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Courrier des lecteurs

Christine, Directrice d’école, est morte sans faire de vagues


Par Thierry LAUDE, professeur de Philosophie - Publié le Mardi 1 Octobre 2019 à 14:49 | Lu 1619 fois

Elle s’appelait Renon. Christine Renon. Depuis quelques jours, le monde enseignant est ébranlé par son histoire. Elle était directrice d’école à Pantin. Elle s’est suicidée et son corps a été découvert dans l’entrée de son école, un lundi matin. Un lundi matin. Elle a choisi de révéler sa décision d’en finir avec la vie à l’heure et au jour de la semaine où l’école commence. Dans l’entrée de son école. L’entrée de l’école est un lieu hautement symbolique. Ce n’est pas qu’un lieu d’accueil, c’est un rite de passage. Elle a quitté le monde par là où les enfants entrent dans celui de l’école.

Ce qui frappe dans la lettre qu’elle a écrite, c’est la très grande dignité, et -il faut relever le paradoxe- la très grande force de cette dame qui se dira elle-même « épuisée ». C’est une lettre de directrice d’école. Elle en a les mots, le vocabulaire, la posture, même. C’est presque un courrier officiel. De ces offices, malheureusement, qu’on ne remplit qu’on fois, la dernière. Le courrier est à en-tête de l’éducation nationale, daté du 21/09/2019. Il déclare, à gauche : « Affaire suivie par : Christine Renon, Directrice d’école. » Il faut se rendre à l’évidence, et rendre ce dernier respect dû à la personne : ce geste fatal n’est pas l’oeuvre d’une âme solitaire fragile affectée par un malheur privé. C’est un geste officiel et signé, le geste d’une directrice d’école qui a gardé sa foi mais a perdu ses forces et finalement sa vie dans l’impossible exercice de ses fonctions.

De fait, une question se pose, terrible, oppressante, mais inévitable : Qu’est-ce qui a tué Christine Renon ? Dans sa lettre, dernier acte d’une directrice de l’école de la République, elle se garde bien d’accabler des personnes. C’est tout à son honneur, un honneur qui la suivra jusque dans son geste fatal. Nous aurions pu avoir un dernier cri de rage, de haine, libéré des entraves de la bienséance. Nous aurions pu avoir des injures, des noms d’oiseaux, des accablements, des accusations ; nous avons une analyse froide, terrible, de son métier, ou plutôt du non-métier qu’il est devenu, une liste à la Prévert des absurdités d’un système qui broie nerveusement les personnes.

La directrice énumère des tâches fastidieuses, chronophages, épuisantes : Mais ce n’est certainement pas la charge de travail qui a épuisé cette directrice, décrite au contraire comme extrêmement impliquée et dévouée, c’est le sens où plutôt le non-sens de ce travail. Elle n’a pas été affectée par une trop grande charge de travail. Elle a été brisée par l’absurdité de ces multiples missions, par l’impossibilité de leur donner un sens et par la solitude face à un océan de responsabilités et le manque de reconnaissance. La solitude tue. Le mépris tue. L’absurdité tue.

L’insensé tue.

Donnez à un être humain un travail qui n’a aucun sens ; un travail démultiplié en de nombreuses tâches dont aucune n’a de sens (par exemple, de remplir méticuleusement et incessamment un carnet, un cahier, un livret, un fichier, un tableur, un formulaire que personne ne lira) ; laissez sa bonne volonté se briser sur tous ces écueils ; donnez-lui toutes les responsabilités, même les plus perturbantes moralement (comme d’avertir des parents d’une accusation d’attouchement sexuel porté contre leur enfant) ; laissez-le seul face à toutes ces responsabilités ; seul, cela est très important : seul, et qu’il décide de tout dans l’instant ; seul, ne le soutenez pas ; s’il réussit, c’est grâce au système ; s’il échoue, c’est de sa faute ; ne le défendez jamais ; une erreur peut effacer mille succès ; restez sourd aux compliments que l’on porte sur lui ; si on se plaint de lui, accordez-y le plus grand crédit ; s’il se plaint, mettez-le en cause ; s’il alerte, enquêtez sur lui ; culpabilisez-le enfin, culpabilisez-le toujours : vous aurez la recette parfaite pour « épuiser » un être humain au travail et lui ôter sa force vive. Et s’il meurt, jetez sur cette mort une chape de plomb.

Au suivant !

