Océan Indien

Cohabitation présidentielle difficile à Madagascar

Mardi 17 Novembre 2009 - 16:15

Alors que la présidence à trois tête de Madagascar a réaffirmé solennellement son adhésion totale à la charte de transition d'Addis Abéba, sa mise en œuvre reste difficile. Emmanuel Rakotovahiny, l'un des co-présidents du gouvernement de transition de la Grande île, a demandé au Conseil présidentiel de se réunir pour calmer les tensions entre ses homologues Fetison Rakoto Andrianirina et Andry Rajoelina qui se sont engagés dans une lutte d'influence.


Cohabitation présidentielle difficile à Madagascar
Sans surprise, le Conseil présidentiel de la Grande île, à savoir le président de la Transition Andry Rajoelina, assisté des co-présidents Emmanuel Rakotovahiny, représentant de la mouvance de l'ex-président Albert Zafy, et son homologue Fetison Rakoto, parvient difficilement à collaborer à la mise en place des institutions de la IV République en vue d'une élection présidentielle avant fin 2010.

L'un des co-présidents, Emmanuel Rakotovahiny, plutôt discret jusqu'ici, a demandé à ce que le Conseil présidentiel se réunisse afin de calmer les tensions entre le président Andry Rajoelina et le co-président Fetison Rakoto. Ils semblent s'être engagés dans une lutte d'influence. Le rendez-vous manqué pour les membres du Conseil présidentiel au Sommet de la FAO-Rome (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture du 16 au 18 novembre 2009) illustre les difficultés pour ces derniers à se mettre d'accord. La Grande île est tout de même représentée à ce rendez-vous important par le ministre de l’Agriculture, Jaonina Mamitiana Juscelyno (second gouvernement Monja Roindefo).

La vie politique sur Madagascar ne trouvera pas sa vitesse de croisière tant que le Conseil présidentiel se titillera sur ce qui peut apparaître comme des détails à côté de ce qui lui reste à faire : appliquer les accords d'Addis Abéba et de Maputo afin que ce pays, qui se veut démocratique, puisse retrouver une stabilité et prétendre à un président de la République reconnu par tous d'ici décembre 2010.

En attendant, l'instabilité actuelle creuse l'économie et les richesses du pays, qui connaît un pillage de ses ressources naturelles telles que l'exportation illégale du bois de rose, la vente illicite des lemuriens, repas très apprécié pour sa chair, et récemment un soupçon de blanchiment d'argent soulevé par le SAMIFLIN, le service de renseignement financier (SRF).
Karine Maillot
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1.Posté par Choupette le 17/11/2009 17:01

On n's'en sortira jamais de ce cari malgache.
Pendant qu'ils pensent au pouvoir et rien qu'au pouvoir, le Père Pedro fait leur boulot dans l'île.

Ils n'en ont pas marre de voir leurs patriotes crever de faim ?

2.Posté par Garou le 17/11/2009 18:20

C'est un concept : les vautours operators

3.Posté par minolta le 17/11/2009 18:52

ils s'en FOUTENT Choupette ! Le malgache sera tjrs le même et n'aura qu'une idée en tête : prendre le pouvoir pour s'en mettre plein les poches
Ne surtout pas s'en occupé , il n'apprécient pas l'ingérence étrangère ... sauf pour le pognon !

4.Posté par AdyGasy-SystemD le 17/11/2009 19:29 (depuis mobile)

Madagascar souffre d'un syndrome de dépendance chronique à la médiation internationale... à soigner "à la malgache"!

5.Posté par Catastrophe le 17/11/2009 22:40

Vu et entendu le bon Père Pédro prêcher la bonne parole chez nous. Quelle conviction, quels mots touchants, quelle reconnaissance pour les réunionnais, j'en étais bouleversée. Mais aussi j'ai senti la colère m'envahir en pensant aux différents chefs d'état qui se sont succédés, qui ont allègrement pillé le pays, se sont servis des fonds versés par d'autres états pour leur propre intérêt personnel. Pendant ce temps, une population de plus en plus nombreuse meurt de faim. Je vous admire, Père Pédro de prendre votre bâton de pèlerin pour aller chercher ailleurs les aides dont vous avez cruellement besoin. Honte à vos dirigeants.

6.Posté par Zokofaly le 25/11/2009 20:49

Qui a dit que l'Ile était ingouvernable?

