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Courrier des lecteurs

Consultation sur le socle commun : Que veut-on nous faire approuver ?


- Publié le Vendredi 26 Septembre 2014 à 16:35 | Lu 671 fois

La ministre de l’Education nationale, poursuivant les réformes de ses prédécesseurs, organise une consultation des enseignants du 22 septembre au 18 octobre afin de recueillir les avis et réactions sur le projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture élaboré par le Conseil supérieur des programmes. Les personnels sont appelés à être « acteurs » de cette consultation nationale.

Un courriel leur a été adressé sur leur boîte professionnelle afin de les inviter à répondre individuellement à une série de questions sur le sujet. Une
demi-journée banalisée doit être consacrée aux discussions collectives dans les écoles et les collèges.

Des pressions seront parfois exercées pour que des collègues qui ne travaillent pas ce jour-là participent malgré tout à cette réunion, sans du reste que
l’administration soit en mesure de produire le moindre texte attestant que la participation à ce genre de manifestation entre bien dans les obligations
réglementaires de services. La seule conclusion raisonnable serait d’en rester sur le seul volontariat.

Que veut-on nous faire approuver ?
La lecture du questionnaire mis en ligne est sur ce point assez édifiante. On est d’abord frappé par les termes absents de cette enquête. Il n’est nulle part question d’orthographe, de grammaire, de mathématiques, d’histoire de France, ou de langue ancienne... Le mot d’instruction lui-même a disparu, relégué sans doute dans l’enfer pédagogique.

Il est vrai que les disciplines y sont suspectes. Aussi ne parle-t-on plus de programmes disciplinaires mais de « programmes d’enseignement. » Et l’on s’interroge pour savoir si « certains domaines du projet de socle sont trop centrées sur des disciplines ». L’accent est mis sur le sociétal, sur la capacité de l’élève à rechercher le « consensus », à « travailler en équipe », à « s’impliquer dans des rencontres individuelles », à pratiquer « la bienveillance » et à refuser les « discriminations. » 

Les professeurs se voient très fortement incités à renoncer à la notation (« j’aimerais être formé à d’autres méthodes d’évaluation que les notes et les moyennes »), à se prononcer contre le maintien d’examens nationaux (« je suis favorable à la disparition des épreuves écrites du DNB (Brevet des collèges), l’obtention de celui-ci dépendant uniquement d’une évaluation en continu »), à évaluer non plus les savoirs mais les convictions des publics qui leur sont confiés (« l’élève peut adopter une attitude raisonnée fondée sur la connaissance, et a développé un comportement responsable vis-à-vis de
l’environnement et de la santé »). 

La mise en oeuvre du socle commun implique une évaluation par compétences, une pédagogie par projet, une suppression du redoublement, une orientation laissée aux familles, une progression des programmes par cycle décidée localement, de nouvelles relations avec les parents... Pour mettre en oeuvre tout ce programme, il faudra multiplier les réunions de concertation et d’harmonisation, accroître considérablement le temps de présence des enseignants dans les établissements scolaire.

C’est à cette fin que l’article 2 du décret Peillon- Hamon n° 2014-940 du 20 août 2014 aligne, à partir de la rentrée 2015, les obligations réglementaires de service des enseignants du second degré sur « la réglementation applicable à l’ensemble des fonctionnaires en matière de temps de travail », soit 1607 heures annuelles (décret n° 2000-815 du 25 août 2000).

Autant de raisons pour demander avec Force Ouvrière l’abrogation du décret Peillon-Hamon au nom de la qualité de l’enseignement et de la défense du statut des professeurs.

Non à l’Ecole du socle, non à une école « low cost », où les élèves n’apprennent plus et où les professeurs n’ont plus le droit d’enseigner.

Oui à l’Ecole qui instruit et à des professeurs reconnus.

Le bureau académique du SNFOLC-La Réunion




1.Posté par noe le 26/09/2014 18:01

Pour que le futur citoyen puisse au moins appréhender les termes du débat public et y participer, la priorité doit être donnée à l’apprentissage du français, nécessaire à tout échange. Le français, langue latine s’écrivant dans un alphabet latin, seule la méthode syllabique est appropriée pour apprendre à le lire et à l’écrire correctement. Son enseignement comprend le vocabulaire, l’orthographe, la grammaire et l’approche des grands auteurs.
S’y ajoutent d’une part des notions solides sur l’histoire de France, à partir de la chronologie et de figures symboliques qui se gravent dans les mémoires, d’autre part une connaissance de la géographie du pays, reposant sur des cartes. À l’école primaire, s’ajoute encore l’apprentissage du calcul. Tout au long de la scolarité, les enseignements doivent être délivrés dans une langue limpide, d’où sont bannis les termes jargonnant et les dernières modes qui peuvent agiter légitimement les spécialistes. L’objectif n’est pas un savoir de spécialistes, mais un viatique pour vivre ensemble. Pour utiles qu’elles soient, les technologies de la communication ne sauraient remplacer le contact entre le maître et l’élève.
Il faut réécrire les programmes en clair , compréhensifs par les profs !

2.Posté par A mon avis le 28/09/2014 17:40

@ si vous voulez faire adhérer les lecteurs à vos revendications, (au fait : quelles revendications ,) il faudrait commencer par écrire un texte beaucoup plus lisible que cet inventaire à la Prévert où vous mélangez tout : nouveaux programmes, volontariat, decret Peillon, notation, brevet, etc ...!
On se demande où vous voulez en venir !

Décidément, les enseignants ont vraiment besoin de formation !

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