Mais ce que révèle cette lettre, ce n’est pas seulement que les conditions de travail de cette directrice étaient particulièrement difficiles à Pantin : ce n’est pas un seulement cri local, localisé, circonscrit. Elle révèle l’absurdité d’un système tout entier, une absurdité érigée en système. Les protocoles, les procédures, les manières, « la violence de l’immédiateté » dont elle parle concernent tout le territoire. Et si l’histoire de cette directrice émeut le monde éducatif, c’est parce que chaque directeur, chaque enseignant, d’école, de collège, de lycée se reconnaît en elle. Car il y a beaucoup de Christine Renon. Et il y en a ici même, sur nos cieux lointains de l’île de la Réunion. Je croise des directeurs, des enseignants, qui me disent avoir été profondément touchés, émus, ébranlés par cette lettre dans laquelle ils se sont tous reconnus.

Terrible conclusion que clame ce courrier : la directrice d’école a été tuée par l’école à qui elle a donné sa vie, au sens propre du terme. Non pas certes l’école fantasmée et rêvée, mais le système Kafkaïen qu’elle est selon elle devenue. Un système où plus aucune des tâches assignées n’a de finalité, où les directeurs et les enseignants ne comprennent plus à quoi ils servent, où ils ne se sentent plus reconnus ou soutenus, où ils se sentent parfois méprisés, où les bonnes volontés se brisent sur des procédures déshumanisées, lorsqu’elles ne sont pas implicitement les cibles de l’administration.

Cependant ce système tient, se maintient. Comme une vieille bagnole qui a eu ses heures de gloire. J’ai connu un ami qui avait réparé sa voiture en démontant son moteur, qu’il avait remonté en oubliant des pièces. La voiture roulait toujours, et il ignorait à quoi servaient ces pièces. Mais ces pièces oubliées, dans notre école, ce sont des êtres humains, des êtres humains qui crèvent de ne plus savoir à quoi ils servent. « À la fin de la journée, on ne sait plus trop ce que l’on a fait », lit-on dans la lettre. S’il en est ainsi, c’est parce que l’école a cessé d’être une institution pour devenir une machine. Une machine qui fonctionne encore, même en broyant certains de ses meilleurs engrenages. « L’idée est de ne pas faire de vague et de sacrifier les naufragés dans la tempête » écrit encore la directrice. La formule est cinglante, glaçante. Ce pourrait être une triste devise. À  inscrire au fronton des instituts de formation des enseignants (INSPE, ex-ESPE, ex-IUFM) : « pas de vague ». C’est en ce sens qu’il ne faut pas inverser le diagnostic : la directrice n’est pas morte parce qu’elle n’allait pas bien ; elle est morte parce que l’école ne va pas bien. La souffrance de cette femme est le symptôme ou le signe d’un système malade ; sa mort en est désormais le symbole.

Malheureusement, il est une autre vérité qu’il faut poser, et qu’il ne fait pas bon poser. C’est que cette mort tragique ne changera rien au système. S’il est une particularité d’un système de type Kafkaïen (c’est-à-dire qui décrète lui-même ses propres succès et nie ses échecs et leurs symptômes), c’est la capacité non à se réparer ou à corriger ses failles mais à se retourner contre tous ceux qui dévoilent ses failles. En ce sens, la lettre rappelle que notre école reste et demeure l’une des meilleures du monde, à n’en pas douter. C’est en ce sens que le titre de notre article déclare que la directrice est morte « sans faire de vagues ». Elle ne fera pas de vague salutaire institutionnelle. Mais il faut toutefois corriger ce titre. Il est urgent de le corriger. Car Madame Christine Renon, directrice de l’école Méhul de Pantin, est bien morte en produisant une vague, une vague immense, sourde, mais puissante, de celles dont on ignore les destinées : elle a produit une vague d’émotion, émotion sincère, une émotion d’âme à âme, de coeur à coeur, une émotion qui étreint les directeurs, comme elle, les enseignants, les parents, les enfants, une vague dont l’épicentre est à Pantin, 30, Rue Méhul, mais dont les ondes se propagent dans toute la France et dans bien des pensées.

Soutien à la famille. Soutien aux parents. Soutien aux collègues. Je ne sais où vous trouvez le courage de reprendre le travail dans de telles conditions tragiques ; certainement dans son exemple. Elle a choisi seule son dernier chemin, mais elle est maintenant votre modèle. Trouvez la force de protéger vos enfants et vos élèves de la tragédie. Notre école ne demeure encore humaine
que parce que vous y portez votre humanité.




1.Posté par JORI le 01/10/2019 15:17

" En ce sens, la lettre rappelle que notre école reste et demeure l’une des meilleures du monde, à n’en pas douter", ce n'est peut être pas le moment de polémiquer, mais les résultats internationaux auraient tendance à prouver le contraire.

