée, bien présentée... un régal !
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/05/05/coronavirus-age-mortalite-departements-pays-suivez-l-evolution-de-l-epidemie-en-cartes-et-graphiques_6038751_4355770.html

9.Posté par parlamer le 27/08/2020 07:55

@8
ça sent le roussi pour l'immonde ?

restrictions de personnel ils ont remplacé 10 gauchistes par un journaliste de droite ?

non... c'est un stagiaire ...? bientôt remplacé

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