L'économie de malgache est exsangue et la moindre lueur d'espoir de voir ce pays "pacifique", retrouver une stabilité, un semblant de gouvernance acceptable ne semble pas se dessiner. Les dissensions ethniques sont telles que ce replâtrage pluriel à la tête du gouvernement de transition est un cautère sur une jambe de bois. Madagascar a besoin d'un homme fort, intègre, sans concession, juste. C'est-à-dire un homme providentiel pour une une reprise en main drastique, capable de le remettre sur les rails le conduisant, enfin, vers développement durable.
Bientôt 50 ans d'indépendance, quel gâchis, car lorsque l'on fait le point sur cette longue période, le résultat est sans appel : régression. Alors même que tous les atouts étaient là. Le personnel politique de premier ordre, des institutions remarquables, des intellectuels de qualité ayant fréquenté les plus grandes Ecoles (Polytechnique, St Cyr, Navale etc..)
Et pour paraphraser ce grand écrivain A. Paton : pleure ô pays bien aimé.

7.Posté par Zokofaly le 06/12/2009 15:22

Dans le commentaire précédent, une petite rectification s'impose:

au lieu de : l'économie de malgache est exsangue
lire : l'économie malgache est exsangue.


J'ajoute, en outre, que les dernières nouvelles semblent confirmer cette instabilité endémique. Celui que l'on a adoré, adulé hier, Andy Rajoëlina est l'homme à abattre aujourd'hui. De gros nuages sombres annonciateurs de bouleversements, planent sur la grande Ile. Le délai prévu en vue d'élections générales ne sera pas tenu car les mauvais démons surgissent de nouveau.

8.Posté par Zokofaly le 14/12/2009 20:54

Le Président transitaire sentant son avenir vaciller tient ferme la barre.....dangereusement. Les accords de Maputo I et II et additionnels d'Addis Abeba, soutenus par la France, l'OUA et l'ONU ne lui semblent en l'état actuel des choses qu'un petit pansement, un cautère sur une jambe de bois. Une nouvelle gesticulation, en sorte, pour noyer le poisson et par là même le mettre hors jeu in fine. Ne serait-il alors qu'une marionnette, un temps utile pour faire tomber Ravalomanana, dans ce bras de fer familial qui les divise. Je pense que ses "amis" de combat se trompent car Andy Rajoelina est un homme fort sous un aspect juvénile. Il ne se contentera pas d'un strapontin, l'homme est ambitieux. Et si Dieu lui prête vie, il pourra peut-être, les tensions apaisées, diriger ce Pays ingouvernable.

9.Posté par Zokofaly le 14/12/2009 21:30

La solution pour Madagasacr, une fois les tensions apaisées, ne se trouve-t-elle pas dans le développement responsable du tourisme. Tous les atouts sont là et les promoteurs n'attendent qu'un signal pour s'exécuter.
Il faudrait prendre des mesures d'exception, l'économie étant exsangue. C'est-à-dire éviter de créer des ministères pléthoriques. Madagascar n'a pas besoin d'une armée, n'ayant pas de frontières à défendre. Pour matérialiser l'attribut de souveraineté, une bonne gendarmerie/police, sous un même ministère et deux généraux de grade équivalent. Le Président étant le commandant en Chef. Une Justice réellement indépendante et des Secrétaires d'Etat de qualité.
Un grand pasteur noir américain avait dit : faisons un rêve, blancs et noirs ensemble. Il n'a pas été jusqu'à pronostiquer un noir à la Maison blanche et aujourd'hui ce rêve s'est réalisé. Baraq Obama est une chance pour l'Amérique. Nelson Mandella a évité le bain de sang entre blancs et noirs, dans une démocratie apaisée. On oublie tout, pensons à l'avenir. Rajoelina est-ce une utopie, l'avenir nous le dira.


10.Posté par Zokofaly le 15/02/2010 19:14

Nous nous acheminons, au forceps, pour les élections en Mars. Le calme et la sérénité et une certaine tranquillité, semblent régner en apparence. Mais les troubles peuvent surgir d'un moment à l'autre, ou lors du scrutin. La bande des 3, dans l'immédiat hors jeu, ne s'avouera pas vaincu aussi facilement, s'aventurant masqués pour ne pas jouer ouvertement les trublions et garder ainsi une certaine crédibilité internationale J'ose espérer que la HAT mesure bien les enjeux, dépassant largement le cardre local. Les observateurs étrangers ne manqueront pas de dénoncer la moindre irrégularité, jetant ainsi la suspicion sur la légitimité des résultats et par là-même le discrédit sur les nouveaux élus. Il faut gommer ce sentiment, mal cicatrisé, de prise du pouvoir par la violence : coup d'Etat, en démontrant que la gouvernance précédente était clientèliste, donc corrompue. Le regard du monde entier sera braqué sur la grande Ile.

11.Posté par Zokofaly le 16/02/2010 01:58


J'avais rédigé un nouveau commentaire....est-ce censuré ?

Merci

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