2.Posté par bouhh le 01/10/2019 15:55


3.Posté par colère ! le 01/10/2019 19:02

C'est notre humanité qu'il faut imposer au système tout entier.

soutien

4.Posté par klod le 01/10/2019 23:04

je plussoie à post 3 c'est pas gagné.

5.Posté par A mon avis le 01/10/2019 23:06

" Un système où plus aucune des tâches assignées n’a de finalité, où les directeurs et les enseignants ne comprennent plus à quoi ils servent, où ils ne se sentent plus reconnus ou soutenus, où ils se sentent parfois méprisés, où les bonnes volontés se brisent sur des procédures déshumanisées, lorsqu’elles ne sont pas implicitement les cibles de l’administration."


"la directrice n’est pas morte parce qu’elle n’allait pas bien ; elle est morte parce que l’école ne va pas bien."


Sans commentaire !

6.Posté par C.J. le 02/10/2019 10:16 (depuis mobile)

Assez d''accord avec Jori...la compétition est la seule chose valable...et là, le déclassement est assuré. Les évaluations entre Français au niveau des résultats, bon ben , shutt je dirai rien..un demi siècle de rattrapage scolaire et rien fait.

7.Posté par C.J. le 02/10/2019 10:21 (depuis mobile)

@5"la finalité " des missions est définie ds les textes et réglementations...il suffit que chacun fasse sa part..et reste à sa place...c''est ça qui donne assurance, confiance en soi et satisfaction ds son métier et dans la vie.

8.Posté par Kayam le 02/10/2019 12:16

In moune lé malade de la tête y gainlle pi ète posé, y pé kompren'n ène ti guiguine parce ke y dévir le moune.

mé là, tran'n dékoné kwé ??!!
In moman nana zenfan là, li pense son zenfan dabor, li sava pa kine son vi pou lèss son zenfan débrouye dan'n malizé tou sèl.

Domoune lontan la toujour di : ou mort, ou lèss travay la mêm ! Demain matin remplaçant fini arivé ! Rienk pou travay in moune va alé dan ce zextrèm là ?? Fai RSA couyon !!

Zordi lila suicide ali, pli tar kissa y pense enkor a li là ? kan nana in réinion et kan va di son nom, y se pe ke domoune va di : "tu sais de qui on parle, toi ? Je ne me rappelle pas !"

Kissa va n'ni essui larm zenfan y plère là ? Ou nana in vi, y sacrifié oute vie pou fé plézir kamarade ?? Kossassa T ??

Sakène son priorité dan la vi, hein !! Zamé travay va pass avan mon zenfan ! Malade kwé ??

9.Posté par A mon avis le 02/10/2019 16:13

@ 8.Posté par Kayam
" Ou nana in vi, y sacrifié oute vie pou fé plézir kamarade ?? Kossassa T ??
Sakène son priorité dan la vi, hein !! Zamé travay va pass avan mon zenfan ! Malade kwé ?? "


Malheureusement, la vie professionnelle prend souvent le pas sur la vie familiale ou personnelle.
Vous ne semblez pas comprendre que la pression psychologique infligée par une profession puisse parfois complètement détruire la personnalité d'un individu, jusqu'à le pousser à l'acte fatal !

10.Posté par Kayam le 02/10/2019 19:21

A mon avis

Je trouve ça tellement dommage que des gens puissent reléguer au 2nd plan la vie familiale et personnelle. Un homme ou une femme qui ne fait que travailler sans accorder du bon temps à l'enfant s'entendra dire tôt ou tard :
- quand tu travaillais tu n'avais pas le temps pour moi, maintenant que tu es libre, c'est moi qui n'en ait plus pour toi ! repars au bureau ou sur ton chantier et fiche moi la paix ! ---- ça, ça fait mal.

Ou bien à force de se donner + que de raison dans le travail, l'homme ou la femme se retrouve cassé-e.
Est-ce là le super intérêt d'avoir été dans une (haute) échelle sociale (j'ai l'image d'une personne hautaine qui marche sur des œufs là) pour :

- après dégringoler et se casser la figure
- d'être diminué-e en ayant subi du harcèlement moral, des brimades, de la pression psychologique comme vous dites
- ne pas avoir de reconnaissance
- se retrouver face à des démons qui hantent et finir comme un zombie ?

Pour pouvoir dire "ah, tu sais, moi j'ai été...", pour être reconnu-e ensuite comme "has-been" et l'être définitivement aux yeux des autres qui ont provoqué (ou pas)le début de la fin...irréversible mais ô combien coûteux encore pour une famille ?? Je le répète : est-là le super intérêt ?

C'est vrai que chacun a sa personnalité. On peut être faible et trouver la force de se battre ou le contraire, être fort-e et capituler au moindre mot, surtout si le respect ou le vouloir du respect tourne dans un seul sens, c'est difficile c'est vrai et quel que soit le contexte. (travail, foyer)

Mais vraiment, agir de la sorte m'estomaque à chaque fois et j'aimerais que pour la personne à bout de souffle, il y ait une ultime prise de conscience...peut-être pas pour beaucoup mais pour les enfants. Juste pour eux.

11.Posté par A mon avis le 02/10/2019 22:53

@ 10.Posté par Kayam
Ceux qui passent à l'acte, ce ne sont pas ceux qui veulent " pouvoir dire "ah, tu sais, moi j'ai été...", . Ceux là savent très bien "brasser de l'air pour se faire mousser".

Actuellement, beaucoup de personnes sont victimes de burn-out et beaucoup se suicident sur leur lieu de travail. La cause est bien la pression psychologique appliquée sur le personnel (consciencieux) qui voit ses conditions de travail de plus en plus dégradées; Causes diverses et variées selon les professions, mais toujours avec la cause fondamentale : améliorer la COMPÉTITIVITÉ maître mot de notre belle société capitaliste !

Comme l'a dit l'auteur de ce billet :
"la directrice n’est pas morte parce qu’elle n’allait pas bien ; elle est morte parce que l’école ne va pas bien."

12.Posté par C.J. le 03/10/2019 05:55 (depuis mobile)

@5. "La finalité "...on tombe sur la finalité de la vie, de ce que l''on est et de ce que à quoi on sert...elle n''est pas préétablie naturellement, c-est à chacun de la chercher..l''auteur philosophe peut y répondre. Sauf à se défausser .

13.Posté par Janus le 03/10/2019 07:35

Un peu facile de toujours rendre les autres responsables de ses problèmes.

Je ne veux pas critiquer le choix du suicide de cette directrice ... Mais elle avait d'autres choix possibles ...

Tout d'abord de quitter son poste de Directrice, pour redevenir enseignante ...

Ensuite de démissionner de son poste d'enseignante, pour travailler dans le privé ...

Il n'y a aucune grandeur, ou aucun honneur, à se suicider ... C'est le résultat d'une grande détresse qui nous pousse à ce geste absurde, que nous pensons parfois "courageux" ...

Elle laisse derrière elle tous ceux et toutes celles qui l'aimaient ... Et qui connaissent, eux, une grande souffrance ...

Nous pouvons toujours essayer de trouver un bouc émissaire à ce geste lié à une grande détresse ... Et il est facile de critiquer le "système" en sachant qu'il n'a aucun moyen de se défendre, puisqu'il est immatériel ...

14.Posté par 11 le 03/10/2019 08:39

11.Posté par A mon avis le 02/10/2019 22:53

Excellent, Ama.

15.Posté par polo974 le 03/10/2019 09:25

"Les temps modernes" appliqués à l'éduc nat...

lien vers la lettre https://t.co/KK6qH8GL8D

Conseil aux enseignants: adorez les enfants et vos bons collègues, mais ne vous laissez pas bouffer ! ! !
l'éduc nat est une machine à broyer le personnel.


un peu comme dans le milieu hospitalier, où on demande aux soignants de faire de la gestion, d'effectuer des périodes de travail que si c'était dans le privé, le code du travail interdirait, on demande à des enseignant de faire de l'administratif à outrance, que là aussi, si c'était dans le privé, le code du travail interdirait...

l'état employeur est un voyou, quand il paye les heures sup, ça peut être avec pas loin d'une année de retard, par contre, il n'hésite pas à envoyer les huissiers pour récupérer un petit trop perçu...

16.Posté par A mon avis le 03/10/2019 11:09

13.Posté par Janus
Des bancs de la maternelle aux chaires de l’enseignement supérieur, des directeurs d’école aux chefs d’établissement du secondaire jusqu’aux profs dans leurs classes, beaucoup, dans des contextes pourtant très différents, se reconnaissent dans cette fatigue lourde qu’elle décrit, ce sentiment d’être pris en étau dans un tourbillon de réformes qui partent dans tous les sens. L’émoi provoqué dépasse son entourage proche ou les cercles militants.

https://www.liberation.fr/france/2019/10/02/apres-le-suicide-de-christine-renon-le-silence-qui-derange_1755087?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

17.Posté par Papapio, "Pères Amor" le 03/10/2019 12:34

On en fini pas d'être affligés....

depuis que "Liberté Egalité Fraternité" ont été remplacés par "Amour Gloire et Beauté Riche",
depuis que les Privilèges et le VIPisme ont été ré-institutionnalisés dans ce qu'il reste de "République",
depuis que l’efficacité, la rentabilité et le professionnalisme ont été remplacés par les Carnets d'Adresses
depuis que la "Justice" n'en a plus que Nom, fabrique des "Intouchables" plus puissants qu'en Inde,
depuis que les Administrations ne sont plus ouvertes que pour ceux qui ne travaillent pas...

De mon point de Vue c'est du Courage... Je vous salut Madame, vous êtes digne, comme peu...
Celui du sacrifice pour appeler aux Secours en sachant qu'il ne viendront pas...
trop occupés qu'ils sont à satisfaire leurs "Propres Besoins"... Ça sent pas bon...

18.Posté par Foutaise le 03/10/2019 14:33 (depuis mobile)


19.Posté par C.J. le 03/10/2019 16:02 (depuis mobile)

@15 ou est-ce que vs avez vu que l'on confie aux soignants des actes de gestion autres de compter les seringues et les couches culottes utilisées...ds ce cas c'est normal...idem pour les enseignants j'ai 40 ans de vie professionnelle ds ce corps ..

20.Posté par C.J. le 04/10/2019 05:26 (depuis mobile)

" Jenseigne
Tu enseignes
Il/elle enseigne
Nous en saignons
Vs ignorez
Ils/elles en meurent. "

21.Posté par l agité du bocal .. le 04/10/2019 14:51

je me rappelle la note de 20 sur 20 de thierry il y a 25 ans a st benoit avec le prof premier agrégé de france jean yves mondon ...........la note parfaite .....moi meme je me debrouillais pas mal deja avec des references que le prof n'arrivait pas a comprendre comme jean pierre vernant , une fois sur le cours grec des techniques ( une polemique historique est celle ci pourquoi les grecs se sont contentés de se laissez vivre avec pour cause l esclavage )..........je lui sort la reference suivant et la fontaine de heron monsieur ? lui me repond mais comment connaissez vous cela ? interloqué ou la foi suivante sur le cours de democratie en societé un truc du genre, je lui sort mais le role d eveil de l homme est de montrer la voie pour que les citoyens suivent ........? sa reponse "mais c est platon qui a dit cela ! moi ; ah ok ...............le probleme 25 ans apres un zoreil venu de nul part recolte le fruit du travail de laude et mondon en confisquant le poste de bellepierre...

22.Posté par polo974 le 04/10/2019 15:05

à 19.Posté par C.J.:

trouver un lit pour un patient pour le sortir des urgences, par exemple, car si les urgences sont saturées, bien souvent le problème se trouve derrière: manque de places... et ça bouffe du temps, et les soins sont loin d'être optimaux, on peut même parfois parler de perte de chance de guérison.

courir après des médocs non disponibles à la pharmacie de l'hosto, donc faire le tour (phone) des services (et parfois chez la famille du patient!!!), pour au final, parfois se retrouver avec un patient qui ne sera pas soigné dans les règles (avec perte de chance de guérison, encore...).

23.Posté par C.J. le 04/10/2019 17:12 (depuis mobile)

@22 c bien je vois que vs avez l'expérience de ce que vs avancez...être enseignants c aussi gérer qqes problèmes administratifs de ses élèves, de leurs familles, ça crée l'unité et g jamais pris ça comme un fardeau. Pas juste faire un cours...mais..

24.Posté par C.J. le 04/10/2019 17:17 (depuis mobile)

@22 donc accomplir une mission c pas juste exécuter des gestes c 'est aussi créer l'unité autour du malade, de l'élève et des familles...il y a aussi de l'humain ds tt ça..mais c un autre état d'esprit..je suis d'accord.

25.Posté par C.J le 04/10/2019 17:22 (depuis mobile)

@22c clair que si ça dépasse les limites c insupportable..avoir qq aux urgences au service Porte ds l'attente d'un service d'accueil je connais. Le travail d'équipe est bon mais ds la limite du raisonnable.

26.Posté par A mon avis le 05/10/2019 13:10

Un professeur de SVT d'un lycée des Alpes-Maritimes s'est suicidé

https://www.liberation.fr/france/2019/10/03/un-professeur-de-svt-d-un-lycee-des-alpes-maritimes-s-est-suicide_1755245

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